La révélation de l’Évangile

Nous sommes profondément privilégiés d’avoir reçu le message de l’Évangile et d’avoir entendu parler de la grâce de Dieu manifestée en Jésus-Christ. Comprendre que le salut vient du Seigneur nous rappelle que la bonne nouvelle n’est pas une invention humaine, mais l’accomplissement du dessein éternel de Dieu.

Recevoir l’Évangile est l’un des plus grands privilèges que l’être humain puisse connaître. Nous parlons du message qui annonce que des pécheurs peuvent être réconciliés avec un Dieu saint grâce à l’œuvre de Jésus-Christ. Ce message ne nous enseigne pas seulement comment devenir de meilleures personnes. Il nous révèle notre véritable condition, notre besoin d’un Sauveur et la grâce extraordinaire par laquelle Dieu sauve ceux qui croient.

Un message préparé dans le dessein éternel de Dieu

L’Évangile n’est pas apparu comme une solution improvisée après que l’humanité soit tombée dans le péché. L’Écriture présente le salut comme faisant partie du dessein de Dieu avant même l’accomplissement historique de la croix. Les prophètes de l’Ancien Testament annonçaient déjà Celui qui devait venir, et les sacrifices, les alliances et plusieurs événements de l’histoire d’Israël dirigeaient progressivement les regards vers Christ.

Cela signifie que la mort et la résurrection de Jésus n’étaient pas des accidents de l’histoire. La croix n’a pas surpris Dieu. Le salut en Jésus-Christ appartient au plan souverain et éternel du Seigneur. Lorsque Paul parle aux Corinthiens d’une sagesse que Dieu avait destinée avant les siècles, il présente une réalité qui dépasse largement l’intelligence humaine.

6 Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis;

7 nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire,

8 sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.

1 Corinthiens 2:6-8

Corinthe valorisait la sagesse humaine

La situation de l’Église de Corinthe nous aide à comprendre pourquoi Paul insiste tellement sur ce sujet. Corinthe évoluait dans un environnement où la connaissance, la philosophie, l’art du discours et la rhétorique possédaient une grande valeur. La capacité d’un homme à parler avec éloquence pouvait lui donner beaucoup de prestige.

Cette mentalité pouvait facilement pénétrer dans l’Église. Les croyants risquaient alors de comparer les serviteurs de Dieu selon leur style, leur éloquence ou leur capacité intellectuelle plutôt que selon la vérité du message qu’ils annonçaient.

Apollos lui-même était décrit dans Actes 18 comme un homme éloquent et puissant dans les Écritures. Pourtant, Paul voulait empêcher les Corinthiens de transformer les prédicateurs en célébrités spirituelles. Il leur rappelait que Paul pouvait planter, qu’Apollos pouvait arroser, mais que Dieu seul donne la croissance.

La puissance de l’Évangile ne dépend donc jamais du talent personnel de celui qui le proclame. Un prédicateur peut être particulièrement éloquent, mais l’éloquence ne peut ressusciter une âme spirituellement morte. Seul Dieu peut accomplir cette œuvre.

L’Évangile n’est pas une philosophie parmi d’autres

Lorsque Paul parle de sagesse, il ne méprise pas l’intelligence. Le christianisme n’est pas un appel à arrêter de réfléchir. Paul lui-même possédait une grande capacité intellectuelle et savait argumenter avec rigueur. Mais il refusait de placer la sagesse humaine au-dessus de la révélation divine.

Les systèmes philosophiques peuvent offrir des observations intéressantes concernant la vie, la morale ou la société. Cependant, aucun système humain ne peut résoudre le problème fondamental du péché. L’homme peut développer de grandes connaissances scientifiques et pourtant rester séparé de Dieu.

Voilà pourquoi l’Évangile possède une nature unique. Il ne nous dit pas simplement: « Voici quelques idées qui pourront améliorer votre existence. » Il proclame: « Vous avez péché contre Dieu, mais Jésus-Christ est mort et ressuscité afin que ceux qui croient en Lui puissent recevoir le pardon et la vie éternelle. »

Ce message confronte l’orgueil humain parce qu’il nous enlève toute possibilité de nous présenter devant Dieu en affirmant que nous avons gagné notre propre salut.

La grâce détruit toute raison de se glorifier

L’une des vérités les plus magnifiques de l’Évangile est que le salut repose sur la grâce. Nous n’étions pas plus méritants que les autres lorsque Dieu nous a fait entendre la bonne nouvelle. Nous n’avions pas découvert par notre intelligence un chemin secret vers Lui.

Comprendre l’amour indescriptible de Dieu nous conduit nécessairement à l’humilité, parce que nous découvrons que le salut n’est pas la récompense de notre supériorité spirituelle, mais une manifestation de la grâce divine.

Paul insiste constamment sur cette vérité. Dans Éphésiens 2, il explique que nous sommes sauvés par grâce, au moyen de la foi, et que cela ne vient pas de nous. La raison est ensuite donnée clairement: afin que personne ne se glorifie.

Si le salut pouvait être obtenu grâce à notre intelligence, les plus brillants pourraient se glorifier. S’il dépendait de nos bonnes œuvres, ceux qui accomplissent davantage pourraient se considérer supérieurs. Mais lorsque nous comprenons la grâce, toute gloire revient à Dieu.

La croix semblait être une folie aux yeux du monde

Paul avait déjà expliqué dans le premier chapitre de la même épître que la prédication de la croix semblait être une folie pour certains. L’idée d’un Messie crucifié pouvait paraître incompréhensible. La crucifixion était associée à l’humiliation, à la souffrance et à la honte.

Pourtant, ce que le monde considérait comme faiblesse était précisément le moyen par lequel Dieu accomplissait le salut. Jésus portait le péché de Son peuple et satisfaisait la justice divine.

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

1 Corinthiens 1:18

Voilà l’un des grands paradoxes de l’Évangile. Ce qui semblait être une défaite devient la victoire. Celui qui semblait abandonné sur une croix est le Seigneur de gloire. Le tombeau qui devait marquer la fin devient vide au troisième jour.

La sagesse de Dieu renverse les critères par lesquels le monde mesure la puissance et le succès.

Pourquoi les chefs de ce siècle n’ont-ils pas reconnu Christ?

Paul affirme que les dirigeants de ce siècle n’ont pas connu cette sagesse, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. Plusieurs responsables religieux de l’époque de Jésus possédaient une connaissance considérable des Écritures. Ils pouvaient discuter de la loi et des traditions, mais beaucoup ne reconnurent pas Celui vers qui les Écritures dirigeaient.

Cela nous enseigne qu’une personne peut posséder beaucoup d’informations bibliques sans nécessairement connaître réellement Christ. Connaître des versets, des doctrines ou des arguments théologiques est précieux, mais ces connaissances doivent nous conduire à Jésus.

La théologie qui nourrit seulement l’orgueil intellectuel manque son objectif. Plus nous comprenons la grandeur de Dieu et la profondeur de l’Évangile, plus nous devrions devenir humbles.

« Ce que l’œil n’a point vu » dans son contexte

Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment.

Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.

1 Corinthiens 2:9-10

Le verset 9 est souvent utilisé pour parler exclusivement du ciel et de toutes les merveilles que les croyants découvriront après la mort. Il est certainement vrai que la gloire future dépasse notre imagination. Cependant, dans le contexte immédiat de 1 Corinthiens 2, Paul parle surtout de la sagesse salvatrice de Dieu qui était cachée et qui a maintenant été révélée par l’Esprit.

Le verset suivant est décisif: « Dieu nous les a révélées par l’Esprit. » Paul ne parle donc pas seulement de réalités qui demeureront éternellement inconnues. Il parle de vérités que l’homme naturel n’aurait pas pu découvrir par lui-même, mais que Dieu a choisi de faire connaître.

Quelle grâce extraordinaire! Ce qui n’aurait jamais pu être inventé par la sagesse humaine a été révélé par Dieu: le Fils éternel vient parmi nous, prend une nature humaine, porte nos péchés, meurt à notre place, ressuscite et accorde la vie éternelle à ceux qui croient.

Le Saint-Esprit ouvre notre compréhension

Paul accorde un rôle fondamental au Saint-Esprit. Il affirme que l’Esprit sonde même les profondeurs de Dieu et révèle aux croyants les choses que Dieu leur a accordées.

Cela nous rappelle que la conversion n’est pas simplement le résultat d’un raisonnement intellectuel réussi. Les arguments peuvent être utiles. L’enseignement est nécessaire. Nous sommes appelés à proclamer clairement l’Évangile. Mais pour qu’un pécheur reconnaisse réellement la gloire de Christ, une œuvre divine est nécessaire.

Cette réalité apparaît également lorsque la Bible enseigne que le Saint-Esprit demeure dans ceux qui appartiennent à Christ. Son œuvre ne s’arrête pas au moment où nous entendons l’Évangile. Il continue à sanctifier, convaincre, enseigner et conduire le croyant dans la vérité.

Sans l’œuvre de l’Esprit, nous pouvons entendre les mots de l’Évangile sans percevoir véritablement leur beauté.

La foi elle-même nous conduit à remercier Dieu

Lorsque nous avons cru en Jésus-Christ, nous pourrions être tentés de penser: « J’ai été plus raisonnable que ceux qui refusent encore de croire. » Mais le Nouveau Testament ne nous encourage jamais à nous glorifier ainsi.

Il nous enseigne plutôt à reconnaître la grâce de Dieu. La foi est une main vide qui reçoit Christ; elle n’est pas une œuvre dont nous pouvons nous vanter. C’est pourquoi une réflexion sur une foi plus précieuse que l’or nous rappelle combien la foi véritable est intimement liée à l’action de Dieu qui ouvre notre intelligence et nous conduit vers Son Fils.

Si aujourd’hui nous aimons l’Évangile, remercions Dieu. Si nous reconnaissons Jésus comme Seigneur, remercions Dieu. Si notre cœur autrefois indifférent désire maintenant connaître Sa Parole, remercions Dieu.

Cette gratitude nous protège de l’orgueil spirituel et nous pousse également à avoir compassion de ceux qui ne croient pas encore.

Nous avons reçu ce que beaucoup de générations attendaient

Les croyants de l’Ancien Testament vivaient par la foi dans les promesses de Dieu. Abraham se réjouit dans l’espérance. Moïse choisit l’opprobre du Christ plutôt que les trésors de l’Égypte. Les prophètes annoncèrent la grâce qui devait venir.

Cependant, ils ne virent pas l’accomplissement historique avec la même clarté que nous. Nous pouvons lire aujourd’hui les récits de la naissance de Jésus, de Son ministère, de Sa mort et de Sa résurrection. Nous pouvons lire les explications apostoliques de la signification de ces événements.

Cela fait de nous des personnes extrêmement privilégiées. Non parce que nous serions meilleurs que les générations précédentes, mais parce que nous vivons de ce côté de l’accomplissement de plusieurs promesses.

Nous connaissons le nom de Celui vers qui les prophètes dirigeaient leurs regards: Jésus-Christ.

Le privilège d’entendre l’Évangile implique aussi une responsabilité

Recevoir la vérité n’est pas seulement un privilège; cela nous donne également une responsabilité. Si Dieu nous a permis de connaître l’Évangile, nous ne devons pas le traiter comme une information ordinaire.

Nous devons y croire, en vivre et le transmettre. Jésus a commandé à Ses disciples d’aller et de faire de toutes les nations des disciples. L’Évangile n’a jamais été destiné à rester enfermé dans un petit cercle de personnes.

Pensons à la manière dont ce message est arrivé jusqu’à nous. Pendant des siècles, des croyants ont prêché, traduit les Écritures, planté des Églises, enseigné leurs enfants et parfois souffert afin que d’autres puissent entendre la vérité.

Nous faisons maintenant partie de cette chaîne. Ce que nous avons reçu gratuitement doit être annoncé avec fidélité.

Nous ne devons pas modifier l’Évangile pour le rendre plus acceptable

L’une des tentations constantes de l’Église est d’essayer de rendre le message chrétien plus acceptable en retirant les éléments que la culture trouve difficiles. Nous pouvons être tentés de parler de l’amour sans parler du péché, du ciel sans parler du jugement, ou de Jésus comme exemple sans parler de Lui comme Seigneur et Sauveur.

Mais un Évangile modifié n’est plus l’Évangile apostolique. Paul ne cherchait pas à adapter la croix aux préférences des Corinthiens. Il savait que certains la considéreraient comme folie, mais il continuait à la proclamer.

Notre mission n’est pas de rendre la vérité plus agréable que Dieu ne l’a faite, mais de la proclamer avec amour, clarté et fidélité.

La puissance est dans le message, non dans le spectacle

Les méthodes peuvent changer selon les époques. Nous disposons aujourd’hui de technologies que Paul n’aurait jamais imaginées: vidéos, réseaux sociaux, diffusion mondiale instantanée et nombreuses possibilités de communication.

Ces outils peuvent être utiles, mais aucun d’eux ne possède en lui-même la puissance de sauver. Une production impressionnante peut attirer l’attention pendant quelques minutes. Une personnalité charismatique peut rassembler une foule. Mais seul l’Évangile, appliqué par le Saint-Esprit, transforme réellement le cœur.

Cela doit donner beaucoup de confiance à ceux qui annoncent Christ. Nous n’avons pas besoin d’être les personnes les plus éloquentes du monde pour parler de Jésus. Nous devons connaître correctement le message et le transmettre fidèlement.

L’Évangile transforme réellement les vies

La puissance de l’Évangile n’est pas seulement théorique. Depuis les premiers jours de l’Église, nous voyons des personnes profondément transformées. Saul de Tarse poursuivait les chrétiens; il devient ensuite l’apôtre Paul et consacre sa vie à annoncer le Christ qu’il combattait autrefois.

Des personnes dominées par différentes formes de péché ont trouvé en Jésus le pardon et une nouvelle direction. L’Évangile transforme notre relation avec Dieu, mais il commence également à transformer notre relation avec les autres, notre manière de penser et nos priorités.

Cela ne signifie pas que le chrétien devient instantanément parfait. La sanctification continue pendant toute la vie. Mais une nouvelle réalité commence. Celui qui est en Christ est une nouvelle créature.

L’Évangile nous donne une espérance que la mort ne peut enlever

Toutes les philosophies humaines rencontrent finalement une limite: la mort. Nous pouvons améliorer certaines conditions de notre existence, prolonger notre espérance de vie et accumuler beaucoup de connaissances, mais nous ne pouvons pas vaincre la mort par nos propres forces.

L’Évangile annonce justement une victoire là où l’homme est totalement impuissant. Jésus est ressuscité. Sa résurrection est au cœur de l’espérance chrétienne.

Paul expliquera plus tard aux Corinthiens que si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine. Mais Christ est ressuscité d’entre les morts, devenant les prémices de ceux qui sont morts.

Notre espérance ne consiste donc pas seulement à vivre une meilleure vie maintenant, mais à recevoir la vie éternelle avec Christ.

Le message de la grâce doit rester précieux à nos yeux

Il existe un danger particulier pour ceux qui ont entendu l’Évangile pendant de nombreuses années: l’habitude. Nous pouvons entendre des expressions comme « Jésus est mort pour nos péchés », « nous sommes sauvés par grâce » ou « Christ est ressuscité » tellement souvent qu’elles commencent à nous sembler ordinaires.

Pourtant, rien n’est ordinaire dans ces vérités. Le Fils de Dieu s’est donné pour des pécheurs. Le Juste a souffert pour les injustes afin de nous conduire à Dieu. Celui qui possédait toute gloire a accepté l’humiliation de la croix.

Nous devons régulièrement demander au Seigneur de préserver notre cœur de l’indifférence. Que l’Évangile ne devienne jamais pour nous une simple doctrine que nous savons expliquer correctement sans nous émerveiller devant elle.

Nous n’avons aucune raison d’avoir honte de l’Évangile

Car je n’ai point honte de l’Évangile: c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec.

Romains 1:16

Paul savait que le message qu’il annonçait pouvait provoquer l’opposition et la moquerie. Il avait lui-même souffert à cause de sa prédication. Pourtant, il pouvait déclarer sans hésitation qu’il n’avait pas honte de l’Évangile.

Pourquoi? Parce qu’il connaissait sa puissance. Il avait vu Dieu sauver des personnes dans différentes villes, cultures et situations. L’Évangile ne dépendait pas de l’origine ethnique ou du statut social. Juifs et Grecs avaient le même besoin fondamental et le même Sauveur.

Nous avons besoin de cette même conviction aujourd’hui. Le monde peut changer rapidement, mais le besoin spirituel de l’être humain demeure. Nous avons toujours besoin du pardon de Dieu et de la justice de Christ.

La sagesse de Dieu nous conduit à l’adoration

Lorsque nous contemplons le plan du salut, notre réponse finale ne devrait pas être uniquement intellectuelle. La doctrine doit nous conduire à l’adoration.

Nous étions incapables de nous sauver, mais Dieu a envoyé Son Fils. Nous étions spirituellement aveugles, mais Dieu nous a fait entendre l’Évangile. Nous n’avions aucun mérite à présenter, mais Sa grâce nous a été annoncée.

Paul termine souvent ses grands développements théologiques par des expressions de louange. Après avoir médité sur les desseins souverains de Dieu dans Romains, il s’écrie: « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! »

C’est exactement ce que devrait produire l’Évangile en nous: plus nous le comprenons, plus nous avons de raisons de glorifier Dieu.

Gardons cette vérité au centre de notre vie

Nous pouvons facilement être distraits par de nombreuses questions secondaires. Certaines sont importantes et méritent d’être étudiées, mais elles ne doivent jamais remplacer le centre du christianisme.

Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, Il a été enseveli et Il est ressuscité le troisième jour. Voilà le cœur du message apostolique.

Gardons donc la croix au centre de notre prédication, de notre enseignement et de notre vie. Lorsque nous sommes tentés par l’orgueil, rappelons-nous que nous sommes sauvés par grâce. Lorsque nous sommes découragés, rappelons-nous que Christ est ressuscité. Lorsque nous avons peur de parler de notre foi, rappelons-nous que l’Évangile possède une puissance que nos propres paroles ne possèdent pas.

Remercions Dieu d’avoir ouvert nos yeux

Nous sommes réellement privilégiés. Des millions de personnes peuvent passer leur vie à rechercher le sens de l’existence sans connaître clairement la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Nous, nous avons entendu ce message.

Ne répondons pas à ce privilège par l’orgueil, mais par la reconnaissance. Nous ne sommes pas meilleurs. Nous avons reçu miséricorde.

Que cette vérité nous pousse aussi à annoncer Christ avec compassion. Si Dieu a ouvert nos yeux, Il peut également ouvrir ceux d’autres personnes. Aucun cœur n’est trop dur pour Sa puissance.

L’Évangile demeure la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. Il est la sagesse que le monde n’aurait jamais pu inventer, la grâce que nous ne pouvions jamais mériter et l’espérance que la mort ne peut détruire.

Continuons donc à nous émerveiller devant cette bonne nouvelle. Ne la considérons jamais comme quelque chose d’ordinaire. Dieu a révélé en Christ ce qui était préparé dans Son dessein éternel, et par Son Esprit Il nous a donné des yeux pour contempler cette vérité.

Que notre réponse soit une vie de gratitude, d’humilité, d’obéissance et de proclamation. Nous avons reçu un trésor incomparable: Jésus-Christ et Son Évangile. Gardons ce message au centre de notre cœur et annonçons-le sans honte, sachant qu’aucune sagesse humaine ne pourra jamais égaler la sagesse de Dieu révélée dans la croix et la résurrection de notre Seigneur.

Criez vers Lui et Il vous répondra
Chemin de la joie

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