Beaucoup entendirent Jésus annoncer sa puissance sur la mort sans comprendre pleinement ses paroles. Pourtant, devant le tombeau de Lazare, Christ posa une question qui demeure essentielle aujourd’hui : « Croyez-vous cela ? » Jésus n’est pas seulement celui qui donne la résurrection : il est lui-même la résurrection et la vie.
Cette déclaration de Jésus constitue l’une des affirmations les plus extraordinaires de tout l’Évangile de Jean. Le Seigneur ne présente pas simplement une doctrine concernant la vie après la mort. Il dirige les regards vers sa propre personne. L’espérance chrétienne ne repose donc pas premièrement sur une idée abstraite concernant l’éternité, mais sur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui possède en lui-même la vie et qui a autorité sur la mort.
Les disciples eux-mêmes eurent du mal à comprendre la résurrection
Pendant son ministère terrestre, Jésus annonça à plusieurs reprises à ses disciples qu’il allait souffrir, être mis à mort et ressusciter. Pourtant, ces paroles furent difficiles à comprendre pour eux. Ils avaient devant leurs yeux celui qui guérissait les malades, calmait les tempêtes, délivrait les possédés et enseignait avec une autorité incomparable, mais l’idée de sa mort et de sa résurrection dépassait encore leur compréhension.
Cela nous rappelle que voir des miracles ne produit pas automatiquement une foi parfaite. Les disciples bénéficièrent d’un privilège extraordinaire : ils marchèrent avec Jésus, entendirent directement sa voix et furent témoins de nombreuses œuvres puissantes. Malgré cela, ils connurent encore des moments de confusion, de peur et de doute. La véritable foi doit être continuellement nourrie par la vérité de la Parole de Dieu.
Après la crucifixion, plusieurs disciples furent profondément troublés. La mort de Jésus semblait avoir détruit leurs attentes. Pourtant, le troisième jour, le tombeau fut trouvé vide et le Seigneur ressuscité se manifesta à ses disciples. Ce qu’il avait annoncé auparavant s’accomplit exactement. La résurrection ne fut donc pas une idée inventée après sa mort, mais l’accomplissement de ce que Jésus avait lui-même déclaré.
Le contexte de Jean 11 : la mort de Lazare
Jean 11 nous conduit dans une famille profondément aimée de Jésus : Marthe, Marie et Lazare. Lorsque Lazare tombe malade, ses sœurs envoient un message au Seigneur. Elles savent que Jésus possède la puissance nécessaire pour intervenir. Pourtant, Jésus ne se rend pas immédiatement à Béthanie et Lazare finit par mourir.
Cette situation devient difficile à comprendre pour Marthe et Marie. Lorsque Jésus arrive finalement, Lazare est déjà dans le tombeau depuis plusieurs jours. Du point de vue humain, la possibilité d’une guérison est maintenant dépassée. La maladie a abouti à la mort et tout semble définitivement terminé.
C’est précisément dans ce contexte de douleur que Jésus prononce ses paroles extraordinaires. Marthe sait qu’il existe une résurrection au dernier jour, mais Jésus veut l’amener à comprendre quelque chose de plus profond : celui qui se tient devant elle possède personnellement l’autorité sur la vie et sur la mort.
Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;
Jean 11:25
« Je suis la résurrection et la vie »
Jésus ne dit pas simplement : « Je connais le chemin vers la résurrection » ou « Je peux vous enseigner quelque chose concernant la vie éternelle. » Il affirme : « Je suis la résurrection et la vie. » Cette déclaration place toute notre espérance dans sa personne. La résurrection est inséparable de Christ parce que la vie appartient au Fils.
L’être humain peut prolonger certaines fonctions du corps, soigner des maladies et développer des moyens extraordinaires de préserver la santé, mais aucun homme ne possède en lui-même le pouvoir de vaincre définitivement la mort. Jésus, en revanche, parle avec une autorité totalement différente. Celui qui quelques instants plus tard appellera Lazare hors du tombeau est également celui qui sortira lui-même victorieux de son propre tombeau.
La foi chrétienne repose donc sur un Sauveur vivant. Nous ne suivons pas simplement la mémoire d’un grand enseignant du passé. Nous annonçons Jésus-Christ crucifié et ressuscité. La tombe n’a pas pu retenir celui qui est la source même de la vie.
La résurrection de Lazare annonçait une réalité encore plus grande
Lorsque Jésus appelle Lazare hors du tombeau, un miracle extraordinaire se produit. Un homme mort depuis plusieurs jours revient à la vie. Cet événement manifeste puissamment l’autorité de Christ et prépare également les lecteurs de l’Évangile à considérer sa propre victoire sur la mort.
Il existe néanmoins une différence importante. Lazare fut ramené à sa vie terrestre et devait un jour mourir de nouveau. La résurrection finale promise au peuple de Dieu est d’une autre nature. Le croyant ressuscitera pour une vie qui ne sera plus soumise à la corruption et à la mort. Ainsi, le miracle de Béthanie est un signe magnifique, mais il pointe vers une espérance encore plus grande.
Jésus ne veut donc pas seulement résoudre momentanément la douleur d’une famille endeuillée. À travers ce signe, il révèle quelque chose de son identité et de la destinée de ceux qui croient en lui. La mort physique demeure douloureuse, mais elle n’est plus la fin définitive pour celui qui appartient à Christ.
Celui qui croit en Christ possède une vie que la mort ne peut détruire
Jésus poursuit sa déclaration en affirmant que celui qui croit en lui vivra même s’il meurt. Il ne nie évidemment pas la réalité de la mort physique. Lazare était réellement mort, et tous les croyants des premières générations chrétiennes finirent également par mourir. Jésus parle d’une vie plus grande que l’existence biologique présente.
et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?
Jean 11:26
La vie éternelle commence par notre relation avec Dieu en Christ et trouve son plein accomplissement dans la résurrection. Voilà pourquoi Jésus peut parler de celui qui meurt tout en affirmant qu’il vivra. La mort physique ne peut annuler la vie que Christ donne à son peuple.
Nous retrouvons une image semblable lorsque Jésus parle de l’eau qui jaillit jusque dans la vie éternelle. Celui qui vient à Christ reçoit quelque chose que le monde ne peut fournir : une vie enracinée dans la grâce de Dieu et destinée à se prolonger éternellement dans sa présence.
La vie éternelle ne consiste pas seulement à vivre longtemps
Lorsque certaines personnes entendent l’expression « vie éternelle », elles imaginent simplement une existence qui ne se termine jamais. Mais la Bible donne à cette expression une profondeur beaucoup plus grande. La vie éternelle est une communion avec Dieu rendue possible par Jésus-Christ.
Vivre éternellement loin de Dieu ne serait pas la bonne nouvelle de l’Évangile. Le véritable trésor de la vie éternelle est de connaître Dieu, d’être réconcilié avec lui et de demeurer finalement dans sa présence sans le péché qui trouble actuellement notre relation avec lui. Christ ne nous promet donc pas seulement davantage de temps : il nous donne une nouvelle qualité de vie.
Cette vie commence dès maintenant pour celui qui croit. Le croyant reçoit le pardon, devient enfant de Dieu et reçoit le Saint-Esprit. Cependant, il attend encore la pleine manifestation de cette vie lorsque Christ ressuscitera son peuple. Nous vivons ainsi entre une réalité déjà reçue et une espérance encore à venir.
La question de Jésus est profondément personnelle : « Crois-tu cela ? »
Après avoir déclaré qu’il est la résurrection et la vie, Jésus ne demande pas à Marthe de participer à une discussion théorique. Il lui pose une question personnelle : « Crois-tu cela ? » Toute personne qui rencontre les affirmations de Jésus doit finalement faire face à cette question.
Nous pouvons connaître l’histoire de Lazare, mémoriser Jean 11:25 et même parler régulièrement de la résurrection sans avoir personnellement placé notre confiance en Christ. La foi biblique va au-delà de l’acceptation intellectuelle de certains faits. Elle se repose sur Jésus comme le seul Sauveur capable de nous réconcilier avec Dieu.
La question n’est donc pas seulement : « Croyez-vous qu’une résurrection existe ? » mais : « Croyez-vous en celui qui est la résurrection et la vie ? » Notre espérance éternelle est inséparable de notre relation avec Jésus-Christ.
La confession remarquable de Marthe
Marthe répond à la question de Jésus par une magnifique confession de foi. Elle ne comprend pas encore tous les détails de ce qui va se produire devant le tombeau de son frère, mais elle sait qui est Jésus. Cette conviction devient le fondement de son espérance.
Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.
Jean 11:27
Remarquons ce que Marthe affirme. Elle ne dit pas seulement : « Je crois que tu peux ressusciter Lazare. » Elle confesse l’identité de Jésus : le Christ, le Fils de Dieu. Sa foi se concentre donc sur la personne du Seigneur et non uniquement sur le miracle qu’elle espère voir.
Voilà une différence fondamentale entre une foi centrée sur Christ et une religion centrée sur les bénéfices. Beaucoup veulent quelque chose de Dieu, mais peu désirent réellement Dieu. Marthe nous montre qu’au milieu même de son deuil, sa confession la plus importante concerne l’identité de Jésus.
Beaucoup recherchent Jésus seulement lorsqu’ils ont un problème
Cette attitude existe encore aujourd’hui. Certaines personnes ne pensent pratiquement jamais à Dieu lorsque tout va bien. Elles organisent leur vie sans prière, ignorent les Écritures et vivent selon leurs propres désirs. Mais lorsqu’une maladie, une crise économique ou un problème familial apparaît, elles commencent soudainement à chercher le Seigneur.
Il n’est évidemment jamais mauvais de chercher Dieu dans l’affliction. Beaucoup ont précisément commencé à réfléchir sérieusement à leur état spirituel après une épreuve. Dieu peut utiliser les difficultés pour réveiller une conscience endormie. Le problème apparaît lorsque nous voulons uniquement être débarrassés de la crise sans désirer une véritable réconciliation avec Dieu.
Une personne peut demander : « Seigneur, guéris-moi », « Seigneur, donne-moi un travail » ou « Seigneur, résous mon problème », puis oublier complètement Dieu dès que la situation s’améliore. Dans ce cas, elle ne cherchait peut-être pas réellement le Seigneur, mais seulement ses avantages. Jésus est infiniment plus précieux que n’importe quel miracle temporaire qu’il peut nous accorder.
Les miracles de Jésus révélaient son identité
Les Évangiles rapportent de nombreux miracles : Jésus donne la vue aux aveugles, purifie les lépreux, fait marcher les paralysés, délivre les possédés et nourrit des foules. Ces œuvres témoignent de sa compassion, mais elles possèdent également une fonction révélatrice. Elles montrent qui il est.
Le miracle de Lazare est particulièrement puissant parce qu’il se déroule devant un tombeau. L’ennemi qui semble finalement vaincre tous les hommes est la mort. Les médecins peuvent soigner, les familles peuvent prendre soin de leurs proches et la technologie peut prolonger la vie, mais la mort finit par atteindre chaque génération.
Puis Jésus se tient devant la tombe et appelle un mort par son nom. Ce signe annonce que la mort elle-même se trouve sous son autorité. Celui qui commande à Lazare de sortir du tombeau démontrera bientôt cette autorité d’une manière encore plus glorieuse par sa propre résurrection.
La résurrection de Jésus est au cœur de l’Évangile
Nous ne pouvons pas séparer la résurrection de Jésus du message chrétien. La croix est essentielle parce que Christ y porte le péché et accomplit son sacrifice, mais le récit ne se termine pas au tombeau. Le troisième jour, Jésus ressuscite, démontrant sa victoire sur la mort.
La résurrection confirme également que son œuvre n’a pas échoué. Celui que les hommes avaient condamné et crucifié est vivant. La mort n’a pas eu le dernier mot. Voilà pourquoi l’Église primitive annonçait continuellement Jésus crucifié et ressuscité.
Cette victoire est inséparable de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Notre espérance n’est pas construite sur nos mérites, mais sur ce que Jésus a parfaitement accompli par sa mort et sa résurrection.
La mort n’a plus le dernier mot pour le croyant
Le christianisme ne prétend pas que la mort devient émotionnellement facile. Lorsque quelqu’un que nous aimons meurt, nous ressentons une véritable séparation. Jésus lui-même pleura devant le tombeau de Lazare, même s’il savait qu’il allait quelques instants plus tard le ressusciter.
Ces larmes nous montrent que la foi ne nous transforme pas en personnes insensibles. Nous pouvons pleurer et croire à la résurrection en même temps. La douleur de la séparation présente est réelle, mais elle n’est pas dépourvue d’espérance lorsque celui qui est mort appartient à Christ.
La résurrection change donc notre manière de regarder la mort. Pour celui qui est en Christ, elle est un ennemi vaincu. Elle peut encore toucher le corps, mais elle ne peut détruire la vie éternelle accordée par le Sauveur. Un jour, même le corps sera délivré de la corruption lorsque Dieu ressuscitera les morts.
Nous attendons une résurrection réelle
L’espérance chrétienne ne consiste pas simplement à dire que l’âme « continue quelque part » après la mort. La Bible annonce une véritable résurrection. Dieu ne laisse pas éternellement son peuple dans la tombe. Le jour viendra où les morts seront ressuscités.
Cette doctrine donne une importance particulière au corps. Notre corps actuel est fragile, tombe malade, vieillit et finit par mourir, mais la rédemption accomplie par Christ vise l’être humain tout entier. Le croyant attend donc la résurrection et la transformation finale promise par Dieu.
Notre avenir n’est pas une éternité comme des êtres vaincus par la mort, mais une vie ressuscitée sous le règne du Christ victorieux. C’est pourquoi la résurrection de Jésus est appelée à fortifier notre espérance dans les périodes où notre corps nous rappelle particulièrement sa faiblesse.
Croire en Jésus signifie plus que croire qu’il peut faire des miracles
Certaines personnes dans les Évangiles furent impressionnées par les miracles de Jésus sans devenir pour autant de véritables disciples. Elles voulaient voir des signes, obtenir du pain ou recevoir une guérison. Jésus connaissait parfaitement la différence entre l’enthousiasme momentané et une foi authentique.
Nous devons donc examiner notre propre relation avec lui. Suivons-nous Jésus pour ce qu’il peut nous donner ou parce que nous avons reconnu en lui le Fils de Dieu et notre seul Sauveur ? Continuerions-nous à le considérer comme notre trésor si certaines circonstances difficiles ne changeaient pas immédiatement ?
La foi véritable peut demander un miracle, mais elle ne fait pas du miracle son dieu. Elle peut prier pour la guérison, mais elle sait qu’une guérison physique ne remplace jamais le salut. Elle peut demander une provision matérielle, mais comprend qu’aucune quantité d’argent ne peut acheter la vie éternelle.
Notre plus grand besoin est le salut
Nous possédons de nombreux besoins légitimes. Nous avons besoin de nourriture, de relations, de santé, de travail et de sécurité. Dieu connaît toutes ces choses et nous pouvons les présenter devant lui. Mais il existe un problème beaucoup plus profond que toutes nos difficultés temporaires : notre péché nous sépare de Dieu.
Si Jésus résolvait tous nos problèmes terrestres sans nous réconcilier avec Dieu, nous resterions dans notre plus grande détresse. Voilà pourquoi son œuvre va beaucoup plus loin qu’une amélioration momentanée de notre vie. Il vient sauver des pécheurs, porter leur culpabilité et leur donner la vie éternelle.
C’est également pourquoi le croyant peut se réjouir que son nom soit inscrit dans le ciel. Les bénédictions terrestres sont précieuses mais temporaires ; appartenir à Jésus-Christ est un trésor qui dépasse toute réussite de cette vie.
La foi en Christ doit transformer notre vie présente
Croire à la résurrection ne concerne pas seulement ce qui arrivera après notre mort. Cette espérance doit influencer notre manière de vivre aujourd’hui. Si Christ est ressuscité et si nous attendons la vie éternelle, nous ne devrions pas vivre comme si les choses temporaires étaient tout ce qui existe.
Nos priorités changent. Nous continuons à travailler et à assumer nos responsabilités, mais nous comprenons que l’argent, la réputation et les possessions ne dureront pas éternellement. Nous apprenons à investir notre vie dans ce qui possède une valeur devant Dieu.
La résurrection nous donne également du courage pour résister au péché. Nous appartenons à un Seigneur vivant. Nous ne sommes plus appelés à vivre sous la domination des anciennes passions comme si aucune vie nouvelle ne nous avait été donnée.
La résurrection nous donne de l’espérance au milieu des funérailles
Il existe peu de moments où la réalité de la mort devient aussi évidente que devant un cercueil. Les projets s’arrêtent, les biens matériels restent derrière et les paroles humaines paraissent parfois insuffisantes. Dans ces moments, la déclaration de Jésus prend une force particulière : « Je suis la résurrection et la vie. »
Le chrétien ne répond pas à la mort avec une simple phrase optimiste. Son espérance possède un fondement historique : Jésus lui-même est passé par la mort et il en est sorti victorieux. Nous pouvons donc regarder la tombe sans prétendre qu’elle n’est pas douloureuse et déclarer néanmoins qu’elle n’aura pas la victoire finale.
Notre espérance devant la mort est aussi solide que le Christ ressuscité. Si Jésus est vivant, ceux qui lui appartiennent vivront également. Voilà pourquoi la résurrection est une consolation centrale de l’Évangile.
Nous ne devons pas remettre indéfiniment la question de Jésus
« Crois-tu cela ? » Marthe devait répondre à cette question devant Jésus. Nous aussi devons y répondre. Il est possible de remettre constamment à plus tard les questions spirituelles en pensant qu’il y aura toujours davantage de temps. Mais notre vie terrestre est fragile et personne ne connaît le nombre exact de ses jours.
Croire en Christ ne signifie pas simplement ajouter quelques pratiques religieuses à une vie qui demeure centrée sur nous-mêmes. Cela signifie reconnaître notre besoin de salut, nous détourner du péché et placer notre confiance en Jésus-Christ.
Nous ne sommes pas sauvés parce que nous avons été élevés dans une famille chrétienne, parce que nous connaissons plusieurs versets ou parce que nous assistons régulièrement à une assemblée. Notre confiance doit être placée en Christ et dans son œuvre.
La confession de Marthe doit nous conduire à examiner notre propre confession
Marthe dit : « Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu. » Voilà une confession qui va beaucoup plus loin que le désir de récupérer son frère. Elle reconnaît celui qui se trouve devant elle. Notre foi doit posséder cette même orientation vers la personne de Jésus.
Connaissons-nous Christ seulement par ce que d’autres personnes nous ont raconté, ou avons-nous personnellement placé notre confiance en lui ? Parlons-nous de lui uniquement lorsque nous avons un besoin, ou est-il devenu le centre de notre espérance ? Ces questions sont importantes parce que Jésus ne cherche pas simplement des admirateurs de ses miracles, mais des disciples.
Le même Jésus qui parla à Marthe appelle encore les pécheurs à venir à lui. Sa promesse demeure merveilleuse : celui qui croit en lui possède une vie que la mort physique ne pourra jamais annuler.
Un jour, la foi deviendra vue
Aujourd’hui, nous croyons à une réalité que nous ne voyons pas encore dans toute sa plénitude. Nous voyons encore des cimetières, des maladies et le vieillissement. Nous entendons encore les nouvelles de la mort et nous devons nous-mêmes vivre dans un corps fragile.
Mais le christianisme annonce qu’une journée viendra où la victoire de Christ sera manifestée dans toute sa gloire. La résurrection du Seigneur constitue les prémices de cette grande espérance. Celui qui a vaincu son propre tombeau possède également la puissance de ressusciter son peuple.
Nous pouvons donc vivre avec une attente que le monde ne peut produire. Nous ne croyons pas que la mort disparaîtra simplement parce que nous refusons d’y penser. Nous croyons qu’elle sera finalement vaincue parce que Jésus-Christ est réellement ressuscité.
Jésus est notre espérance dans la vie et dans la mort
La grande leçon de Jean 11 ne consiste donc pas seulement à admirer la résurrection de Lazare. Ce miracle dirige notre regard vers Jésus. Il est la résurrection. Il est la vie. Celui qui croit en lui possède une espérance qui dépasse le tombeau.
Ne recherchons donc pas Jésus uniquement lorsque notre situation devient difficile pour ensuite l’oublier lorsque le problème disparaît. Venons à lui parce que nous avons compris que nous avons besoin de lui dans la prospérité comme dans l’épreuve, dans la jeunesse comme dans la vieillesse, dans la santé comme dans la maladie, dans la vie comme devant la mort.
Les miracles terrestres sont temporaires. Lazare ressuscita, mais son corps resta encore soumis à la mortalité. Les personnes guéries par Jésus pendant son ministère finirent un jour par mourir. Mais la vie éternelle que Christ donne ne possède pas cette limite. Celui qui appartient au Fils possède une espérance qui traverse la mort et conduit à la résurrection.
Que notre réponse ressemble donc à celle de Marthe : « Oui, Seigneur, je crois. » Croyons qu’il est le Christ, le Fils de Dieu venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Croyons que sa mort n’était pas la fin, qu’il est ressuscité et qu’il règne. Et lorsque la réalité de notre propre mortalité nous trouble, souvenons-nous de ses paroles : « Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. »
Notre foi ne repose pas sur une tombe occupée, mais sur un Sauveur ressuscité et vivant. Voilà pourquoi la mort n’aura jamais le dernier mot pour celui qui est en Jésus-Christ. Le jour viendra où la promesse sera pleinement manifestée, et ceux qui appartiennent au Seigneur connaîtront la victoire de la résurrection. Jusqu’à ce jour, marchons dans la foi, gardons les yeux fixés sur Christ et répondons chaque jour à sa question avec une conviction renouvelée : « Oui, Seigneur, je crois. »
5 comments on “Jésus, la résurrection et la vie”
Amen
Je croirais toujours En TOI seigneur Jésus 🙏
Amen gloire a Dieu