Le seigneur viendra

« Le Seigneur vient bientôt » : telle est l’espérance que l’Église proclame depuis l’époque apostolique. Jésus-Christ reviendra avec puissance et gloire pour rassembler Son peuple et juger le monde. C’est pourquoi nous devons veiller, car nous ne savons ni le jour ni l’heure où notre Roi paraîtra.

La promesse certaine du retour de Jésus-Christ

Le retour de Jésus-Christ n’est ni une invention moderne ni une doctrine secondaire réservée aux personnes qui s’intéressent particulièrement aux prophéties. Il s’agit de l’une des grandes promesses du Nouveau Testament. Jésus Lui-même annonça à Ses disciples qu’Il reviendrait, et les apôtres répétèrent continuellement cette espérance dans leurs lettres aux premières Églises.

Après Sa résurrection, Jésus passa plusieurs jours avec Ses disciples avant de monter au ciel. Tandis qu’ils regardaient vers le ciel, des anges leur déclarèrent que ce même Jésus reviendrait de la manière dont ils L’avaient vu partir. Le Christ qui reviendra n’est donc pas une idée symbolique ou une simple influence spirituelle. Le Seigneur ressuscité reviendra personnellement, visiblement et glorieusement.

Lors de Sa première venue, Jésus naquit dans l’humilité. Il fut couché dans une crèche, vécut parmi les hommes, supporta le rejet et fut finalement crucifié. Lors de Sa seconde venue, Il apparaîtra comme le Roi victorieux. Il ne reviendra pas pour offrir une nouvelle fois Sa vie en sacrifice, car Son œuvre rédemptrice a déjà été parfaitement accomplie.

Il reviendra pour manifester publiquement Son règne, ressusciter les morts, rassembler les Siens et exercer le jugement. Toute la création reconnaîtra alors que Jésus-Christ est Seigneur. Les puissants de la terre ne pourront pas résister à Son autorité, et aucun ennemi ne pourra échapper à Sa présence.

Le lion de la tribu de Juda

Lors de Sa première venue, Jésus fut présenté comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Il accepta d’être humilié, frappé et conduit à la croix sans répondre par la violence. Il donna volontairement Sa vie afin de sauver Son peuple.

Cependant, l’Agneau immolé est aussi le lion de la tribu de Juda. Ces deux images ne présentent pas deux personnes différentes, mais deux aspects complémentaires de la gloire du même Sauveur. Celui qui s’est humilié jusqu’à la mort a été souverainement élevé.

Lorsqu’Il reviendra, personne ne pourra Le traiter comme les hommes Le traitèrent au Calvaire. Il ne portera plus une couronne d’épines, mais la couronne du Roi des rois. Il ne sera plus entouré de soldats qui se moquent de Lui, mais des armées célestes qui accomplissent Ses ordres.

Le Christ méprisé sera publiquement glorifié. Ceux qui auront rejeté Son autorité découvriront qu’Il possède tout pouvoir dans le ciel et sur la terre. Quant à ceux qui L’auront aimé et attendu, ils se réjouiront en voyant leur Rédempteur.

La patience de Dieu n’est pas un retard

8 Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

2 Pierre 3:8-10

À l’époque de l’apôtre Pierre, certaines personnes se moquaient déjà de la promesse du retour de Christ. Elles observaient que les années passaient et que le monde semblait continuer comme auparavant. Elles demandaient donc où était la promesse de Son avènement.

Pierre répond que le Seigneur ne mesure pas le temps comme les êtres humains. Nous vivons à l’intérieur du temps, avançant d’une journée à l’autre. Nous vieillissons, oublions et sommes limités par la durée de notre existence. Dieu, en revanche, est éternel.

La déclaration selon laquelle un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour ne constitue pas une formule mathématique destinée à calculer la date du retour. Elle souligne que Dieu n’est pas soumis à notre perception limitée du temps.

Ce qui nous paraît être une longue attente n’est pas un retard pour Lui. Dieu accomplit chacune de Ses promesses au moment parfaitement déterminé par Sa sagesse. Il ne peut pas oublier ce qu’Il a annoncé, changer d’avis par faiblesse ou manquer de puissance pour accomplir Sa parole.

Pourquoi Jésus-Christ n’est-Il pas encore revenu ?

Pierre explique que l’attente actuelle manifeste la patience de Dieu. Le Seigneur laisse encore le message de l’Évangile être annoncé parmi les nations. Il appelle les hommes à abandonner leur rébellion, à se repentir et à placer leur foi en Jésus-Christ.

Chaque journée supplémentaire est une expression de la bonté divine. Dieu n’est pas obligé d’accorder continuellement à l’humanité de nouvelles occasions. Pourtant, Il supporte avec patience un monde rempli d’incrédulité, de violence et d’idolâtrie.

La patience de Dieu ne signifie pas qu’Il approuve le péché ou qu’Il a renoncé au jugement. Elle signifie qu’Il retarde l’exécution finale de Sa justice afin que le dessein de rédemption soit pleinement accompli.

Pendant cette période, l’Évangile continue d’atteindre des hommes et des femmes de différentes langues et nations. Des yeux spirituellement aveuglés sont ouverts, des pécheurs sont conduits à la repentance et de nouvelles assemblées proclament le nom de Jésus-Christ.

Nous ne devrions donc pas interpréter l’attente comme une preuve d’absence. Dieu est activement en train de rassembler Son peuple. Lorsque le dernier chapitre de Son plan aura été accompli, Christ reviendra sans qu’aucune puissance puisse retarder Sa venue.

La repentance avant le jour du jugement

La patience du Seigneur constitue une invitation urgente à la repentance. L’être humain ne doit pas profiter de cette patience pour continuer tranquillement dans le péché. Chaque jour qui passe nous rapproche du moment où l’occasion de nous repentir prendra fin.

La repentance véritable ne consiste pas simplement à éprouver une peur passagère devant les conséquences du jugement. Elle implique un changement profond de pensée concernant Dieu, le péché et Jésus-Christ.

Celui qui se repent reconnaît qu’il a vécu dans la rébellion contre son Créateur. Il cesse de justifier ses fautes, confesse sa culpabilité et se tourne vers le Sauveur. Il comprend qu’aucune œuvre personnelle ne pourra effacer sa dette.

La foi et la repentance sont inséparables. Nous nous détournons du péché pour nous confier en Jésus-Christ, Celui qui a porté la condamnation des coupables à la croix. Son sang purifie tous ceux qui viennent sincèrement à Lui.

Il est dangereux de remettre continuellement cette décision à plus tard. Personne ne sait combien de temps il lui reste à vivre, et personne ne connaît le moment du retour du Seigneur. Aujourd’hui est le temps de chercher Dieu et de répondre à l’appel de l’Évangile.

Le jour du Seigneur viendra comme un voleur

Pierre affirme que le jour du Seigneur viendra comme un voleur. Cette comparaison ne signifie pas que Jésus posséderait les caractéristiques morales d’un voleur. Elle souligne le caractère soudain et inattendu de Son arrivée pour ceux qui ne veillent pas.

Un voleur n’annonce pas à l’avance l’heure précise à laquelle il entrera. Il arrive lorsque la maison n’est pas préparée. De la même façon, le monde continuera ses activités lorsque le jour du Seigneur apparaîtra soudainement.

Les hommes travailleront, voyageront, achèteront, vendront, construiront et prépareront leurs projets. Beaucoup penseront que l’histoire continuera indéfiniment comme auparavant. Mais au moment déterminé par Dieu, le Christ paraîtra.

Ce jour ne pourra pas être repoussé par les gouvernements, les armées ou les progrès technologiques. Aucun abri humain ne pourra cacher les pécheurs devant le regard du Juge. Les titres, les richesses et l’influence sociale perdront immédiatement toute importance.

Le retour de Christ sera inattendu pour le monde, mais il ne devrait pas surprendre spirituellement l’Église vigilante. Les croyants ne connaissent pas la date, mais ils savent que le Seigneur reviendra et organisent leur vie en fonction de cette certitude.

Pourquoi Dieu ne nous a-t-Il pas donné de date ?

Au cours de l’histoire, plusieurs personnes ont tenté de calculer la date précise du retour de Jésus-Christ. Toutes ces prédictions ont échoué, car elles ont cherché à découvrir ce que Dieu n’a pas voulu révéler.

Jésus déclara clairement que personne ne connaît le jour ni l’heure. Cette ignorance n’est pas une faiblesse de la foi, mais une limite volontairement établie par Dieu. Le Seigneur nous a donné tout ce que nous devons savoir pour être prêts, mais Il ne nous a pas communiqué un calendrier détaillé.

Si nous connaissions la date exacte, beaucoup seraient tentés de vivre dans l’insouciance avant d’essayer de se préparer au dernier moment. En cachant le moment précis, Dieu appelle chaque génération de croyants à demeurer constamment fidèle.

Notre responsabilité n’est donc pas de résoudre des calculs prophétiques compliqués, mais de marcher dans la sainteté. Nous ne devons pas transformer l’espérance chrétienne en spéculation, en peur excessive ou en recherche sensationnelle de signes.

Les événements du monde peuvent nous rappeler que l’histoire avance vers son terme, mais notre certitude ne repose pas sur les interprétations des nouvelles. Elle repose sur la parole immuable de Jésus-Christ.

Les cieux et la terre passeront

Pierre décrit le jour du Seigneur comme un bouleversement universel. Les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront et la terre avec ses œuvres sera exposée au jugement divin.

Ces paroles nous rappellent que le monde présent n’est pas éternel. Les bâtiments, les monuments, les royaumes et toutes les réalisations humaines finiront par disparaître. Ce que les hommes admirent aujourd’hui ne possédera aucune permanence devant la puissance de Dieu.

L’humanité investit énormément d’énergie pour construire une gloire terrestre. Des hommes recherchent la célébrité, accumulent des biens et désirent laisser leur nom dans l’histoire. Pourtant, toutes ces choses passeront.

Cela ne signifie pas que le travail, la culture ou la gestion de la création soient inutiles. Le chrétien doit accomplir ses responsabilités avec fidélité. Mais il ne doit jamais traiter les choses temporaires comme si elles constituaient sa véritable espérance.

Nous devons utiliser les biens de ce monde sans devenir leurs esclaves. Nos possessions sont provisoires, tandis que les réalités du royaume de Dieu sont éternelles.

Le retour de Christ et le jugement final

Le retour du Seigneur sera un jour de joie pour ceux qui Lui appartiennent, mais il sera aussi un jour de jugement pour ceux qui auront persisté dans l’incrédulité.

Jésus ne reviendra pas seulement pour délivrer Son Église. Il reviendra comme le Juge parfaitement juste. Tous les êtres humains devront comparaître devant Lui et rendre compte de leurs pensées, de leurs paroles et de leurs actions.

Aucun secret ne restera caché. Les actes que les hommes ont réussi à dissimuler seront dévoilés. Les injustices qui n’ont jamais été condamnées par les tribunaux terrestres seront examinées par Celui qui connaît toutes choses.

Le jugement de Dieu ne contiendra aucune erreur. Contrairement aux juges humains, le Seigneur ne manque jamais d’informations, ne reçoit aucun faux témoignage et ne peut pas être corrompu.

Cette réalité devrait produire en nous une sainte crainte. Le message du retour de Christ ne doit pas être présenté seulement comme une promesse encourageante, mais aussi comme un avertissement solennel.

Toutefois, ceux qui sont unis à Jésus-Christ ne doivent pas attendre ce jour dans la terreur de la condamnation. Leur Juge est aussi leur Sauveur. À la croix, Il a déjà porté la peine de leurs péchés.

Une espérance glorieuse pour l’Église

Pour les croyants, le retour de Jésus-Christ est une bienheureuse espérance. Il marquera la fin définitive de la souffrance, de la persécution, du péché et de la mort.

Les enfants de Dieu voient encore leurs corps vieillir, leurs proches mourir et leurs propres cœurs lutter contre le péché. Ils gémissent dans un monde marqué par la corruption. Mais cette situation ne durera pas éternellement.

Lorsque Christ apparaîtra, les morts en Lui ressusciteront et les croyants encore vivants seront transformés. Ils recevront des corps glorifiés, incorruptibles et délivrés de toute faiblesse.

Le peuple de Dieu sera réuni pour toujours avec son Seigneur. Il n’y aura plus de séparation, plus de larmes causées par le deuil et plus de tentation. La communion avec Dieu sera parfaite.

C’est pourquoi le chrétien peut traverser les difficultés présentes avec espérance. Sa souffrance n’est pas la conclusion de son histoire. Le meilleur n’est pas derrière lui, mais devant lui, dans la présence éternelle de Christ.

Le Roi revient pour chercher Son peuple

Jésus ne reviendra pas pour un peuple inconnu. Il viendra chercher ceux qu’Il a aimés, rachetés et sanctifiés. Chaque croyant véritable appartient au Berger qui a donné Sa vie pour Ses brebis.

Le Seigneur connaît parfaitement chacun des Siens. Aucun enfant de Dieu ne sera oublié, qu’il soit vivant ou déjà mort au moment de Son retour. La tombe ne pourra pas empêcher le Sauveur de rassembler ceux qu’Il a acquis par Son sang.

Cette certitude repose sur la fidélité de Dieu et non sur la force personnelle du croyant. Jésus conserve Son peuple et le conduira jusqu’à la gloire.

Les croyants peuvent parfois traverser des périodes de faiblesse, de doute ou d’abattement. Pourtant, le Bon Berger ne perd aucune de Ses brebis. Il les corrige, les relève et les préserve par Sa grâce.

Le retour de Christ révélera publiquement l’unité de l’Église véritable. Des hommes et des femmes de toutes les nations, de toutes les langues et de toutes les générations seront rassemblés devant le trône.

Vivre comme des pèlerins sur la terre

Puisque le monde présent passera, le chrétien doit vivre comme un pèlerin. Il réside temporairement sur la terre, mais sa citoyenneté véritable se trouve dans les cieux.

Un pèlerin ne considère pas son lieu de passage comme sa destination définitive. Il peut y accomplir des responsabilités importantes, nouer des relations et travailler avec sérieux, mais il garde les yeux fixés sur le but de son voyage.

De même, le chrétien ne doit pas vivre comme si la terre actuelle représentait son héritage final. Il ne doit pas placer toute son espérance dans une carrière, une maison, une réputation ou une réussite matérielle.

Vivre comme un pèlerin ne signifie pas négliger sa famille, son travail ou la société. Au contraire, l’espérance éternelle nous encourage à être fidèles dans chaque domaine. Nous savons que nous servirons Dieu jusque dans les choses ordinaires.

Cependant, nos décisions doivent refléter le fait que nous recherchons premièrement le royaume de Dieu. Nous refusons de sacrifier notre conscience pour obtenir un avantage temporaire.

Le retour de Christ nous appelle à la sainteté

Après avoir décrit la dissolution du monde présent, Pierre demande quelle sorte de personnes les croyants doivent être. Sa réponse est claire : ils doivent vivre dans la sainteté et la piété.

La prophétie biblique n’est pas destinée à satisfaire notre curiosité. Elle doit transformer notre conduite. Celui qui croit réellement que Jésus revient ne peut pas vivre tranquillement dans un péché volontaire et persistant.

Attendre le Seigneur signifie purifier nos pensées, surveiller nos paroles et abandonner les pratiques qui déshonorent Son nom. Nous ne cherchons pas la sainteté afin de mériter le salut, mais parce que nous avons été sauvés par grâce.

Le croyant désire être trouvé fidèle lorsque son Maître reviendra. Il ne veut pas avoir honte de sa conduite devant Celui qui l’a racheté au prix de Son propre sang.

Cette sainteté touche tous les domaines : notre utilisation du temps, nos relations, notre vie familiale, notre manière de travailler, nos habitudes secrètes et les contenus que nous choisissons de regarder.

L’espérance du retour de Christ purifie celui qui la possède véritablement. Elle nous rappelle que nous appartenons à un Seigneur saint et que nous Le verrons un jour face à face.

Gardons nos lampes allumées

Dans la parabole des dix vierges, Jésus compara l’attente de Son retour à des jeunes femmes qui attendaient l’arrivée de l’époux. Cinq étaient prudentes et avaient préparé suffisamment d’huile, tandis que les autres étaient imprudentes.

Lorsque l’époux arriva au milieu de la nuit, seules celles qui étaient préparées entrèrent avec lui dans la salle des noces. La porte fut ensuite fermée.

Cette parabole nous enseigne qu’une apparence religieuse ne suffit pas. Toutes les jeunes femmes possédaient des lampes et attendaient extérieurement le même époux. Pourtant, toutes n’étaient pas réellement préparées.

Il est possible de fréquenter une assemblée, de connaître le vocabulaire chrétien et d’apprécier certains enseignements sans avoir reçu une vie nouvelle. La préparation au retour de Christ commence par une relation authentique avec Lui.

Garder notre lampe allumée signifie demeurer dans la foi, la repentance et l’obéissance. Nous devons examiner notre cœur et nous assurer que notre espérance repose véritablement sur Jésus-Christ.

Ne nous laissons pas séduire par le monde

L’attente peut devenir longue, et le cœur humain est facilement distrait. Lorsque le retour du Seigneur semble lointain, nous pouvons commencer à vivre comme si le monde présent était permanent.

Les richesses, les plaisirs, les divertissements et les ambitions peuvent progressivement occuper toute notre attention. Nous continuons peut-être à professer la foi, mais notre cœur devient attaché aux choses terrestres.

Jésus avertit Ses disciples de veiller afin que leurs cœurs ne soient pas appesantis par les excès, les préoccupations de la vie et les distractions. Le jour du Seigneur pourrait les surprendre s’ils cessaient d’être vigilants.

Le monde nous encourage à rechercher la satisfaction immédiate. L’Évangile nous appelle à renoncer aux plaisirs pécheurs pour recevoir un héritage éternel. Cette attente demande de la persévérance.

Nous devons donc régulièrement examiner ce qui occupe notre esprit. Attendons-nous réellement le Seigneur ou sommes-nous devenus entièrement absorbés par les affaires de cette vie ?

Persévérer malgré les moqueries

Pierre avertit que des moqueurs apparaîtraient dans les derniers jours. Ils suivraient leurs propres désirs et ridiculiseraient la promesse du retour de Jésus-Christ.

Leur incrédulité ne provient pas toujours d’un manque d’information. Beaucoup rejettent le jugement futur parce qu’ils ne veulent pas abandonner leur manière de vivre. L’idée d’un Dieu qui demandera des comptes dérange leur désir d’autonomie.

Le croyant ne doit pas être intimidé par ces moqueries. La vérité d’une promesse divine ne dépend pas du nombre de personnes qui l’acceptent. Aux jours de Noé, la majorité se moquait probablement de l’idée d’un jugement, mais le déluge arriva.

Notre réponse ne doit pas être arrogante ou agressive. Nous devons expliquer notre espérance avec douceur, patience et fidélité. Nous savons que nous avons nous-mêmes été sauvés uniquement par la grâce.

La meilleure réponse aux moqueries est souvent une vie chrétienne persévérante. Lorsque les autres voient notre fidélité, notre paix et notre espérance au milieu des épreuves, ils découvrent que notre foi ne repose pas sur une émotion passagère.

Annoncer l’Évangile avant qu’il ne soit trop tard

L’attente du retour de Christ doit pousser l’Église à annoncer l’Évangile. Si le jugement approche et que Jésus est le seul Sauveur, nous ne pouvons pas conserver silencieusement ce message.

Nos proches, nos voisins et nos collègues ont besoin d’entendre que le pardon est offert en Jésus-Christ. Ils doivent savoir que le Fils de Dieu mourut pour les pécheurs, ressuscita et appelle tous les hommes à se repentir.

Nous ne connaissons pas toutes les personnes que Dieu sauvera par notre témoignage. Notre responsabilité est de proclamer fidèlement la vérité et de laisser le Saint-Esprit produire la conviction et la foi.

L’urgence ne signifie pas que nous devons manipuler les émotions ou utiliser la peur d’une manière abusive. Nous devons présenter honnêtement la gravité du péché, la réalité du jugement et la beauté de la grâce.

Le message de l’Évangile n’annonce pas seulement qu’un jugement arrive. Il proclame qu’un refuge a été préparé. Quiconque vient à Jésus-Christ avec repentance et foi ne sera pas rejeté.

Notre confiance repose sur la fidélité de Dieu

Lorsque l’attente semble longue, nous devons nous rappeler que Dieu n’a jamais manqué à une seule de Ses promesses. Tout ce qu’Il avait annoncé concernant la première venue de Christ s’est accompli au moment fixé.

Jésus naquit conformément aux prophéties, vécut dans une parfaite obéissance, fut rejeté, crucifié et ressuscita le troisième jour. Ces accomplissements nous donnent l’assurance que les promesses concernant Son retour se réaliseront également.

Notre espérance ne repose donc pas sur notre capacité à interpréter chaque événement mondial. Elle repose sur le caractère de Celui qui a parlé.

Dieu ne ment pas. Il ne fait pas une promesse qu’Il serait incapable d’accomplir. Même lorsque les hommes deviennent infidèles, Lui demeure fidèle, car Il ne peut pas Se renier.

Nous pouvons approfondir cette assurance en nous rappelant que les dons, l’appel et les desseins de Dieu sont irrévocables. Ce qu’Il a déterminé s’accomplira certainement.

La création attend son renouvellement

Le retour de Jésus ne signifie pas seulement la fin du monde présent. Il introduira aussi la pleine restauration de toutes choses. La création elle-même, actuellement soumise à la corruption, sera délivrée.

Depuis la chute d’Adam, le monde connaît la souffrance, les catastrophes, la maladie et la mort. Même la nature porte les conséquences du péché humain.

Toutefois, Dieu n’abandonnera pas définitivement Sa création. Après le jugement, Il établira de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera.

Le peuple de Dieu ne passera pas l’éternité comme des esprits sans corps dans une existence vague. Les croyants ressuscités vivront dans la création renouvelée, en parfaite communion avec leur Seigneur.

Tout ce qui est maintenant brisé sera restauré conformément au dessein divin. Il n’y aura plus de mort, de malédiction, de douleur ou de séparation.

L’avenir chrétien n’est pas une fuite incertaine, mais une restauration glorieuse accomplie par Jésus-Christ.

Une consolation pour ceux qui souffrent

Le message du retour de Jésus possède une valeur particulière pour les croyants persécutés, malades ou affligés. Il leur rappelle que leurs souffrances présentes ont une limite.

Certains chrétiens vivent dans des pays où confesser le nom de Jésus peut leur coûter leur emploi, leur liberté ou leur vie. D’autres traversent des épreuves que personne ne connaît pleinement.

Le Seigneur voit chacune de leurs larmes. Il n’oublie aucun acte de fidélité accompli en Son nom. Lorsqu’Il reviendra, Il manifestera publiquement la valeur de ceux que le monde avait méprisés.

Les persécuteurs peuvent sembler puissants pendant un temps, mais leur autorité est limitée. Le Roi des rois prononcera le jugement final et rendra justice à Son peuple.

Le chrétien peut donc persévérer même lorsqu’aucune délivrance immédiate n’apparaît. Il sait que sa confiance est en Dieu et qu’il ne doit pas craindre ce que les hommes peuvent lui faire.

Servir fidèlement jusqu’à ce qu’Il vienne

Attendre Jésus-Christ ne signifie pas abandonner nos responsabilités pour regarder continuellement vers le ciel. Les anges demandèrent aux disciples pourquoi ils restaient à regarder après l’ascension du Seigneur.

Le Christ leur avait confié une mission : annoncer l’Évangile et faire des disciples parmi toutes les nations. Cette mission demeure celle de l’Église jusqu’à Son retour.

Nous devons donc travailler, servir nos familles, édifier l’Église, aider les personnes dans le besoin et témoigner de la vérité. L’attente chrétienne est active.

Jésus raconta plusieurs paraboles dans lesquelles des serviteurs devaient administrer fidèlement les biens de leur maître pendant son absence. À son retour, chacun devait rendre compte de son travail.

De même, Dieu nous a confié du temps, des capacités, des ressources et des occasions de servir. Nous devons les utiliser pour Sa gloire, sachant que nous comparaîtrons devant Christ.

Le serviteur fidèle ne cherche pas seulement à paraître occupé lorsque le Maître revient. Il accomplit chaque jour son devoir parce qu’il aime Celui qui l’a envoyé.

La prière de l’Église : « Viens, Seigneur Jésus »

Le dernier livre de la Bible se termine par une prière simple et profonde : « Viens, Seigneur Jésus. » Cette demande exprime le désir de l’Église de voir enfin son Sauveur.

Prier pour le retour du Seigneur signifie désirer que Son nom soit pleinement glorifié, que le péché soit définitivement jugé et que Son peuple entre dans la joie éternelle.

Toutefois, pouvons-nous sincèrement demander à Jésus de revenir si nous aimons davantage le monde que Sa présence ? Notre réaction à cette prière révèle souvent l’état de notre cœur.

Celui qui connaît Christ peut désirer Son apparition, même s’il ressent une certaine faiblesse devant la majesté de ce jour. Il sait que Celui qui revient est le même Sauveur qui l’a aimé et racheté.

Cette prière nous aide aussi à replacer nos difficultés dans une perspective éternelle. Les problèmes qui semblent immenses aujourd’hui disparaîtront lorsque nous contemplerons le visage du Seigneur.

Conclusion : le Seigneur vient bientôt

Le retour de Jésus-Christ est certain. Les générations passent, les royaumes s’élèvent et disparaissent, mais la parole du Seigneur demeure éternellement.

Dieu ne tarde pas dans l’accomplissement de Sa promesse. Il use de patience, accordant encore aux hommes l’occasion d’entendre l’Évangile et de parvenir à la repentance. Mais cette période de patience ne durera pas toujours.

Le jour du Seigneur viendra soudainement, comme un voleur. Le monde présent passera, les œuvres cachées seront révélées et chaque personne comparaîtra devant Jésus-Christ.

Pour ceux qui demeurent dans l’incrédulité, ce message constitue un avertissement urgent : repentez-vous et croyez au Sauveur pendant qu’il est encore temps.

Pour ceux qui appartiennent déjà à Christ, il constitue une source de consolation et un appel à la fidélité. Marchons dans la sainteté, persévérons dans la prière, servons avec amour et annonçons l’Évangile.

Ne cherchons pas à découvrir une date que Dieu n’a pas révélée. Veillons plutôt sur notre cœur, gardons nos lampes allumées et accomplissons les responsabilités que le Seigneur nous a confiées.

Le Roi revient. Il ne viendra plus dans l’humiliation, mais avec puissance, majesté et gloire éternelle. Tout genou fléchira devant Lui et toute langue confessera que Jésus-Christ est Seigneur.

Que cette espérance brûle dans nos cœurs et transforme notre manière de vivre. Attendons avec foi les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habitera.

Oui, le Seigneur vient bientôt. Préparons-nous, demeurons fermes et prions avec toute l’Église : « Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »

Le réconfort du Seigneur réjouit mon âme
Crie au Seigneur, car il est bon

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