La foi vient en entendant

La foi véritable n’est pas seulement une idée religieuse, mais une confiance vivante en Dieu, même lorsque nos yeux ne voient pas encore l’accomplissement de Ses promesses. C’est pourquoi nous devons apprendre à faire confiance à Dieu sans craindre, car Il demeure fidèle en tout temps.

La foi selon la Parole de Dieu

Nous trouvons beaucoup d’hommes et de femmes de foi dans la Bible. Mais avant de parler d’Abraham, de Moïse, de Daniel, de Schadrac, Méschac et Abed-Nego, il est important de comprendre ce que signifie réellement le mot foi. La Bible nous donne une définition claire dans Hébreux 11:1: « La foi est donc la certitude de ce que l’on espère, la conviction de ce qui ne se voit pas ». Cette déclaration est profonde, car elle nous montre que la foi biblique ne dépend pas de ce que les yeux peuvent voir, ni de ce que les circonstances peuvent confirmer immédiatement.

La foi n’est pas une simple émotion passagère. Elle n’est pas non plus un optimisme humain qui répète que tout ira bien sans fondement solide. La foi chrétienne repose sur la Parole de Dieu, sur Son caractère, sur Sa fidélité et sur Ses promesses. Les hommes de Dieu dans la Bible ont cru parce que Dieu avait parlé. Même lorsqu’ils n’avaient pas encore reçu ce qui leur avait été promis, ils ont continué à marcher, à obéir, à espérer et à attendre le temps du Seigneur.

C’est pourquoi l’exemple d’Abraham est si frappant. Dieu lui dit de sortir de son pays, de sa parenté et de la maison de son père pour aller vers un pays qu’Il lui montrerait. Abraham ne possédait pas tous les détails. Il ne connaissait pas tout le chemin. Il ne pouvait pas expliquer chaque étape de son avenir. Mais il savait une chose: Dieu avait parlé. Et cela suffisait pour qu’il obéisse.

La foi vient de ce qu’on entend

L’apôtre Paul a dit aux Romains:

14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche?
15 Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!
16 Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication?
17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.
Romains 10:14-17

Ces versets nous montrent que la foi n’apparaît pas dans le cœur de l’homme par hasard. Elle vient par l’écoute de la Parole de Christ. C’est la Parole de Dieu qui éclaire l’esprit, réveille le cœur, convainc le pécheur et fortifie le croyant. Une personne peut entendre beaucoup de discours humains, beaucoup de conseils, beaucoup d’opinions et beaucoup de philosophies, mais rien ne produit une foi salvatrice comme l’Évangile de Jésus-Christ.

Nous sommes ici aujourd’hui parce que Dieu, dans Sa miséricorde, nous a fait entendre Sa Parole. Cette Parole a travaillé en nous, elle a brisé notre orgueil, elle nous a montré notre besoin de salut, elle nous a révélé Christ comme Sauveur et Seigneur. Voilà pourquoi nous ne devons jamais négliger les Écritures. Le croyant qui veut grandir dans la foi doit être un homme ou une femme qui aime écouter, lire, méditer et pratiquer la Parole de Dieu. Ce n’est pas seulement une question de connaissance, mais d’obéissance quotidienne; c’est pourquoi la Bible nous appelle aussi à être des faiseurs de la Parole, et non seulement des auditeurs.

Abraham: croire sans voir tout le chemin

Abraham est appelé le père de la foi, et son histoire nous enseigne une vérité essentielle: la foi obéit même lorsqu’elle ne comprend pas tout. Lorsque Dieu l’appela, Abraham quitta ce qui lui était familier. Il laissa derrière lui une terre, une stabilité, une sécurité humaine et une partie importante de son histoire. Il partit parce qu’il croyait que Celui qui l’appelait était digne de confiance.

Cette foi ne fut pas seulement démontrée au moment de son départ. Toute la vie d’Abraham fut un chemin d’apprentissage, d’attente et de dépendance. Dieu lui avait promis une descendance, mais les années passaient et l’enfant promis ne venait pas. Humainement, tout semblait devenir plus difficile. Abraham vieillissait, Sarah aussi, et la promesse paraissait de plus en plus impossible selon la logique naturelle.

Mais la foi biblique ne se nourrit pas des probabilités humaines. Elle se nourrit de la fidélité divine. Abraham apprit que Dieu n’est jamais limité par l’âge, par le temps, par la faiblesse du corps ou par les impossibilités de l’homme. Ce que Dieu promet, Il peut l’accomplir. Et même lorsque l’attente devient longue, Dieu reste fidèle.

Cela parle fortement à notre génération. Beaucoup de croyants veulent des réponses immédiates, des solutions rapides et des chemins faciles. Mais Dieu forme souvent notre foi dans l’attente. Il nous enseigne à dépendre de Lui lorsque nous n’avons pas encore vu la réponse. Il nous apprend à dire: « Seigneur, je ne comprends pas tout, mais je sais que Tu es bon, souverain et fidèle ».

Moïse: choisir Dieu plutôt que les plaisirs passagers

La foi de Moïse est également remarquable. Il avait grandi dans le palais de Pharaon. Il avait accès à des privilèges, à une position élevée et à des avantages que beaucoup auraient désirés. Pourtant, lorsqu’il comprit son identité et la volonté de Dieu, il choisit d’être avec le peuple de Dieu plutôt que de jouir des plaisirs passagers du péché.

Cela nous enseigne que la foi implique parfois un renoncement. Croire en Dieu ne signifie pas seulement recevoir des bénédictions; cela signifie aussi refuser ce qui nous éloigne de Lui. Moïse aurait pu choisir le confort, la gloire humaine et les richesses d’Égypte. Mais il regardait plus loin. Il voyait, par la foi, une récompense plus grande que tout ce que l’Égypte pouvait offrir.

La Bible dit qu’il se montra ferme comme voyant Celui qui est invisible. Quelle belle expression! Moïse ne voyait pas Dieu avec ses yeux physiques, mais son cœur était attaché au Dieu vivant. C’est cela la foi: marcher comme si les réalités invisibles de Dieu étaient plus certaines que les réalités visibles de ce monde.

Aujourd’hui, les croyants sont aussi appelés à choisir. Le monde offre ses plaisirs, ses distractions, ses ambitions et ses séductions. Mais tout cela est passager. La foi nous pousse à regarder au-delà de ce qui brille momentanément. Elle nous rappelle que l’obéissance à Dieu vaut plus que l’approbation des hommes, et que la communion avec Christ vaut plus que toutes les richesses de ce monde.

Daniel: rester fidèle au milieu de l’opposition

Daniel est un autre exemple puissant de foi. Il vivait dans un contexte difficile, loin de sa terre, entouré d’un système étranger à la loi de Dieu. Pourtant, il résolut dans son cœur de ne pas se souiller. Sa fidélité ne dépendait pas de l’environnement. Même à Babylone, Daniel appartenait au Seigneur.

Lorsque la loi fut établie pour empêcher toute prière adressée à un autre que le roi, Daniel ne changea pas ses habitudes. Il continua à prier comme auparavant. Il ne chercha pas à cacher sa foi par peur des conséquences. Il savait que la fosse aux lions l’attendait, mais il savait aussi que son Dieu était plus grand que les lions, plus grand que le roi et plus grand que les complots de ses ennemis.

La foi de Daniel nous enseigne que la fidélité à Dieu doit rester ferme même lorsque la pression augmente. Il est facile de parler de foi lorsque tout va bien, lorsque personne ne nous critique, lorsque rien ne nous coûte. Mais la vraie foi se manifeste dans les moments où obéir à Dieu peut nous exposer à la moquerie, au rejet, à la perte ou à la souffrance.

Dieu ferma la gueule des lions, non parce que Daniel avait une force humaine extraordinaire, mais parce qu’il avait confiance en son Dieu. Cela ne signifie pas que tous les croyants seront toujours délivrés de la même manière visible. Mais cela signifie que Dieu accompagne Ses enfants dans l’épreuve, qu’Il règne sur toute circonstance, et qu’aucune opposition ne peut annuler Son plan.

La foi dans la fournaise ardente

Schadrac, Méschac et Abed-Nego nous montrent une foi courageuse et admirable. Ils furent confrontés à un choix très clair: adorer l’image du roi ou être jetés dans une fournaise ardente. Leur réponse demeure l’une des plus belles expressions de confiance en Dieu dans toute l’Écriture.

Ils savaient que Dieu pouvait les délivrer. Mais ils déclarèrent aussi que, même si Dieu ne les délivrait pas comme ils l’espéraient, ils ne serviraient pas les dieux de Babylone. Voilà une foi mature. Une foi qui ne dit pas seulement: « Je crois si Dieu fait exactement ce que je veux », mais une foi qui déclare: « Je crois parce que Dieu est Dieu, même si je dois passer par le feu ».

Beaucoup veulent une foi qui évite la fournaise, mais Dieu donne souvent une foi qui nous soutient au milieu de la fournaise. Et lorsque ces trois jeunes hommes furent jetés dans le feu, ils n’étaient pas seuls. Le roi vit une quatrième personne marcher avec eux. Cela nous rappelle que Dieu peut permettre l’épreuve, mais Il n’abandonne jamais les Siens au milieu d’elle.

Dans nos vies aussi, il existe des fournaises: des maladies, des pertes, des injustices, des crises familiales, des moments de solitude, des combats spirituels et des saisons d’incertitude. Mais le croyant peut être assuré que dans l’épreuve la plus difficile, Dieu regarde Ses enfants et demeure présent avec eux.

La foi n’est pas l’absence de faiblesse

Il est important de comprendre que les hommes et les femmes de foi dans la Bible n’étaient pas parfaits en eux-mêmes. Abraham a connu des moments de faiblesse. Moïse a hésité devant l’appel de Dieu. David est tombé gravement. Élie a connu le découragement. Sarah a ri lorsqu’elle entendit la promesse de Dieu concernant l’enfant qu’elle devait recevoir. Pourtant, Dieu a travaillé dans leurs vies.

Cela nous encourage beaucoup, car parfois nous pensons que la foi véritable signifie ne jamais trembler, ne jamais pleurer, ne jamais poser de questions, ne jamais se sentir faible. Mais la Bible nous montre que la foi peut exister dans un cœur qui lutte, qui attend, qui souffre et qui apprend à dépendre davantage de Dieu.

La différence est que la foi ne s’arrête pas à la faiblesse humaine. Elle regarde vers Dieu. Sarah, par exemple, se trouvait devant une promesse qui dépassait toute possibilité naturelle. Mais Dieu accomplit ce qu’Il avait annoncé. Son histoire nous rappelle que Sarah reçoit un miracle non parce que la situation était facile, mais parce que Dieu est puissant pour faire ce qu’Il promet.

Ainsi, lorsque notre foi semble petite, nous devons courir vers le Seigneur et Lui demander de nous fortifier. Les disciples eux-mêmes ont dit: « Augmente-nous la foi ». Cette prière doit aussi être la nôtre. Nous avons besoin que Dieu fortifie notre confiance, renouvelle notre espérance et nous garde attachés à Sa Parole.

Notre génération a besoin d’une foi ferme

Aujourd’hui, notre génération traverse des temps confus. Beaucoup abandonnent la vérité pour suivre les opinions du moment. Beaucoup veulent une foi confortable, sans croix, sans renoncement, sans obéissance profonde. Mais la Bible nous appelle à une foi ferme, enracinée en Christ, nourrie par les Écritures et visible dans une vie transformée.

Nous avons besoin d’une foi qui prie lorsque les autres se découragent. D’une foi qui reste pure lorsque le monde normalise le péché. D’une foi qui pardonne lorsque la chair veut se venger. D’une foi qui continue à servir même lorsque personne ne regarde. D’une foi qui adore Dieu non seulement dans l’abondance, mais aussi dans les larmes.

La foi véritable ne dépend pas des circonstances. Elle ne dit pas: « Dieu est bon seulement quand tout va comme je veux ». Elle dit: « Dieu est bon parce qu’Il est Dieu ». Elle ne se fonde pas sur les émotions changeantes du cœur humain, mais sur les promesses éternelles du Seigneur. Les sentiments montent et descendent, mais la Parole de Dieu demeure ferme pour toujours.

Voilà pourquoi nous devons nous examiner. Sur quoi repose notre foi? Est-elle fondée sur les bénédictions visibles, ou sur Dieu Lui-même? Sommes-nous prêts à suivre le Seigneur même lorsque cela nous coûte? Sommes-nous prêts à croire lorsque l’attente devient longue? Sommes-nous prêts à obéir lorsque le monde nous pousse dans une autre direction?

Gardons la foi jusqu’à la fin

Paul dit que la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ. Si nous voulons garder une foi vivante, nous devons rester proches de la Parole. Un croyant qui néglige les Écritures devient faible, confus et vulnérable. Mais celui qui médite la Parole, qui prie, qui écoute l’Évangile et qui marche dans l’obéissance grandit dans la stabilité spirituelle.

Gardons donc notre foi. Croyons que Dieu est puissant pour nous délivrer de tout mal. Croyons qu’Il peut nous soutenir dans la souffrance. Croyons qu’Il peut ouvrir un chemin là où nous ne voyons qu’un mur. Croyons qu’Il peut accomplir Ses promesses même lorsque le temps semble long. Croyons qu’Il est avec nous dans la fosse, dans la fournaise, dans le désert et dans chaque saison de notre vie.

Mais surtout, que notre foi soit centrée sur Jésus-Christ. Tous les exemples bibliques de foi nous conduisent finalement vers Lui. Abraham a espéré la promesse. Moïse a regardé vers la récompense. Daniel a persévéré dans la fidélité. Les prophètes ont annoncé le salut. Mais Christ est l’accomplissement parfait de l’espérance du peuple de Dieu. En Lui, nous trouvons le pardon, la vie éternelle, la paix avec Dieu et la force pour persévérer.

Que notre foi soit donc solide, constante et fondée sur la vérité immuable de la Parole de Dieu. Ne reculons pas devant les difficultés. Ne laissons pas la peur gouverner notre cœur. Ne permettons pas au doute de nous éloigner du Seigneur. Celui qui a soutenu Abraham, Moïse, Daniel et tant d’autres peut aussi nous soutenir aujourd’hui.

Restons fermes jusqu’à la fin, sachant que Dieu n’abandonne jamais ceux qui Lui appartiennent. Le monde peut changer, les circonstances peuvent devenir difficiles, les épreuves peuvent se multiplier, mais le Seigneur demeure le même. Et celui qui met sa confiance en Lui ne sera jamais confus, car la foi en Dieu n’est jamais vaine.

Dieu a fait toutes choses
Fermes par la foi

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