Il est bon d’attendre le Seigneur, car notre espérance repose sur un Dieu fidèle qui ne ment jamais. Même lorsque la réponse tarde, nous pouvons garder une foi ferme dans celui qui tient ses promesses. Attendre Dieu, c’est continuer à lui faire confiance lorsque nous ne voyons pas encore l’accomplissement de ce qu’il a réellement promis.
L’attente est pourtant l’une des choses les plus difficiles pour le cœur humain. Nous aimerions souvent recevoir rapidement ce que nous demandons, connaître immédiatement la direction à prendre et comprendre sans délai pourquoi certaines circonstances nous arrivent. Mais Dieu ne travaille pas selon notre impatience. Son calendrier est parfait, sa sagesse dépasse la nôtre et il peut utiliser une longue période d’attente pour accomplir en nous une œuvre aussi importante que la réponse que nous espérons recevoir.
Attendre Dieu est un véritable exercice de foi
Lorsque nous attendons quelque chose que nous pouvons obtenir immédiatement par nos propres forces, nous avons relativement peu besoin de foi. Mais lorsque toutes les portes semblent fermées, lorsque les mois passent et lorsque nous ne pouvons pas provoquer nous-mêmes la réponse, notre confiance est éprouvée. L’attente révèle alors ce qui se trouve profondément dans notre cœur : faisons-nous confiance à Dieu seulement lorsque son calendrier correspond au nôtre, ou croyons-nous réellement qu’il sait ce qu’il fait ?
La foi biblique ne signifie pas connaître à l’avance tous les détails de notre avenir. Elle signifie connaître suffisamment le caractère de Dieu pour continuer à marcher lorsqu’il ne nous révèle pas encore ces détails. Abraham ne connaissait pas toute la route lorsqu’il partit selon l’appel du Seigneur. Joseph ne savait pas combien d’années s’écouleraient entre ses rêves et leur accomplissement. David avait reçu l’onction royale, mais il dut encore traverser une longue période avant de monter sur le trône.
Le délai entre la promesse et son accomplissement n’est pas nécessairement un signe d’abandon. Très souvent, cette période devient précisément l’endroit où Dieu développe la patience, corrige nos motivations et nous apprend à ne pas dépendre uniquement de ce que nos yeux peuvent voir.
Dieu avait fait une promesse à Israël
Lorsque Dieu fit sortir Israël d’Égypte, il ne libéra pas le peuple sans lui donner une direction. Le Seigneur avait promis de le conduire dans un pays bon, un pays décrit comme ruisselant de lait et de miel. Cette promesse ne venait pas de l’imagination des Israélites. Elle venait de Dieu lui-même, et c’est précisément cette origine qui la rendait certaine.
Pourtant, entre l’Égypte et le pays promis se trouvait le désert. Le peuple aurait probablement préféré passer directement de l’esclavage à l’abondance, mais Dieu permit une période de marche, d’épreuves et de dépendance. Dans le désert, Israël dut apprendre que sa nourriture, son eau, sa direction et sa protection dépendaient du Seigneur.
Malheureusement, plusieurs Israélites interprétèrent les difficultés comme si Dieu les avait oubliés. Ils murmurèrent, regrettèrent parfois l’Égypte et doutèrent de la bonté du Seigneur. Pourtant, la présence du désert n’avait pas annulé la promesse. Dieu demeurait fidèle même lorsque le peuple avait du mal à comprendre son chemin.
Le désert n’annule pas nécessairement la destination
Cette histoire nous enseigne un principe important. Nous pouvons traverser une saison difficile sans conclure immédiatement que Dieu nous a abandonnés. Une période de manque, une porte fermée ou une longue attente peut devenir un véritable désert émotionnel et spirituel. Nous regardons autour de nous et ne voyons rien qui ressemble encore à ce que nous espérions.
Mais nous devons éviter une erreur : prendre chacune de nos attentes personnelles pour une promesse de Dieu. Dieu est absolument fidèle à tout ce qu’il a réellement promis, mais nous pouvons parfois construire nos propres scénarios et ensuite les attribuer au Seigneur. Nous désirons un travail précis, une relation particulière, une certaine réussite ou un changement de circonstance, puis nous parlons de ces désirs comme si Dieu s’était engagé à nous les donner.
La foi doit reposer sur la Parole de Dieu et non sur une promesse que nous aurions inventée nous-mêmes. Nous pouvons présenter tous nos désirs au Seigneur, mais nous devons les soumettre humblement à sa volonté. Ce qu’il a clairement promis demeure certain ; ce que nous désirons personnellement doit rester entre ses mains.
« Garde le silence devant l’Éternel »
Le Psaume 37 aborde précisément la question de l’attente. David observe une réalité qui peut facilement troubler le croyant : certaines personnes qui font le mal semblent réussir. Elles prospèrent, obtiennent ce qu’elles désirent et donnent parfois l’impression de vivre sans conséquences. Le juste peut alors être tenté de se demander s’il vaut réellement la peine de continuer à marcher avec droiture.
Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui;
Ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies,
Contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.Psaumes 37:7
Le commandement est remarquable : « Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui. » David ne dit pas que le mal n’existe pas ou qu’il faut fermer les yeux devant l’injustice. Il nous enseigne plutôt à ne pas permettre à la prospérité momentanée du méchant de contrôler notre cœur. Notre paix ne doit pas dépendre de la comparaison constante avec les autres.
Nous pouvons être tentés d’envier ceux qui prospèrent injustement
La comparaison est particulièrement dangereuse lorsqu’elle ne tient compte que de ce qui est visible. Nous regardons quelqu’un qui a obtenu rapidement beaucoup d’argent et nous ignorons peut-être les moyens malhonnêtes qui ont été utilisés. Nous voyons la réussite extérieure sans connaître les conséquences intérieures, familiales, morales ou éternelles qui peuvent accompagner certaines décisions.
Une personne peut voler, tromper, exploiter ou mentir pour obtenir plus rapidement ce qu’elle désire. À court terme, elle peut même donner l’impression d’être plus avancée que celui qui cherche à rester honnête. Mais le Psaume 37 nous enseigne à regarder plus loin que le moment présent. Ce qui semble être une réussite aujourd’hui n’est pas nécessairement une réussite devant Dieu.
C’est ici que la permanence de la foi et de l’espérance devient importante. Le croyant ne mesure pas toute son existence à partir de quelques années de prospérité terrestre. Il vit devant Dieu avec une perspective plus longue, sachant que la fidélité possède une valeur que l’argent ne peut acheter.
L’attente nous protège parfois de mauvaises décisions
L’impatience peut devenir dangereuse parce qu’elle nous pousse à rechercher des raccourcis. Lorsque quelque chose tarde trop longtemps selon nous, nous commençons à penser : « Je dois provoquer moi-même la réponse. » Nous pouvons alors accepter une solution que nous aurions refusée dans un moment de calme.
Une personne peut entrer dans une relation malsaine simplement parce qu’elle est fatiguée d’attendre. Une autre peut accepter une affaire douteuse parce qu’elle veut résoudre immédiatement ses problèmes économiques. Une autre encore peut mentir ou manipuler une situation parce qu’elle pense que le résultat justifiera les moyens.
Attendre le Seigneur signifie refuser ce type de raccourci. Il vaut mieux attendre dans l’obéissance que réussir rapidement dans la désobéissance. Une bénédiction que nous cherchons à obtenir par le péché cesse d’être une bénédiction, même si elle possède extérieurement l’apparence du succès.
Le silence devant Dieu n’est pas de la passivité
Lorsque le psalmiste demande de garder le silence devant l’Éternel, cela ne signifie pas que nous devons cesser de travailler ou négliger nos responsabilités. Attendre Dieu n’est jamais une excuse pour devenir paresseux. Une personne qui cherche un emploi doit pouvoir prier tout en envoyant des candidatures. Celui qui désire progresser dans un domaine doit apprendre, travailler et utiliser les capacités que Dieu lui a données.
Le silence dont parle le psaume est surtout une attitude intérieure. Nous cessons de murmurer contre Dieu comme s’il avait perdu le contrôle. Nous cessons de comparer continuellement notre vie à celle des autres. Nous refusons de nous laisser dominer par l’agitation qui exige une solution immédiate.
Ainsi, attendre Dieu est une activité remplie de foi. Nous prions, nous obéissons, nous travaillons et nous faisons ce qui est juste pendant que nous attendons ce que nous ne pouvons pas produire nous-mêmes. Cette attitude demande beaucoup plus de maturité que l’inaction.
Pourquoi notre âme s’abat-elle pendant l’attente ?
Une longue attente peut fatiguer profondément. Au commencement, nous prions avec enthousiasme. Puis plusieurs semaines passent, ensuite plusieurs mois, et rien ne semble changer. Le cœur peut devenir lourd. Nous commençons parfois à nous demander si nous avons encore une raison d’espérer.
Les Psaumes connaissent très bien ce langage de l’âme abattue. Pourtant, cette tristesse n’est jamais présentée comme une raison d’abandonner complètement notre confiance. Au contraire, lorsque nous nous demandons pourquoi notre âme s’abat, nous sommes appelés à replacer notre espérance en Dieu et à nous souvenir que l’émotion présente n’est pas la fin de notre histoire.
Nous pouvons être découragés et pourtant prier. Nous pouvons être fatigués et continuer à croire. Nous pouvons même dire au Seigneur que l’attente devient difficile. Dieu ne nous demande pas de cacher notre fatigue derrière un langage religieux artificiel. Il nous demande de venir à lui avec cette fatigue et de continuer à espérer.
La colère peut naître de la comparaison
David poursuit son enseignement en abordant une autre réaction dangereuse : la colère. Nous pouvons regarder quelqu’un qui prospère par de mauvais moyens et ressentir une profonde irritation. Au commencement, cette réaction peut sembler être seulement un désir de justice, mais elle peut progressivement devenir amertume, envie ou même désir de vengeance.
Laisse la colère, abandonne la fureur;
Ne t’irrite pas, ce serait mal faire.Psaumes 37:8
L’expression « ce serait mal faire » mérite notre attention. David montre que l’irritation face au péché des autres peut finir par nous conduire nous-mêmes vers le péché. Nous commençons par condamner la mauvaise conduite de quelqu’un, puis notre cœur devient tellement rempli de colère que nous adoptons nous-mêmes des attitudes contraires à Dieu.
Le mal des autres ne doit jamais devenir une excuse pour notre propre désobéissance. Nous sommes responsables devant Dieu de notre manière de réagir, même lorsque nous avons réellement subi une injustice.
Nous ne devons pas imiter les méthodes que nous condamnons
Cette leçon est particulièrement importante lorsque nous avons l’impression que l’honnêteté nous fait avancer plus lentement. Nous pouvons observer quelqu’un qui ment dans les affaires, manipule les autres ou contourne les règles et qui semble obtenir davantage de résultats. La tentation apparaît alors : « Pourquoi rester juste si ceux qui trichent réussissent mieux ? »
Le Psaume 37 répond que leur prospérité actuelle n’est pas le critère final. Nous devons refuser de sacrifier notre intégrité pour gagner plus rapidement quelque chose de temporaire. Aucun avantage matériel ne peut compenser une conscience endurcie et une marche de désobéissance devant le Seigneur.
Attendre Dieu signifie parfois accepter de progresser plus lentement plutôt que de prendre un chemin mauvais. Cela exige beaucoup de foi parce que nous devons croire que l’obéissance demeure meilleure même lorsque ses résultats immédiats semblent moins impressionnants.
« Ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays »
David poursuit ensuite en opposant le destin des méchants à celui de ceux qui attendent le Seigneur. Cette comparaison traverse tout le Psaume 37. La prospérité du mal est réelle, mais elle est temporaire. En revanche, l’héritage de ceux qui appartiennent au Seigneur possède une permanence différente.
Car les méchants seront retranchés,
Et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays.Psaumes 37:9
Dans son contexte, cette promesse concerne particulièrement l’héritage du pays et la certitude que les méchants ne conserveront pas éternellement ce qu’ils semblent posséder. Mais le principe général nous dirige vers une réalité importante : Dieu aura le dernier mot sur l’histoire. Nous ne devons donc pas juger la fidélité de Dieu à partir d’une photographie momentanée.
Une personne peut sembler triompher aujourd’hui et tomber demain. Une injustice peut sembler ne jamais être corrigée, mais aucun acte n’échappe au jugement parfait du Seigneur. Notre responsabilité est de rester fidèles sans exiger que Dieu nous explique immédiatement toutes les raisons de son calendrier.
Les promesses de Dieu ne sont jamais en retard
Nous disons parfois que Dieu est « en retard » parce que nous comparons son calendrier au nôtre. Mais cette expression n’est pas réellement exacte. Dieu peut être plus lent que ce que nous désirons, mais il n’est jamais en retard par rapport à son propre dessein. Celui qui connaît parfaitement le commencement et la fin n’arrive jamais trop tard.
L’histoire de Lazare illustre cette réalité. Lorsque Jésus apprit que son ami était malade, il ne se rendit pas immédiatement à Béthanie. Du point de vue de Marthe et Marie, il aurait certainement été préférable qu’il arrive avant la mort de leur frère. Pourtant, le délai de Jésus faisait partie d’un dessein qui allait manifester sa gloire d’une manière qu’elles n’avaient pas anticipée.
Cela ne signifie pas que chaque attente se terminera par un miracle spectaculaire semblable. Mais elle nous enseigne que notre perception du délai est limitée. Ce qui nous paraît être un retard peut se trouver exactement à l’intérieur du calendrier souverain de Dieu.
Dieu utilise l’attente pour former notre caractère
Nous demandons parfois au Seigneur de nous donner davantage de patience, mais nous préférerions recevoir cette patience instantanément. Pourtant, la patience se développe précisément lorsque nous devons attendre. Nous demandons une foi plus forte, mais la foi grandit lorsque nous sommes placés dans des circonstances où nous devons croire avant de voir.
Ainsi, l’attente n’est pas seulement l’espace vide entre notre demande et la réponse. Elle peut devenir un atelier dans lequel Dieu travaille profondément notre caractère. Il peut utiliser ce temps pour nous apprendre la maîtrise de soi, la dépendance, l’humilité et la persévérance.
Nous regardons souvent uniquement ce que nous voulons recevoir, tandis que Dieu regarde également la personne que nous devenons pendant que nous attendons. Peut-être que la réponse n’est pas le seul objectif. Peut-être que le Seigneur veut également nous rendre plus semblables à Christ.
Attendre ne signifie pas cesser de servir Dieu
Une autre erreur consiste à mettre toute notre vie en pause jusqu’à l’arrivée de ce que nous attendons. Une personne pense : « Je servirai vraiment Dieu lorsque ce problème sera réglé » ou « Je serai reconnaissant lorsque j’aurai reçu cette réponse ». Mais la fidélité chrétienne doit commencer aujourd’hui.
Nous pouvons continuer à servir le Seigneur pendant que nous attendons. Nous pouvons prier, encourager les autres, apprendre sa Parole, travailler honnêtement et accomplir les responsabilités présentes. C’est précisément cette attitude que nous retrouvons dans l’appel à rester fervents d’esprit au service du Seigneur, même lorsque la fatigue ou les circonstances pourraient nous pousser au découragement.
Notre prochaine bénédiction ne doit pas devenir une condition préalable à notre obéissance actuelle. Dieu est déjà digne d’être servi aujourd’hui, même si certaines de nos prières n’ont pas encore reçu la réponse espérée.
Il existe des promesses déjà accomplies en Jésus-Christ
Lorsque nous parlons d’attendre les promesses de Dieu, nous devons également nous souvenir de tout ce qu’il a déjà accompli. Pendant des siècles, l’Ancien Testament annonçait la venue du Messie. Des générations vécurent et moururent sans voir l’accomplissement complet de cette promesse. Pourtant, lorsque le temps fixé par Dieu arriva, Jésus-Christ vint dans le monde.
Sa naissance, sa vie parfaite, sa mort et sa résurrection démontrent que Dieu est fidèle à sa Parole. La croix constitue une preuve beaucoup plus solide de sa fidélité que nos circonstances du moment. Lorsque nous sommes tentés de penser que Dieu ne tient pas ses promesses, nous devons regarder à Christ.
Le salut lui-même nous enseigne donc à attendre. Nous avons déjà reçu le pardon et la vie en Christ, mais nous attendons encore la pleine consommation de notre espérance. Nous attendons la résurrection, le retour du Seigneur et l’accomplissement final du royaume de Dieu.
L’espérance chrétienne regarde également vers l’éternité
Le Psaume 37 nous invite à ne pas être fascinés par la réussite momentanée des méchants parce que notre perspective doit être plus longue. Le chrétien n’évalue pas uniquement sa vie à partir de ce qu’il possède pendant quelques décennies sur cette terre. Il sait qu’une réalité éternelle se trouve devant lui.
Cette perspective ne nous rend pas indifférents aux responsabilités présentes. Au contraire, elle nous aide à les remettre à leur véritable place. L’argent est utile, mais il n’est pas éternel. La réputation humaine peut être agréable, mais elle disparaît rapidement. Les positions et les possessions passent. Christ demeure.
Lorsque nous nous souvenons de cela, l’envie perd progressivement sa puissance. Pourquoi envier celui qui possède beaucoup aujourd’hui mais vit loin de Dieu ? Le plus grand trésor n’est pas ce que nous pouvons accumuler, mais Christ lui-même et l’héritage éternel que nous avons en lui.
Que faire pendant que nous attendons ?
Premièrement, continuons à prier. L’attente ne doit pas faire taire notre communion avec Dieu. Nous pouvons répéter une demande avec persévérance sans croire que la répétition oblige le Seigneur à agir selon notre volonté. Jésus lui-même encourage ses disciples à prier et à ne pas se décourager.
Deuxièmement, continuons à obéir à ce que Dieu nous a déjà clairement montré. Nous n’avons peut-être pas encore la réponse concernant demain, mais nous connaissons plusieurs choses concernant aujourd’hui. Nous savons que nous devons marcher dans la vérité, aimer notre prochain, fuir le péché, travailler honnêtement et chercher le royaume de Dieu.
Troisièmement, refusons les raccourcis contraires à la Parole. Une longue attente ne nous donne jamais la permission de désobéir. Et enfin, rappelons-nous régulièrement la fidélité passée de Dieu. La mémoire spirituelle est importante : elle nous permet de regarder les anciennes délivrances et de dire que le Dieu qui nous a soutenus jusqu’ici n’a pas changé.
Lorsque la réponse de Dieu est différente de notre attente
Il existe également des moments où nous attendons longtemps et où Dieu répond finalement d’une manière différente de celle que nous avions demandée. Cette réalité peut être difficile à accepter. Nous avions construit une image très précise de ce que devait être la fidélité divine, et le Seigneur choisit un autre chemin.
C’est ici que la maturité spirituelle devient particulièrement importante. Notre confiance ne peut pas dépendre uniquement d’un résultat spécifique. Nous devons croire non seulement que Dieu possède la puissance de nous donner ce que nous demandons, mais aussi qu’il possède la sagesse de ne pas nous le donner lorsqu’un autre chemin correspond mieux à son dessein.
Jésus nous donne l’exemple parfait lorsqu’il prie à Gethsémané. Il présente son désir au Père, mais termine par une soumission totale : « Que ta volonté soit faite. » La foi la plus profonde n’est pas celle qui impose son résultat à Dieu, mais celle qui peut lui confier le résultat.
Ne laissons pas l’impatience voler notre paix
Une grande partie de notre anxiété vient de notre désir de contrôler ce qui ne nous appartient pas. Nous voudrions connaître la date, la manière et les circonstances exactes de la réponse. Lorsque nous ne possédons pas ces informations, notre imagination commence à produire toutes sortes de scénarios.
Le Psaume 37 nous appelle précisément à une autre attitude : garder le silence devant le Seigneur et espérer en lui. Cela signifie déposer devant Dieu cette obsession du contrôle. Nous faisons ce que nous devons faire aujourd’hui et nous lui laissons ce que lui seul peut accomplir demain.
Cette confiance produit une paix qui ne vient pas de la connaissance de toutes les réponses, mais de la connaissance de celui qui les possède. Nous pouvons ne pas savoir ce qui arrivera dans quelques mois, mais nous savons déjà que Dieu sera toujours Dieu lorsque ces mois arriveront.
Dieu demeure fidèle pendant toute l’attente
L’une des plus grandes erreurs serait de penser que Dieu ne commence à être fidèle qu’au moment où nous recevons la réponse. En réalité, il est fidèle pendant tout le processus. Il est fidèle pendant la première journée d’attente, pendant le désert, pendant les nuits de doute et au moment de l’accomplissement.
Nous pouvons parfois reconnaître sa fidélité rétrospectivement. Après être sortis d’une période difficile, nous regardons en arrière et découvrons plusieurs petites choses que nous n’avions pas remarquées : une parole reçue au bon moment, une personne utilisée pour nous encourager, une porte fermée qui nous avait protégés ou une force inattendue pour continuer.
Dieu n’est pas absent pendant que nous attendons. Il peut travailler dans notre cœur, dans les circonstances et même dans des domaines que nous ignorons complètement. Notre incapacité à voir son œuvre ne signifie pas que cette œuvre n’existe pas.
Attendons le Seigneur sans perdre courage
Le message du Psaume 37 reste donc profondément actuel. Nous vivons encore dans un monde où l’injustice peut sembler prospérer, où les personnes honnêtes rencontrent parfois de grandes difficultés et où les réponses que nous désirons peuvent tarder. Pourtant, Dieu nous appelle à ne pas laisser ces réalités détruire notre confiance.
N’envions pas celui qui obtient rapidement quelque chose par de mauvais moyens. N’abandonnons pas l’intégrité parce que l’obéissance semble momentanément plus lente. Ne permettons pas à la colère contre les injustices des autres de nous conduire nous-mêmes vers le péché. Attendons le Seigneur et continuons à marcher dans ses voies.
Si Dieu a véritablement promis quelque chose dans sa Parole, sa promesse ne peut échouer. Nous ne savons pas toujours quand ni de quelle manière certaines promesses trouveront leur pleine manifestation, mais nous savons qui les a prononcées. Celui qui promet est fidèle.
Ainsi, lorsque notre cœur devient impatient, souvenons-nous d’Israël dans le désert, de Joseph dans sa longue attente, de David avant son accession au trône et surtout de Jésus-Christ, en qui Dieu a accompli ses grandes promesses de salut. Continuons à prier, à servir et à obéir sans chercher les raccourcis du monde.
Le temps de Dieu ne ressemble pas toujours au nôtre, mais il n’est jamais désordonné. Ses voies demeurent sages, ses promesses certaines et son caractère parfaitement fidèle. Attendre le Seigneur n’est donc jamais une attente vide : c’est marcher avec espérance en sachant que notre vie repose entre les mains de celui qui connaît toutes choses et qui accomplit parfaitement tout ce qu’il a réellement promis.
3 comments on “Terre héritée pour celui qui attend dans le Seigneur”
Prayer
L’éternel est mon berger je ne manquerai jamais de rien
L’éternel est le maître de temps et de circonstances