Lorsque nous traversons de grandes difficultés, une question peut surgir dans notre cœur : « Où est Dieu ? » Pourtant, le Seigneur n’agit pas selon notre calendrier, mais selon Sa sagesse parfaite. Cette vérité rejoint aussi cette réflexion sur la foi qui persévère même lorsque les promesses semblent tarder. Le silence apparent de Dieu n’est jamais une preuve de Son absence.
Lorsque nous ne comprenons pas ce que Dieu fait
Ces pensées ne sont pas étrangères aux croyants. Lorsque la douleur frappe, lorsqu’une mauvaise nouvelle arrive ou lorsque nous prions depuis longtemps sans voir de changement, notre cœur peut commencer à poser des questions. Nous savons intellectuellement que Dieu est fidèle, mais nos émotions semblent parfois raconter une autre histoire. C’est précisément dans ces périodes que notre foi est mise à l’épreuve.
Nous devons apprendre à faire une distinction entre ce que nous ressentons et ce que nous savons à partir de la Parole de Dieu. Nos sentiments sont réels, mais ils ne sont pas toujours des interprètes fiables de la réalité. Nous pouvons nous sentir abandonnés sans être abandonnés. Nous pouvons avoir l’impression que Dieu est silencieux alors qu’Il accomplit déjà une œuvre que nous ne pouvons pas encore voir.
Le Seigneur possède une perspective que nous n’avons pas. Nous voyons seulement le moment présent, tandis qu’Il connaît le commencement, le processus et la fin. Ce qui nous paraît incompréhensible aujourd’hui peut faire partie d’un dessein beaucoup plus grand. Voilà pourquoi la confiance devient particulièrement importante lorsque les explications nous manquent.
Dieu n’agit pas toujours au moment que nous choisissons
Nous aimerions naturellement que la réponse divine arrive immédiatement. Lorsqu’une situation nous fait souffrir, chaque journée supplémentaire peut sembler extrêmement longue. Nous demandons au Seigneur d’intervenir et nous imaginons parfois comment Il devrait le faire, quand Il devrait le faire et même quelle forme devrait prendre la réponse.
Mais Dieu n’est pas soumis à notre calendrier. Cela ne signifie pas qu’Il est indifférent à notre douleur. Cela signifie que Sa sagesse est supérieure à notre compréhension. Ce que nous appelons un retard peut être, du point de vue de Dieu, le moment exactement nécessaire pour accomplir Son dessein.
Abraham dut attendre l’accomplissement d’une promesse. Joseph connut l’esclavage et la prison avant de comprendre certains événements de son histoire. David fut oint comme roi alors qu’une longue période de difficultés se trouvait encore devant lui. Dans chacun de ces cas, l’attente ne signifiait pas que Dieu avait oublié Sa parole.
Le silence apparent de Dieu n’est pas un abandon
Il existe des saisons où Dieu semble particulièrement silencieux. Nous ouvrons la Bible et ne ressentons rien d’extraordinaire. Nous prions et ne recevons pas immédiatement de direction précise. Nous regardons les circonstances, mais elles semblent rester exactement comme elles étaient auparavant.
Dans ces moments, nous pouvons être tentés de mesurer la présence de Dieu uniquement à travers ce que nous ressentons. Mais si notre foi repose principalement sur nos sensations, elle deviendra très instable. Il y aura des jours où nous sentirons fortement la consolation et d’autres où nous devrons simplement nous appuyer sur ce que Dieu a déjà révélé.
La foi mature apprend progressivement à dire : « Seigneur, je ne vois pas encore ce que Tu fais, mais je sais qui Tu es ». C’est une confession beaucoup plus profonde qu’une confiance fondée uniquement sur des circonstances favorables. La véritable foi continue de s’attacher au caractère de Dieu lorsque les réponses ne sont pas encore visibles.
Dieu est présent même lorsque nos yeux ne Le voient pas
La présence de Dieu ne dépend jamais de notre capacité à la percevoir. Il est Celui qui remplit les cieux et la terre. Rien n’échappe à Son regard, aucune circonstance n’est trop éloignée de Son autorité et aucune larme de Ses enfants n’est inconnue devant Lui.
Nous devons donc nous rappeler que Dieu connaît non seulement ce qui nous arrive extérieurement, mais également ce qui se passe dans notre cœur. Il connaît nos pensées lorsque nous avons peur, nos nuits sans sommeil, nos questions, notre fatigue et même les prières que nous n’arrivons pas correctement à exprimer.
Cette connaissance divine doit nous apporter une grande consolation. Nous n’avons pas besoin de tout expliquer parfaitement pour être compris de Dieu. Les hommes peuvent parfois mal interpréter nos paroles, mais le Seigneur connaît exactement l’intention de notre cœur.
Crions à Dieu comme David
Et moi, je crie à Dieu, Et l’Éternel me sauvera.
Psaumes 55:16
David connaissait très bien les périodes de détresse. Sa vie ne fut pas une succession de victoires faciles. Il connut la persécution, la trahison, le danger, l’opposition et des moments de profonde agitation intérieure. Pourtant, au milieu de toutes ces choses, une habitude revenait continuellement : David criait vers Dieu.
Il ne prétendait pas pouvoir résoudre seul tous ses problèmes. Il connaissait ses limites. Lorsque ses circonstances devenaient trop lourdes, il savait vers qui se tourner. Sa prière était le témoignage de sa dépendance.
Cette attitude devrait également être la nôtre. Lorsque nous arrivons à la limite de nos forces, nous n’avons pas atteint la limite de la puissance de Dieu. Nous pouvons encore prier. Nous pouvons encore chercher Sa face et déposer devant Lui ce qui dépasse totalement notre capacité.
La prière est une confession de dépendance
Lorsque nous prions, nous reconnaissons implicitement que nous ne sommes pas autosuffisants. Nous demandons parce que nous avons besoin. Nous cherchons parce que nous ne possédons pas toutes les réponses. Nous crions parce qu’il existe des situations dans lesquelles nos propres forces ne suffisent pas.
C’est pourquoi la prière ne doit pas être considérée uniquement comme une pratique religieuse. Elle est l’expression d’une relation dans laquelle la créature reconnaît sa dépendance envers son Créateur. Un croyant qui comprend véritablement ses limites verra progressivement la prière non comme une obligation pesante, mais comme un privilège.
Nous pouvons venir devant Dieu lorsque nous sommes forts, mais également lorsque nous sommes complètement épuisés. Nous pouvons Lui présenter des prières longues ou simplement dire : « Seigneur, aide-moi ». La valeur de notre prière ne se trouve pas dans notre éloquence, mais dans Celui à qui nous nous adressons.
Dieu peut travailler dans l’invisible
Nous avons tendance à reconnaître l’action de Dieu uniquement lorsqu’elle devient visible. Une porte s’ouvre et nous disons que Dieu a agi. Une maladie disparaît et nous reconnaissons Son intervention. Une situation financière s’améliore et nous remercions le Seigneur.
Mais Dieu peut aussi agir longtemps avant que nous voyions le résultat. Il peut préparer une personne, organiser une circonstance ou travailler dans notre propre caractère alors que nous avons l’impression que rien ne se passe.
Voilà pourquoi nous devons être prudents avant de conclure que Dieu ne fait rien. Notre champ de vision est extrêmement limité. Une grande partie de la providence divine nous restera probablement inconnue pendant notre vie terrestre.
La foi doit dépasser ce que nos yeux voient
Il est relativement facile de dire que nous faisons confiance à Dieu après avoir reçu exactement la réponse que nous attendions. Mais la foi devient particulièrement significative avant la délivrance, lorsque nous regardons encore une situation difficile et décidons de croire que Dieu demeure fidèle.
L’histoire de Lazare nous offre une illustration remarquable de cette réalité. Jésus savait parfaitement ce qui arrivait, même lorsque Marthe et Marie pouvaient difficilement comprendre pourquoi Il n’était pas intervenu plus tôt. Cette invitation à croire au-delà des circonstances est aussi développée dans cet article intitulé « Croyez-vous cela ? », centré sur la puissance de Christ révélée dans une situation humainement sans issue.
Nous devons apprendre à faire confiance à Dieu non seulement pour ce qu’Il a déjà fait, mais également pour ce que nous ne comprenons pas encore. La foi regarde au-delà des circonstances et fixe ses yeux sur le caractère du Seigneur.
Dieu renouvelle la force de ceux qui dépendent de Lui
Chaque croyant connaît des moments où ses forces semblent diminuer. Certaines épreuves durent longtemps et produisent une fatigue que les autres ne voient pas toujours. Une personne peut continuer à travailler, parler et accomplir ses responsabilités tout en se sentant intérieurement épuisée.
Dieu connaît également cette fatigue. Il ne nous demande pas de faire semblant d’être invincibles. Nous pouvons reconnaître honnêtement : « Seigneur, je suis fatigué ». Cette confession n’est pas un manque de foi. Elle peut devenir précisément le moment où nous cessons de dépendre de notre propre énergie.
La puissance de Dieu apparaît souvent avec une clarté particulière lorsque nous reconnaissons notre faiblesse. Notre besoin nous conduit vers Lui et nous apprend que la persévérance chrétienne ne repose pas uniquement sur une grande force de volonté.
David glorifiait Dieu au milieu de la détresse
L’une des caractéristiques remarquables des Psaumes est la manière dont David pouvait exprimer une profonde douleur et revenir ensuite à la louange. Cela ne signifie pas que son problème avait toujours disparu entre deux versets. Souvent, ce qui changeait d’abord était la direction de son regard.
Il commençait peut-être la prière en parlant de ses ennemis, de sa peur ou de son agitation, mais il finissait par se rappeler qui était Dieu. Cette transition est très instructive. La prière ne change pas seulement les circonstances ; elle change aussi souvent notre manière de les regarder.
Lorsque nous louons Dieu au milieu de l’épreuve, nous ne prétendons pas que la douleur est agréable. Nous proclamons plutôt que la douleur n’est pas plus grande que notre Dieu. Nous reconnaissons que Sa bonté, Sa sagesse et Sa souveraineté demeurent intactes.
Moïse apprit également à dépendre du Seigneur
David n’est évidemment pas le seul serviteur biblique à avoir connu des situations difficiles. Moïse reçut la responsabilité de conduire le peuple d’Israël, et cette mission l’exposa à de nombreux moments de pression.
Le peuple pouvait murmurer lorsqu’il ne comprenait pas ce que Dieu faisait. Après avoir été délivré d’Égypte, Israël pouvait encore douter lorsque l’eau ou la nourriture semblaient manquer. Moïse dut apprendre continuellement que la mission reçue de Dieu ne pouvait pas être accomplie uniquement par sa propre force.
Cette histoire nous rappelle que l’obéissance à Dieu ne garantit pas l’absence de difficultés. Nous pouvons être exactement sur le chemin où Dieu nous a placés et rencontrer malgré tout des oppositions, des incompréhensions et des périodes d’incertitude.
Le matin, le midi et le soir, David priait
Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, Et il entendra ma voix.
Psaumes 55:17
Ce verset montre la persévérance de David. Il ne présente pas une demande une seule fois pour ensuite conclure que Dieu ne veut pas l’écouter. Il revient devant le Seigneur. Le soir, le matin et à midi, il prie.
Il n’existe pas un moment unique pendant lequel nous pouvons parler à Dieu. Nous pouvons prier au commencement de la journée, au milieu de nos responsabilités et lorsque la nuit arrive. Nous pouvons Lui parler dans un endroit calme ou silencieusement au milieu d’une journée très chargée.
La prière régulière nous rappelle que notre dépendance envers Dieu n’est pas limitée aux grandes crises. Nous avons besoin de Lui le matin lorsque tout semble paisible autant que dans la nuit où notre cœur est troublé.
Persévérer lorsque la réponse tarde
L’un des plus grands défis de la prière est de continuer lorsque rien ne semble changer. Au commencement, nous pouvons prier avec beaucoup d’enthousiasme. Mais après plusieurs semaines ou plusieurs mois, la fatigue peut apparaître.
C’est dans ces moments que nous devons nous rappeler que la fidélité de Dieu ne se mesure pas à la vitesse avec laquelle nous recevons une réponse. L’Écriture est remplie de périodes d’attente. Dieu utilise parfois ce temps pour former quelque chose que nous n’aurions jamais développé avec une délivrance immédiate.
L’attente peut approfondir notre patience, exposer nos motivations, purifier notre confiance et nous apprendre à chercher Dieu pour qui Il est plutôt que seulement pour ce que nous voulons recevoir de Lui.
La Parole nous aide lorsque nos émotions deviennent instables
Dans les périodes de détresse, notre esprit peut facilement être rempli de pensées contradictoires. Un jour nous croyons avec confiance, puis le lendemain la peur revient. Voilà pourquoi nous avons besoin d’un fondement plus solide que nos émotions.
La Parole de Dieu nous ramène à la vérité. Elle nous rappelle ce que le Seigneur a accompli dans l’histoire, ce qu’Il a promis et qui Il est. Cette importance des Écritures est aussi développée dans cet article présentant plusieurs raisons de demeurer profondément attachés à la Parole de Dieu.
Plus nous connaissons les Écritures, plus nous possédons de vérités auxquelles revenir lorsque nos pensées nous disent que tout est perdu. La Bible donne à notre âme un langage différent de celui de la peur.
La délivrance de Dieu peut prendre différentes formes
Il me délivrera de leur approche et me rendra la paix, Car ils sont nombreux contre moi.
Psaumes 55:18
David croit que Dieu peut le délivrer même lorsqu’il regarde autour de lui et constate que ses adversaires sont nombreux. Le nombre de ses ennemis ne diminue pas la puissance du Seigneur. Cette vérité est extrêmement importante pour nous lorsque les problèmes semblent se multiplier.
Cependant, nous devons également comprendre que la délivrance divine ne prend pas toujours la forme que nous avions imaginée. Dieu peut supprimer immédiatement un problème, mais Il peut aussi nous donner la force nécessaire pour le traverser. Il peut changer nos circonstances ou produire d’abord une paix profonde dans notre cœur.
Dans les deux cas, Dieu demeure fidèle. Nous ne devons pas limiter Son secours à une seule manière d’agir. Parfois, nous découvrons plus tard que la réponse que nous avions demandée n’aurait pas été aussi bonne que celle que Dieu avait préparée.
La paix peut arriver avant que le problème disparaisse
Nous imaginons souvent que la paix viendra lorsque tout sera enfin réglé. Lorsque la dette sera payée, lorsque la maladie sera guérie, lorsque le conflit sera terminé ou lorsque nous saurons exactement ce que l’avenir nous réserve, alors nous pourrons respirer tranquillement.
Mais Dieu peut donner une paix qui précède la résolution extérieure. La situation peut rester difficile tandis que le cœur commence à trouver du repos en Lui. Cette paix est particulièrement précieuse parce qu’elle démontre que notre sécurité ne dépend pas entièrement de ce qui se passe autour de nous.
Le croyant peut alors dire : « Je ne sais toujours pas comment cela se terminera, mais je sais que Dieu est avec moi ». Cette conviction ne résout pas toutes les questions, mais elle empêche les questions de détruire notre espérance.
Ne reculons pas dans le combat de la foi
Les difficultés peuvent produire une tentation très forte : celle d’abandonner. Nous pouvons être fatigués de prier, fatigués d’attendre ou fatigués de combattre les mêmes pensées. Pourtant, l’Écriture nous appelle à persévérer.
Persévérer ne signifie pas avancer par notre propre force jusqu’à l’épuisement. Il s’agit plutôt de revenir constamment à la source de notre force. Nous disons : « Seigneur, je n’ai peut-être pas la force pour toute la semaine, mais donne-moi la grâce nécessaire pour aujourd’hui ».
Dieu peut ainsi nous enseigner à vivre une journée à la fois. Nous aimerions recevoir immédiatement toute la force nécessaire pour les prochaines années, mais le Seigneur nous donne souvent le pain dont nous avons besoin pour le jour présent.
Dieu reste notre Dieu même dans les mauvais jours
Il est facile de proclamer la bonté de Dieu lorsque tout fonctionne comme nous l’espérions. Mais notre théologie est véritablement éprouvée dans les mauvais jours. Dieu reste-t-Il bon lorsqu’une porte se ferme ? Reste-t-Il sage lorsque nous ne comprenons pas ? Reste-t-Il fidèle lorsque nous attendons ?
La réponse biblique est oui. Les circonstances ne modifient pas le caractère divin. Ce principe apparaît aussi dans cette méditation intitulée « Jéhovah, Tu es mon Dieu », qui nous rappelle que la confiance et la reconnaissance reposent sur Celui que Dieu est et non seulement sur les bénédictions visibles du moment.
Cette conviction devient une ancre. Nos émotions montent et descendent, mais l’ancre demeure fixée ailleurs. Nous revenons donc sans cesse à cette vérité : Dieu est encore Dieu aujourd’hui.
Ne confondons pas l’attente avec l’inactivité
Attendre le Seigneur ne signifie pas nécessairement ne rien faire. Il existe des situations où Dieu nous demande de prendre des décisions, de demander conseil, de travailler ou d’accomplir une responsabilité pendant que nous attendons une réponse plus complète.
La foi et la responsabilité ne s’opposent pas. Nous pouvons prier pour un emploi et envoyer des candidatures. Nous pouvons demander à Dieu de restaurer une relation et faire humblement notre part. Nous pouvons prier pour recevoir de la sagesse tout en étudiant soigneusement la situation.
Ce que nous refusons, c’est l’idée que tout dépend finalement de nous. Nous agissons selon la sagesse que Dieu nous donne et Lui remettons les résultats.
La difficulté peut révéler ce qui se trouve réellement dans notre cœur
Les périodes de facilité cachent parfois certaines faiblesses. Tant que tout fonctionne bien, nous pouvons penser que notre confiance en Dieu est très profonde. Mais une difficulté inattendue révèle souvent où notre sécurité était réellement placée.
Si perdre une chose détruit complètement notre identité, il est possible que cette chose occupait une place excessive dans notre cœur. Les épreuves peuvent donc devenir des instruments à travers lesquels Dieu nous montre ce que nous devons encore Lui abandonner.
Cette découverte peut être douloureuse, mais elle est également précieuse. Il vaut mieux que Dieu expose une fausse sécurité aujourd’hui plutôt que de nous laisser construire toute notre vie sur elle.
La prière transforme aussi celui qui prie
Nous pensons naturellement à la prière comme au moyen par lequel nous demandons à Dieu de changer une situation. Et c’est juste. Mais pendant que nous prions, Dieu peut également travailler profondément dans celui qui prie.
Une personne qui commence une saison de prière remplie de colère peut apprendre progressivement à pardonner. Une personne dominée par la peur peut apprendre à remettre l’avenir entre les mains du Seigneur. Quelqu’un qui voulait seulement une réponse précise peut commencer à désirer plus profondément la volonté de Dieu.
Dieu ne travaille pas seulement autour de nous ; Il travaille également en nous. Et parfois cette transformation intérieure est l’une des œuvres les plus importantes produites pendant notre attente.
La louange nous aide à remettre les circonstances à leur place
Lorsque nous louons Dieu, nous proclamons qui Il est. Nous nous rappelons Sa puissance, Sa fidélité, Sa sagesse et Sa bonté. Cela ne signifie pas que nous oublions nos problèmes, mais nous cessons de leur donner une taille plus grande que celle de Dieu dans notre pensée.
David avait cette capacité remarquable de passer de la plainte à la confiance. Il pouvait dire exactement ce qui lui faisait mal, puis se rappeler que le Seigneur demeurait son refuge. Nous pouvons apprendre cette même discipline.
Après avoir présenté notre douleur, prenons aussi le temps de remercier Dieu pour ce qu’Il a déjà fait. Souvenons-nous des anciennes réponses, des anciennes délivrances et des fois où nous pensions ne pas pouvoir continuer, mais où Sa grâce nous a soutenus.
Nous ne connaissons pas tout ce dont Dieu nous protège
Il existe des interventions de Dieu que nous ne découvrirons peut-être jamais. Une porte fermée peut nous avoir évité une grande difficulté. Un retard qui nous irritait peut avoir modifié complètement une situation. Une direction que nous ne comprenions pas peut nous avoir éloignés d’un danger.
Cela signifie que notre gratitude ne devrait pas se limiter uniquement aux délivrances clairement visibles. Nous pouvons remercier Dieu également pour toutes les choses que Lui seul connaît.
Nous vivons avec une connaissance partielle, mais Dieu gouverne avec une connaissance parfaite. Voilà pourquoi nous pouvons Lui faire confiance même lorsqu’Il ne nous donne pas toutes les explications.
Dieu entend réellement la voix de Ses enfants
Le Psaume 55 ne présente pas un David priant dans le vide. Après avoir dit qu’il criera vers Dieu, il affirme avec confiance que le Seigneur entendra sa voix. Voilà le fondement de sa persévérance.
Nous pouvons nous aussi prier avec cette assurance. Dieu n’est pas un être distant que nous devons convaincre de s’intéresser à nous. En Christ, les croyants peuvent s’approcher de leur Père céleste avec confiance, sachant qu’Il connaît leurs besoins.
Cela ne garantit pas que nous recevrons exactement chaque chose demandée. Un père aimant n’accorde pas automatiquement tout ce que son enfant désire. Mais cela garantit que nos prières ne sont pas adressées à un Dieu indifférent.
Continuons à avancer même lorsque nous n’avons pas toutes les réponses
Nous aimerions parfois comprendre toute notre histoire avant d’avancer. Mais Dieu nous donne rarement une carte détaillée de chaque étape future. Il nous demande plutôt de Lui faire confiance pour le prochain pas.
David ne savait pas toujours comment chaque bataille se terminerait. Moïse ne possédait pas toutes les réponses lorsqu’il conduisait Israël. Abraham partit sans connaître chaque détail du chemin. Leur foi consistait en partie à avancer sur la base de la parole reçue.
Nous devons apprendre la même chose. Nous n’avons pas besoin de connaître tout le chemin pour connaître Celui qui nous conduit. Cette vérité suffit pour faire le prochain pas avec confiance.
Quand nous demandons « Où est Dieu ? », souvenons-nous de Sa fidélité
Il peut arriver qu’au milieu d’une grande douleur nous demandions encore : « Seigneur, où es-Tu ? » Dieu n’est pas offensé par la prière sincère d’un cœur qui souffre. Les Psaumes eux-mêmes contiennent de telles questions.
Mais ne restons pas seulement dans la question. Revenons ensuite à ce que nous savons. Dieu nous a soutenus jusqu’ici. Il a accompli Sa parole à travers les générations. Il a démontré Son amour d’une manière suprême en Jésus-Christ.
La croix constitue d’ailleurs la preuve ultime que le silence apparent de Dieu ne doit pas être interprété trop rapidement. Lorsque Jésus mourait, Ses disciples pouvaient penser que tout était terminé. Pourtant, Dieu accomplissait précisément au milieu de cette heure sombre l’œuvre centrale de la rédemption.
Ne cessons pas de crier vers le Seigneur
Si nous traversons aujourd’hui une période où Dieu semble silencieux, ne nous éloignons pas de Lui. Faisons exactement le contraire : approchons-nous davantage. Continuons à prier le matin, le midi et le soir si nécessaire. Présentons-Lui encore ce qui nous fait souffrir.
Nous pouvons demander une nouvelle force. Nous pouvons confesser notre peur et reconnaître que notre foi est faible. Nous pouvons Lui demander de nous empêcher de prendre des décisions précipitées simplement parce que nous sommes fatigués d’attendre.
Et surtout, demandons-Lui de produire en nous une confiance qui ne dépend pas exclusivement de ce que nous pouvons voir. Le Dieu qui soutenait David est encore le même Dieu.
Le Seigneur voit notre lutte et connaît nos larmes
Aucune lutte sincère de Ses enfants n’est inconnue de Dieu. Il connaît les prières que nous avons répétées, les moments où nous avons essayé de rester forts et les instants où nous n’avons plus réussi à retenir nos larmes.
Nous ne savons pas toujours pourquoi certaines épreuves durent aussi longtemps. L’Écriture ne nous donne pas une explication particulière pour chaque souffrance. Mais elle nous donne quelque chose de plus solide qu’une explication pour chaque événement : elle nous révèle le caractère du Dieu qui nous accompagne.
Nous savons qu’Il est sage, puissant, juste et fidèle. Nous savons qu’Il n’est jamais surpris. Nous savons que rien ne peut empêcher l’accomplissement de Sa volonté.
Attendons Son temps avec confiance
Lorsque Dieu n’agit pas au moment où nous l’avions espéré, ne concluons pas trop rapidement qu’Il n’agira jamais. Son temps et le nôtre ne sont pas toujours identiques. Nous voyons l’urgence du présent ; Dieu voit l’ensemble de l’histoire.
L’attente n’est pas facile, mais elle n’est pas nécessairement vide. Dieu peut faire d’elle une école de foi, de patience et de dépendance. Il peut utiliser précisément ce temps pour nous enseigner des choses que nous n’aurions jamais apprises dans une réponse immédiate.
Continuons donc à marcher. Lorsque nos forces diminuent, demandons-en de nouvelles. Lorsque nos pensées s’agitent, revenons à la Parole. Lorsque le silence nous trouble, rappelons-nous tout ce que Dieu a déjà révélé de Lui-même.
David pouvait déclarer au milieu de son combat : « Et moi, je crie à Dieu, et l’Éternel me sauvera ». Faisons de cette confession la nôtre. Nous ne savons peut-être pas encore quand ni comment Dieu répondra à certaines de nos demandes, mais nous savons que nos prières montent devant Celui qui entend.
Ne reculons donc pas. Le Seigneur voit notre lutte, connaît notre fatigue et comprend parfaitement le processus que nous traversons. Son silence apparent n’est pas Son absence, Son attente n’est pas un oubli et Ses délais ne sont jamais des erreurs. Continuons à Lui faire confiance, car Celui qui a soutenu David, Moïse, Abraham et tant d’autres demeure fidèle aujourd’hui et le sera encore demain.
4 comments on “Dieu entendra ta voix et rachètera ton âme”
Merci beaucoup je eu la fois en Dieu
Merci pour ce beau message d’encouragement j’ai été tellement soulagé que Diru vous bénisse. Bisous
Merci infiniment pour ce beau message qui me redonne de l’espoir