Regarder à Jésus, c’est tourner nos yeux vers Celui en qui se trouvent notre salut, notre espérance et notre véritable paix. Même lorsque les circonstances deviennent difficiles, nous pouvons continuer à croire en Jésus et Lui faire confiance, car Sa fidélité ne dépend jamais de ce que nous voyons autour de nous. Christ demeure notre refuge et notre espérance.
La vie chrétienne nous apprend constamment à détourner notre regard de nos propres forces pour le fixer sur le Seigneur. Il existe des situations que nous pouvons résoudre avec sagesse, travail et patience, mais il existe aussi des moments où nos ressources semblent complètement insuffisantes. C’est précisément dans ces périodes que notre foi est mise à l’épreuve. Nous découvrons alors si notre confiance repose réellement sur Dieu ou uniquement sur les circonstances favorables que nous espérions conserver.
Regarder à Jésus au milieu de nos difficultés
Regarder à Jésus ne signifie pas nier la réalité de la souffrance. La Bible ne nous demande jamais de prétendre que la douleur n’existe pas. Les hommes et les femmes des Écritures ont connu la maladie, le deuil, la persécution, la pauvreté, la solitude et l’incertitude. Certains ont pleuré devant Dieu et Lui ont présenté des questions difficiles. Pourtant, au milieu de leurs combats, ils ont découvert que le Seigneur reste digne de confiance lorsque tout le reste semble instable.
Nos yeux naturels se concentrent facilement sur les obstacles. Nous regardons le diagnostic, la dette, le conflit, la porte fermée ou l’attente qui semble interminable. La foi nous appelle cependant à regarder plus haut. Elle ne nous demande pas d’ignorer le problème, mais de nous souvenir que le problème n’est jamais plus grand que Dieu. Ce changement de perspective peut transformer notre manière d’affronter les jours difficiles.
Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.
Hébreux 12:2
L’auteur de l’épître aux Hébreux nous invite précisément à fixer nos regards sur Jésus. Notre foi n’est pas fondée sur une idée abstraite, mais sur une personne. Nous regardons Celui qui a vécu dans une parfaite obéissance au Père, qui a souffert, qui est mort pour les pécheurs et qui est ressuscité. Notre espérance possède donc un fondement solide: Jésus-Christ Lui-même.
Une femme qui avait épuisé toutes ses ressources
Parmi les récits les plus touchants des Évangiles se trouve celui de la femme atteinte d’une perte de sang depuis douze années. Son histoire nous présente une personne dont la souffrance avait duré bien plus longtemps qu’elle ne l’aurait certainement imaginé. Douze années représentent une période considérable. Il ne s’agissait pas d’une difficulté passagère, mais d’une réalité qui accompagnait sa vie quotidiennement.
Cette maladie affectait son corps, mais elle avait également des conséquences sociales et religieuses importantes dans le contexte de son époque. Elle connaissait donc non seulement la faiblesse physique, mais aussi l’isolement et probablement un profond découragement. Marc explique qu’elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins et qu’elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait sans recevoir l’amélioration qu’elle espérait.
Imaginez l’accumulation des déceptions. À chaque nouvelle tentative pouvait apparaître une nouvelle espérance: peut-être que cette fois le traitement fonctionnerait, peut-être que cette personne posséderait enfin la solution. Pourtant, les années passaient et la situation demeurait. Ses ressources diminuaient tandis que sa maladie persistait.
Beaucoup peuvent s’identifier à ce sentiment sans nécessairement souffrir de la même maladie. Nous connaissons parfois des périodes où nous avons essayé plusieurs solutions sans obtenir le résultat souhaité. Nous avons demandé conseil, travaillé davantage, attendu, prié et cherché différentes possibilités. Malgré tout, la situation semble rester exactement au même endroit. C’est alors que le découragement peut commencer à murmurer que rien ne changera jamais.
Elle entendit parler de Jésus
Mais quelque chose changea lorsque cette femme entendit parler de Jésus. Les récits concernant le Seigneur circulaient certainement dans les régions où Il exerçait Son ministère. On racontait que des malades avaient été guéris, que des personnes autrefois sans espoir avaient été restaurées et que Jésus enseignait avec une autorité extraordinaire. Cette femme entendit ces choses et une conviction grandit dans son cœur.
Elle se disait que si elle pouvait simplement toucher les vêtements de Jésus, elle serait guérie. Sa confiance ne reposait pas sur le tissu du vêtement comme s’il possédait une puissance magique. Son espérance était dirigée vers la personne de Jésus. Elle croyait que Celui qui se trouvait devant elle possédait une puissance que toutes les solutions précédentes n’avaient pas pu lui apporter.
Cette scène nous rappelle combien il est précieux d’entendre parler de Christ. La foi chrétienne est nourrie par la vérité concernant Jésus: qui Il est, ce qu’Il a accompli, ce qu’Il a promis et ce que les Écritures révèlent de Son caractère. Voilà pourquoi nous devons régulièrement revenir à la Parole de Dieu. Lorsque notre esprit est continuellement rempli uniquement de problèmes, notre peur grandit facilement. Lorsque notre esprit est nourri de la vérité de Dieu, notre confiance est fortifiée.
Une foi qui pousse à s’approcher de Christ
La foi de cette femme ne resta pas uniquement dans ses pensées. Elle se mit en mouvement. Malgré sa faiblesse et malgré la foule qui entourait Jésus, elle s’approcha de Lui. Son histoire nous rappelle qu’une foi authentique produit une réponse. Elle nous pousse vers Christ plutôt que loin de Lui.
C’est un principe important pour notre vie spirituelle. Lorsque nous traversons une période difficile, la tentation peut parfois être de nous éloigner de Dieu. Nous prions moins, nous ouvrons moins les Écritures et nous nous isolons davantage. Nous pouvons penser: « Pourquoi continuer si je ne vois aucune réponse? » Pourtant, c’est précisément lorsque nous sommes faibles que nous avons besoin de nous approcher davantage du Seigneur.
La foi n’est pas la certitude que Dieu accomplira toujours exactement ce que nous avons décidé. Elle est la confiance que Dieu demeure bon, sage et souverain même lorsque Sa réponse diffère de nos attentes. Cela nous permet de nous approcher de Lui avec liberté, de Lui présenter nos besoins et de remettre entre Ses mains le résultat final.
Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.
Hébreux 11:6
Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu
Hébreux 11 nous présente la foi comme un élément fondamental de la relation avec Dieu. Il ne suffit pas simplement d’admettre intellectuellement que Dieu existe. Jacques rappelle même que les démons croient également en l’existence de Dieu et tremblent. La foi biblique implique la confiance, la dépendance et l’abandon à Celui que nous reconnaissons comme Seigneur.
Cette foi est extrêmement précieuse. La Bible montre que les épreuves peuvent même servir à manifester et purifier cette confiance. Pour cette raison, il est utile de comprendre pourquoi la foi est plus précieuse que l’or. Les biens matériels peuvent disparaître, la santé peut changer et nos projets peuvent être interrompus, mais une foi véritable nous attache à Christ, Celui qui ne change jamais.
Notre foi ne doit donc pas dépendre uniquement des miracles visibles. Si nous croyons seulement lorsque tout fonctionne comme nous le désirons, notre confiance reste fragile. Dieu veut nous apprendre à marcher avec Lui lorsque nous comprenons et également lorsque nous ne comprenons pas. La foi mature ne dit pas seulement: « Je crois parce que je vois »; elle apprend aussi à dire: « Je crois parce que je connais Celui en qui j’ai placé ma confiance. »
Jésus s’arrêta pour cette femme
Lorsque la femme toucha le vêtement de Jésus, sa guérison fut immédiate. Jésus demanda alors qui L’avait touché. Les disciples furent surpris par cette question, puisque toute une foule entourait le Seigneur et plusieurs personnes Le pressaient. Pourtant, Jésus faisait une distinction entre le simple contact physique de la foule et le geste particulier de cette femme.
Elle finit par se présenter devant Lui en tremblant et raconta ce qui s’était produit. Jésus ne l’humilia pas et ne la repoussa pas. Il l’accueillit et confirma ce qui venait de se passer. Cette rencontre est particulièrement belle parce que Jésus ne se contenta pas d’accomplir une guérison physique. Il s’adressa personnellement à elle.
Cela nous enseigne quelque chose de précieux sur le caractère du Seigneur. Jésus n’agit pas comme une force impersonnelle. Dans les Évangiles, nous Le voyons regarder les personnes, leur parler, entendre leurs cris et connaître leurs besoins. Même lorsqu’Il était entouré par des multitudes, les individus n’étaient pas invisibles à Ses yeux.
Jésus voit l’individu au milieu de la foule
Cette même compassion apparaît dans beaucoup d’autres récits. À Béthesda, par exemple, Jésus s’approcha d’un homme malade depuis trente-huit années. L’histoire du paralytique près de l’étang nous rappelle que le Seigneur connaissait parfaitement sa longue souffrance. Les années d’attente de cet homme n’étaient pas inconnues de Dieu.
Cette vérité apporte une profonde consolation. Nous pouvons parfois avoir l’impression que personne ne comprend réellement ce que nous traversons. Certaines douleurs sont difficiles à expliquer. Il existe des batailles intérieures que même les personnes les plus proches de nous ne voient pas complètement. Cependant, rien de notre vie n’est caché au Seigneur.
Il connaît les prières que nous n’arrivons plus à formuler correctement. Il connaît les larmes versées lorsque personne ne regarde. Il sait combien de temps une situation a duré, combien de fois nous avons essayé et combien de fois nous avons été déçus. Cette connaissance parfaite de Dieu doit nous encourager à continuer à venir vers Lui.
Les miracles de Jésus révèlent qui Il est
Lorsque nous lisons les Évangiles, nous rencontrons continuellement la puissance extraordinaire de Jésus. Les aveugles retrouvent la vue, les lépreux sont purifiés, les paralysés marchent, les personnes tourmentées sont délivrées et même les morts sont rappelés à la vie. Ces miracles ne sont pas simplement des histoires destinées à nous impressionner. Ils révèlent l’identité et l’autorité du Christ.
Jésus possède autorité sur la maladie, sur la nature, sur les puissances spirituelles et sur la mort. Ses œuvres accompagnent Son enseignement et manifestent la venue du royaume de Dieu. Lorsque Jean-Baptiste envoya ses disciples demander si Jésus était bien Celui qui devait venir, le Seigneur répondit en attirant notamment leur attention sur les œuvres qui étaient accomplies.
Cependant, les miracles physiques indiquent aussi une réalité encore plus profonde. Un corps guéri demeure mortel et finira un jour par mourir. Notre plus grand besoin n’est donc pas seulement la guérison du corps, mais la réconciliation avec Dieu. Jésus est venu sauver les pécheurs, pardonner leurs fautes et leur donner la vie éternelle.
La foi chrétienne n’est pas une garantie d’absence de souffrance
Lorsque nous méditons sur les guérisons accomplies par Jésus, nous devons éviter une conclusion qui pourrait blesser inutilement ceux qui traversent encore la maladie. La Bible n’enseigne pas que chaque croyant recevra nécessairement une guérison physique immédiate s’il possède suffisamment de foi. Des hommes profondément fidèles à Dieu ont connu la souffrance, la maladie et même la mort.
L’apôtre Paul lui-même parla d’une « écharde dans la chair » et expliqua avoir demandé trois fois au Seigneur qu’elle lui soit ôtée. La réponse qu’il reçut fut que la grâce de Dieu lui suffisait et que Sa puissance s’accomplissait dans la faiblesse. La foi de Paul n’était donc pas démontrée par l’absence de souffrance, mais par sa confiance en Dieu au milieu de cette faiblesse.
Cette distinction est essentielle. Nous pouvons demander la guérison avec foi. Nous pouvons supplier Dieu d’intervenir. Nous pouvons croire qu’Il possède toute puissance. Mais nous devons également reconnaître que Sa sagesse est supérieure à la nôtre. La véritable foi ne cherche pas à commander Dieu; elle se remet entre Ses mains.
Dieu peut nous soutenir même lorsque l’épreuve continue
Il existe des moments où Dieu délivre rapidement et d’autres où Il nous donne la force de traverser une longue période d’épreuve. Dans les deux situations, Sa présence demeure précieuse. Notre espérance ne repose pas uniquement sur le fait que le problème disparaîtra demain, mais sur la certitude que nous ne sommes jamais abandonnés entre les mains du hasard.
Parfois, le miracle que nous attendons est un changement extérieur, tandis que Dieu commence par accomplir une œuvre profonde à l’intérieur de nous. Il nous apprend la patience, brise notre autosuffisance, fortifie notre caractère et nous enseigne une dépendance que nous n’aurions peut-être jamais apprise dans une période confortable.
Cela ne signifie pas que la souffrance devient agréable. La douleur reste douloureuse. Mais elle ne devient pas nécessairement inutile. Dieu est capable d’utiliser même les périodes les plus difficiles pour nous rapprocher de Lui et produire en nous quelque chose qui porte du fruit pour l’éternité.
La foi grandit en écoutant la Parole de Dieu
Comment pouvons-nous développer notre foi? Nous ne pouvons pas simplement nous ordonner d’avoir davantage confiance. La foi se nourrit en grande partie de la connaissance de Dieu. Plus nous découvrons Son caractère dans les Écritures, plus nous avons de raisons de nous reposer sur Lui.
La Bible nous raconte Sa fidélité à travers les générations. Elle nous montre Ses promesses, Ses jugements, Sa miséricorde, Sa sagesse et surtout l’œuvre accomplie en Jésus-Christ. Lorsque nous méditons régulièrement cette vérité, notre regard cesse progressivement d’être dominé par ce qui change chaque jour.
Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.
Romains 10:17
Voilà pourquoi nous devons ouvrir les Écritures même lorsque nous ne ressentons aucune émotion particulière. La foi chrétienne ne repose pas sur une succession permanente de sensations fortes. Certains jours, notre cœur sera rempli d’enthousiasme; d’autres jours, nous devrons simplement continuer à obéir avec fidélité. La Parole de Dieu demeure vraie indépendamment de nos émotions.
La prière nous apprend à dépendre du Seigneur
La foi s’exprime également dans la prière. Lorsque nous prions, nous reconnaissons implicitement que nous avons besoin de quelqu’un de plus grand que nous. Nous déposons nos préoccupations devant Dieu et Lui demandons d’intervenir selon Sa sagesse. Dans les temps d’angoisse, nous pouvons faire nôtre le désir exprimé dans cette méditation: « Écoute ma prière, Seigneur ».
Toutes nos prières ne seront pas longues. Il existe des moments où nous disposons de nombreux mots et d’autres où la douleur nous laisse presque silencieux. Dieu n’est pas impressionné par la longueur de nos phrases. Il connaît le cœur qui s’approche de Lui. Une simple supplication prononcée avec sincérité peut exprimer une dépendance profonde.
Nous devons donc persévérer dans la prière. Une réponse qui tarde n’est pas une invitation à abandonner Dieu. Jésus Lui-même enseigna à Ses disciples la nécessité de toujours prier et de ne point se relâcher. La persévérance transforme l’attente en un lieu de communion avec le Seigneur.
Quand notre foi devient faible
Même les croyants sincères connaissent des moments de faiblesse. La Bible ne cache pas les hésitations de ceux qui suivaient Dieu. Les disciples eux-mêmes ont parfois eu peur malgré tout ce qu’ils avaient déjà vu Jésus accomplir. Pierre a commencé à s’enfoncer lorsqu’il détourna son attention de Christ vers la force du vent et des vagues.
Un père venu chercher la délivrance de son fils prononça une prière qui décrit parfaitement cette tension humaine: « Je crois! viens au secours de mon incrédulité! » Cette parole nous rappelle que nous pouvons venir vers Jésus même lorsque notre foi nous semble faible. Nous n’avons pas besoin d’attendre d’avoir une confiance parfaite pour demander Son secours.
La force de notre espérance ne vient finalement pas de la perfection de notre foi, mais de la perfection de Celui en qui nous croyons. Une foi tremblante placée dans un Sauveur puissant possède un meilleur fondement qu’une confiance immense placée dans quelque chose qui ne peut pas sauver.
Regarder Jésus plutôt que nos propres mérites
Nous pouvons parfois tomber dans une autre erreur: regarder continuellement à nous-mêmes. Nous analysons notre performance spirituelle et nous nous demandons si nous avons suffisamment prié, suffisamment ressenti ou suffisamment cru pour que Dieu nous écoute. Bien que la discipline chrétienne soit importante, notre accès à Dieu ne dépend pas de notre perfection personnelle.
Nous venons au Père par Jésus-Christ. Notre confiance repose sur Son œuvre accomplie et non sur notre capacité à devenir assez méritants. Cela nous donne une grande liberté pour confesser nos faiblesses. Nous pouvons dire à Dieu que nous avons peur, que nous sommes fatigués et que nous avons besoin d’aide.
Regarder à Jésus signifie également arrêter de faire de nous-mêmes le centre de notre espérance. Nous ne sommes pas notre propre sauveur. Notre intelligence, nos ressources et notre discipline ont des limites. Christ, Lui, demeure le même hier, aujourd’hui et éternellement.
Une espérance plus grande que la guérison temporelle
Chaque personne guérie par Jésus durant Son ministère terrestre a finalement quitté ce monde. Lazare, que Jésus ressuscita, mourut de nouveau un jour. Cela nous montre que les miracles physiques, aussi merveilleux soient-ils, ne constituent pas l’espérance finale du christianisme.
Notre espérance ultime est la résurrection et la vie éternelle en présence de Dieu. Un jour, pour ceux qui appartiennent à Christ, la maladie, les larmes, le vieillissement et la mort ne seront plus. La victoire définitive ne consiste donc pas simplement à obtenir quelques années supplémentaires dans un corps mortel, mais à recevoir la vie éternelle par Jésus-Christ.
Cette espérance change notre manière de considérer nos épreuves présentes. Nous continuons à demander à Dieu Son intervention, mais nous savons que même la pire circonstance terrestre ne peut annuler la promesse de l’Évangile. Celui qui est en Christ possède une espérance que la mort elle-même ne peut détruire.
Continuons à regarder à Jésus
Peut-être traversons-nous aujourd’hui une situation dont nous ne voyons pas encore l’issue. Peut-être avons-nous attendu beaucoup plus longtemps que prévu. Nous avons essayé plusieurs solutions et notre force commence à diminuer. L’histoire de la femme malade depuis douze années nous rappelle qu’il faut continuer à tourner notre regard vers Christ.
Nous ne connaissons pas toujours la manière dont Dieu répondra à chaque demande. Mais nous savons qui Il est. Nous connaissons Son caractère révélé dans les Écritures et nous avons devant nous la plus grande preuve de Son amour: Jésus-Christ crucifié pour les pécheurs et ressuscité d’entre les morts.
Demandons donc au Seigneur de fortifier notre foi. Lorsque la peur apparaît, regardons à Jésus. Lorsque notre cœur est découragé, regardons à Jésus. Lorsque nous obtenons une réponse favorable, remercions Jésus. Lorsque nous devons encore attendre, restons près de Jésus.
Notre foi ne doit pas être une simple émotion momentanée, mais une confiance qui grandit au fil de notre marche avec Dieu. Chaque jour nous donne une nouvelle occasion d’apprendre que le Seigneur est fidèle, même lorsque nous ne comprenons pas immédiatement Ses voies.
Regardons donc à Jésus, le chef et le consommateur de notre foi. Approchons-nous de Lui dans la prière, nourrissons notre cœur de Sa Parole et remettons entre Ses mains nos besoins, nos peurs et notre avenir. Les circonstances peuvent changer, notre force peut diminuer et certaines réponses peuvent tarder, mais Christ demeure. Et parce qu’Il demeure, nous pouvons continuer à avancer avec foi, avec patience et avec une espérance qui ne dépend pas de ce que nos yeux voient aujourd’hui.