Qui est véritablement Dieu ? Il n’est pas une idée religieuse façonnée par l’imagination humaine, mais le Seigneur éternel, souverain et créateur de toutes choses. Pour mieux contempler Sa majesté, nous pouvons méditer sur le Dieu créateur du ciel et de la terre, Celui dont dépendent notre souffle, notre existence et notre avenir.
Qui est véritablement Dieu ?
Dans le monde, beaucoup de personnes ont déjà entendu prononcer le nom de Dieu. Certaines connaissent quelques histoires bibliques, quelques prières ou certaines traditions religieuses transmises par leur famille. Pourtant, connaître quelques informations concernant Dieu ne signifie pas nécessairement Le connaître tel qu’Il s’est révélé dans les Écritures.
Dieu ne peut pas être réduit à une idée vague, à une énergie impersonnelle ou à une puissance que l’homme pourrait utiliser pour obtenir ce qu’il désire. Il est le Dieu vivant, personnel, saint, éternel et souverain. Il existait avant la création et ne dépend de rien en dehors de Lui-même.
Avant que les montagnes soient formées, avant que les étoiles brillent dans le ciel et avant que le premier homme reçoive le souffle de vie, Dieu était déjà Dieu. Il n’a jamais commencé à exister et ne cessera jamais d’être. Il est Celui qui est, sans commencement ni fin.
Tout ce qui existe dépend de Lui. Les créatures ont besoin d’air, de nourriture, de lumière et de nombreux autres éléments pour vivre. Dieu, en revanche, ne reçoit Son existence de personne. Il possède la vie en Lui-même et donne la vie à toute créature.
Comprendre cette vérité devrait transformer notre manière de voir le monde. Nous ne sommes pas propriétaires absolus de notre vie. Nos capacités, notre santé, notre intelligence et les occasions qui se présentent à nous sont des dons provenant du Seigneur.
Le Dieu omnipotent, omniscient et omniprésent
La Bible nous enseigne que Dieu est omnipotent. Cela signifie qu’Il possède toute puissance et qu’aucune créature ne peut résister définitivement à Sa volonté. Ce que le Seigneur décide d’accomplir, Il possède également la puissance de l’exécuter.
La toute-puissance divine ne signifie pas que Dieu agit de manière désordonnée ou contradictoire. Il ne peut ni mentir, ni renier Sa sainteté, ni accomplir le mal. Sa puissance est toujours parfaitement unie à Sa sagesse, à Sa justice et à Son caractère.
Dieu est aussi omniscient. Il connaît toutes choses avec une connaissance parfaite. Il n’apprend rien, ne découvre aucune information nouvelle et n’est jamais surpris par les événements. Il connaît le passé, le présent et l’avenir comme une seule réalité entièrement ouverte devant Lui.
Il connaît les pensées que nous cachons, les paroles que nous n’avons pas encore prononcées et les motivations profondes de notre cœur. Rien ne peut être dissimulé devant Son regard. Cette vérité devrait nous conduire à vivre avec sincérité et dans la crainte du Seigneur.
Enfin, Dieu est omniprésent. Il n’est pas limité par l’espace comme les créatures. Il est présent partout avec la plénitude de Son être. Aucun lieu n’est hors de Son autorité et aucune personne ne peut fuir Sa présence.
Le Dieu tout-puissant est donc également le Dieu qui voit, connaît et soutient toutes choses. Sa grandeur dépasse infiniment notre compréhension, mais les Écritures nous révèlent suffisamment de vérité pour que nous L’adorions avec respect.
La prière d’Anne et la souveraineté de Dieu
Les paroles de 1 Samuel 2 furent prononcées par Anne après que le Seigneur eut répondu à sa prière. Pendant longtemps, elle avait connu la souffrance et l’humiliation parce qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant. Dans sa détresse, elle se tourna vers Dieu et Lui exposa son affliction.
Le Seigneur se souvint d’elle et lui donna Samuel. Après avoir reçu cette grâce, Anne ne se contenta pas de célébrer le don. Elle dirigea son attention vers le Donateur. Sa prière exalte la sainteté, la puissance et la souveraineté de Dieu.
Anne avait appris, par sa propre expérience, que les circonstances humaines ne constituent pas le dernier mot. Ce qui semblait impossible pouvait être transformé par le Seigneur. Celle qui avait été humiliée fut consolée, tandis que l’orgueil de ceux qui se croyaient supérieurs fut abaissé.
7 L’Éternel appauvrit et il enrichit,
Il abaisse et il élève.8 De la poussière il retire le pauvre,
Du fumier il relève l’indigent,
Pour les faire asseoir avec les grands.
Et il leur donne en partage un trône de gloire ;
Car à l’Éternel sont les colonnes de la terre,
Et c’est sur elles qu’il a posé le monde.9 Il gardera les pas de ses bien-aimés.
Mais les méchants seront anéantis dans les ténèbres ;
Car l’homme ne triomphera point par la force.1 Samuel 2:7-9
Ces paroles ne proviennent donc pas d’une théorie abstraite. Elles sont l’adoration d’une femme qui avait vu le Seigneur transformer sa douleur et démontrer que Sa volonté est supérieure aux apparences humaines.
L’Éternel appauvrit et Il enrichit
La déclaration d’Anne peut nous surprendre : « L’Éternel appauvrit et Il enrichit. » Elle nous rappelle que Dieu exerce Son autorité sur les circonstances matérielles de la vie. La richesse et la pauvreté ne se trouvent pas en dehors de Son gouvernement.
Cela ne signifie pas que chaque personne riche est spécialement approuvée par Dieu, ni que chaque personne pauvre est sous Sa condamnation. Une telle interprétation contredirait de nombreux passages des Écritures. Des hommes injustes peuvent accumuler beaucoup de biens, tandis que des serviteurs fidèles peuvent connaître le manque.
La richesse matérielle n’est donc pas la mesure définitive de la faveur divine. Jésus avertit que l’homme peut gagner le monde entier et perdre son âme. Une personne peut posséder de nombreux biens tout en étant spirituellement pauvre devant Dieu.
Inversement, celui qui possède peu peut être riche dans la foi, dans la paix, dans la connaissance de Christ et dans l’espérance éternelle. Les apôtres ne vécurent pas dans le luxe. Plusieurs connurent la faim, la fatigue, le froid et la persécution. Pourtant, ils étaient profondément bénis parce qu’ils appartenaient au Seigneur.
Lorsque Dieu accorde des richesses, elles doivent être reçues avec reconnaissance et utilisées avec sagesse. Elles ne nous sont pas données afin que nous devenions orgueilleux, mais afin que nous administrions fidèlement ce que le Seigneur place entre nos mains.
Lorsque Dieu permet une période de manque, celle-ci peut nous enseigner la dépendance, la patience et la confiance. Notre sécurité ne doit jamais reposer dans ce que nous possédons, mais dans Celui qui pourvoit à nos besoins.
La restauration de Job ne soutient pas l’évangile de la prospérité
Job constitue l’un des exemples les plus connus d’un homme riche qui perdit presque tout. Il perdit ses biens, ses enfants et sa santé. Pourtant, ses souffrances ne signifiaient pas qu’il était un homme impie ou que Dieu l’avait définitivement abandonné.
Au commencement du livre, Job est présenté comme un homme intègre, droit et craignant Dieu. Son épreuve révèle donc que la souffrance ne peut pas toujours être interprétée comme une punition directe pour un péché particulier.
À la fin de son histoire, Dieu restaura Job et lui accorda davantage de biens qu’il n’en possédait auparavant. Cette restauration démontre que le Seigneur est capable de relever celui qui est tombé et de renouveler ce qui semblait perdu.
Nous pouvons approfondir cette espérance à travers la confession de Job : « Je sais que mon Rédempteur vit ». Sa foi ne reposait pas uniquement sur l’espoir de récupérer ses possessions. Même au milieu de la douleur, il regardait vers son Rédempteur.
L’histoire de Job ne doit donc pas être utilisée pour promettre que chaque chrétien recevra nécessairement une grande richesse matérielle après une période de souffrance. La leçon principale est plus profonde : Dieu demeure souverain, sage et digne de confiance, même lorsque nous ne comprenons pas Ses voies.
Certaines restaurations seront visibles dans cette vie. D’autres ne seront pleinement manifestées que dans l’éternité. Le croyant peut perdre beaucoup de choses terrestres sans jamais perdre l’héritage impérissable que Dieu lui réserve en Christ.
Il abaisse et Il élève
Dieu ne gouverne pas uniquement les biens matériels. Il exerce aussi Son autorité sur les positions, les honneurs et l’influence des hommes. Anne affirme : « Il abaisse et Il élève. »
Dans la société, certaines personnes cherchent constamment à s’élever. Elles veulent être reconnues, admirées et considérées comme supérieures. Elles construisent leur identité sur leur position, leurs titres, leurs capacités ou l’opinion favorable des autres.
Cependant, toute élévation humaine demeure fragile. Une réputation peut disparaître, une position peut être perdue et une puissance politique peut s’effondrer. Ce que les hommes construisent pendant plusieurs années peut être renversé en très peu de temps.
Dieu peut permettre qu’un homme orgueilleux soit abaissé afin de lui montrer qu’il n’est pas souverain. Le roi Nebucadnetsar en constitue un exemple frappant. Il contempla la grandeur de Babylone et attribua toute sa gloire à sa propre puissance.
Le Seigneur l’humilia jusqu’à ce qu’il reconnaisse que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’Il le donne à qui Il Lui plaît. Après avoir retrouvé la raison, Nebucadnetsar confessa la souveraineté divine.
Cette histoire nous avertit que Dieu résiste aux orgueilleux, mais accorde Sa grâce aux humbles. Celui qui s’élève contre le Seigneur sera finalement abaissé.
La véritable grandeur selon Dieu
Le monde associe souvent la grandeur à l’autorité, à la visibilité et au pouvoir exercé sur les autres. Jésus nous enseigne cependant que la grandeur dans le royaume de Dieu suit une logique différente.
Celui qui veut être grand doit apprendre à servir. Jésus-Christ, bien qu’étant le Seigneur de tous, prit la forme d’un serviteur. Il lava les pieds de Ses disciples et donna Sa vie pour des pécheurs qui ne méritaient pas Sa grâce.
Dieu élève ceux qui s’humilient devant Lui. Cette élévation ne signifie pas toujours recevoir une position publique. Le Seigneur peut élever une personne en lui donnant un caractère fidèle, une influence spirituelle, une paix profonde ou la capacité de servir avec amour.
C’est pourquoi l’enseignement biblique sur celui qui est véritablement le plus grand nous ramène à l’humilité. La grandeur ne se mesure pas au nombre de personnes qui nous servent, mais à notre disposition à servir les autres pour la gloire de Dieu.
Nous ne devons donc pas chercher l’élévation par l’ambition égoïste. Nous devons chercher la fidélité. Si Dieu décide de nous confier davantage de responsabilités, recevons-les avec crainte et humilité. S’Il nous maintient dans une position discrète, servons-Le avec le même dévouement.
Dieu relève le pauvre de la poussière
Anne déclare que Dieu retire le pauvre de la poussière et relève l’indigent du fumier. Ces images décrivent une situation d’humiliation extrême. La personne semble oubliée, méprisée et privée de toute possibilité d’améliorer sa condition.
Pourtant, aucun état n’est trop misérable pour la puissance de Dieu. Le Seigneur voit ceux que la société ignore. Il connaît le nom, l’histoire, la douleur et les besoins de chaque personne.
Les hommes valorisent souvent ceux qui possèdent déjà de l’influence. Dieu, en revanche, choisit fréquemment ce qui est faible et méprisé afin que personne ne puisse se glorifier devant Lui.
David était le plus jeune fils de sa famille. Lorsque Samuel vint pour oindre le futur roi d’Israël, son père ne pensa même pas à le faire venir immédiatement. Pourtant, Dieu avait regardé au cœur de David et l’avait choisi.
Joseph fut vendu comme esclave et jeté injustement en prison. Humainement, sa situation semblait sans espérance. Mais au moment fixé, Dieu le fit sortir de la prison et l’éleva à une position d’autorité en Égypte.
Esther, jeune femme orpheline, devint reine et fut utilisée pour préserver son peuple. Les disciples de Jésus étaient, pour plusieurs, des hommes simples sans prestige religieux. Pourtant, Dieu les employa pour annoncer l’Évangile aux nations.
La faiblesse de nos circonstances ne limite jamais la puissance du Seigneur. Il peut ouvrir une porte qu’aucun homme ne peut fermer et utiliser une vie que le monde avait considérée comme insignifiante.
Dieu n’agit pas selon les critères du monde
Les hommes regardent à l’apparence, aux ressources et aux capacités visibles. Dieu regarde au cœur et agit conformément à Ses propres desseins. Son choix ne dépend pas de la popularité ou de l’approbation sociale.
Cette vérité devrait nous empêcher de mépriser les personnes pauvres, faibles ou peu instruites. Nous ignorons ce que le Seigneur peut accomplir à travers elles. Une personne inconnue des hommes peut être précieuse devant Dieu et jouer un rôle important dans Son royaume.
Elle devrait aussi nous protéger du découragement. Nous pouvons penser que notre absence de ressources nous empêche de servir. Mais Dieu n’a pas besoin que nous soyons puissants selon les normes du monde. Il demande que nous soyons disponibles, humbles et obéissants.
Moïse se considérait incapable de parler correctement, mais Dieu l’envoya devant Pharaon. Gédéon se voyait comme le plus petit de sa famille, mais le Seigneur l’appela vaillant héros. Jérémie se trouvait trop jeune, mais Dieu plaça Ses paroles dans sa bouche.
Lorsque Dieu appelle une personne, Il lui donne aussi la grâce nécessaire pour accomplir ce qu’Il commande. Notre confiance ne doit donc pas reposer sur notre suffisance personnelle, mais sur la présence divine.
Les colonnes de la terre appartiennent à l’Éternel
Anne affirme que les colonnes de la terre appartiennent au Seigneur et qu’Il a posé le monde sur elles. Cette image poétique proclame que l’univers entier repose sous l’autorité de Dieu.
Le monde n’existe pas de manière indépendante. Dieu ne s’est pas contenté de le créer pour ensuite l’abandonner à lui-même. Il le soutient continuellement par Sa puissance.
Chaque respiration, chaque saison, chaque mouvement des astres et chaque processus naturel dépend de Son gouvernement providentiel. Les lois de la nature sont constantes parce que le Créateur demeure fidèle.
Cela signifie que rien ne se produit dans un univers échappant au contrôle de Dieu. Les événements qui nous surprennent ne Le surprennent jamais. Les crises, les changements politiques, les catastrophes et les décisions humaines restent sous Son autorité.
La souveraineté divine ne signifie pas que Dieu approuve moralement toutes les actions humaines. Les hommes peuvent agir avec méchanceté et sont responsables de leurs péchés. Pourtant, même leurs actions ne peuvent pas empêcher le Seigneur d’accomplir Son dessein final.
La croix de Jésus-Christ le démontre clairement. Des hommes injustes condamnèrent le Fils de Dieu, mais leur action accomplit en même temps le plan de rédemption établi par le Seigneur. Dieu transforma le plus grand crime de l’histoire en moyen de salut pour Son peuple.
Dieu fait ce qu’Il veut avec sagesse et justice
Affirmer que Dieu fait ce qu’Il veut ne signifie pas qu’Il agit de manière capricieuse. La volonté de Dieu est toujours sainte, sage, bonne et juste. Il ne prend jamais une décision irréfléchie et ne commet jamais d’erreur.
Nous ne comprenons pas toujours Ses voies parce que notre connaissance est limitée. Nous observons seulement une petite partie de la réalité, tandis que Dieu connaît parfaitement toutes les conséquences présentes et futures.
Un enfant peut ne pas comprendre pourquoi son père lui refuse quelque chose qu’il désire. Pourtant, ce refus peut être motivé par l’amour et une connaissance supérieure. De la même manière, Dieu peut fermer une porte parce qu’Il voit un danger que nous ne percevons pas.
Il peut également permettre une attente afin de former notre caractère. Nous demandons parfois une réponse immédiate, mais Dieu veut nous enseigner la patience, purifier nos motivations ou nous préparer à recevoir ce que nous demandons.
Nous devons donc apprendre à croire que la sagesse de Dieu est supérieure à notre propre compréhension. Même lorsque Ses décisions nous attristent, elles ne cessent jamais d’être parfaites.
Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu
Lorsque nous considérons la puissance souveraine du Seigneur, nous comprenons qu’aucune difficulté n’est trop grande pour Lui. Ce qui dépasse complètement nos capacités demeure sous Son autorité.
Abraham et Sara ne pouvaient pas produire par leurs propres forces le fils promis dans leur vieillesse. Israël ne pouvait pas ouvrir la mer Rouge. Josué ne pouvait pas faire tomber les murailles de Jéricho par une stratégie militaire ordinaire.
Les disciples ne pouvaient pas nourrir une multitude avec quelques pains et quelques poissons. Lazare ne pouvait pas sortir lui-même du tombeau. Dans chaque cas, l’impossibilité humaine devint l’occasion de manifester la puissance de Dieu.
Cette vérité est développée dans la méditation intitulée Ce qui est impossible pour nous est possible pour Dieu. Elle nous rappelle que nous ne devons jamais confondre nos limites avec celles du Seigneur.
Cependant, la foi ne consiste pas à exiger que Dieu accomplisse tout ce que nous imaginons. Elle consiste à croire qu’Il possède toute puissance et qu’Il l’exerce selon Sa volonté parfaite.
Dieu peut guérir, ouvrir une porte, restaurer une relation ou transformer une situation. Il peut aussi décider de nous soutenir au milieu d’une difficulté sans la retirer immédiatement. Dans les deux cas, Sa grâce demeure suffisante.
Il gardera les pas de Ses bien-aimés
Après avoir proclamé la grandeur et l’autorité de Dieu, Anne ajoute une promesse remplie de consolation : « Il gardera les pas de Ses bien-aimés. »
Le Seigneur ne gouverne pas l’univers d’une manière froide et distante. Il connaît personnellement ceux qui Lui appartiennent et veille sur leur marche. Il les conduit, les corrige, les avertit et les protège.
Garder leurs pas ne signifie pas qu’ils ne rencontreront jamais d’obstacles. Cela signifie que Dieu les préservera spirituellement et les conduira jusqu’au but qu’Il a préparé pour eux.
Pierre connut une grave chute lorsqu’il renia Jésus. Pourtant, Christ avait prié pour que sa foi ne défaille pas complètement. Après sa repentance, Pierre fut restauré et continua à servir le Seigneur.
Dieu utilise Sa Parole, le Saint-Esprit, l’Église et même les épreuves pour garder les pas de Ses enfants. Il peut fermer une voie dangereuse, exposer un péché caché ou utiliser les conseils d’un frère afin de nous ramener sur le bon chemin.
La sécurité du croyant repose finalement sur la fidélité de Dieu. Celui qui a commencé en nous une bonne œuvre ne nous abandonnera pas au milieu du chemin.
Les méchants seront anéantis dans les ténèbres
Les paroles d’Anne contiennent aussi un avertissement sérieux. Les méchants peuvent sembler prospérer pendant un temps, mais leur réussite n’est ni définitive ni éternelle.
L’homme injuste peut accumuler des richesses, obtenir une grande influence et éviter temporairement les conséquences de ses actes. Toutefois, il ne peut pas échapper au jugement de Dieu.
Le Seigneur voit les injustices que les tribunaux humains ne découvrent pas. Il connaît les oppressions commises en secret, les mensonges, les manipulations et les violences cachées.
Le jugement final démontrera que Dieu est parfaitement juste. Chaque personne comparaîtra devant Lui et rendra compte de sa vie. La prospérité terrestre ne pourra protéger personne contre Sa sentence.
Cette vérité ne devrait pas produire en nous un désir de vengeance personnelle. Elle devrait plutôt nous pousser à laisser la justice entre les mains du Seigneur et à annoncer l’Évangile avec urgence.
Notre espérance est que Jésus-Christ a porté le jugement de tous ceux qui croient en Lui. Celui qui se repent et place sa foi dans le Sauveur passe de la condamnation à la vie éternelle.
L’homme ne triomphera point par la force
La conclusion du verset neuf renverse l’orgueil humain : « L’homme ne triomphera point par la force. » Notre société célèbre la puissance personnelle, l’indépendance et la confiance en soi. La Bible nous rappelle pourtant que toute force humaine est limitée.
Une personne peut posséder une bonne santé, de l’intelligence et de nombreuses ressources. Mais elle ne peut pas contrôler entièrement l’avenir, empêcher la vieillesse ou vaincre la mort par ses propres moyens.
Les armées les plus puissantes peuvent être vaincues. Les entreprises les plus solides peuvent disparaître. Les dirigeants les plus influents finissent par quitter leur position. Aucune puissance humaine n’est absolue.
Dans la vie spirituelle, cette vérité est encore plus évidente. Nous ne pouvons pas nous libérer nous-mêmes de la culpabilité du péché. Nous ne pouvons pas produire un cœur nouveau ni mériter le pardon divin.
Notre salut vient entièrement de Jésus-Christ. Il a accompli ce que nous étions incapables d’accomplir. Il a vécu dans une obéissance parfaite, porté notre condamnation sur la croix et vaincu la mort par Sa résurrection.
De la même manière, notre persévérance chrétienne ne repose pas uniquement sur notre détermination. Nous devons travailler, prier et résister au péché, mais toujours en dépendant de la grâce que Dieu fournit.
La souveraineté de Dieu détruit notre orgueil
Lorsque nous comprenons que Dieu appauvrit et enrichit, abaisse et élève, notre orgueil perd tout fondement. Nous ne pouvons pas nous glorifier comme si nous étions les auteurs indépendants de notre succès.
Paul demanda aux Corinthiens : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » Cette question s’applique à tous les domaines de notre vie. Notre intelligence, notre famille, notre travail, notre ministère et nos occasions proviennent de la providence divine.
Cela ne signifie pas que nos efforts sont inutiles. La Bible valorise le travail, la diligence et la responsabilité. Mais même notre capacité à travailler constitue un don de Dieu.
Celui qui réussit doit donc demeurer humble. Il doit reconnaître que sa position pourrait changer et que tout ce qu’il possède doit être utilisé pour la gloire du Seigneur.
Celui qui traverse une période difficile ne doit pas non plus se considérer comme oublié. Le Dieu qui élève peut changer sa situation au moment qu’Il choisit. Et même s’Il ne lui accorde pas une élévation visible, Il peut lui donner des richesses spirituelles bien plus précieuses.
La souveraineté de Dieu produit la paix
La doctrine de la souveraineté divine n’est pas seulement un sujet théologique destiné aux débats. Elle constitue une source profonde de consolation pour le croyant.
Si Dieu n’était pas souverain, nous serions à la merci du hasard, des décisions humaines et des puissances du mal. Mais puisque le Seigneur règne, rien ne peut détruire Son dessein pour Ses enfants.
Lorsque nous perdons un emploi, nous pouvons nous rappeler que notre pourvoyeur ultime n’était pas une entreprise, mais Dieu. Lorsque les plans changent, nous savons que le Seigneur n’a pas perdu le contrôle.
Lorsque nous sommes injustement traités, nous pouvons confier notre cause à Celui qui juge avec justice. Lorsque l’avenir nous inquiète, nous pouvons nous souvenir que Dieu y est déjà présent.
Notre paix ne vient pas de la certitude que tout se déroulera selon nos préférences, mais de la certitude que tout demeure entre les mains du Seigneur.
Se soumettre à la volonté parfaite de Dieu
Reconnaître la souveraineté de Dieu demande plus qu’une simple affirmation doctrinale. Nous devons apprendre à nous soumettre concrètement à Sa volonté.
Cette soumission est facile lorsque Dieu nous donne ce que nous désirons. Elle devient plus difficile lorsqu’Il ferme une porte, permet une attente ou nous conduit par un chemin inattendu.
Jésus nous donne le modèle parfait dans le jardin de Gethsémané. Face à la croix, Il exprima la profondeur de Son angoisse, mais déclara : « Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. »
La soumission ne signifie pas que nous ne pouvons pas présenter nos désirs à Dieu. Nous pouvons demander avec sincérité une guérison, une délivrance ou une restauration. Mais nous devons toujours reconnaître que Sa sagesse est supérieure à la nôtre.
Dire « Que Ta volonté soit faite » est une déclaration de confiance. Cela signifie que nous croyons que notre Père céleste ne commet aucune erreur et qu’Il ne cesse jamais d’agir pour le bien spirituel de Ses enfants.
Conclusion : il n’y a personne comme notre Dieu
Les paroles d’Anne dans 1 Samuel 2 nous présentent un Dieu incomparable. Il règne sur la richesse et la pauvreté, sur l’abaissement et l’élévation, sur les circonstances des individus et sur les fondements mêmes de la création.
Il relève le pauvre, humilie l’orgueilleux, garde les pas de Ses bien-aimés et juge finalement les méchants. Aucun homme ne peut triompher durablement par sa propre force.
Cette vérité doit nous éloigner de l’orgueil et du désespoir. Nous ne devons pas devenir orgueilleux lorsque nous prospérons, car tout vient de Dieu. Nous ne devons pas non plus perdre toute espérance lorsque nous sommes abaissés, car le Seigneur possède la puissance de nous relever.
Notre confiance ne repose ni sur les richesses, ni sur les relations, ni sur notre intelligence. Elle repose sur le Dieu éternel qui demeure fidèle dans toutes les générations.
Soumettons-Lui donc nos projets, nos craintes, nos réussites et nos épreuves. Adorons-Le lorsqu’Il donne et continuons à L’adorer lorsqu’Il reprend. Reconnaissons que Sa volonté est bonne, même lorsqu’elle dépasse notre compréhension.
Dieu fait ce qu’Il veut, quand Il veut et comme Il veut, mais tout ce qu’Il accomplit est toujours conforme à Sa sainteté, à Sa justice, à Sa sagesse et à Son amour parfait.
Il n’y a personne comme Lui. Il est le Créateur, le Roi souverain, le gardien de Son peuple et le Sauveur de tous ceux qui placent leur foi en Jésus-Christ. Que Son nom soit élevé et adoré éternellement.