À travers toute l’Écriture, nous découvrons que Dieu connaît ceux qui se confient en lui et qu’il demeure attentif à leur marche. Même au milieu du jugement, il distingue ceux qui choisissent la voie de Dieu plutôt que leur propre voie. L’histoire d’Ébed-Mélec nous montre que le Seigneur n’oublie jamais la foi sincère et le courage de celui qui cherche à faire ce qui est juste.
Le livre de Jérémie se déroule pendant une période extrêmement sombre de l’histoire de Juda. Pendant des années, Dieu avait envoyé ses avertissements par l’intermédiaire de son prophète, appelant le peuple à abandonner son péché, son idolâtrie et son obstination. Mais les dirigeants refusèrent souvent d’écouter. Ils préféraient entendre des messages agréables plutôt que la vérité difficile que Jérémie devait annoncer. Pourtant, le jugement annoncé par Dieu avançait inexorablement, et Jérusalem allait finalement tomber entre les mains des Babyloniens.
Une promesse de délivrance au milieu du jugement
C’est dans ce contexte que nous rencontrons un homme dont le nom pourrait facilement passer inaperçu : Ébed-Mélec. Il n’était pas roi, prophète ou chef militaire. Il était un Éthiopien, eunuque dans la maison royale. Pourtant, lorsque Dieu parle de lui dans Jérémie 39, il lui adresse personnellement une promesse extraordinaire de protection.
17 Mais en ce jour je te délivrerai, dit l’Éternel, et tu ne seras pas livré entre les mains des hommes que tu crains.
18 Je te sauverai, et tu ne tomberas pas sous l’épée; ta vie sera ton butin, parce que tu as eu confiance en moi, dit l’Éternel.
Jérémie 39:17-18
La phrase finale explique le cœur de cette promesse : « parce que tu as eu confiance en moi ». Ébed-Mélec se trouvait dans une ville condamnée, entouré d’un peuple qui avait rejeté pendant longtemps les avertissements du Seigneur. Pourtant, Dieu connaissait personnellement cet homme. Il avait vu sa foi, son courage et son attitude envers Jérémie. Le jugement collectif n’empêchait pas Dieu de reconnaître personnellement celui qui s’était confié en lui.
Cette vérité devrait nous encourager. Dieu ne regarde jamais son peuple comme une foule anonyme. Il connaît chacun de ceux qui lui appartiennent. Il connaît nos pensées, nos luttes, les décisions difficiles que nous avons prises par fidélité et les moments où nous avons choisi de faire ce qui est juste même lorsque personne ne semblait le remarquer.
Pourquoi Ébed-Mélec reçut-il cette promesse ?
Pour comprendre davantage la promesse de Jérémie 39, nous devons revenir au chapitre précédent. Jérémie avait prononcé le message de Dieu concernant Jérusalem. Certains responsables furent tellement irrités par ses paroles qu’ils demandèrent sa mort. Ils obtinrent l’autorisation de le jeter dans une citerne où il risquait de mourir lentement.
7 Ébed Mélec, l’Éthiopien, eunuque qui était dans la maison du roi, apprit qu’on avait mis Jérémie dans la citerne. Le roi était assis à la porte de Benjamin.
8 Ébed Mélec sortit de la maison du roi, et parla ainsi au roi:
9 O roi, mon seigneur, ces hommes ont mal agi en traitant de la sorte Jérémie, le prophète, en le jetant dans la citerne; il mourra de faim là où il est, car il n’y a plus de pain dans la ville.
10 Le roi donna cet ordre à Ébed Mélec, l’Éthiopien: Prends ici trente hommes avec toi, et tu retireras de la citerne Jérémie, le prophète, avant qu’il ne meure.
Jérémie 38:7-10
Ébed-Mélec apprend ce qui est arrivé à Jérémie et refuse de rester silencieux. Il comprend que l’on a commis une injustice et décide d’intervenir. Ce geste aurait pu lui coûter cher. Les hommes responsables de l’emprisonnement de Jérémie occupaient une position importante et possédaient suffisamment d’influence pour faire jeter le prophète dans la citerne. S’opposer ouvertement à eux demandait donc un véritable courage.
La foi véritable peut nous conduire à agir
La confiance d’Ébed-Mélec n’est pas simplement une idée qu’il garde dans son esprit. Elle produit une action concrète. Il se présente devant le roi et déclare que ces hommes ont mal agi. Il défend quelqu’un qui ne possède à ce moment-là presque aucun pouvoir pour se défendre lui-même. Son comportement nous rappelle que la foi biblique n’est pas seulement une confession de bouche ; elle influence nos choix lorsque vient le moment d’agir.
Nous pouvons facilement affirmer que nous aimons la justice tant que cela ne nous coûte rien. Mais la vraie question apparaît lorsque défendre ce qui est juste comporte un risque. Sommes-nous prêts à parler lorsque tout le monde préfère garder le silence ? Sommes-nous disposés à aider une personne injustement traitée lorsqu’une telle décision peut nous rendre impopulaires ?
Ébed-Mélec ne possédait pas la position la plus puissante de Jérusalem, mais il utilisa la place qu’il avait pour faire le bien. Cela constitue une leçon importante. Nous n’avons pas besoin d’attendre de devenir célèbres, riches ou influents pour agir avec justice. Dieu peut utiliser la fidélité d’une personne apparemment ordinaire pour accomplir quelque chose de très important.
Dieu voit ce que les hommes peuvent oublier
Il est possible que beaucoup de personnes aient oublié rapidement l’action d’Ébed-Mélec. Dans une ville confrontée à la guerre et à une catastrophe imminente, son geste aurait pu paraître secondaire. Pourtant, Dieu ne l’avait pas oublié. Lorsque Jérusalem tombe, le Seigneur envoie une parole précisément pour lui.
Cette histoire nous rappelle que rien de ce qui est accompli sincèrement devant Dieu n’est invisible à ses yeux. Nous pouvons aider quelqu’un sans recevoir de reconnaissance. Nous pouvons défendre la vérité sans être applaudis. Nous pouvons rester fidèles dans un environnement où personne ne semble apprécier notre fidélité. Mais la valeur de notre obéissance ne dépend pas du nombre de personnes qui la remarquent.
C’est pourquoi nous ne devons pas rechercher uniquement l’approbation humaine. Les applaudissements peuvent venir aujourd’hui et disparaître demain. Certaines personnes nous féliciteront lorsque nos choix correspondent à leurs intérêts et nous critiqueront lorsque nous suivons une direction différente. Mais Dieu juge avec une parfaite connaissance du cœur et des motivations.
Faire ce qui est juste demande parfois du courage
Ébed-Mélec savait que dénoncer l’action des princes n’était pas sans conséquence possible. Pourtant, il agit. Le courage biblique ne signifie pas l’absence totale de peur. Il signifie faire ce qui est juste malgré la présence d’un risque ou d’une crainte. Jérémie 39 montre d’ailleurs qu’Ébed-Mélec craignait certains hommes, puisque Dieu lui promet qu’il ne serait pas livré entre les mains « des hommes que tu crains ».
Cela rend son histoire encore plus encourageante. Ébed-Mélec n’était pas nécessairement un homme incapable de ressentir la peur. Il craignait, mais sa peur ne devint pas son maître. La foi ne supprime pas toujours la peur immédiatement ; elle nous donne une raison plus grande d’obéir que de reculer.
Nous rencontrerons nous aussi des situations où faire ce qui est juste demandera du courage. Peut-être faudra-t-il reconnaître une erreur, défendre quelqu’un, refuser une pratique malhonnête dans notre travail ou rester attaché à une conviction biblique lorsque l’opinion générale va dans une autre direction. Dans ces moments, nous devons demander au Seigneur la sagesse et la force nécessaires pour agir avec vérité et humilité.
La confiance en Dieu ne signifie pas l’absence de danger
Nous devons cependant comprendre correctement la promesse faite à Ébed-Mélec. Dieu lui accorda une délivrance particulière dans une situation historique précise. Nous ne pouvons pas prendre ce texte comme une promesse universelle affirmant qu’aucun croyant ne connaîtra jamais un accident, une persécution, une maladie ou la mort physique.
L’histoire biblique elle-même nous empêche de tirer une telle conclusion. Plusieurs serviteurs fidèles de Dieu ont souffert. Certains prophètes furent persécutés, les apôtres connurent de grandes afflictions et plusieurs croyants du Nouveau Testament souffrirent pour leur foi. La protection divine ne doit donc pas être réduite à l’idée que Dieu empêchera toujours tout événement douloureux.
Ce que nous pouvons affirmer avec assurance, c’est que rien n’arrive au peuple de Dieu en dehors de sa souveraineté. Il est capable de délivrer, de soutenir, de préserver la foi de ses enfants et de conduire leur histoire selon ses desseins. Même lorsque nous devons traverser l’épreuve, nous pouvons nous tourner vers lui dans une prière demandant son aide dans l’affliction, sachant que sa fidélité ne disparaît jamais.
Dieu protège parfois en délivrant directement
Il existe des occasions où Dieu intervient d’une manière très visible. Une porte s’ouvre au moment où tout semblait fermé. Une situation dangereuse se résout d’une manière inattendue. Une accusation injuste est découverte, une menace disparaît ou une solution arrive précisément lorsque nous pensions ne plus avoir d’option.
Dans ces moments, nous devons reconnaître la providence du Seigneur et lui rendre grâce. Ébed-Mélec devait précisément connaître cette forme de délivrance. La ville allait tomber, mais Dieu avait déclaré qu’il préserverait sa vie. Ce qui représentait un temps de terreur pour beaucoup allait également devenir pour lui une démonstration particulière de la fidélité divine.
Nous devons toutefois résister à la tentation de croire que Dieu nous doit toujours une intervention identique. Sa sagesse parfaite décide quand délivrer immédiatement et quand soutenir au milieu de l’épreuve. Dans les deux cas, le croyant est appelé à se confier en lui.
Dieu protège aussi en nous donnant la force de traverser l’épreuve
Paul demanda à plusieurs reprises que son écharde soit éloignée de lui, mais la réponse divine fut que sa grâce lui suffisait. Ainsi, il existe des situations où Dieu ne retire pas immédiatement ce qui nous fait souffrir. Il nous donne plutôt la force de continuer sans perdre notre foi.
Cette forme de protection est parfois moins spectaculaire, mais elle n’est pas moins réelle. Une personne traverse une longue période difficile et découvre qu’elle n’a pas été détruite. Elle a pleuré, connu des moments de faiblesse et peut-être posé beaucoup de questions, mais sa foi demeure. Elle continue à prier, à revenir à la Parole et à reconnaître la fidélité du Seigneur.
Être gardé par Dieu peut donc signifier être délivré du feu, mais cela peut également signifier être soutenu pendant que nous traversons le feu. Dans les deux situations, notre confiance ne repose pas dans notre propre résistance, mais dans le Dieu qui demeure avec nous.
Marcher dans la droiture lorsque beaucoup choisissent le mal
L’époque de Jérémie était marquée par une profonde corruption spirituelle. Les chefs, les prêtres et le peuple avaient à plusieurs reprises refusé d’écouter la voix de Dieu. Dans un tel environnement, agir avec droiture demandait une décision personnelle. Ébed-Mélec ne pouvait pas simplement suivre la majorité.
Cette leçon reste actuelle. Une action ne devient pas juste simplement parce qu’elle est populaire. Une idée n’est pas nécessairement vraie parce que beaucoup de personnes la répètent. Le croyant doit apprendre à mesurer ses choix à la lumière de la Parole de Dieu, même lorsque cela implique d’aller à contre-courant.
Dans certaines situations, ceux qui cherchent à marcher droit peuvent même rencontrer le danger de paroles trompeuses ou d’accusations injustes. La réponse chrétienne n’est pas de devenir nous-mêmes menteurs ou vindicatifs. Nous demandons à Dieu de nous défendre tout en continuant à marcher dans la vérité. Notre caractère ne doit pas être déterminé par la méchanceté de ceux qui nous entourent.
Ébed-Mélec nous enseigne à défendre les faibles
Jérémie se trouvait au fond d’une citerne, incapable de sortir par ses propres forces. Ébed-Mélec aurait pu regarder la situation et penser qu’elle ne le concernait pas. Il aurait pu se dire qu’intervenir représentait trop de risques. Mais il choisit de considérer la détresse du prophète.
Cette attitude devrait nous pousser à examiner notre sensibilité devant la souffrance des autres. Il est facile de vivre tellement concentrés sur nos propres responsabilités que nous ne voyons plus celui qui souffre près de nous. Pourtant, l’amour biblique ne reste pas indifférent lorsqu’il existe une possibilité raisonnable de faire le bien.
Cela ne signifie pas que nous pouvons résoudre tous les problèmes. Aucun croyant n’est responsable de porter seul toutes les détresses du monde. Mais lorsque Dieu place clairement une situation devant nous et nous donne les moyens d’aider, nous devons nous demander comment agir avec compassion et sagesse.
Une attention remarquable aux détails
La suite du récit de Jérémie 38 contient un détail particulièrement touchant. Ébed-Mélec ne se contente pas d’obtenir l’autorisation de retirer Jérémie de la citerne. Il prend de vieux morceaux d’étoffe afin de les placer sous les aisselles du prophète avant de tirer les cordes. Il cherche ainsi à éviter de le blesser davantage pendant son sauvetage.
Ce détail révèle que son aide n’était pas seulement efficace, mais pleine de considération. Il ne cherchait pas simplement à accomplir rapidement une tâche. Il pensait à la souffrance de Jérémie et à la manière de le sortir avec le moins de douleur possible. La compassion véritable fait attention à la personne, pas seulement au problème.
Nous pouvons apprendre beaucoup de ce comportement. Lorsque nous aidons quelqu’un, notre manière de le faire est importante. Nous pouvons dire une vérité correcte avec une dureté inutile. Nous pouvons fournir une aide matérielle tout en humiliant celui qui la reçoit. L’amour chrétien cherche au contraire à préserver la dignité de la personne et à servir avec douceur.
Dieu n’est pas limité par notre origine ou notre position sociale
Ébed-Mélec était un Éthiopien vivant au milieu du peuple de Juda. Le texte insiste plusieurs fois sur son origine. Pourtant, cela ne l’empêcha pas de devenir un exemple remarquable de confiance et de justice dans un moment où beaucoup de personnes appartenant extérieurement au peuple de Dieu refusaient d’écouter le Seigneur.
Cette réalité rappelle que Dieu ne juge pas selon les critères humains. Les hommes peuvent être impressionnés par la nationalité, la richesse, l’apparence, les titres ou la position sociale. Dieu regarde le cœur. Il peut utiliser une personne que beaucoup considéreraient comme insignifiante pour accomplir une action mémorable.
Il est donc dangereux de croire que notre position détermine notre utilité spirituelle. Nous pouvons ne pas posséder une grande plateforme et pourtant être profondément utiles dans le royaume de Dieu. La fidélité quotidienne d’une personne inconnue peut avoir une valeur immense aux yeux du Seigneur.
La confiance en Dieu produit une paix différente
Dieu dit à Ébed-Mélec qu’il ne serait pas livré aux hommes qu’il craignait. Cela signifie que cet homme connaissait véritablement la peur. Mais Dieu lui donne une promesse capable de devenir plus forte que cette peur. Il sait désormais que sa vie est entre les mains du Seigneur.
La paix chrétienne ne consiste donc pas toujours à vivre sans aucune menace. Elle consiste à savoir qu’au-dessus de la menace se trouve un Dieu souverain. Nous pouvons recevoir une mauvaise nouvelle et malgré tout garder notre espérance. Nous pouvons être troublés par une situation et continuer à prier avec confiance.
Cette paix ne vient pas de la répétition de pensées positives. Elle repose sur le caractère du Seigneur. Dieu connaît l’avenir que nous ignorons, possède une puissance que nous ne possédons pas et demeure parfaitement fidèle lorsque nos émotions deviennent instables.
La provision de Dieu accompagne sa fidélité
Lorsque nous parlons de la protection de Dieu, nous pensons souvent uniquement au danger physique. Pourtant, nous dépendons du Seigneur dans beaucoup d’autres domaines. Nous avons besoin de provision, de direction, de sagesse et de force quotidienne. Celui qui préserve notre vie est également celui dont dépend tout ce qui est nécessaire à notre marche.
Cette vérité rejoint la confiance exprimée dans la promesse selon laquelle Dieu pourvoit à ce dont son peuple a besoin. Cette assurance ne signifie pas qu’il nous donnera chaque chose que nous désirons, mais elle nous rappelle que notre Père connaît parfaitement nos besoins et qu’il possède toutes les ressources nécessaires pour accomplir sa volonté.
Nous pouvons donc travailler avec responsabilité sans vivre comme si tout dépendait exclusivement de nous. Nous pouvons planifier tout en reconnaissant la providence divine. Lorsque vient une période de manque, nous cherchons des solutions avec sagesse, mais notre cœur continue à regarder vers celui qui tient notre vie entre ses mains.
Pourquoi Dieu permet-il parfois que nous ayons peur ?
Nous aimerions peut-être que la foi nous rende complètement insensibles à la peur. Pourtant, même plusieurs hommes de Dieu ont traversé des moments où leur cœur était troublé. David parle souvent de ses craintes dans les Psaumes. Les disciples furent effrayés pendant la tempête. Paul connut également des pressions et des périodes difficiles.
La peur peut devenir une occasion d’apprendre davantage la dépendance. Lorsque nous réalisons que nos propres forces ne suffisent pas, nous sommes poussés à chercher le Seigneur. Nous apprenons progressivement que la sécurité parfaite n’existe pas dans les choses terrestres. Les circonstances peuvent changer, mais Dieu demeure.
Le problème n’est donc pas simplement de ressentir une émotion de peur. Le danger apparaît lorsque la peur dirige toutes nos décisions et nous conduit à désobéir. Ébed-Mélec avait des hommes qu’il craignait, mais il avait malgré tout défendu Jérémie. Sa confiance en Dieu était devenue plus forte que son désir de se protéger à tout prix.
Nous devons agir sans essayer d’acheter la faveur de Dieu
Il est également important d’éviter une mauvaise conclusion. Nous ne devons pas penser qu’Ébed-Mélec a « acheté » la protection divine en accomplissant une bonne action. La Bible ne présente jamais le salut ou la grâce comme un paiement que Dieu nous doit en échange de notre comportement.
Ses œuvres manifestèrent plutôt la réalité de sa confiance. Dieu lui-même dit : « parce que tu as eu confiance en moi ». Son intervention en faveur de Jérémie démontrait extérieurement cette disposition intérieure. La foi véritable avait produit du courage et de la compassion.
Nous ne faisons donc pas le bien pour obliger Dieu à nous protéger. Nous faisons le bien parce que nous appartenons au Seigneur et désirons marcher selon sa volonté. Nos œuvres sont une réponse à sa grâce et non une monnaie permettant d’acheter ses bénédictions.
Dieu peut distinguer les siens au milieu d’une génération infidèle
Jérusalem allait subir les conséquences de décennies d’obstination. Pourtant, Ébed-Mélec reçoit une parole personnelle. Cette distinction nous rappelle plusieurs autres moments bibliques où Dieu connaît ceux qui se tournent véritablement vers lui, même au milieu d’une société qui s’éloigne de ses voies.
Cela devrait nous encourager lorsque nous avons l’impression que beaucoup abandonnent les principes bibliques. Notre responsabilité n’est pas de suivre la direction générale de la culture, mais de demeurer fidèles au Seigneur. Nous ne contrôlons pas les décisions des autres, mais nous pouvons demander à Dieu la grâce de marcher droit devant lui.
Nous devons également nous garder d’une attitude orgueilleuse. Être fidèle ne signifie pas regarder les autres avec mépris. Si nous restons debout, c’est par la grâce de Dieu. Nous devons donc unir conviction et humilité, vérité et compassion.
Que faire lorsque nous sommes confrontés à une injustice ?
L’exemple d’Ébed-Mélec nous donne plusieurs principes utiles. Premièrement, il s’informa de ce qui était arrivé. Ensuite, il identifia clairement l’injustice. Puis il utilisa le moyen légitime dont il disposait en allant parler au roi. Enfin, après avoir obtenu l’autorisation, il participa concrètement au sauvetage.
Cette démarche peut nous enseigner à ne pas réagir uniquement sous l’impulsion de l’émotion. Lorsque nous entendons parler d’une injustice, nous devons chercher à connaître les faits, agir avec vérité et utiliser autant que possible des moyens justes. Une réaction imprudente peut parfois créer davantage de dommages.
Le courage chrétien n’est pas synonyme d’agressivité. Ébed-Mélec parle clairement, mais il respecte également l’autorité du roi en lui présentant la situation. Nous pouvons défendre fermement ce qui est juste sans abandonner la sagesse, la maîtrise de soi et le respect.
Le Seigneur peut nous garder d’une manière que nous n’avions pas imaginée
Ébed-Mélec vivait probablement avec l’incertitude concernant ce qui arriverait lorsque les Babyloniens entreraient dans Jérusalem. Mais Dieu avait déjà décidé de préserver sa vie. Ainsi, pendant que cet homme regardait un avenir inquiétant, le Seigneur connaissait déjà parfaitement l’issue.
Il en est souvent de même pour nous. Nous observons demain avec les informations limitées d’aujourd’hui. Nous imaginons différents scénarios et certains peuvent nous effrayer. Mais Dieu ne découvre pas l’avenir au fur et à mesure qu’il se produit. Il le connaît entièrement.
Cela ne signifie pas que nous saurons à l’avance comment chaque situation se terminera. Nous pouvons cependant savoir que rien ne surprendra notre Dieu. Il sera déjà présent dans le lendemain que nous redoutons aujourd’hui.
Notre plus grande sécurité se trouve en Jésus-Christ
Toute réflexion sur la protection divine doit finalement conduire le chrétien vers une sécurité plus grande que la simple préservation de la vie terrestre. Même lorsque Dieu nous accorde de nombreuses délivrances ici-bas, notre corps demeure mortel. La plus grande protection dont nous avons besoin concerne notre relation avec Dieu et notre destinée éternelle.
C’est précisément ce que nous trouvons en Jésus-Christ. Par sa mort et sa résurrection, Christ apporte le pardon et la réconciliation à tous ceux qui placent leur confiance en lui. Le chrétien possède donc une espérance que la mort elle-même ne peut détruire. Cela change profondément notre manière de regarder les dangers de cette vie.
Notre assurance ultime n’est pas que rien de douloureux ne nous arrivera jamais. Notre assurance est que rien ne pourra arracher de la main de Christ celui qui lui appartient. Même les épreuves les plus profondes ne peuvent annuler son œuvre de salut.
Faisons confiance à Dieu lorsque l’avenir semble sombre
L’histoire d’Ébed-Mélec se déroule dans l’un des moments les plus difficiles de Juda. La ville allait tomber, le jugement était imminent et la peur était justifiée. Pourtant, au milieu de cette obscurité, une parole divine brille : « Je te délivrerai… parce que tu as eu confiance en moi. »
Cette histoire nous appelle à faire de Dieu notre refuge lorsque les circonstances deviennent incertaines. Nous ne devons pas attendre de comprendre parfaitement tout ce qui arrivera pour commencer à lui faire confiance. Nous pouvons obéir aujourd’hui, faire ce qui est juste aujourd’hui et remettre demain entre ses mains.
Lorsque nous sommes témoins d’une injustice, ayons le courage d’agir avec sagesse. Lorsque la peur apparaît, ne lui permettons pas de gouverner notre conscience. Lorsque nous ne savons pas ce qui arrivera, rappelons-nous que Dieu connaît déjà la fin depuis le commencement.
Dieu n’oublie jamais ceux qui se confient en lui
Ébed-Mélec aurait pu paraître comme un personnage secondaire dans l’immense histoire de la chute de Jérusalem. Pourtant, il ne l’était pas aux yeux de Dieu. Le Seigneur avait vu son acte de compassion, connaissait sa confiance et lui adressa personnellement une parole de délivrance. Voilà le Dieu que nous servons : un Dieu souverain sur les nations qui reste en même temps attentif à la fidélité d’un seul de ses serviteurs.
Que cette histoire nous encourage donc à marcher dans la droiture même lorsque cela demande du courage. Ne faisons pas le bien pour obtenir l’approbation des hommes, mais parce que nous désirons honorer Dieu. Défendons celui qui souffre lorsque nous avons la possibilité de le faire, et apprenons à ne pas rester silencieux simplement parce que la vérité pourrait nous coûter quelque chose.
Lorsque viennent ensuite les jours de peur, souvenons-nous que celui qui connaissait Ébed-Mélec nous connaît également. Nous ne disposons pas toujours d’une promesse spécifique concernant la manière dont chaque épreuve se terminera, mais nous possédons quelque chose de plus profond : la certitude du caractère fidèle de Dieu, sa présence avec son peuple et l’espérance éternelle que nous avons en Jésus-Christ.
Marchons donc avec foi et humilité. Faisons ce qui est juste sans chercher les applaudissements. Prions lorsque nous sommes affligés, demandons au Seigneur sa direction et croyons qu’il possède la sagesse nécessaire pour nous garder selon sa volonté. Les circonstances peuvent devenir sombres, les hommes peuvent nous effrayer et certaines situations peuvent nous dépasser, mais le Seigneur demeure toujours digne de confiance et aucun de ceux qui lui appartiennent n’est oublié devant lui.
3 comments on “Dieu vous délivrera”
Dieu veille sur moi et ma famille il me le montre souvent .Merci Seigneur
Merci seigneur Jesus pour tout tes promesses qui encouragent du jour au jours accorde moi la grâce de ne pas être dominé par la peur mais plutôt de me rappeler que tu es au dessus de tout ! Amen
L ‘amour de Dieu depasse notre comprehension! Dieu n’abandonne jamais les fideles! Chaque jour, je vis cette misercorde de Dieu!