Si on attend ce qu’on ne voit pas, on le garde avec patience

La foi est indispensable à toute véritable relation avec Dieu. Comme le rappelle cet enseignement sur la puissance de l’Évangile et la vie par la foi, le juste ne s’appuie pas sur ses propres mérites, mais sur Jésus-Christ et sur les promesses certaines de son Seigneur.

La Bible parle à de nombreuses reprises de la foi. Elle affirme avec force que, sans elle, il est impossible de plaire à Dieu. Cette déclaration nous montre que la foi n’est pas un élément facultatif de la vie chrétienne ni une simple qualité réservée à quelques croyants particulièrement spirituels. Elle constitue le fondement même de notre marche avec le Seigneur.

L’épître aux Hébreux définit la foi comme la certitude des choses que l’on espère et la conviction de celles que l’on ne voit pas. Autrement dit, la foi est une confiance profonde qui repose sur le caractère et la parole de Dieu, même lorsque nos yeux ne voient pas encore l’accomplissement de ses promesses.

Cette confiance ne signifie pas croire aveuglément à quelque chose sans raison. La foi chrétienne ne repose pas sur notre imagination, nos émotions ou un optimisme sans fondement. Elle s’appuie sur le Dieu qui s’est révélé dans les Écritures, qui agit dans l’histoire et qui a manifesté sa grâce de manière suprême en Jésus-Christ.

Nous croyons non parce que nous comprenons tout, mais parce que Celui qui a parlé est parfaitement digne de confiance. Nos connaissances sont limitées, nos sentiments changent et nos circonstances peuvent devenir confuses, mais Dieu demeure fidèle à sa nature et à ses promesses.

Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu

La foi plaît à Dieu parce qu’elle reconnaît qui il est. Celui qui s’approche du Seigneur doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent. Cette foi refuse de traiter Dieu comme une idée lointaine ou comme une force impersonnelle.

Croire en Dieu signifie reconnaître qu’il est le Créateur, le Roi souverain, le Juge juste et le Sauveur miséricordieux. Cela signifie également accepter que nous dépendons entièrement de lui pour la vie, le salut, la sagesse et la force nécessaires afin de persévérer.

L’incrédulité, au contraire, met en doute la bonté ou la vérité de Dieu. Elle demande constamment des preuves supplémentaires tout en refusant de se soumettre à celles qui ont déjà été données. Elle veut souvent voir avant de croire, alors que Dieu nous appelle à croire sa parole afin de marcher dans l’obéissance.

Cela ne signifie pas qu’un croyant ne connaît jamais le doute ou la faiblesse. Plusieurs serviteurs de Dieu ont traversé des moments d’incertitude. La foi véritable ne se mesure pas à l’absence totale de questions, mais à la direction vers laquelle nous nous tournons lorsque ces questions apparaissent.

Le croyant peut dire comme le père de l’enfant malade : « Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! » Cette prière reconnaît simultanément la présence de la foi et le besoin que Dieu la fortifie.

Les témoins bibliques ont cru sans tout voir

Les Écritures nous présentent de nombreux hommes et femmes qui placèrent leur confiance en Dieu sans voir immédiatement tout ce qui leur avait été promis. Leur foi ne les rendit pas parfaits, mais elle les conduisit à obéir au Seigneur dans des circonstances souvent difficiles.

Noé reçut l’ordre de construire une arche en préparation d’un jugement qui n’était pas encore visible. Il consacra de longues années à cette tâche, probablement sous les regards moqueurs de ceux qui ne croyaient pas à l’avertissement divin. Sa foi se manifesta par une obéissance persévérante.

Abraham quitta son pays sans connaître exactement la destination finale. Dieu lui promit une descendance nombreuse alors que lui et Sarah étaient avancés en âge. Pendant plusieurs années, aucune apparence extérieure ne semblait confirmer la promesse, mais Abraham apprit progressivement à se confier dans la puissance de Dieu.

Moïse abandonna les privilèges de l’Égypte afin de s’identifier au peuple de Dieu. Il préféra subir l’opprobre avec les Hébreux plutôt que de profiter temporairement des plaisirs du péché. Il regardait au-delà du confort immédiat vers une récompense encore invisible.

Daniel continua de prier lorsque cette fidélité pouvait lui coûter la vie. Ses trois compagnons refusèrent d’adorer la statue du roi, sans avoir la certitude que Dieu les délivrerait de la fournaise. Ils savaient que le Seigneur pouvait les sauver, mais ils déclarèrent qu’ils lui resteraient fidèles même s’il choisissait de ne pas le faire.

La foi biblique ne cherche pas seulement ce que Dieu peut donner; elle reste attachée à Dieu lui-même. Elle obéit parce que le Seigneur est digne, même lorsque l’issue terrestre demeure incertaine.

La foi ne se limite pas aux miracles spectaculaires

Lorsque nous pensons aux héros de la foi, notre esprit peut immédiatement se tourner vers des miracles extraordinaires : la mer divisée, le feu descendu du ciel, les murailles renversées ou la gueule des lions fermée.

Ces événements témoignent réellement de la puissance divine, mais la foi ne se manifeste pas uniquement dans les moments spectaculaires. Elle apparaît également dans l’obéissance quotidienne, dans la fidélité silencieuse et dans la persévérance au milieu de responsabilités ordinaires.

Il faut de la foi pour continuer à prier lorsqu’une réponse tarde. Il faut de la foi pour rester honnête lorsque le mensonge pourrait procurer un avantage. Il faut de la foi pour pardonner, élever ses enfants selon les Écritures, servir sans reconnaissance et résister à une tentation que personne d’autre ne voit.

Une mère qui enseigne patiemment la Parole à ses enfants, un travailleur qui refuse la corruption, un malade qui continue à louer Dieu et un croyant qui annonce l’Évangile malgré le rejet manifestent tous une foi précieuse.

Dieu ne mesure pas la foi uniquement selon la visibilité des résultats, mais selon la fidélité avec laquelle nous répondons à sa parole.

La création entière soupire

L’apôtre Paul décrit la condition actuelle du monde dans Romains 8 :

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

23 Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ?

25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.
Romains 8:22-25

La création actuelle porte les marques de la chute. La maladie, la mort, les catastrophes, la corruption et la souffrance nous rappellent que le monde ne se trouve pas encore dans son état définitif. Tout ce qui nous entoure révèle à la fois la bonté originelle du Créateur et les conséquences du péché.

Paul compare la souffrance de la création aux douleurs de l’enfantement. Cette image est importante, car elle ne décrit pas une douleur dépourvue d’espérance. Les douleurs de l’enfantement sont intenses, mais elles annoncent l’arrivée de quelque chose de nouveau.

La création ne se dirige donc pas vers une destruction sans but. Dieu prépare une restauration. Un jour, elle sera libérée de la servitude de la corruption et participera à la liberté glorieuse des enfants de Dieu.

Le chrétien ne ferme pas les yeux sur la souffrance actuelle. Il peut pleurer, s’indigner devant l’injustice et ressentir profondément les conséquences du péché. Mais il ne considère pas cette souffrance comme le dernier chapitre de l’histoire.

Nous soupirons en attendant la rédemption de notre corps

Paul ajoute que les croyants eux-mêmes soupirent intérieurement. Posséder le Saint-Esprit ne signifie pas être déjà libéré de toutes les conséquences du péché. Nous connaissons encore la faiblesse physique, la maladie, la fatigue, les tentations et la douleur.

Le Saint-Esprit est présenté comme les prémices, c’est-à-dire le commencement et la garantie de ce que Dieu accomplira pleinement. Sa présence en nous annonce qu’une rédemption complète est à venir.

Nous attendons la rédemption de notre corps. Le salut ne concerne pas uniquement l’âme. Dieu ressuscitera les croyants et leur donnera un corps glorifié, libéré de la maladie, du vieillissement, de la faiblesse et de la mort.

Cette espérance donne un sens profond à notre attente. Le chrétien âgé dont le corps s’affaiblit, la personne qui souffre d’une maladie chronique et celui qui pleure la mort d’un croyant peuvent regarder au-delà de la douleur présente.

Notre corps actuel peut retourner à la poussière, mais la puissance de Dieu le relèvera incorruptible. La mort n’est pas la conclusion de l’existence de celui qui appartient à Jésus-Christ.

C’est en espérance que nous sommes sauvés

L’espérance biblique n’est pas un simple souhait incertain. Dans le langage courant, nous pouvons dire : « J’espère que cela arrivera », sans avoir l’assurance du résultat. Dans les Écritures, l’espérance chrétienne est une attente confiante fondée sur les promesses de Dieu.

Nous n’avons pas encore reçu dans leur plénitude toutes les bénédictions du salut. Nous sommes pardonnés et réconciliés avec Dieu, mais nous attendons encore la glorification, la résurrection et la disparition définitive du péché.

L’espérance demeure donc tournée vers l’avenir. Si nous possédions déjà visiblement tout ce que Dieu a promis, nous n’aurions plus besoin de l’attendre. Mais puisque plusieurs réalités restent invisibles, nous avançons par la foi.

Cette espérance repose sur le caractère immuable du Seigneur. L’enseignement consacré au caractère irrévocable des promesses de Dieu nous rappelle que notre avenir éternel n’est pas fondé sur les variations humaines, mais sur le dessein fidèle du Dieu qui ne ment jamais.

Nos émotions peuvent changer et notre compréhension peut être limitée, mais la promesse reste ferme. Dieu accomplira ce qu’il a commencé chez tous ceux qu’il a unis à Jésus-Christ.

Attendre avec persévérance

Paul ne dit pas seulement que nous espérons ce que nous ne voyons pas. Il ajoute que nous l’attendons avec persévérance. L’attente chrétienne n’est donc pas passive, vide ou négligente.

La persévérance signifie continuer à croire, à obéir et à servir lorsque l’accomplissement paraît éloigné. Elle refuse d’abandonner simplement parce que le chemin devient plus long que prévu.

Plusieurs personnes commencent la vie chrétienne avec enthousiasme, mais se découragent lorsqu’elles rencontrent des épreuves. Elles pensaient que la foi ferait disparaître rapidement leurs difficultés. Lorsqu’elles découvrent que le chemin comprend aussi la souffrance, elles sont tentées de reculer.

Jésus n’a jamais promis une route sans opposition. Il a appelé ses disciples à prendre leur croix et à le suivre. La foi qui persévère sait donc que la difficulté n’est pas nécessairement la preuve que Dieu nous a abandonnés.

La persévérance est la foi qui continue de marcher lorsque les émotions ne fournissent plus l’enthousiasme du commencement.

Regarder aux choses invisibles

Nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ;
car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.
2 Corinthiens 4:18

Paul ne nous demande pas de nier l’existence des choses visibles. Il avait lui-même subi la persécution, les coups, la fatigue et de nombreuses difficultés. Il connaissait parfaitement la réalité de la souffrance.

Regarder aux choses invisibles signifie interpréter la vie actuelle selon la perspective de l’éternité. Les difficultés visibles sont réelles, mais elles ne sont pas éternelles. La gloire promise est encore invisible, mais elle durera pour toujours.

Notre regard spirituel doit donc dépasser ce qui attire immédiatement nos yeux. Le monde nous enseigne à mesurer la réussite selon la richesse, la popularité, la beauté physique, les possessions et le pouvoir. Toutes ces réalités finiront par disparaître.

Une personne peut accumuler de grandes richesses et pourtant perdre son âme. Une autre peut vivre modestement tout en possédant un héritage incorruptible dans les cieux. Les apparences présentes ne révèlent pas toujours la valeur éternelle d’une vie.

La foi regarde au-delà de ce qui brille aujourd’hui pour contempler ce qui demeurera lorsque ce monde aura passé.

Les choses visibles sont temporaires

Tout ce que nos yeux voient porte la marque du temps. Les bâtiments se détériorent, les vêtements s’usent, les technologies deviennent obsolètes et les corps vieillissent. Même les œuvres humaines les plus impressionnantes ne sont pas éternelles.

La richesse peut être perdue, une réputation peut disparaître et une position sociale peut être occupée demain par quelqu’un d’autre. Celui qui construit toute son identité sur ces choses vivra dans une inquiétude constante, parce qu’il sait intérieurement qu’elles peuvent lui être retirées.

Cela ne signifie pas que les choses matérielles soient mauvaises. Dieu nous donne des biens à apprécier et à utiliser avec reconnaissance. Le problème apparaît lorsque nous leur demandons de nous procurer une sécurité qu’elles ne peuvent pas offrir.

Le chrétien apprend à posséder sans adorer, à profiter sans s’attacher de manière désordonnée et à donner sans croire qu’il perd son véritable trésor. Il sait que tout bien terrestre lui est confié temporairement.

Les réalités invisibles sont éternelles

La grâce de Dieu est invisible, mais elle transforme réellement le cœur. Le pardon ne peut pas être tenu entre nos mains, mais il enlève une culpabilité que tous les biens du monde seraient incapables d’effacer.

La présence du Saint-Esprit est invisible, mais elle produit l’amour, la joie, la paix, la patience et la maîtrise de soi. Le royaume de Dieu n’est pas encore visible dans toute sa gloire, mais il avance déjà par l’annonce de l’Évangile et la transformation des vies.

Jésus-Christ lui-même est aujourd’hui invisible à nos yeux physiques, mais nous l’aimons et croyons en lui. Sa résurrection, son règne et son intercession constituent des réalités plus solides que tout ce que nous pouvons toucher.

L’éternité avec Dieu est encore future, mais elle est certaine. La foi ne crée pas cette réalité; elle la reçoit sur la base de la parole divine.

Marcher par la foi et non par la vue

Marcher par la vue signifie laisser les circonstances visibles déterminer entièrement nos décisions et notre espérance. Lorsque tout paraît favorable, nous avançons avec confiance. Lorsque les obstacles apparaissent, nous considérons immédiatement la situation comme impossible.

Marcher par la foi signifie prendre les réalités visibles au sérieux tout en reconnaissant que Dieu n’est pas limité par elles. Nous cherchons sa volonté, obéissons à sa parole et lui confions les résultats.

Israël échoua souvent dans ce domaine. Lorsque les espions contemplèrent les habitants de Canaan, ils virent des villes fortifiées et des hommes puissants. La majorité conclut que la conquête était impossible.

Josué et Caleb virent les mêmes obstacles, mais ils les examinèrent à la lumière de la promesse de Dieu. Leur foi ne niait pas la grandeur des ennemis; elle proclamait que le Seigneur était plus grand.

Nous avons besoin de cette même perspective. Les problèmes familiaux, les besoins économiques, les maladies ou les défis spirituels peuvent être sérieux. Mais aucune de ces réalités ne doit être interprétée comme si Dieu n’existait pas ou avait perdu sa souveraineté.

La foi repose sur Jésus-Christ

La foi chrétienne n’est pas une confiance générale dans le fait que tout finira toujours bien selon nos attentes. Elle possède un objet précis : Jésus-Christ, sa personne et son œuvre.

Nous sommes sauvés non par la force de notre foi, mais par le Sauveur en qui cette foi se repose. Une foi faible placée en un Christ puissant possède davantage de valeur qu’une grande assurance placée dans une fausse espérance.

Jésus vécut dans une obéissance parfaite, mourut à la place des pécheurs et ressuscita d’entre les morts. Notre justification ne repose pas sur la qualité de nos œuvres, mais sur sa justice parfaite.

Le brigand crucifié à côté de Jésus offre un témoignage remarquable. Les circonstances visibles semblaient contredire la royauté du Seigneur : il était cloué à une croix, humilié et rejeté. Pourtant, cet homme reconnut par la foi que Jésus possédait un royaume et pouvait lui donner le salut.

Il crut au-delà de ce que ses yeux voyaient. Le récit de la parole de salut adressée au brigand montre comment la vraie foi discerne la gloire de Christ même lorsque les circonstances extérieures semblent la cacher.

La foi véritable produit des œuvres

La foi qui sauve ne reste jamais complètement seule. Elle produit progressivement l’obéissance, l’amour, la repentance et de bonnes œuvres. Ces fruits ne sont pas la cause du salut, mais la conséquence d’un cœur renouvelé.

Jacques explique qu’une foi qui ne produit absolument aucune œuvre est morte. Une simple affirmation intellectuelle ne suffit pas. Même les démons savent que Dieu existe, mais cette connaissance ne produit en eux ni amour ni soumission.

Abraham démontra sa foi par son obéissance. Rahab manifesta sa confiance dans le Dieu d’Israël en protégeant les espions. Leur conduite confirma que leur profession de foi était réelle.

De même, celui qui croit réellement aux réalités éternelles commencera à vivre différemment. Il utilisera son temps avec davantage de sagesse, résistera au péché, cherchera la communion avec Dieu et désirera annoncer l’Évangile.

Nous ne sommes pas sauvés par nos œuvres, mais la foi qui sauve transforme nécessairement notre manière de vivre.

Persévérer lorsque Dieu semble silencieux

Il existe des périodes où nous prions sans observer de réponse immédiate. Nous demandons une guérison, la conversion d’un proche, une direction ou une solution à un problème, mais la situation paraît rester identique.

Dans ces moments, le silence apparent peut mettre notre foi à l’épreuve. Nous pouvons nous demander si Dieu nous écoute, s’il se soucie réellement de notre douleur ou si nous avons mal compris ses promesses.

Les Écritures nous montrent pourtant que l’attente fait souvent partie de la formation divine. Abraham attendit son fils, Joseph attendit sa libération, David attendit le trône et les disciples attendirent la venue du Saint-Esprit.

Dieu n’est jamais en retard, même lorsqu’il n’agit pas selon notre calendrier. Il peut utiliser l’attente pour purifier notre foi, corriger nos désirs et nous apprendre à rechercher sa présence plus que la réponse demandée.

Persévérer ne signifie pas prétendre que l’attente est facile. Nous pouvons exprimer notre douleur, demander de l’aide et revenir continuellement devant le Seigneur. La foi persévérante n’est pas silencieuse; elle refuse simplement d’abandonner Dieu.

L’espérance du retour de Jésus-Christ

L’une des grandes réalités invisibles que l’Église attend est le retour de Jésus-Christ. Le Seigneur a promis qu’il reviendrait avec puissance et gloire afin de rassembler son peuple, juger le mal et établir pleinement son royaume.

Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de cet événement. Cette ignorance ne doit pas produire des spéculations incessantes, mais une vigilance spirituelle. Jésus veut que ses disciples vivent toujours prêts.

Veiller ne signifie pas abandonner nos responsabilités pour regarder continuellement le ciel. Cela signifie vivre dans l’obéissance, servir fidèlement, garder une conscience pure et attendre avec joie la venue du Maître.

L’appel à veiller dans l’attente du retour de Jésus-Christ nous rappelle que l’espérance chrétienne doit produire une vie active, sainte et consacrée.

Le retour de Christ mettra fin à l’attente. La foi fera place à la vue, les promesses seront pleinement accomplies et le peuple de Dieu contemplera enfin son Sauveur face à face.

La résurrection est au cœur de notre espérance

Notre espérance ne consiste pas simplement à continuer d’exister d’une manière vague après la mort. Elle repose sur la résurrection de Jésus-Christ et sur la promesse que ceux qui lui appartiennent ressusciteront également.

Jésus déclara qu’il est la résurrection et la vie. Celui qui croit en lui vivra, même s’il meurt. Ces paroles ne suppriment pas la douleur du deuil, mais elles donnent au croyant une raison de ne pas pleurer comme ceux qui n’ont aucune espérance.

Lorsque Christ reviendra, les morts en lui ressusciteront et les croyants encore vivants seront transformés. La corruption revêtira l’incorruptibilité et la mortalité sera absorbée par la vie.

Cette promesse est proclamée dans l’article Crois en Jésus et tu vivras, qui rappelle que la mort ne peut conserver éternellement ceux qui appartiennent au Seigneur de la vie.

Parce que Jésus est sorti du tombeau, notre espérance n’est pas une illusion : elle repose sur une victoire déjà accomplie.

Comment fortifier notre foi

Premièrement, écoutons régulièrement la Parole de Dieu. La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la parole de Christ. Une foi affamée des Écritures deviendra facilement faible et confuse.

Deuxièmement, méditons sur le caractère du Seigneur. Notre foi grandit lorsque nous nous souvenons qu’il est puissant, sage, bon, juste et fidèle. Les promesses ont de la valeur parce que Celui qui les a prononcées est digne de confiance.

Troisièmement, rappelons-nous ses œuvres passées. Les délivrances bibliques et les réponses reçues dans notre propre vie nous encouragent à continuer de croire pendant les nouvelles épreuves.

Quatrièmement, prions honnêtement. Nous pouvons reconnaître nos craintes et demander au Seigneur de fortifier notre confiance. La prière n’est pas la récompense d’une foi parfaite, mais l’un des moyens par lesquels Dieu soutient une foi faible.

Cinquièmement, obéissons à ce que nous connaissons déjà. La foi grandit lorsqu’elle est exercée. Attendre de comprendre chaque détail avant d’obéir peut devenir une manière subtile de résister à Dieu.

Sixièmement, demeurons en communion avec l’Église. Les croyants ont besoin de l’encouragement, de la correction et des prières les uns des autres. Une braise isolée s’éteint plus facilement.

La foi au milieu des souffrances présentes

La foi ne nous empêche pas de souffrir. Plusieurs héros d’Hébreux 11 connurent des victoires extraordinaires, mais d’autres furent persécutés, emprisonnés ou mis à mort. Tous avaient la foi, même si leurs résultats terrestres furent différents.

Nous ne devons donc pas mesurer la qualité de la foi uniquement selon l’obtention d’un miracle visible. Dieu peut être glorifié lorsqu’il délivre son serviteur, mais aussi lorsqu’il lui accorde la force de persévérer dans l’épreuve.

Paul demanda que son écharde lui soit retirée. Dieu choisit de ne pas répondre comme il l’espérait, mais lui accorda une grâce suffisante. La faiblesse devint le lieu où la puissance de Christ se manifesta.

Une foi mature peut dire : « Seigneur, je sais que tu peux changer cette situation, mais même si tu choisis un autre chemin, je continuerai à croire que tu es bon. »

Le juste vivra par la foi

La foi n’est pas seulement la porte d’entrée de la vie chrétienne. Elle accompagne le croyant tout au long de son parcours. Nous sommes justifiés par la foi et nous continuons également à marcher par elle.

Chaque journée nous présente de nouvelles occasions de dépendre de Dieu. Nous devons lui faire confiance pour prendre des décisions, résister au péché, servir les autres et affronter l’avenir.

Le juste ne vit pas par ses performances, sa réputation ou sa propre justice. Il vit en s’appuyant continuellement sur la grâce et la fidélité de Jésus-Christ.

Lorsque nous tombons, la foi nous conduit à revenir vers le Sauveur. Lorsque nous réussissons, elle nous empêche de nous glorifier. Lorsque nous souffrons, elle nous rappelle que notre histoire ne se termine pas dans la douleur.

Conclusion : gardons les yeux fixés sur l’éternité

Nous avons une espérance vivante et glorieuse que Dieu lui-même a déposée dans nos cœurs. Elle demeure encore invisible, mais elle n’est pas incertaine. Elle repose sur la résurrection de Jésus-Christ et sur les promesses infaillibles du Seigneur.

La création soupire, nos corps connaissent la faiblesse et le monde visible porte encore les marques du péché. Pourtant, Dieu prépare une restauration complète. La souffrance actuelle ne possède pas le dernier mot.

Un jour, la foi fera place à la vue. Nous contemplerons Celui que nous avons aimé sans le voir. L’espérance deviendra réalité et toutes les promesses de Dieu trouveront leur accomplissement parfait.

Jusqu’à ce jour, nous devons attendre avec persévérance. Ne nous laissons pas séduire par les choses passagères au point d’oublier les réalités éternelles. La richesse, la beauté, le pouvoir et les succès humains disparaîtront, mais la présence et la gloire de Dieu demeureront toujours.

Marchons par la foi et non par la vue. Lorsque les circonstances semblent contraires aux promesses, rappelons-nous que Dieu ne dépend pas de ce que nos yeux peuvent percevoir.

Continuons à prier lorsque la réponse tarde, à obéir lorsque le chemin est coûteux et à espérer lorsque le monde nous invite au désespoir. Notre Seigneur Jésus-Christ reviendra, les morts ressusciteront et la création sera renouvelée.

Le chrétien n’est pas de ceux qui reculent pour se perdre, mais de ceux qui croient pour le salut de leur âme. Que notre foi reste attachée à Jésus-Christ, que notre espérance demeure tournée vers l’éternité et que notre vie proclame jusqu’à la fin cette grande vérité : le juste vivra par la foi.

Jéhovah tient la main de l'homme
Le seigneur est mon aide

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