La vie chrétienne possède une joie que les circonstances de ce monde ne peuvent pas produire. Cette joie grandit lorsque nous apprenons à garder la Parole de Dieu dans notre cœur et à demeurer près de Christ. La véritable joie du croyant trouve sa source dans le Seigneur.
Cela ne signifie pas que le chrétien ne connaîtra jamais la tristesse, les larmes ou les périodes de découragement. La Bible ne présente pas la vie avec Dieu comme une succession permanente de moments heureux. Les serviteurs du Seigneur ont connu la persécution, la maladie, les déceptions, les pertes et parfois de longues périodes d’attente. Pourtant, au milieu de toutes ces réalités, ils possédaient quelque chose que les circonstances ne pouvaient pas complètement leur enlever: l’espérance et la joie qui viennent de Dieu.
La joie chrétienne est différente de celle du monde
Le monde associe souvent la joie à ce que nous possédons ou à ce qui nous arrive. Une bonne nouvelle produit de la joie. Une promotion, une réussite, un voyage, une nouvelle acquisition ou une relation heureuse peuvent certainement nous apporter du plaisir. Il n’y a rien de mauvais à remercier Dieu pour ces bonnes choses. Cependant, toutes ces circonstances peuvent changer.
Un projet peut échouer. Une situation financière peut devenir difficile. Une personne peut nous décevoir. Notre santé peut changer. Si toute notre joie dépend exclusivement de circonstances favorables, elle sera constamment fragile.
La joie chrétienne possède un fondement différent. Elle repose sur ce que Dieu est et sur ce qu’Il a accompli pour nous en Jésus-Christ. Les circonstances peuvent varier, mais Dieu demeure le même. Son caractère ne change pas, Ses promesses restent certaines et l’œuvre de Christ ne perd jamais sa valeur.
Voilà pourquoi le croyant peut éprouver de la tristesse tout en possédant une profonde espérance. Ces deux réalités ne sont pas nécessairement contradictoires. Nous pouvons pleurer à cause d’une situation douloureuse et pourtant savoir que notre vie reste entre les mains de Dieu.
Jésus veut que Sa joie soit en nous
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
Jean 15:10
Ces paroles de Jésus apparaissent dans un passage où Il parle longuement de demeurer en Lui. Christ utilise notamment l’image du cep et des sarments. Un sarment ne peut porter du fruit s’il est séparé du cep. De la même manière, notre vie spirituelle ne peut pas produire durablement du fruit si nous cherchons à vivre indépendamment du Seigneur.
Jésus établit également un lien profond entre l’amour et l’obéissance. Garder Ses commandements ne signifie pas essayer d’acheter Son amour par nos bonnes œuvres. Nous obéissons parce que nous appartenons à Christ et parce que Son amour transforme progressivement notre volonté.
L’obéissance chrétienne n’est pas destinée à détruire notre joie. Au contraire, Jésus présente l’obéissance comme faisant partie d’une communion dans laquelle Sa propre joie remplit Ses disciples.
Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
Jean 15:11
Cette déclaration est extraordinaire. Jésus ne dit pas simplement qu’Il souhaite que Ses disciples soient occasionnellement heureux. Il parle de « ma joie ». Il existe donc une joie profondément liée à notre communion avec Christ, à Son amour et à la vérité qu’Il nous enseigne.
La joie du Seigneur ne signifie pas sourire constamment
Nous devons éviter une conception superficielle de la joie chrétienne. Être joyeux dans le Seigneur ne signifie pas devoir afficher un sourire artificiel lorsque notre cœur souffre profondément. La Bible nous donne la liberté de pleurer. Jésus Lui-même pleura devant le tombeau de Lazare.
Les Psaumes contiennent également de nombreuses prières où les auteurs expriment ouvertement leur douleur. David demande parfois à Dieu pourquoi Il semble loin. D’autres psaumes parlent de nuits remplies de larmes, de peur, de solitude ou de profond découragement.
La foi biblique n’exige donc pas que nous cachions nos émotions. La joie du Seigneur est plus profonde qu’un état émotionnel momentané. Elle peut demeurer sous les larmes parce qu’elle repose sur la certitude que Dieu est toujours présent et que notre souffrance n’aura pas le dernier mot.
Nous pouvons être attristés par une perte tout en nous réjouissant de notre espérance éternelle. Nous pouvons être préoccupés par une situation tout en croyant que Dieu reste souverain. Nous pouvons traverser une période difficile tout en continuant à louer le Seigneur pour Sa fidélité.
Les difficultés ne détruisent pas nécessairement notre joie
Les épreuves peuvent certainement affecter nos émotions. Il serait irréaliste d’affirmer le contraire. Mais elles ne possèdent pas l’autorité nécessaire pour retirer la présence de Dieu de notre vie. C’est pourquoi nous sommes appelés à persévérer dans les épreuves et les difficultés plutôt qu’à abandonner lorsque la route devient difficile.
La persévérance ne consiste pas à prétendre que l’épreuve est facile. Elle consiste à continuer à croire, prier, obéir et chercher Dieu même lorsque nous aimerions voir les circonstances changer immédiatement.
Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés,
sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience.Jacques 1:2-3
À première vue, cette déclaration de Jacques peut sembler étrange. Comment une épreuve peut-elle devenir un sujet de joie? Jacques ne dit pas que la souffrance elle-même est agréable. La joie vient de la connaissance de ce que Dieu peut produire au travers de cette épreuve.
Lorsque notre foi est éprouvée, la persévérance peut grandir. Nous découvrons parfois dans la difficulté une dépendance envers Dieu que nous n’aurions jamais développée dans une vie entièrement confortable.
La joie peut grandir au milieu de l’épreuve
Certaines des leçons spirituelles les plus profondes sont apprises dans des saisons que nous n’aurions jamais choisies. Lorsque tout fonctionne bien, nous pouvons facilement croire que nous contrôlons notre vie. Une épreuve révèle rapidement nos limites.
Elle nous rappelle que notre santé, nos projets, nos ressources et même le lendemain ne sont pas entièrement entre nos mains. Cette prise de conscience peut être douloureuse, mais elle peut également nous pousser à nous appuyer davantage sur le Seigneur.
Paul et Silas offrent un exemple remarquable. Après avoir été battus et emprisonnés à Philippes, ils priaient et chantaient les louanges de Dieu au milieu de la nuit. Leur situation n’avait rien d’agréable. Ils étaient blessés et enfermés. Pourtant, leur relation avec Dieu n’avait pas été emprisonnée avec eux.
Une joie qui peut louer Dieu dans une prison possède une source beaucoup plus profonde que les circonstances. Voilà la joie que le monde ne peut ni fabriquer ni comprendre pleinement.
La joie du Seigneur devient une force
Une expression très connue des Écritures apparaît dans Néhémie: « La joie de l’Éternel sera votre force. » Cette parole fut prononcée à un peuple qui avait entendu la loi et qui pleurait en prenant conscience de ses fautes.
Il existe donc un moment pour la tristesse selon Dieu, notamment lorsque nous reconnaissons notre péché. Mais le peuple ne devait pas rester éternellement écrasé. Il devait également se souvenir de la grâce de Dieu et se réjouir devant Lui.
Ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force.
Néhémie 8:10
La joie fortifie parce qu’elle réoriente notre regard. Lorsque nous pensons uniquement à nos problèmes, ils peuvent sembler occuper tout l’horizon. Lorsque nous nous souvenons de Dieu, nous découvrons qu’il existe une réalité plus grande que ce que nous traversons actuellement.
Nous nous rappelons que nous avons été pardonnés en Christ, que Dieu nous a adoptés, que Son Esprit demeure en Ses enfants et que notre espérance dépasse cette vie présente. Ces vérités nourrissent le cœur lorsque les circonstances veulent le décourager.
L’amour de Dieu nourrit notre joie
Il est difficile de comprendre la joie chrétienne sans considérer l’amour de Dieu. Notre joie repose en grande partie sur cette magnifique vérité: le salut trouve son origine non dans notre mérite, mais dans la grâce et l’amour que Dieu a manifestés en Jésus-Christ.
Lorsque nous regardons à la croix, nous découvrons la profondeur de cet amour. Christ n’est pas mort pour des personnes qui avaient réussi à devenir parfaites. Paul affirme que Dieu prouve Son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.
Cette vérité produit une joie profonde parce qu’elle nous libère de l’idée que nous devons constamment mériter l’amour de Dieu. Le croyant cherche à obéir, mais son espérance ne repose pas sur une performance personnelle parfaite.
Notre joie est enracinée dans une grâce que nous n’aurions jamais pu gagner par nous-mêmes. Lorsque nous comprenons cela, la gratitude commence naturellement à remplir notre cœur.
La gratitude protège notre cœur du découragement
La Bible associe régulièrement la joie aux actions de grâces. La gratitude nous apprend à reconnaître ce que Dieu a déjà fait au lieu de vivre uniquement concentrés sur ce qui nous manque encore.
Cela ne signifie pas ignorer les problèmes. Une personne reconnaissante peut encore avoir des besoins importants. Mais elle refuse de laisser ces besoins effacer complètement le souvenir de la fidélité passée de Dieu.
Nous pouvons remercier Dieu pour le salut, pour Sa Parole, pour la possibilité de prier, pour les frères et sœurs dans la foi et pour toutes les manifestations quotidiennes de Sa bonté. Même les choses que nous considérons facilement comme ordinaires peuvent devenir des raisons de gratitude.
Lorsque notre esprit prend l’habitude de rechercher uniquement ce qui ne va pas, le mécontentement grandit. Lorsque nous apprenons à reconnaître aussi les bienfaits reçus, notre perspective commence à changer.
Nous devons garder la Parole dans notre cœur
Jésus relie Sa joie à ce qu’Il vient d’enseigner à Ses disciples. Cela nous rappelle l’importance de remplir régulièrement notre pensée de la vérité biblique. Une joie spirituellement solide ne peut pas être nourrie exclusivement par des slogans motivants.
Nous avons besoin des promesses de Dieu, mais également de Ses commandements, de Ses avertissements et de l’ensemble de Sa vérité. La Parole corrige nos fausses attentes et nous apprend à voir les circonstances à travers une perspective plus grande.
Lorsque la peur nous dit que Dieu nous a abandonnés, les Écritures nous rappellent Sa fidélité. Lorsque la culpabilité après une repentance sincère cherche à nous maintenir écrasés, l’Évangile nous rappelle le pardon disponible en Christ. Lorsque le monde affirme que notre valeur dépend de nos possessions, Jésus nous montre un autre trésor.
La Parole nourrit la joie parce qu’elle nourrit notre connaissance de Dieu.
La prière renouvelle notre communion avec Dieu
La joie chrétienne est également entretenue par la prière. Une personne qui garde tout son fardeau intérieurement peut rapidement se sentir écrasée. Dieu nous invite au contraire à venir devant Lui avec nos inquiétudes, nos besoins et même nos questions.
C’est pourquoi nous devons apprendre à persévérer dans la prière, y compris pendant les périodes où la réponse tarde. La prière n’est pas seulement un moyen d’obtenir quelque chose de Dieu; elle est aussi un moyen de demeurer en communion avec Lui.
Parfois, nous commençons une prière profondément préoccupés et terminons avec les mêmes circonstances extérieures, mais avec un cœur différent. Le problème n’a pas encore disparu, cependant nous avons déposé son poids devant le Seigneur.
Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
Philippiens 4:6-7
La joie et la paix marchent souvent ensemble
Paul écrit aux Philippiens au sujet de la joie à plusieurs reprises, et pourtant cette lettre a été écrite dans un contexte où il connaissait lui-même l’emprisonnement. Cela rend son enseignement particulièrement significatif.
Il ne parle pas comme quelqu’un qui ignore la souffrance. Il connaît les coups, les persécutions et les privations. Pourtant, il peut dire: « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. » La clé se trouve dans les derniers mots: « dans le Seigneur ».
Paul ne demande pas aux croyants de se réjouir de chaque mauvaise circonstance comme si le mal devenait soudainement bon. Il leur demande de continuer à trouver en Dieu une raison de se réjouir que les circonstances ne peuvent pas supprimer.
Cette joie produit également une paix particulière. Nous découvrons que nous n’avons pas besoin de contrôler absolument tout pour pouvoir avancer. Dieu demeure souverain lorsque notre propre compréhension atteint ses limites.
La tristesse n’est pas toujours l’ennemie de la foi
Il existe une tendance à considérer toute tristesse comme un signe de faiblesse spirituelle. Pourtant, les Écritures ne parlent pas ainsi. Paul dit qu’il était parfois attristé, quoique toujours joyeux. Il pouvait porter une profonde douleur tout en possédant une espérance solide.
Il existe également une tristesse selon Dieu qui conduit à la repentance. Lorsque nous prenons conscience d’un péché, nous ne devons pas chercher immédiatement à éliminer toute émotion inconfortable. Une véritable conviction peut être nécessaire pour nous conduire vers le pardon et la restauration.
Mais après être venus à Christ dans la repentance, nous ne devons pas continuer à vivre comme si Sa grâce était insuffisante. La tristesse qui nous conduit vers Dieu peut être utile; celle qui nous persuade qu’il n’existe plus aucune espérance doit être confrontée avec l’Évangile.
Le fruit de l’Esprit comprend la joie
Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance.
Galates 5:22-23
Paul présente la joie comme faisant partie du fruit produit par l’Esprit de Dieu dans la vie du croyant. Cela signifie que la joie chrétienne ne dépend pas uniquement de notre personnalité naturelle. Certaines personnes sont naturellement plus démonstratives que d’autres, mais tous les croyants peuvent connaître la joie du Seigneur.
Le fruit de l’Esprit se développe alors que nous marchons avec Dieu. Plus notre vie est façonnée par Sa vérité, plus Son œuvre devient visible dans notre caractère. La joie apparaît aux côtés de l’amour, de la paix et de la patience.
Cela nous aide également à distinguer la joie biblique d’une excitation momentanée. La joie spirituelle possède une profondeur qui produit de la stabilité, de la gratitude et de l’espérance.
Le péché peut troubler notre joie
Si Jésus relie l’obéissance, le fait de demeurer dans Son amour et la joie, nous devons aussi reconnaître que le péché non confessé peut troubler notre communion avec Dieu. David l’expérimenta après sa grave chute.
Dans le Psaume 51, il ne demande pas simplement le pardon. Il prie: « Rends-moi la joie de ton salut. » Son péché avait produit une profonde détresse intérieure.
Cela ne signifie pas que chaque période de tristesse vient d’un péché particulier. Nous avons déjà vu que des croyants fidèles peuvent souffrir profondément. Mais si notre conscience nous rappelle continuellement une désobéissance que nous refusons de confesser, nous ne devons pas chercher la joie en ignorant le problème.
La voie biblique est la repentance. Nous confessons notre faute, nous nous tournons vers Christ et nous recevons avec gratitude la grâce qu’Il accorde.
La joie nous aide à servir les autres
Une vie remplie de la joie du Seigneur ne reste pas centrée sur elle-même. La gratitude reçue de Dieu nous pousse à devenir une bénédiction pour ceux qui nous entourent.
Nous pouvons encourager une personne découragée, servir quelqu’un qui traverse une période difficile ou simplement manifester une attitude différente dans un environnement dominé par les plaintes. Cela ne signifie pas devenir artificiellement positif. Cela signifie témoigner d’une espérance réelle.
Paul et Silas, en chantant dans la prison, furent entendus par les autres prisonniers. Notre manière d’affronter l’épreuve peut également devenir un témoignage. Lorsque les autres découvrent une paix qui ne correspond pas naturellement aux circonstances, ils peuvent commencer à se demander quelle est la source de cette espérance.
Notre joie possède une dimension éternelle
La plus grande raison de notre joie ne se limite pas aux bénédictions que Dieu peut nous donner dans cette vie. Le chrétien possède une espérance éternelle. Jésus a vaincu la mort et promet la résurrection à ceux qui Lui appartiennent.
Cela signifie que même les souffrances que Dieu ne supprime pas ici auront une fin. La maladie n’est pas éternelle. Les larmes ne sont pas éternelles. La mort elle-même n’aura pas le dernier mot.
L’Apocalypse décrit un jour où Dieu essuiera toute larme des yeux de Son peuple. Il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cri, ni douleur. Cette perspective donne une profondeur extraordinaire à la joie chrétienne.
Notre avenir ultime n’est pas déterminé par la souffrance présente, mais par la victoire de Jésus-Christ.
Ne cherchons pas notre joie uniquement dans les bénédictions
Il est possible d’aimer davantage les dons de Dieu que Dieu Lui-même. Nous pouvons nous réjouir lorsqu’Il nous donne ce que nous demandons, mais devenir rapidement amers lorsque Sa réponse est différente.
La maturité spirituelle nous conduit progressivement à une joie plus profonde: nous réjouir en Dieu Lui-même. Habacuc exprime cette attitude d’une manière remarquable.
Car le figuier ne fleurira pas,
La vigne ne produira rien,
Le fruit de l’olivier manquera,
Les champs ne donneront pas de nourriture;Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel,
Je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut.Habacuc 3:17-18
Voici une joie véritablement indépendante des circonstances favorables. Habacuc imagine la disparition de plusieurs sources essentielles de sécurité économique et alimentaire, puis affirme néanmoins son intention de se réjouir en Dieu.
Il ne se réjouit pas de la catastrophe. Il se réjouit dans le Dieu de son salut. Voilà une distinction fondamentale.
Nous pouvons demander à Dieu de renouveler notre joie
Il existe des saisons où la joie semble moins perceptible. Nous pouvons être fatigués, préoccupés ou spirituellement découragés. Dans ces moments, nous pouvons venir honnêtement devant le Seigneur.
Nous n’avons pas besoin de fabriquer artificiellement une émotion. Demandons à Dieu de renouveler notre cœur. Revenons aux vérités fondamentales de l’Évangile. Souvenons-nous de ce qu’Il a déjà accompli et entretenons notre communion avec Lui.
Nous pouvons également examiner ce qui occupe notre pensée. Si nous passons chaque journée à absorber uniquement des nouvelles inquiétantes, des comparaisons, des conflits et des préoccupations, il n’est pas étonnant que notre cœur devienne lourd.
Cela ne signifie pas vivre déconnecté de la réalité. Mais nous devons veiller à ce que la voix du monde ne devienne pas plus forte dans notre esprit que la vérité de Dieu.
Réjouissons-nous toujours dans le Seigneur
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous.
Philippiens 4:4
Cette exhortation devient possible précisément parce que Paul ajoute: « dans le Seigneur ». Si notre joie devait être trouvée dans chaque circonstance, ce commandement serait impossible. Toutes les circonstances ne sont pas bonnes. Mais le Seigneur demeure bon au milieu de chacune d’elles.
Lorsque notre journée est excellente, réjouissons-nous en Lui. Lorsque nous recevons une réponse longtemps attendue, remercions-Le. Lorsque nous traversons l’incertitude, continuons à nous appuyer sur Lui. Lorsque les larmes arrivent, souvenons-nous qu’elles ne signifient pas que Dieu nous a abandonnés.
Notre joie n’est pas le refus de la réalité; elle est la reconnaissance d’une réalité encore plus grande: Dieu demeure avec Son peuple.
La joie du Seigneur nous aide à continuer
La vie chrétienne est une marche qui demande de la persévérance. Certains jours seront remplis d’enthousiasme, tandis que d’autres exigeront une foi plus silencieuse et déterminée. Dans tous ces jours, nous avons besoin de nous souvenir de la source de notre joie.
Elle ne se trouve pas premièrement dans nos possessions, notre réputation ou notre capacité à contrôler l’avenir. Elle se trouve dans Christ. Nous avons été réconciliés avec Dieu, nous possédons Ses promesses et nous attendons une espérance éternelle que rien dans ce monde ne peut détruire.
Que les difficultés ne nous poussent donc pas loin du Seigneur. Qu’elles nous conduisent plutôt vers Lui. Lorsque nous sommes faibles, cherchons Sa force. Lorsque notre pensée est troublée, revenons à Sa Parole. Lorsque notre cœur est lourd, ouvrons-le dans la prière.
Que la joie de Christ demeure en nous
Jésus a dit: « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Voilà Son désir pour Ses disciples. Il ne promet pas une existence sans douleur, mais une communion assez profonde pour que Sa joie demeure même lorsque la vie devient difficile.
Gardons donc Ses paroles dans notre cœur. Marchons dans l’obéissance non comme des personnes cherchant à acheter la faveur de Dieu, mais comme des enfants reconnaissants qui désirent demeurer près de leur Sauveur.
Lorsque la tristesse vient, ne pensons pas immédiatement que toute notre joie a disparu. Portons notre douleur devant Dieu. Lorsque l’épreuve se prolonge, continuons à croire. Lorsque nous recevons une bénédiction, rendons grâce avec humilité.
La joie du Seigneur demeure une force parce que sa source ne s’épuise jamais. Nos émotions changent, les circonstances changent et les saisons de notre vie changent, mais Jésus-Christ demeure le même.
Que chaque jour nous apprenions donc à trouver davantage notre satisfaction en Lui. Que Sa Parole remplisse notre pensée, que Son amour rassure notre cœur et que Sa présence devienne plus précieuse que toutes les choses passagères de ce monde.
Et lorsque les tempêtes se lèvent, souvenons-nous de cette vérité: elles peuvent troubler notre chemin, mais elles ne peuvent pas changer notre Dieu. La joie du Seigneur est notre force, Christ est notre espérance et Son amour demeure notre refuge. Continuons donc à avancer avec foi, gratitude et persévérance, sachant que la joie parfaite promise par Jésus trouve son accomplissement en demeurant près de Lui.