Apprends-moi à faire ta volonté

Chaque jour, nous devons demander au Seigneur de nous apprendre à faire sa volonté. La vie chrétienne ne consiste pas à obliger Dieu à approuver tous nos projets, mais à soumettre nos désirs à sa sagesse. Comme le rappelle cette méditation sur la prière de la foi, prier véritablement signifie faire confiance à Dieu, même lorsque sa réponse diffère de ce que nous espérions.

Obéir à Dieu n’est pas seulement une obligation spirituelle. C’est aussi l’un des moyens par lesquels notre caractère est transformé. En apprenant à marcher selon ses commandements, nous découvrons davantage sa sainteté, sa bonté, sa sagesse et son amour. Notre manière de penser change, nos priorités sont réorganisées et nos désirs commencent progressivement à s’accorder avec ceux du Seigneur.

La volonté de Dieu n’est jamais mauvaise, injuste ou destinée à détruire ses enfants. Même lorsqu’elle nous conduit sur un chemin difficile, elle demeure bonne, agréable et parfaite. Nous ne comprenons pas toujours immédiatement ce que Dieu accomplit, mais nous pouvons être certains qu’Il ne commet jamais d’erreur.

Accepter la volonté divine est donc une grande démonstration de foi. Cela signifie reconnaître que les pensées de Dieu sont plus élevées que les nôtres et que ses plans dépassent notre compréhension limitée. Nous voyons quelques étapes du chemin, tandis que le Seigneur connaît parfaitement le commencement, le processus et la destination.

Enseigne-moi à faire ta volonté

«Enseigne-moi à faire ta volonté! Car tu es mon Dieu. Que ton bon Esprit me conduise sur la voie droite!»

Psaumes 143:10

Dans cette prière, David ne demande pas seulement à Dieu de lui révéler sa volonté. Il demande également d’apprendre à l’accomplir. Il existe une différence importante entre connaître ce que Dieu demande et être disposé à le mettre en pratique.

Une personne peut connaître plusieurs commandements bibliques et continuer à vivre selon ses propres désirs. Elle peut savoir qu’elle doit pardonner, dire la vérité, aimer son prochain et fuir l’immoralité, tout en résistant intérieurement à ces exigences.

La connaissance sans obéissance ne produit pas la maturité spirituelle. Elle peut même nourrir l’orgueil lorsque nous utilisons la vérité pour corriger les autres sans permettre qu’elle examine notre propre conduite.

David reconnaît qu’il a besoin d’être enseigné. Malgré son expérience, ses victoires et sa connaissance du Seigneur, il ne se considère pas comme quelqu’un qui peut se diriger seul. Il conserve l’attitude d’un disciple dépendant de son Maître.

Nous devons cultiver cette même humilité. Peu importe le nombre d’années passées dans la foi, nous avons toujours besoin que Dieu renouvelle notre intelligence et corrige nos pas. La maturité chrétienne ne consiste pas à devenir indépendant du Seigneur, mais à comprendre toujours plus profondément combien nous dépendons de Lui.

«Car tu es mon Dieu»

David fonde sa demande sur une relation personnelle: «Car tu es mon Dieu.» Il ne parle pas à une force impersonnelle ni à une divinité lointaine. Il s’adresse au Dieu avec lequel il vit dans une relation d’alliance, de confiance et de dépendance.

Dire que le Seigneur est notre Dieu possède des conséquences profondes. Cela signifie qu’Il a le droit de diriger notre vie. Nous ne pouvons pas Le reconnaître comme Seigneur tout en refusant systématiquement son autorité lorsque ses commandements contredisent nos préférences.

Beaucoup désirent que Dieu soit leur protecteur, leur pourvoyeur et leur secours, mais ils ne souhaitent pas qu’Il soit leur Maître. Ils veulent recevoir ses bénédictions sans abandonner la direction de leur existence.

La foi véritable reçoit Dieu tel qu’Il s’est révélé. Elle ne cherche pas seulement sa main pour obtenir des bienfaits; elle désire aussi connaître son cœur et obéir à sa voix.

Lorsque nous disons: «Tu es mon Dieu», nous reconnaissons que notre temps, nos capacités, nos ressources, notre corps et notre avenir Lui appartiennent. Nous sommes appelés à les administrer selon sa volonté et pour sa gloire.

Le Saint-Esprit nous conduit sur la voie droite

David demande que le bon Esprit de Dieu le conduise sur une voie droite. Il sait qu’une simple résolution humaine ne suffit pas. Il a besoin d’une direction et d’une puissance qui viennent du Seigneur.

Le Saint-Esprit agit dans la vie du croyant pour lui faire comprendre la vérité, produire la conviction du péché et le conduire dans l’obéissance. Il ne nous guide jamais en contradiction avec les Écritures qu’Il a Lui-même inspirées.

Certaines personnes attribuent à l’Esprit des impulsions qui correspondent simplement à leurs désirs personnels. Elles disent que Dieu leur a parlé, même lorsque leur décision contredit clairement un principe biblique. Mais le Saint-Esprit ne conduit jamais un enfant de Dieu à désobéir à la Parole de Dieu.

Sa direction se manifeste premièrement par les Écritures. Il utilise également la prière, la sagesse de croyants mûrs et les circonstances providentielles. Tous ces éléments doivent toutefois être examinés à la lumière de la vérité biblique.

Nous devons donc demander au Seigneur non seulement de nous montrer le chemin, mais aussi de nous donner un cœur disposé à le suivre. Il est possible de demander une direction tout en ayant déjà décidé que nous n’accepterons qu’une seule réponse.

La volonté de Dieu et nos désirs personnels

Nos désirs ne sont pas tous nécessairement mauvais. Nous pouvons désirer un mariage, un emploi stable, une guérison, un ministère ou une amélioration financière. Il est légitime de présenter ces demandes devant Dieu.

Le problème apparaît lorsque nos désirs deviennent des exigences. Nous pouvons commencer à penser que Dieu doit nous accorder ce que nous demandons, au moment choisi et de la manière que nous avons imaginée.

Une telle attitude transforme la prière en tentative de contrôle. Au lieu de chercher la volonté du Seigneur, nous cherchons à utiliser des paroles religieuses pour obtenir la validation de notre propre volonté.

Dieu n’est pas un serviteur chargé d’exécuter nos projets. Il est le Créateur souverain de l’univers. Nous sommes ses créatures et, par grâce, ses enfants. Il nous invite à Lui présenter nos besoins, mais Il conserve toujours le droit de répondre selon sa sagesse parfaite.

Une prière soumise peut être très précise. Nous pouvons demander clairement ce que nous désirons, tout en ajoutant avec sincérité: «Seigneur, fais ce qui est bon à tes yeux.» Cette expression ne montre pas un manque de foi, mais une confiance plus profonde.

Jésus nous a donné l’exemple suprême

Dans le jardin de Gethsémané, Jésus connut une profonde angoisse à l’approche de la croix. Il pria le Père en demandant, s’il était possible, que cette coupe s’éloigne de Lui. Pourtant, Il ajouta: «Toutefois, non pas ce que Je veux, mais ce que Tu veux.»

Cette prière ne fut ni froide ni dépourvue d’émotion. Jésus exprima honnêtement son angoisse. La soumission biblique ne signifie donc pas cacher nos sentiments ou prétendre que les épreuves ne nous font pas souffrir.

Nous pouvons dire au Seigneur que nous avons peur, que nous sommes fatigués et que nous désirons une autre issue. Mais après avoir présenté notre cœur, nous devons reconnaître que sa volonté demeure supérieure à la nôtre.

Jésus ne nous a pas seulement enseigné la soumission par ses paroles; Il l’a accomplie parfaitement jusqu’à la croix. Son obéissance a rendu possible notre salut. Là où nous avons désobéi, Christ a obéi au Père jusqu’à la mort.

Lorsque nous luttons pour accepter la volonté divine, nous devons regarder vers Jésus. Il comprend la souffrance de l’obéissance coûteuse et nous donne la grâce nécessaire pour marcher sur ses traces.

Dieu ne reçoit pas d’ordres de ses créatures

Dans certains milieux, il est devenu courant d’entendre des prières dans lesquelles les personnes prétendent commander à Dieu. Elles déclarent qu’Il doit agir, qu’Il est obligé d’accorder une demande ou qu’elles peuvent imposer leur volonté par la puissance de leurs paroles.

Cette manière de prier ne correspond pas au modèle biblique. Les prophètes, les apôtres et Jésus Lui-même se sont approchés du Père avec révérence et soumission. Ils Lui présentaient leurs demandes avec foi, mais sans oublier qu’Il demeure souverain.

L’autorité spirituelle du croyant ne signifie pas qu’il devient le maître du ciel. Nous pouvons prier au nom de Jésus, résister au péché et nous appuyer sur les promesses, mais nous ne possédons jamais le droit de placer Dieu sous nos ordres.

Une véritable compréhension de l’immensité de la puissance de Dieu produit l’adoration et l’humilité. Elle nous rappelle que le Seigneur soutient l’univers entier et accomplit ses desseins sans dépendre de la permission humaine.

La prière puissante n’est pas celle qui parle à Dieu avec arrogance, mais celle qui s’appuie humblement sur son caractère. Elle croit qu’Il peut tout faire, tout en reconnaissant qu’Il sait mieux que nous ce qui doit être fait.

Dieu répond selon son temps parfait

L’une des parties les plus difficiles de la vie chrétienne est l’attente. Nous prions pour une situation, mais les jours, les mois ou même les années passent sans que la réponse attendue arrive.

Dans ces moments, nous pouvons penser que Dieu nous a oubliés ou que notre prière n’a aucune valeur. Pourtant, son silence apparent ne signifie pas son absence. Il peut être en train de travailler dans des domaines que nous ne pouvons pas encore voir.

Dieu ne répond jamais trop tôt ni trop tard selon son dessein parfait. Notre sentiment d’urgence est réel, mais il ne possède pas la connaissance complète que le Seigneur possède.

Abraham dut attendre de nombreuses années avant la naissance du fils promis. Joseph passa par l’esclavage et la prison avant d’être élevé en Égypte. David reçut l’onction royale, mais dut encore traverser une longue période de persécution avant de monter sur le trône.

L’attente n’est pas une preuve que la promesse a échoué. Elle peut être l’instrument choisi par Dieu pour préparer la personne qui recevra ce qu’Il a décidé de donner.

Attendre Dieu est un acte de foi

Attendre ne signifie pas rester indifférent ou abandonner nos responsabilités. Cela signifie continuer à obéir pendant que nous faisons confiance au calendrier divin.

Cette exhortation à attendre le Seigneur nous rappelle que l’espérance biblique demeure active. Nous prions, travaillons, cherchons la sagesse et avançons selon la lumière que Dieu nous a déjà donnée.

L’impatience peut nous pousser vers de mauvaises décisions. Nous pouvons accepter une relation malsaine parce que nous ne voulons plus attendre, prendre un engagement financier imprudent ou rechercher une solution moralement douteuse.

Saül perdit une grande occasion lorsqu’il refusa d’attendre Samuel et offrit lui-même le sacrifice. Son impatience révéla qu’il craignait davantage les circonstances et l’opinion du peuple qu’il ne faisait confiance à Dieu.

Attendre le Seigneur signifie refuser de désobéir pour obtenir plus rapidement ce que nous désirons. Il vaut mieux avancer lentement dans la volonté de Dieu que courir rapidement dans une direction qu’Il n’a pas approuvée.

À cause de ton nom, rends-moi la vie

«À cause de ton nom, Éternel, rends-moi la vie! Dans ta justice, retire mon âme de la détresse!»

Psaumes 143:11

David demande au Seigneur de lui rendre la vie et de retirer son âme de la détresse. Il traverse une épreuve si profonde qu’il se sent abattu et presque sans force.

Pourtant, sa demande ne repose pas principalement sur ses propres mérites. Il prie: «À cause de ton nom.» Il demande que Dieu agisse d’une manière conforme à son caractère et qui manifeste sa gloire.

Cette perspective transforme notre manière de prier. Au lieu de rechercher seulement notre confort, nous désirons que la réponse rende visible la bonté, la justice et la fidélité du Seigneur.

La gloire de Dieu doit être plus importante que la forme exacte de la réponse. Parfois, Il se glorifie en retirant rapidement l’épreuve. À d’autres moments, Il manifeste sa puissance en nous soutenant fidèlement au milieu d’une situation prolongée.

Paul demanda à plusieurs reprises que son écharde lui soit retirée. Dieu ne répondit pas comme il l’espérait, mais lui donna une promesse supérieure: «Ma grâce te suffit.» La faiblesse de Paul devint ainsi un lieu où la puissance de Christ pouvait être manifestée.

Dieu peut renouveler une âme abattue

La demande de David montre que le croyant peut traverser une profonde détresse émotionnelle. La foi n’élimine pas automatiquement la fatigue, la peur ou l’abattement.

Les psaumes nous donnent la liberté de parler honnêtement à Dieu. Nous n’avons pas besoin de dissimuler nos blessures derrière des expressions religieuses. Le Seigneur connaît déjà ce qui se trouve dans notre cœur.

Cependant, David ne demeure pas enfermé dans son désespoir. Il tourne son regard vers Dieu et demande la vie, la direction et la délivrance. Il refuse de croire que sa détresse présente constitue la fin de son histoire.

Le Seigneur peut renouveler les forces de celui qui n’en possède plus. Il le fait par sa Parole, par la présence consolatrice du Saint-Esprit, par les prières de l’Église et parfois par l’aide concrète d’autres personnes.

Nous ne devons pas avoir honte de demander du soutien lorsque le fardeau devient trop lourd. Dieu a conçu l’Église comme une famille dans laquelle les croyants portent les charges les uns des autres.

David remet ses ennemis entre les mains de Dieu

«Dans ta bonté, anéantis mes ennemis, et fais périr tous les oppresseurs de mon âme! Car je suis ton serviteur.»

Psaumes 143:12

David était confronté à de véritables ennemis qui cherchaient sa destruction. Il ne prétendait pas que le danger était imaginaire. Cependant, au lieu de prendre lui-même la place du juge suprême, il remet sa cause entre les mains du Seigneur.

Les paroles concernant la destruction des ennemis peuvent nous sembler sévères. Nous devons les comprendre dans le contexte de l’Ancien Testament et à la lumière de la révélation complète donnée en Jésus-Christ.

Le chrétien est appelé à aimer ses ennemis, prier pour ceux qui le persécutent et refuser la vengeance personnelle. Cela ne signifie pas que le mal restera toujours impuni. Nous remettons précisément la justice entre les mains de Dieu parce qu’Il juge avec une connaissance et une droiture parfaites.

Renoncer à la vengeance ne signifie pas appeler le mal bien. Nous pouvons dénoncer une injustice, rechercher une protection légitime et utiliser les autorités établies, tout en refusant de nourrir une haine destructrice.

David termine en disant: «Car je suis ton serviteur.» Cette identité le place de nouveau dans une attitude de soumission. Il ne considère pas Dieu comme son serviteur chargé d’exécuter ses désirs; il se reconnaît lui-même comme le serviteur du Seigneur.

Un serviteur cherche la volonté de son Maître

La notion de service est souvent mal comprise dans une culture qui valorise fortement l’autonomie personnelle. Pourtant, être serviteur de Dieu est un grand privilège. Le Maître que nous servons est parfaitement juste, bon et fidèle.

Un serviteur fidèle ne demande pas premièrement: «Qu’est-ce qui me convient?» Il demande: «Qu’est-ce que mon Seigneur désire?» Cette question doit guider nos choix familiaux, professionnels, financiers et spirituels.

Nous ne serons pas toujours appelés à choisir entre une chose clairement bonne et une chose clairement mauvaise. Parfois, plusieurs options semblent légitimes. Dans ces situations, nous avons besoin de sagesse, de patience et de conseils équilibrés.

Le désir de faire les choses humblement nous protège de l’illusion selon laquelle nous possédons toujours toutes les réponses. Un cœur humble accepte d’écouter, d’être corrigé et même de changer de direction lorsque Dieu expose une erreur.

Dieu ne promet pas de révéler tout son plan à l’avance. Très souvent, Il nous montre seulement l’étape suivante. Nous devons Lui obéir dans ce que nous connaissons déjà avant d’exiger davantage de lumière.

Comment discerner la volonté de Dieu?

La première source pour connaître la volonté de Dieu est la Bible. Tout ce qu’Il nous demande concernant la foi, la sainteté, l’amour, la justice et la conduite morale y est clairement révélé.

Nous n’avons pas besoin d’attendre un signe particulier pour savoir si nous devons pardonner, fuir l’immoralité ou dire la vérité. La volonté du Seigneur est déjà claire sur ces sujets.

Pour les décisions qui ne sont pas directement précisées, nous devons appliquer les principes bibliques. Cette option glorifie-t-elle Dieu? M’oblige-t-elle à désobéir? Est-elle motivée par la foi ou principalement par l’orgueil, la peur et la convoitise?

Nous devons aussi prier, rechercher des conseils sages et examiner les circonstances. Mais aucune circonstance ne doit être interprétée comme une autorisation de désobéir. Une porte ouverte n’est pas nécessairement la volonté de Dieu si ce qui se trouve derrière contredit sa Parole.

La paix intérieure peut accompagner une bonne décision, mais elle ne constitue pas à elle seule une preuve infaillible. Le cœur humain peut se sentir tranquille tout en étant trompé. C’est pourquoi nos impressions doivent toujours être soumises aux Écritures.

Obéir même lorsque nous ne comprenons pas

La foi est souvent éprouvée lorsque Dieu nous demande d’obéir sans nous expliquer chaque détail. Abraham fut appelé à quitter son pays sans connaître entièrement sa destination. Il partit en s’appuyant sur la parole du Seigneur.

Noé construisit l’arche pendant une longue période avant de voir la pluie annoncée. Son obéissance aurait pu sembler absurde aux yeux de ceux qui l’observaient, mais elle reposait sur la fidélité de Dieu.

Pierre jeta de nouveau les filets après une nuit sans résultat simplement parce que Jésus le lui avait demandé. L’expérience du pêcheur lui disait que cela ne servirait probablement à rien, mais il choisit de faire confiance à la parole du Maître.

L’obéissance ne dépend pas d’une compréhension complète, mais d’une confiance réelle dans Celui qui commande. Nous n’obéissons pas parce que chaque instruction nous paraît immédiatement logique. Nous obéissons parce que Dieu est sage et digne de confiance.

Avec le temps, certaines raisons peuvent devenir plus claires. D’autres ne le seront peut-être qu’à l’éternité. Mais aucune obéissance sincère accomplie pour la gloire de Dieu ne sera inutile.

La volonté de Dieu transforme notre caractère

Nous pensons parfois que la volonté de Dieu concerne uniquement les grandes décisions: le mariage, le ministère, le travail ou le lieu où nous devons vivre. Mais elle concerne également la personne que nous devenons chaque jour.

Dieu désire produire en nous l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. Il utilise souvent les circonstances difficiles pour faire grandir ces qualités.

Nous demandons de la patience, puis nous rencontrons des situations qui nous obligent à attendre. Nous demandons davantage d’amour, puis Dieu place devant nous une personne difficile à servir. Nous demandons une foi plus forte, puis nous traversons une période où nous devons croire sans voir.

La volonté de Dieu ne cherche pas seulement à changer nos circonstances; elle cherche à nous rendre semblables à Jésus-Christ. Cette transformation est souvent lente et parfois douloureuse, mais elle produit un fruit précieux.

Lorsque nous comprenons cela, nous cessons de considérer chaque difficulté comme une interruption inutile. Nous demandons plutôt: «Seigneur, que veux-Tu m’enseigner et comment puis-je T’honorer dans cette situation?»

Une prière pour chaque jour

La demande de David peut devenir notre prière quotidienne: «Enseigne-moi à faire ta volonté.» Elle convient aux périodes de paix comme aux saisons de confusion.

Nous pouvons la prononcer avant une décision importante, mais aussi au commencement d’une journée ordinaire. Nous avons besoin de la volonté de Dieu dans nos conversations, notre travail, nos réactions et l’utilisation de notre temps.

Cette prière doit être accompagnée d’une disposition à obéir. Il serait incohérent de demander une direction tout en refusant de changer une habitude que Dieu a déjà condamnée.

Demandons également que son bon Esprit nous conduise. Nous sommes faibles, facilement distraits et influencés par les désirs du monde. Mais le Seigneur est capable de nous garder, de corriger nos pas et de renouveler notre intelligence.

La volonté de Dieu est le lieu le plus sûr pour notre âme, même lorsqu’elle nous conduit sur un chemin exigeant. Rien n’est plus dangereux que de réussir dans une direction que le Seigneur n’a jamais approuvée.

Soumettons nos projets au Seigneur

Nous pouvons faire des plans, fixer des objectifs et travailler avec diligence. La soumission à Dieu n’est pas une excuse pour vivre sans préparation ou sans responsabilité.

Cependant, nous devons tenir nos projets avec humilité. Nous ne savons pas ce que demain apportera. Une porte peut se fermer, une circonstance peut changer ou Dieu peut nous conduire dans une direction inattendue.

Au lieu de nous révolter lorsque tout ne se déroule pas comme prévu, demandons au Seigneur de nous aider à discerner sa main. Une porte fermée peut parfois nous protéger d’un danger que nous ne voyons pas. Un délai peut nous préparer à recevoir une responsabilité plus grande.

Cela ne signifie pas que chaque déception sera immédiatement compréhensible. Certaines pertes demeurent profondément douloureuses. Pourtant, nous pouvons remettre même nos questions sans réponse entre les mains du Père.

Ce qui est soumis à Dieu est mieux gardé que ce que nous cherchons à contrôler par nos propres forces. Sa sagesse ne connaît aucune limite et son amour envers ses enfants ne change jamais.

Seigneur, que ta volonté soit faite

Chers frères et sœurs, apprenons à prononcer avec sincérité cette prière: «Seigneur, enseigne-moi à faire ta volonté.» Ne demandons pas seulement qu’Il bénisse nos décisions; demandons-Lui de transformer nos décisions selon ses desseins.

Lorsque la réponse tarde, continuons à attendre. Lorsque sa direction contredit nos préférences, choisissons l’obéissance. Lorsque nous ne comprenons pas le chemin, souvenons-nous que Celui qui nous conduit voit ce que nous ne pouvons pas voir.

Dieu connaît nos détresses, nos larmes et nos combats. Il n’est pas indifférent à nos besoins. Mais Il désire aussi former en nous un cœur patient, humble et entièrement dépendant de sa grâce.

Le même Seigneur qui conduisit David peut nous diriger aujourd’hui. Son Esprit est bon, sa Parole est certaine et ses voies sont droites. Nous pouvons Lui confier notre avenir sans crainte.

Que notre prière ne soit pas: «Seigneur, accomplis absolument tout ce que je veux», mais: «Transforme mes désirs afin que je veuille ce qui Te plaît». Cette soumission ne nous prive pas de la véritable liberté; elle nous délivre de l’esclavage de notre volonté changeante.

Attendons donc le temps du Seigneur, marchons selon la lumière qu’Il nous donne et demeurons fidèles dans les petites responsabilités. Celui qui nous appelle est sage, puissant et bon.

Même lorsque nous ne comprenons pas tout, nous pouvons nous reposer dans cette certitude: la volonté de Dieu demeure le meilleur endroit où notre âme puisse habiter. Que son bon Esprit nous conduise sur la voie droite et que toute notre vie proclame avec humilité: «Tu es mon Dieu, je suis ton serviteur, que ta volonté soit faite.»

Une foi plus précieuse que l'or
Chanson d’action de grâces

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