Qui appelle-t-on un bon Samaritain ? Aujourd’hui encore, on utilise cette expression pour désigner une personne qui manifeste de la compassion, de l’amour, du secours et un réel intérêt pour les autres, même lorsqu’il s’agit de quelqu’un qu’elle ne connaît pas ou qu’elle ne devrait normalement pas aider. L’expression est devenue courante dans notre vocabulaire, mais son origine vient directement d’un enseignement puissant donné par notre Seigneur Jésus-Christ. Cette histoire nous montre ce qu’est véritablement la compassion biblique : un amour qui ne dépend ni de l’origine, ni de la religion, ni du statut social, mais uniquement du cœur que Dieu transforme. Si Dieu nous pardonne et a pitié de nous, pourquoi n’aurions-nous pas cette même compassion envers notre prochain ? Notre Dieu est un juge juste, sans favoritisme, qui ne fait acception de personne et qui attend de ses enfants qu’ils reflètent ce même caractère.
Dieu ne regarde pas de quel pays nous venons, quelle langue nous parlons ou à quel groupe nous appartenons avant d’accorder sa grâce, son pardon ou sa guérison. Et l’histoire du bon Samaritain est l’un des plus beaux exemples de l’amour de Dieu manifesté au travers d’un être humain. Jésus la raconte en réponse à une question très importante posée par un docteur de la loi :
Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?
Luc 10:25
La Bible précise que cet homme n’était pas réellement intéressé à apprendre, mais cherchait plutôt à mettre Jésus à l’épreuve. Jésus, avec sagesse, lui répondit par une question afin de révéler ce qu’il avait déjà lu et su :
Jésus lui dit: Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?
Luc 10:26
L’interprète de la loi répondit correctement : aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée, et aimer son prochain comme soi-même. Jésus confirma que telle était bien la voie vers la vie : « Fais cela, et tu vivras. » Mais cet homme, voulant se justifier, demanda : « Et qui est mon prochain ? » Alors Jésus raconta l’histoire aimée du bon Samaritain.
Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort…
Luc 10:30
Un prêtre passa par là. On aurait pu croire qu’un serviteur du temple s’arrêterait, mais il passa outre. Un lévite arriva à son tour ; lui aussi, pourtant homme consacré, passa son chemin sans s’approcher. Deux hommes religieux, deux hommes instruits, deux hommes censés connaître la loi de l’amour… et pourtant deux hommes qui n’eurent ni compassion ni intérêt pour l’homme souffrant.
Puis vint un Samaritain. Un étranger. Un homme d’un peuple méprisé par les Juifs. Un homme dont on n’aurait rien attendu. Mais c’est lui qui fut « ému de compassion » lorsqu’il vit l’homme blessé. Il s’arrêta, s’approcha, soigna ses plaies avec de l’huile et du vin, le plaça sur sa monture, l’amena dans une auberge et prit soin de lui. Non seulement cela, mais il paya même l’aubergiste et promit de rembourser toute dépense supplémentaire. Sa miséricorde a été active, visible, généreuse et sans condition.
Jésus termina en posant une question profonde :
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?… Va, et toi, fais de même.
Luc 10:36-37
Le docteur de la loi comprit alors que le prochain n’est pas défini par l’appartenance religieuse ou ethnique, mais par l’amour que l’on manifeste. Jésus lui dit : « Va, et fais de même. » Cette parole résonne encore aujourd’hui. Elle est un appel direct pour chacun de nous.
Soyons donc des bons Samaritains. Si nous voyons quelqu’un dans le besoin, n’attendons pas que ce soit quelqu’un d’autre qui l’aide. N’agissons pas comme le prêtre ou le lévite, qui connaissaient la loi mais ne l’appliquaient pas. Agissons plutôt avec compassion, miséricorde, générosité et amour, car ainsi nous refléterons véritablement le cœur de Dieu.