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Un écrivain a dit un jour qu’à mesure que le monde se fatigue de lui, il se fatigue lui-même davantage des choses du monde. Pour le chrétien, cette pensée rappelle que notre espérance ne repose pas sur les choses passagères, car rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ, même lorsque nous traversons l’opposition, le rejet ou la souffrance à cause de notre foi.
Le chrétien appartient à un royaume qui n’est pas de ce monde
Chers frères et sœurs, nous avons reçu par grâce quelque chose que ce monde ne pourra jamais produire par ses propres forces : la réconciliation avec Dieu par Jésus-Christ. Nous étions incapables de nous sauver nous-mêmes, mais Christ est mort pour les pécheurs et nous a ouvert le chemin vers la vie éternelle. Par conséquent, celui qui appartient réellement à Christ possède une espérance qui dépasse largement les circonstances de cette vie.
Cela ne signifie pas que nous devons mépriser la création, la famille, le travail ou les nombreuses bénédictions que Dieu nous accorde ici-bas. Cela signifie plutôt que nous ne devons pas traiter ce monde comme s’il était notre destination finale. Tout ce que nous voyons est temporaire. Les richesses disparaissent, la renommée passe, les corps vieillissent et les réalisations humaines finissent par être oubliées. Mais le royaume de Dieu demeure éternellement.
Jésus n’a jamais promis à ses disciples une existence entièrement confortable. Il leur a parlé de renoncement, de fidélité, de persécution et de difficultés. Celui qui désire suivre Christ doit donc comprendre dès le commencement que le christianisme biblique n’est pas une invitation à rechercher simplement une vie plus facile. C’est un appel à suivre le Seigneur, à Lui obéir et à Lui rester fidèle quelles que soient les circonstances.
Jésus n’a jamais cherché l’approbation du monde
Le message de Jésus n’était pas construit pour satisfaire les attentes de tous ceux qui l’écoutaient. Notre Seigneur parlait avec grâce et compassion, mais Il ne modifiait jamais la vérité afin de devenir plus populaire. Il proclamait ce que le Père Lui avait donné à annoncer, même lorsque ses paroles révélaient le péché, confrontaient l’hypocrisie ou provoquaient le rejet.
Lorsque beaucoup de personnes abandonnèrent Jésus parce qu’elles trouvaient certains de ses enseignements difficiles, Il ne courut pas derrière elles pour transformer son message en quelque chose de plus acceptable. Il resta fidèle à la vérité. Cette attitude doit nous enseigner quelque chose d’important aujourd’hui : la vérité de Dieu ne doit jamais être sacrifiée sur l’autel de la popularité.
Le chrétien doit évidemment parler avec amour, respect et sagesse. Nous ne devons pas rechercher volontairement les conflits ni utiliser la vérité comme une arme pour humilier les autres. Cependant, il existe une grande différence entre parler avec douceur et cacher volontairement ce que Dieu a révélé simplement parce que nous craignons la réaction des hommes.
Nous vivons dans un monde où l’approbation publique peut devenir une véritable idole. Beaucoup mesurent leur valeur selon les opinions, les applaudissements ou la reconnaissance des autres. Mais le disciple de Jésus doit apprendre à poser une question différente : « Est-ce que ce que je fais plaît à Dieu ? » Cette question est infiniment plus importante que de savoir si tout le monde approuve notre manière de vivre.
Le chemin de Christ n’est pas un parc de divertissement
Parfois, le christianisme est présenté comme si venir à Jésus signifiait que tous les problèmes allaient disparaître. On promet la prospérité, le succès, une santé constante et une vie sans grandes difficultés. Pourtant, cette vision ne correspond pas au témoignage des Écritures. Jésus lui-même fut rejeté, insulté, calomnié, persécuté et finalement crucifié.
Les apôtres connurent eux aussi les prisons, les menaces, les coups et toutes sortes d’oppositions. Paul parle de souffrances, de dangers, de faim, de fatigue et de persécutions. Cela ne signifie pas que toute la vie chrétienne est tristesse. Au contraire, les croyants possèdent une joie profonde. Mais cette joie ne dépend pas de l’absence de souffrance.
C’est précisément pourquoi une foi plus précieuse que l’or se manifeste souvent lorsque les circonstances deviennent difficiles. Une foi qui existe seulement lorsque tout va bien n’a jamais réellement été éprouvée. Mais lorsque nous continuons à croire, à prier et à obéir au milieu de l’opposition, nous découvrons combien notre confiance en Dieu est précieuse.
Les difficultés révèlent ce qui occupe réellement la première place dans notre cœur. Servons-nous Dieu seulement parce que nous recevons certaines bénédictions, ou parce que nous avons compris qu’Il est digne de notre adoration même lorsque la vie devient douloureuse ? Cette question est importante pour tous ceux qui désirent marcher sérieusement avec Christ.
Jésus a parlé clairement de la persécution
Dans le sermon sur la montagne, Jésus prononce des paroles qui peuvent sembler surprenantes selon la logique humaine. Nous avons tendance à considérer comme heureux celui qui est admiré, applaudi et accepté. Jésus, cependant, parle de bonheur dans un contexte de rejet et de persécution.
Notre Seigneur a dit :
11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.
12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.
Matthieu 5:11-12
Remarquons soigneusement les mots « à cause de moi ». Jésus ne dit pas que toute critique que nous recevons constitue automatiquement une persécution chrétienne. Il est possible d’être critiqué parce que nous avons mal agi, parlé avec arrogance ou blessé quelqu’un. Dans ce cas, la bonne réaction n’est pas de nous déclarer persécutés, mais de reconnaître notre faute et de nous repentir.
La bénédiction dont parle Jésus concerne ceux qui souffrent précisément parce qu’ils Lui appartiennent, parce qu’ils défendent la vérité, refusent de participer au péché ou restent fidèles à l’Évangile. Souffrir pour Christ est différent de souffrir à cause de notre propre mauvais comportement.
Comment peut-on se réjouir au milieu de la persécution ?
Lorsque Jésus dit : « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse », Il ne demande pas à ses disciples de prétendre que la douleur n’existe pas. Être rejeté peut faire mal. Être calomnié peut profondément blesser. Perdre des relations, des opportunités ou une position parce que nous désirons rester fidèles à Christ peut produire de véritables larmes.
La joie chrétienne ne consiste donc pas à aimer la souffrance elle-même. Notre joie vient de ce que la persécution ne peut pas enlever : notre communion avec Christ, notre salut et notre espérance éternelle. Le monde peut retirer certaines choses au croyant, mais il ne peut pas annuler la promesse de Dieu.
Voilà pourquoi la joie et les larmes peuvent parfois habiter simultanément dans le cœur chrétien. Nous pouvons pleurer à cause d’une injustice tout en nous réjouissant de savoir que notre nom est écrit dans les cieux. Nous pouvons ressentir la douleur du rejet et néanmoins avoir une paix profonde parce que notre identité repose en Christ.
Les apôtres se réjouissaient d’avoir souffert pour Jésus
Le livre des Actes nous offre un exemple remarquable. Les apôtres furent arrêtés à cause de leur prédication. Les autorités voulaient les faire taire et leur interdirent de parler au nom de Jésus. Après avoir été battus, ils quittèrent le lieu en se réjouissant d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom du Seigneur.
À première vue, cette réaction pourrait sembler incompréhensible. Comment quelqu’un peut-il sortir joyeux après avoir été frappé injustement ? Leur joie ne venait évidemment pas des coups reçus. Elle provenait de la conviction qu’ils souffraient parce qu’ils appartenaient à Christ et accomplissaient la mission qu’Il leur avait confiée.
Ils avaient compris que leur vie terrestre n’était pas leur trésor ultime. Leur plus grand objectif n’était pas de protéger leur confort à tout prix, mais d’être fidèles à Celui qui était mort et ressuscité pour eux. Cette perspective transforme radicalement notre manière de regarder les difficultés.
Les afflictions ne signifient pas que Dieu nous a abandonnés
Lorsque les problèmes commencent à s’accumuler, il est facile de demander : « Où est Dieu ? » Nous pouvons penser que si le Seigneur nous aimait réellement, Il empêcherait toute souffrance. Pourtant, les Écritures ne présentent jamais l’amour de Dieu de cette manière.
David fut aimé de Dieu et pourtant poursuivi par Saül. Joseph connut la faveur du Seigneur et pourtant fut vendu comme esclave. Daniel resta fidèle et pourtant fut jeté dans la fosse aux lions. Paul servit Christ avec une extraordinaire fidélité et pourtant traversa d’innombrables difficultés.
Les afflictions des justes démontrent ainsi que la souffrance ne constitue pas nécessairement un signe de rejet divin. Dieu peut être parfaitement présent au milieu d’une situation que nous aurions préféré éviter. Il peut soutenir ses enfants dans la vallée aussi véritablement qu’Il les bénit sur la montagne.
Nous devons donc résister à l’idée selon laquelle une vie chrétienne fidèle produira automatiquement une existence confortable. Certaines des personnes les plus fidèles de l’histoire biblique furent précisément celles qui connurent les plus grandes oppositions.
Le monde rejette souvent ce qu’il ne comprend pas
Jésus expliqua à ses disciples qu’ils ne devaient pas être surpris si le monde les haïssait. Si le Maître avait été rejeté, ses serviteurs ne devaient pas s’attendre à toujours recevoir un traitement différent. L’Évangile confronte l’être humain avec une vérité difficile : nous sommes pécheurs et nous avons besoin d’un Sauveur.
Le message chrétien ne dit pas simplement que nous devons devenir de meilleures personnes. Il déclare que nous avons besoin d’une nouvelle naissance, du pardon et de la grâce. Cette vérité attaque directement l’orgueil humain, parce qu’elle nous rappelle que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes.
La lumière révèle ce qui se trouve dans les ténèbres, et tout le monde n’apprécie pas cette révélation. Pourtant, notre mission n’est pas de devenir volontairement offensants. Nous devons refléter le caractère de Christ, parler avec respect, aimer notre prochain et faire du bien même à ceux qui nous traitent injustement.
Nous ne sommes pas appelés à détester ceux qui nous persécutent
C’est un point fondamental. Lorsque quelqu’un nous rejette pour notre foi, notre réaction naturelle peut être la colère. Pourtant, Jésus nous appelle à une attitude radicalement différente : aimer nos ennemis et prier pour ceux qui nous persécutent.
Cela ne signifie pas que l’injustice devient bonne ou que nous devons approuver le mal. Nous pouvons dénoncer ce qui est faux et, lorsque cela est nécessaire, utiliser les moyens légitimes disponibles pour nous protéger. Mais notre cœur ne doit pas être consumé par la haine.
Le chrétien ne répond pas aux ténèbres avec davantage de ténèbres. Notre comportement doit témoigner de l’Évangile que nous proclamons. Si nous disons que Christ nous a pardonné, mais refusons toute miséricorde envers ceux qui nous blessent, notre témoignage devient contradictoire.
Notre récompense est grande dans les cieux
Jésus donne ensuite la grande raison pour laquelle ses disciples peuvent se réjouir : « Votre récompense sera grande dans les cieux. » Le chrétien vit donc avec une perspective éternelle. Nous savons que cette vie, aussi importante soit-elle, n’est pas tout ce qui existe.
L’être humain naturel cherche principalement une récompense immédiate. Il veut être reconnu aujourd’hui, recevoir les applaudissements aujourd’hui et profiter de tout aujourd’hui. Le disciple de Christ apprend, quant à lui, à attendre quelque chose de plus grand. Il existe une récompense que personne ne pourra voler, diminuer ou détruire.
Cette espérance ne signifie pas que nous gagnons notre salut par nos souffrances. Le salut est entièrement un don de la grâce de Dieu reçu par la foi en Christ. Jésus ne nous enseigne pas que nous pouvons acheter le ciel en supportant suffisamment de persécutions. La récompense est liée à la grâce et à la fidélité de Dieu envers ceux qu’Il a sauvés.
Cette perspective éternelle nous aide à relativiser les pertes présentes. Ce que nous perdons pour Christ ne peut jamais être comparé avec ce que nous posséderons éternellement auprès de Lui.
Regardons au-delà de ce qui est temporaire
Les premiers chrétiens pouvaient persévérer précisément parce qu’ils regardaient au-delà du présent. Ils attendaient la résurrection, le retour de Christ et la vie éternelle. Leur espérance n’était pas enfermée dans quelques décennies d’existence terrestre.
Nous avons besoin de retrouver cette perspective. Lorsque tout notre bonheur dépend des circonstances présentes, le moindre changement peut nous détruire intérieurement. Mais lorsque notre trésor principal se trouve en Christ, nous possédons quelque chose que les circonstances ne peuvent pas facilement nous enlever.
Cela explique pourquoi Paul pouvait parler de joie alors qu’il connaissait lui-même beaucoup de souffrances. La vie chrétienne nous appelle à être fervents d’esprit au service du Seigneur, persévérants dans l’affliction et joyeux dans l’espérance. Cette joie repose sur les promesses de Dieu et non sur la facilité du chemin.
Nous pouvons souffrir et pourtant posséder la paix
Jésus a promis à ses disciples une paix différente de celle que le monde offre. La paix du monde dépend généralement de circonstances favorables : sécurité, santé, stabilité, argent et absence de problèmes. Lorsque ces choses disparaissent, cette paix disparaît souvent avec elles.
La paix de Christ est différente parce qu’elle trouve sa source dans notre relation avec Dieu. Le chrétien peut être au milieu d’une tempête et cependant savoir que son âme appartient au Seigneur. Il peut ne pas comprendre ce qui arrivera demain et néanmoins être certain que Dieu demeure souverain.
Cela ne signifie pas que le croyant ne connaîtra jamais l’anxiété, la tristesse ou la peur. Les Écritures elles-mêmes montrent des serviteurs de Dieu profondément troublés. Mais au milieu de ces émotions, nous avons un refuge vers lequel nous pouvons retourner continuellement.
Ne cherchons pas volontairement la persécution
Il existe également un équilibre important à maintenir. Jésus nous dit comment réagir lorsque nous sommes persécutés, mais Il ne nous demande pas de provoquer inutilement les gens afin de pouvoir ensuite prétendre que nous souffrons pour Lui. Certains comportements agressifs, arrogants ou irrespectueux n’honorent pas nécessairement Christ.
Nous devons annoncer la vérité avec courage, mais aussi avec amour. Nous devons être fermes sans devenir orgueilleux. Nous devons défendre la foi sans traiter ceux qui pensent différemment comme des ennemis personnels.
Lorsque l’opposition vient malgré une conduite juste et respectueuse, nous pouvons alors porter cette souffrance avec une conscience tranquille. Notre objectif n’est pas d’être détestés, mais d’être fidèles. Si la fidélité produit parfois le rejet, nous acceptons le prix sans abandonner Christ.
La persécution peut fortifier notre témoignage
L’histoire du christianisme montre souvent que l’opposition destinée à faire taire l’Évangile a produit l’effet contraire. Dans le livre des Actes, lorsque les croyants furent dispersés, plusieurs continuèrent à annoncer la Parole partout où ils allaient.
Cela révèle une vérité magnifique : les hommes peuvent limiter certaines circonstances, mais ils ne peuvent pas emprisonner la puissance de Dieu. Une porte fermée peut conduire à une autre mission. Une opposition peut rendre notre témoignage plus visible. Une épreuve peut donner à nos paroles une profondeur qu’elles n’auraient jamais eue dans une vie entièrement confortable.
Lorsque quelqu’un voit un croyant rester fidèle au milieu de la souffrance, pardonner au milieu de l’injustice et conserver son espérance au milieu de la perte, il voit quelque chose que le monde ne peut pas facilement expliquer. Une telle fidélité peut devenir un puissant témoignage de la réalité de l’Évangile.
Les difficultés purifient notre foi
Les épreuves ont aussi un effet intérieur. Elles révèlent ce qui se trouve réellement dans notre cœur. Lorsque tout va bien, il est facile de dire que Dieu est notre trésor. Mais lorsque quelque chose de précieux nous est retiré, nous découvrons parfois à quel point nous avions placé notre sécurité dans cette chose.
Dieu peut utiliser les difficultés pour purifier notre confiance et nous apprendre à dépendre davantage de Lui. Cela ne signifie pas que toute souffrance est facile à expliquer ou que nous comprendrons immédiatement pourquoi certaines choses arrivent. Cela signifie simplement qu’aucune épreuve ne dépasse la souveraineté de Dieu.
Même lorsqu’une personne agit injustement contre nous, le Seigneur reste capable de nous soutenir et d’utiliser cette expérience pour notre croissance spirituelle. La douleur n’est pas nécessairement inutile entre les mains de Dieu.
Notre identité n’est pas déterminée par l’opinion des hommes
Une grande partie de notre souffrance vient parfois du désir d’être accepté par tout le monde. Nous voulons que les autres pensent bien de nous. Nous voulons éviter les critiques et protéger notre réputation. Ce désir n’est pas toujours mauvais, car une bonne réputation peut être précieuse. Mais il devient dangereux lorsque l’approbation humaine prend la place de Dieu.
Jésus avertit précisément que des hommes pourraient dire faussement toutes sortes de mal contre ses disciples. Cela signifie qu’il existe des situations où nous pouvons agir correctement et être malgré tout mal compris.
Dans ces moments, nous devons nous rappeler que notre identité ultime ne dépend pas de ce que les autres disent de nous. Si nous sommes en Christ, nous sommes connus de Dieu. Notre Père voit ce qui est caché, connaît nos motivations et jugera avec une justice parfaite.
Nous suivons les traces des prophètes
Jésus termine son encouragement en rappelant que les prophètes avaient eux aussi été persécutés. Les disciples n’étaient donc pas les premiers serviteurs de Dieu à rencontrer de l’opposition. À travers toute l’histoire biblique, ceux qui annonçaient fidèlement la vérité n’étaient pas toujours accueillis avec enthousiasme.
Jérémie fut rejeté et emprisonné. Élie fut menacé. Plusieurs prophètes furent méprisés parce qu’ils refusaient de dire uniquement ce que le peuple voulait entendre. Leur fidélité nous rappelle que la popularité n’a jamais été le critère définitif permettant de mesurer la vérité d’un message.
Nous devons évidemment examiner continuellement notre doctrine et notre conduite à la lumière des Écritures. Mais une fois convaincus que nous marchons selon la vérité biblique, nous ne devons pas abandonner simplement parce que cette vérité devient impopulaire.
La gloire à venir dépasse les souffrances présentes
Les difficultés de cette vie peuvent parfois sembler extrêmement lourdes. Certaines personnes perdent des relations à cause de leur foi. D’autres sont ridiculisées dans leur environnement. Dans certaines régions du monde, suivre Jésus peut même exposer quelqu’un à de graves dangers.
Pourtant, le Nouveau Testament dirige constamment nos regards vers la gloire future. Notre histoire ne se termine pas avec les souffrances présentes. Il viendra un jour où le Seigneur essuiera toute larme, où la mort disparaîtra et où son peuple habitera éternellement avec Lui.
C’est cette espérance qui donne au croyant la force de continuer. Nous ne prétendons pas que la souffrance est légère en elle-même, mais nous savons qu’elle est temporaire. La récompense promise par Dieu est éternelle.
Réjouissons-nous d’appartenir à Christ
Si nous devons souffrir, que ce ne soit jamais parce que nous avons fait le mal, mais parce que nous avons choisi de rester fidèles à Jésus. Et lorsque cette opposition arrive, souvenons-nous des paroles du Maître : « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse. »
Nous pouvons perdre l’approbation de certaines personnes, mais nous avons reçu quelque chose d’infiniment supérieur : la grâce de Dieu. Nous pouvons être rejetés par le monde, mais accueillis par Celui qui a donné son Fils pour nous. Nous pouvons être temporairement humiliés, tout en sachant qu’un héritage éternel nous attend.
Que notre regard soit donc fixé sur Christ. Ne permettons pas aux critiques de nous faire abandonner la vérité, ni aux menaces de nous empêcher d’obéir à Dieu. Ne cherchons pas non plus les conflits inutilement. Marchons avec humilité, amour, courage et fidélité.
Lorsque le chemin devient difficile, souvenons-nous des prophètes, des apôtres et surtout de notre Seigneur Jésus-Christ. Il a été méprisé et rejeté, mais Il a accompli jusqu’au bout la mission que le Père Lui avait confiée. Aujourd’hui, Il règne et ceux qui Lui appartiennent partagent une espérance que le monde ne peut enlever.
Alors, si nous sommes insultés ou rejetés à cause du nom de Christ, ne concluons pas que Dieu nous a abandonnés. Notre récompense est grande dans les cieux. Les souffrances passent, les opinions humaines changent et ce monde lui-même est temporaire, mais les promesses du Seigneur restent éternellement.
Continuons donc à avancer. Servons Christ avec joie, gardons la foi dans les difficultés et plaçons notre trésor là où rien ne peut le détruire. Un jour, toutes les luttes seront terminées et nous comprendrons pleinement que rien de ce que nous avons supporté par fidélité à Jésus n’aura été inutile. À Dieu seul soient la gloire, l’honneur et la louange pour les siècles des siècles.
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