Les afflictions font partie de la vie du croyant et peuvent provoquer douleur, tristesse et incompréhension. Cependant, comme nous le rappelle cette réflexion sur l’âme qui espère encore en Dieu, elles ne peuvent pas détruire la joie profonde que nous possédons en Jésus-Christ. Même lorsque nous sommes accablés, le Seigneur nous couvre, nous soutient et nous donne la force de continuer.
La vie chrétienne n’est pas exempte d’afflictions
Il est important de comprendre que la foi en Dieu ne nous garantit pas une existence sans douleur. La Bible ne présente jamais la vie chrétienne comme un chemin où toutes les difficultés disparaissent immédiatement. Au contraire, elle nous montre des hommes et des femmes fidèles qui ont dû traverser des périodes de souffrance, de solitude, de persécution, de maladie, d’injustice et d’incertitude.
David fut choisi par Dieu, mais il dut fuir devant Saül. Joseph reçut des rêves venant du Seigneur, mais il fut vendu par ses frères et jeté en prison. Jérémie fut appelé à annoncer la Parole, mais il fut rejeté et placé dans une citerne. Daniel servit Dieu avec fidélité, mais il fut jeté dans la fosse aux lions. Paul prêcha l’Évangile avec courage, mais il connut les coups, les chaînes, les naufrages, la faim et l’abandon.
Ces exemples nous enseignent que la présence de l’affliction ne signifie pas l’absence de Dieu. Nous pouvons être dans la volonté du Seigneur et traverser malgré tout une saison particulièrement difficile. Nous pouvons avoir prié, obéi et marché avec droiture, sans pour autant comprendre pourquoi certaines portes se ferment ou pourquoi certaines douleurs persistent.
L’épreuve ne prouve donc pas nécessairement que Dieu nous a abandonnés. Elle peut devenir un instrument entre Ses mains pour approfondir notre foi, purifier nos motivations et nous apprendre à dépendre de Sa grâce plutôt que de nos propres forces.
Une joie que les circonstances ne peuvent pas détruire
Les afflictions ne peuvent pas arrêter la joie que nous avons dans le Seigneur. Cela ne signifie pas que le chrétien doit toujours sourire ou cacher ses larmes. Il existe des moments où notre cœur est réellement brisé. Certaines souffrances sont si profondes que nous avons du mal à trouver les mots nécessaires pour prier.
Il peut même arriver que nous sentions notre joie diminuer, que nous marchions dans une obscurité épaisse et que nous nous demandions: « Où est Dieu? Pourquoi ne répond-Il pas? Pourquoi permet-Il que cette situation continue? » Ces questions ne font pas nécessairement de nous de mauvais croyants. Plusieurs serviteurs de Dieu les ont exprimées dans les Écritures.
Les Psaumes sont remplis de cris, de plaintes et de supplications. Pourtant, ces prières se terminent souvent par une déclaration de confiance. David ne niait pas sa douleur, mais il refusait de faire de sa douleur la vérité suprême de son existence. Il rappelait à son âme que Dieu restait fidèle.
La joie chrétienne n’est pas une émotion superficielle. Elle est enracinée dans la personne et dans l’œuvre de Jésus-Christ. Nos circonstances peuvent changer en quelques instants, mais Christ ne change pas. Nos sentiments peuvent être instables, mais Ses promesses demeurent fermes. Nos forces peuvent s’épuiser, mais Sa grâce reste suffisante.
Nous pouvons donc pleurer tout en espérant, souffrir tout en croyant et traverser une vallée sans cesser d’appartenir au Seigneur. La tristesse et la joie spirituelle peuvent parfois habiter le même cœur. Le croyant pleure à cause de ce qu’il traverse, mais il se réjouit parce qu’il sait qui tient sa vie entre Ses mains.
« Soyez toujours joyeux » au milieu des combats
L’apôtre Paul donna aux croyants cette exhortation:
16 Soyez toujours joyeux.
17 Priez sans cesse.
18 Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ.
19 N’éteignez pas l’Esprit.
20 Ne méprisez pas les prophéties.
1 Thessaloniciens 5:16-20
Paul ne prononçait pas ces paroles depuis une vie confortable et éloignée de la souffrance. Il savait ce que signifiaient la persécution, la fatigue, les coups, la prison et l’opposition. Lorsqu’il demandait aux croyants d’être toujours joyeux, il ne leur ordonnait pas d’ignorer la réalité. Il leur enseignait à regarder au-delà de la réalité visible.
Remarquons aussi l’ordre de ses exhortations. Paul parle de joie, de prière et de reconnaissance. Ces trois éléments sont intimement liés. Lorsque l’épreuve arrive, la prière nous rapproche de Dieu. Cette proximité nous aide à reconnaître Sa fidélité. La reconnaissance nourrit alors une joie qui ne dépend plus uniquement de ce qui arrive autour de nous.
Rendre grâces « en toutes choses » ne signifie pas remercier Dieu pour le mal en tant que mal. Cela signifie reconnaître que, même au milieu d’une situation douloureuse, Dieu reste souverain, bon et digne de notre confiance. Nous ne comprenons peut-être pas Son plan, mais nous savons qu’Il ne perd jamais le contrôle.
Jésus nous avait annoncé les tribulations
Un prédicateur déclara un jour: « Si ce monde est ce qu’il y a de meilleur, pourquoi attendre un autre monde? » Cette pensée nous rappelle que notre espérance ne se limite pas à la vie présente. Le chrétien attend une patrie meilleure, un royaume qui ne peut être ébranlé et une communion parfaite avec Dieu.
Jésus Lui-même avertit Ses disciples:
Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.
Jean 16:33
Le Seigneur ne dit pas: « Vous pourriez éventuellement avoir quelques difficultés. » Il affirme clairement: « Vous aurez des tribulations. » Cependant, Il ne termine pas Son enseignement sur la tribulation. Il ajoute immédiatement une parole de victoire: « Prenez courage, j’ai vaincu le monde. »
Notre courage ne repose donc pas sur notre capacité à tout résoudre. Il repose sur la victoire de Christ. Jésus a vaincu le péché, la mort et les puissances des ténèbres. La croix semblait être une défaite aux yeux des hommes, mais elle devint le lieu où le plan rédempteur de Dieu fut accompli.
Lorsque nous traversons une épreuve, nous ne combattons pas pour obtenir une victoire incertaine. Nous avançons en nous appuyant sur la victoire déjà remportée par notre Sauveur. C’est pourquoi la paix promise par Jésus peut demeurer dans notre cœur même lorsque le monde autour de nous est agité.
Dieu nous regarde dans l’épreuve
Il existe des saisons où nous avons l’impression que personne ne comprend réellement ce que nous vivons. Les autres peuvent nous offrir des paroles bien intentionnées sans mesurer la profondeur de notre douleur. Pourtant, Dieu connaît parfaitement chaque détail de notre situation.
Il voit les larmes que nous cachons, les prières que nous ne réussissons pas à terminer et les combats que nous menons en silence. Cette certitude est magnifiquement développée dans cette méditation montrant que, dans l’épreuve la plus difficile, Dieu nous regarde. Son regard n’est pas celui d’un spectateur indifférent, mais celui d’un Père compatissant qui prend soin de Ses enfants.
Lorsque Jésus vit les foules, Il fut ému de compassion. Lorsqu’Il rencontra Marthe et Marie après la mort de Lazare, Il pleura avec elles. Le Fils de Dieu n’est pas insensible à la douleur humaine. Il connaît la souffrance, le rejet, la trahison et la solitude.
Nous pouvons donc nous approcher de Lui avec sincérité. Nous n’avons pas besoin de prétendre que tout va bien. Nous pouvons Lui parler de notre peur, de notre fatigue et de nos questions. Dieu n’est pas offensé par la prière honnête de l’âme affligée. Il nous invite à répandre notre cœur devant Lui.
Les afflictions produisent la persévérance
Lorsque nous parlons des afflictions, il est essentiel de comprendre que ces moments peuvent devenir des occasions de maturation spirituelle. Dieu utilise parfois les saisons difficiles pour façonner notre caractère, purifier notre foi et nous apprendre à dépendre davantage de Sa grâce.
Les héros de la foi ne sont pas devenus des exemples parce qu’ils avaient vécu confortablement. Ils sont devenus des témoins parce qu’ils ont continué à croire lorsque tout semblait perdu. Leur foi fut éprouvée dans le feu, mais elle ne fut pas détruite.
L’épreuve révèle souvent ce qui se trouve profondément dans notre cœur. Lorsque tout va bien, il est facile de dire que nous faisons confiance à Dieu. Mais lorsque nos plans s’effondrent, lorsque les réponses tardent et lorsque nos forces diminuent, la véritable condition de notre foi apparaît.
Cela ne signifie pas que nous devons rechercher volontairement la souffrance. La douleur n’est pas bonne en elle-même. Cependant, Dieu est tellement puissant qu’Il peut utiliser même ce qui nous fait souffrir pour produire en nous un fruit éternel. Ce que l’ennemi voudrait employer pour nous détruire peut devenir, entre les mains de Dieu, un moyen de nous fortifier.
La persévérance ne se développe pas en un jour. Elle se construit lorsque nous choisissons encore et encore de faire confiance au Seigneur. Chaque prière prononcée dans la faiblesse, chaque acte d’obéissance accompli au milieu des larmes et chaque décision de rester fidèle contribuent à former une foi plus solide.
L’exemple de Paul et Silas dans la prison
Paul et Silas nous offrent l’un des exemples les plus frappants de joie au milieu de l’affliction. Après avoir été battus, ils furent jetés en prison et leurs pieds furent attachés dans des ceps. Humainement parlant, ils avaient de nombreuses raisons de se plaindre.
Pourtant, au milieu de la nuit, ils priaient et chantaient les louanges de Dieu. Leur adoration n’était pas fondée sur le confort de leur environnement. Elle était le fruit d’une conviction profonde: Dieu était avec eux dans cette prison.
Ils ne savaient pas encore qu’un tremblement de terre allait ouvrir les portes. Ils louaient Dieu avant de voir la délivrance. Voilà une leçon fondamentale pour nous. Il est relativement facile de remercier Dieu après avoir reçu la réponse. La foi nous apprend à L’adorer avant même de connaître l’issue de notre situation.
La louange au milieu de la nuit est une déclaration de confiance. Elle proclame que Dieu demeure digne, indépendamment de nos circonstances. Elle affirme que la prison ne possède pas le dernier mot, que les chaînes ne définissent pas notre identité et que notre espérance reste vivante.
La foi des témoins d’Hébreux 11
La Bible nous parle, dans Hébreux 11, d’une longue série de personnes qui traversèrent diverses épreuves. Certaines remportèrent des victoires extraordinaires. Elles conquirent des royaumes, fermèrent la gueule des lions et échappèrent au tranchant de l’épée.
D’autres ne reçurent pas une délivrance immédiate. Elles furent persécutées, maltraitées, lapidées ou obligées d’errer dans les déserts et les cavernes. Pourtant, les unes comme les autres sont présentées comme des exemples de foi.
Cette vérité corrige une idée dangereuse: la fidélité ne se mesure pas uniquement par l’obtention rapide d’un miracle. Certains glorifient Dieu en étant délivrés du feu; d’autres Le glorifient en restant fidèles au milieu du feu. Dans les deux cas, Dieu soutient Son peuple et accomplit Ses desseins éternels.
Ces hommes et ces femmes attendaient une cité dont Dieu est l’architecte et le constructeur. Leur regard ne s’arrêtait pas à la vie présente. Ils savaient que les promesses divines dépassaient leurs circonstances terrestres.
Nous sommes appelés à marcher avec la même perspective. Ce monde n’est pas notre demeure définitive. Nos souffrances actuelles, aussi réelles soient-elles, ne peuvent être comparées à la gloire que Dieu réserve à ceux qui Lui appartiennent.
Rien ne peut nous séparer de l’amour de Christ
Au milieu de nos combats, nous devons nous rappeler que notre sécurité ne repose pas sur la stabilité de nos émotions. Elle repose sur l’amour fidèle de Jésus-Christ. Paul demanda: « Qui nous séparera de l’amour de Christ? » Puis il mentionna la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le péril et l’épée.
Sa conclusion fut claire: aucune de ces choses ne peut séparer le croyant de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Cette assurance est également au centre de l’article affirmant que rien ne nous séparera de l’amour du Christ.
Nos épreuves peuvent nous faire sentir éloignés de Dieu, mais elles ne possèdent pas le pouvoir d’annuler Son alliance. Nos sentiments peuvent nous accuser, mais la Parole de Dieu demeure plus certaine que nos impressions. Nous pouvons perdre certaines choses importantes dans cette vie, mais nous ne perdrons jamais Christ.
Cette vérité ne supprime pas instantanément la douleur, mais elle nous donne une ancre. Lorsque tout semble instable, l’amour de Dieu reste ferme. Lorsque les hommes nous abandonnent, Christ demeure fidèle. Lorsque nous ne comprenons plus le chemin, nous pouvons encore faire confiance à Celui qui nous conduit.
Persévérer dans la prière
L’une des premières tentations dans l’affliction consiste à abandonner la prière. Lorsque nous ne voyons pas de réponse, nous pouvons penser que prier ne sert plus à rien. Pourtant, c’est précisément dans ces moments que nous devons nous approcher davantage de Dieu.
La prière ne sert pas uniquement à obtenir un changement de circonstances. Elle nous transforme également. Elle réoriente notre regard, calme notre cœur et nous rappelle que nous ne portons pas seuls notre fardeau. Pour approfondir ce sujet, cette exhortation à persévérer dans la prière rappelle l’importance de demeurer constamment devant le Seigneur.
Il existe des prières longues et éloquentes, mais aussi des prières très courtes. Parfois, l’âme affligée ne peut dire que: « Seigneur, aide-moi. » Cette supplication sincère est précieuse devant Dieu. Le Saint-Esprit nous assiste dans notre faiblesse lorsque nous ne savons pas ce qu’il convient de demander.
Ne cessons pas de prier simplement parce que la réponse tarde. Le silence apparent de Dieu n’est pas nécessairement un refus. Il peut être en train d’accomplir une œuvre que nous ne voyons pas encore, de préparer les circonstances ou de transformer notre propre cœur.
Comment garder la joie au milieu de l’affliction?
Pour garder la joie, nous devons premièrement nourrir notre esprit de la Parole de Dieu. Dans les moments difficiles, nos pensées peuvent rapidement être dominées par la peur. Les promesses bibliques deviennent alors une lumière qui nous aide à discerner la vérité.
Deuxièmement, nous devons rester dans la communion fraternelle. L’isolement peut amplifier le découragement. Dieu utilise souvent d’autres croyants pour nous consoler, prier avec nous et porter une partie de notre fardeau. Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse spirituelle.
Troisièmement, nous pouvons pratiquer la reconnaissance. Même dans une période douloureuse, il existe des manifestations de la bonté divine que nous risquons d’oublier. Remercier Dieu pour Sa présence, pour le salut, pour Sa Parole et pour Ses promesses aide notre âme à ne pas être entièrement absorbée par la souffrance.
Enfin, nous devons fixer nos yeux sur Jésus. Lorsque Pierre regardait le Seigneur, il marcha sur l’eau; lorsqu’il se concentra sur le vent, il commença à s’enfoncer. Nos tempêtes sont réelles, mais Christ est plus grand qu’elles.
Notre souffrance n’aura pas le dernier mot
Ainsi, rappelons-nous que la souffrance n’est qu’un passage pour ceux qui sont en Christ. Elle peut durer plus longtemps que nous le souhaiterions, mais elle n’est pas éternelle. Dieu prépare un jour où Il essuiera toute larme des yeux de Son peuple.
Il n’y aura plus de mort, plus de deuil, plus de cri et plus de douleur. Cette promesse ne cherche pas à minimiser nos blessures présentes. Elle les place dans la perspective de l’éternité.
Ayons donc confiance dans le Seigneur comme les anciens témoins de la foi. Qu’ils aient été dans une fosse aux lions, dans une citerne, dans une prison ou poursuivis par leurs ennemis, ils continuèrent à croire que Dieu était digne de confiance.
Gardons la joie, persévérons dans la prière et restons fermes dans la foi. Chaque fois que nous louons Dieu au milieu de la tempête, nous déclarons que notre histoire ne se termine pas dans la douleur. Christ a vaincu le monde, Son amour nous soutient et Sa fidélité demeure pour toujours.