Nous ne devons jamais nous lasser de faire du bien aux autres, car la bonté fait partie de la vie à laquelle Dieu nous appelle. Nous avons nous-mêmes reçu une immense miséricorde du Seigneur, et comprendre que Dieu est miséricordieux envers les miséricordieux devrait nous pousser à traiter notre prochain avec compassion, patience et générosité.
Lorsque nous rencontrons une personne dans le besoin, notre première réaction ne devrait pas être l’indifférence. Le chrétien est appelé à manifester l’amour véritable de Jésus-Christ par des actions concrètes. Il ne suffit pas de dire que nous aimons les autres si nous refusons constamment de tendre la main à ceux qui souffrent, alors que nous avons la possibilité de les aider.
La Bible nous présente un Dieu qui se préoccupe des faibles, des pauvres, des orphelins, des veuves et de ceux que la société oublie facilement. Cette compassion divine doit produire quelque chose dans notre propre cœur. Plus nous comprenons la grâce que nous avons reçue, plus nous devrions devenir sensibles aux besoins des personnes qui nous entourent.
Faire le bien est une caractéristique de la vie chrétienne
Faire le bien ne devrait pas être une activité exceptionnelle réservée aux moments où nous sommes particulièrement émus. C’est une disposition permanente du cœur renouvelé par Dieu. Le croyant cherche continuellement des occasions de servir, d’encourager, de partager, de consoler et d’aider. Parfois, ces occasions sont évidentes ; d’autres fois, elles apparaissent dans de petites choses que presque personne ne remarque.
Nous pouvons facilement associer les bonnes œuvres uniquement à l’aide financière, mais la bonté chrétienne va beaucoup plus loin. Une parole encourageante adressée à une personne découragée peut être une bonne œuvre. Visiter quelqu’un qui traverse une période difficile est une bonne œuvre. Écouter avec patience une personne qui souffre, prendre du temps pour prier avec elle, partager un repas ou accompagner quelqu’un dans un moment de solitude sont également des expressions de l’amour chrétien.
Jésus ne nous a pas appris un amour purement théorique. Son ministère était rempli de compassion. Il enseignait les foules, mais Il voyait aussi leurs besoins. Il parlait du royaume de Dieu, guérissait les malades, accueillait ceux que les autres méprisaient et prenait du temps pour les personnes que beaucoup auraient ignorées. Ainsi, lorsque nous faisons du bien, nous reflétons quelque chose du caractère de notre Seigneur.
La miséricorde reçue doit produire la miséricorde
Aucun chrétien ne peut parler de bonté comme s’il était naturellement supérieur aux autres. Nous avons tous besoin de la grâce de Dieu. Nous avons péché, commis des erreurs, pris de mauvaises décisions et désobéi au Seigneur de nombreuses manières. Pourtant, Dieu continue de nous accorder la vie, de nous appeler à la repentance, de nous soutenir et de nous faire grâce.
C’est précisément parce que nous avons reçu la miséricorde que nous devons être miséricordieux. Une personne qui comprend réellement combien Dieu lui a pardonné devient moins dure envers les autres. Elle sait qu’elle-même vit chaque jour grâce à une faveur qu’elle ne pouvait pas mériter.
Cela ne signifie pas que nous devons approuver le péché ou appeler le mal bien. La compassion biblique ne supprime jamais la vérité. Mais nous pouvons dire la vérité avec amour, corriger avec douceur et aider une personne sans la traiter comme si elle était irrécupérable. Dieu nous appelle à unir la vérité et la grâce.
Paul demande aux croyants de prier pour les autres
Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit glorifiée comme elle l’est chez vous.
2 Thessaloniciens 3:1
Dans ce passage, l’apôtre Paul demande aux frères de prier pour lui et pour l’avancement de la Parole. Cette demande nous rappelle que faire du bien ne se limite pas au domaine matériel. Prier pour une autre personne constitue également un acte d’amour.
Lorsque nous intercédons pour quelqu’un, nous portons son besoin devant Dieu. Nous pouvons prier pour une personne malade, pour un frère qui traverse une épreuve, pour quelqu’un qui s’est éloigné de la foi, pour un missionnaire, pour une famille en difficulté ou encore pour une personne qui ne connaît pas Jésus-Christ.
Nous pouvons parfois ne pas posséder les ressources nécessaires pour résoudre le problème d’une personne. Nous ne pouvons pas toujours lui donner de l’argent, changer ses circonstances ou éliminer sa douleur. Mais nous pouvons prier. Et lorsque nous prions sincèrement pour elle, nous reconnaissons que Dieu peut agir là où nos propres capacités s’arrêtent.
L’amour chrétien nous conduit même à prier pour ceux qui nous traitent mal. Cette dimension de la foi est profondément exigeante, mais elle correspond à l’enseignement de Jésus. L’article consacré à l’amour indescriptible de Dieu rappelle justement que l’amour chrétien ne doit pas être limité uniquement aux personnes qui nous apprécient.
La bonté chrétienne ne doit pas encourager la paresse
Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement.
2 Thessaloniciens 3:12
Le contexte de 2 Thessaloniciens 3 nous aide également à comprendre une chose importante : être généreux ne signifie pas encourager l’irresponsabilité. Certaines personnes parmi les Thessaloniciens avaient cessé de travailler et vivaient aux dépens des autres alors qu’elles étaient capables d’assumer leurs responsabilités.
Paul ne présente pas leur comportement comme une vertu. Il les appelle à travailler tranquillement et à manger leur propre pain. Nous découvrons donc un équilibre nécessaire entre la compassion et la responsabilité personnelle.
Si une personne ne peut pas travailler parce qu’elle est malade, âgée ou véritablement démunie, l’aider est une manifestation merveilleuse de compassion. Mais si quelqu’un refuse volontairement de travailler alors qu’il en est capable et veut constamment profiter de la générosité des autres, la meilleure façon de l’aider ne consiste pas toujours à continuer à financer son irresponsabilité.
La bonté biblique cherche le véritable bien de la personne. Parfois, cela signifie donner. Dans d’autres situations, cela signifie conseiller, encourager quelqu’un à prendre ses responsabilités ou lui montrer comment avancer par ses propres efforts. La sagesse est donc indispensable lorsque nous voulons aider.
« Ne vous lassez pas de faire le bien »
Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien.
2 Thessaloniciens 3:13
Après avoir corrigé ceux qui vivaient dans l’oisiveté, Paul se tourne vers les croyants fidèles et leur donne cette instruction simple mais puissante : « Ne vous lassez pas de faire le bien. » Cette phrase reconnaît implicitement que faire le bien peut devenir fatigant.
Nous pouvons nous décourager lorsque les personnes que nous aidons ne manifestent aucune gratitude. Nous pouvons nous fatiguer lorsqu’une personne à laquelle nous avons consacré beaucoup de temps retombe constamment dans les mêmes erreurs. Nous pouvons être blessés lorsque quelqu’un profite de notre générosité ou interprète notre bonté comme une faiblesse.
Pourtant, Paul ne dit pas : « Faites le bien seulement lorsque les gens le méritent. » Il dit simplement de ne pas nous en lasser. La bonté chrétienne ne dépend pas entièrement de la réaction du bénéficiaire. Nous agissons premièrement parce que nous voulons honorer Dieu.
Dieu regarde ce que les hommes ne voient pas
Certaines bonnes œuvres ne seront jamais applaudies publiquement. Peut-être avez-vous aidé une personne sans que personne ne l’apprenne. Peut-être avez-vous donné une somme d’argent discrètement, accompagné une personne malade, soutenu une famille en difficulté ou prié pendant des semaines pour quelqu’un qui ne saura jamais combien vous avez intercédé pour lui.
Les hommes peuvent ne pas le savoir, mais Dieu le voit. Jésus a souvent enseigné à Ses disciples à ne pas accomplir leurs bonnes œuvres uniquement pour recevoir les applaudissements humains. Lorsque notre motivation principale devient la reconnaissance, nous transformons le service en spectacle.
Le croyant doit apprendre à servir même lorsque personne ne l’applaudit. Notre Père connaît nos intentions, voit les sacrifices cachés et connaît parfaitement les circonstances. Cette certitude nous libère du besoin constant d’être félicités par les autres.
Donner avec un cœur joyeux
La générosité occupe une place importante dans les bonnes œuvres chrétiennes. Dieu nous accorde des ressources non seulement pour satisfaire nos propres besoins, mais aussi pour que nous puissions devenir une bénédiction pour les autres. Certaines personnes peuvent partager beaucoup, d’autres peu, mais l’essentiel est que notre cœur soit disposé.
Paul enseigne que Dieu aime celui qui donne avec joie. La vraie générosité chrétienne ne doit donc pas être fondée sur la contrainte, la culpabilité ou le désir d’impressionner les autres. Elle découle d’un cœur reconnaissant. L’article Dieu aime le donateur joyeux développe précisément cette relation entre la grâce reçue, la miséricorde et notre disposition à partager avec les autres.
Lorsque nous considérons tout ce que Dieu nous a donné, notre perspective change. Même notre capacité à travailler, notre intelligence, nos opportunités et notre santé sont des dons que nous ne devons jamais considérer avec orgueil. Nous administrons ce que Dieu nous confie pendant un temps limité.
La générosité nous aide aussi à combattre l’égoïsme. Le cœur humain veut naturellement accumuler, conserver et protéger. Donner volontairement nous rappelle que notre sécurité ultime ne repose pas sur nos possessions, mais sur Dieu.
Aider les personnes réellement vulnérables
La Bible mentionne régulièrement les orphelins, les veuves, les pauvres et les étrangers parce qu’ils représentaient souvent les groupes les plus vulnérables de la société. Dieu avertissait Son peuple de ne pas les exploiter et lui ordonnait plutôt de les traiter avec compassion et justice.
Notre époque possède également ses personnes vulnérables. Il existe des enfants sans soutien familial, des personnes âgées abandonnées, des familles incapables de répondre à certains besoins essentiels, des malades qui affrontent seuls leurs difficultés et des personnes qui viennent de perdre leur emploi.
Le chrétien ne peut pas résoudre toute la souffrance du monde, mais il peut faire quelque chose dans le cercle d’influence que Dieu lui a confié. Nous commettons parfois l’erreur de ne rien faire parce que nous ne pouvons pas tout faire. Pourtant, une petite action accomplie avec amour peut avoir une grande valeur dans la vie d’une personne.
La bonté doit être accompagnée de discernement
Faire le bien ne signifie pas agir sans réfléchir. Jésus nous appelle à être généreux, mais la Bible nous appelle également à la sagesse. Certaines personnes peuvent manipuler la compassion des autres, mentir sur leurs besoins ou utiliser l’aide reçue pour poursuivre des comportements destructeurs.
Dans de telles situations, poser des limites n’est pas nécessairement un manque d’amour. Il existe une différence entre aider une personne et devenir complice d’une mauvaise habitude. Par exemple, si quelqu’un souffre d’une dépendance, lui donner continuellement de l’argent sans discernement peut parfois aggraver son problème au lieu de le résoudre.
Nous devons donc demander à Dieu la sagesse nécessaire pour savoir comment intervenir. Nous pouvons offrir de la nourriture plutôt que de l’argent, aider une personne à chercher un emploi, l’accompagner vers une aide professionnelle ou lui offrir des conseils spirituels sérieux.
Faire le bien même envers ceux qui nous ont blessés
L’une des formes les plus difficiles de bonté chrétienne consiste à bien traiter ceux qui ne nous ont pas bien traités. Le réflexe naturel de l’être humain est de rendre la pareille. Si quelqu’un nous ignore, nous voulons l’ignorer. S’il nous offense, nous voulons lui faire sentir notre colère.
Mais l’Évangile nous appelle à quelque chose de radicalement différent. Jésus nous enseigne à aimer nos ennemis et à prier pour ceux qui nous persécutent. Cela ne signifie pas nier l’injustice ni rester volontairement dans une situation dangereuse. Cela signifie que nous refusons de laisser la haine gouverner notre cœur.
Répondre au mal par le bien constitue une démonstration puissante de l’œuvre de Dieu en nous. Ce genre de comportement n’est pas naturel. Il montre que notre caractère est progressivement transformé par la grâce.
La Parole doit devenir une pratique
Il est possible de connaître de nombreux versets sur l’amour sans aimer réellement. Nous pouvons connaître des passages sur la générosité tout en restant égoïstes. Nous pouvons écouter des prédications sur la compassion sans jamais nous arrêter pour aider quelqu’un.
Jacques nous rappelle que nous devons être des pratiquants de la Parole et non seulement des auditeurs. L’enseignement chrétien doit produire des fruits visibles. C’est pour cette raison que l’exhortation à être des faiseurs de la Parole est si importante : écouter la vérité sans la mettre en pratique finit par créer une foi purement théorique.
Lorsque la Parole de Dieu entre réellement dans notre cœur, elle transforme notre comportement. Elle change notre manière de parler aux autres, notre façon de gérer nos biens, notre réaction face aux besoins et même notre attitude envers ceux qui nous ont déçus.
Ne laissons pas l’ingratitude nous endurcir
Une expérience douloureuse peut parfois modifier notre attitude envers tout le monde. Peut-être avons-nous aidé une personne qui nous a ensuite trahis. Peut-être avons-nous donné généreusement et découvert plus tard que la personne avait menti. Peut-être avons-nous consacré des mois à soutenir quelqu’un sans recevoir le moindre signe de gratitude.
Ces situations font mal, mais nous devons faire attention à ne pas transformer une mauvaise expérience en règle générale. Une personne nous a déçus, mais cela ne signifie pas que toutes les personnes sont identiques. Une mauvaise expérience ne doit pas fermer définitivement notre cœur à la compassion.
La méchanceté des autres ne doit pas devenir une excuse pour notre propre dureté. Nous pouvons apprendre à devenir plus sages sans devenir froids. Nous pouvons établir de meilleures limites tout en conservant un cœur généreux.
Nous faisons le bien parce que Dieu nous a aimés le premier
La motivation ultime des bonnes œuvres chrétiennes n’est pas de gagner le salut. Nous ne faisons pas le bien afin que Dieu nous accepte sur la base de nos mérites. Nous faisons le bien parce que nous avons été touchés par la grâce de Dieu en Jésus-Christ.
L’Évangile transforme notre relation avec les bonnes œuvres. Nous ne servons plus pour essayer d’acheter la faveur divine. Nous servons parce que nous savons que Dieu nous a aimés en Christ. Notre bonté devient alors une réponse de gratitude.
Lorsque nous contemplons Jésus, qui s’est donné pour des pécheurs qui ne pouvaient rien Lui offrir en retour, notre égoïsme est confronté. Christ ne nous a pas aimés parce que nous étions parfaits. Il nous a aimés dans notre besoin. Voilà pourquoi nous pouvons apprendre à servir des personnes qui, elles aussi, sont imparfaites.
Chaque occasion de faire le bien compte
Nous attendons parfois une grande occasion pour servir Dieu alors que de nombreuses petites occasions se présentent déjà devant nous. La personne âgée qui a besoin d’aide, le collègue découragé, le voisin malade, la famille qui traverse une difficulté financière ou le frère qui a simplement besoin d’être écouté peuvent devenir des occasions concrètes de pratiquer notre foi.
Nous ne saurons peut-être jamais l’impact complet d’une action accomplie avec amour. Un repas peut rappeler à quelqu’un que Dieu ne l’a pas oublié. Une conversation peut empêcher une personne de perdre courage. Une prière peut devenir une immense source de consolation. Une aide financière peut permettre à une famille de traverser une semaine difficile.
Nous devons donc demander au Seigneur de nous rendre attentifs. Parfois, les besoins sont visibles, mais nous sommes tellement préoccupés par notre propre vie que nous passons à côté.
Conclusion : continuons à faire le bien
Paul savait que les croyants pouvaient se fatiguer, être déçus ou se décourager. Pourtant, son instruction demeure claire : « Ne vous lassez pas de faire le bien. » Cette exhortation reste profondément actuelle dans un monde où l’égoïsme, l’indifférence et l’individualisme peuvent facilement gagner notre cœur.
Ne permettez pas à l’ingratitude d’une personne de détruire votre compassion. Ne laissez pas une mauvaise expérience transformer votre cœur en pierre. Demandez plutôt à Dieu de vous donner la sagesse nécessaire pour aider correctement, la patience pour persévérer et l’humilité pour servir sans rechercher constamment la reconnaissance.
Continuons à nourrir ceux que nous pouvons nourrir, à encourager ceux qui sont découragés, à prier pour ceux qui ont besoin du Seigneur, à soutenir les faibles et à montrer de la miséricorde. Tout cela doit être accompli avec discernement, mais aussi avec un cœur sincèrement disposé à aimer.
Nous ne pourrons jamais répondre à tous les besoins qui existent autour de nous, mais nous pouvons être fidèles dans les occasions que Dieu place devant nous. Une seule action de bonté peut devenir un témoignage puissant de l’Évangile lorsqu’elle est accomplie avec sincérité et sans chercher notre propre gloire.
Faisons donc le bien tant que nous en avons l’occasion. Aimons parce que Dieu nous a aimés. Soyons miséricordieux parce que nous avons reçu Sa miséricorde. Donnons parce que nous avons reçu. Prions parce que nous croyons que Dieu agit. Et même lorsque personne ne remarque ce que nous faisons, souvenons-nous que notre Père céleste voit chaque œuvre accomplie avec un cœur qui cherche à L’honorer.
3 comments on “Ne te lasse pas de faire le bien”
Il ne Souffit pas de faire mais de bien faire
Amen (Genese 1:1)
Amen
Amen ! Dieu soit loué ! Soyons bons envers tous !! Notre récompense ne vient pas des hommes mais de Dieu.
Merci pour cet article si puissant et si réconfortant !!