Voila, j’arrive bientôt

Depuis des générations, les chrétiens proclament que Jésus-Christ reviendra. Certains se moquent de cette attente parce que les années passent, mais l’Écriture nous appelle plutôt à veiller puisque nous ne connaissons ni le jour ni l’heure. Notre espérance repose sur la fidélité de Celui qui a promis de revenir.

12 Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.

13 Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.

14 Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville!

Apocalypse 22:12-14

« Voici, je viens bientôt » : une promesse qui demeure

Les paroles de Jésus dans Apocalypse 22 sont directes : « Voici, je viens bientôt ». Cette déclaration ne nous invite pas à établir des calendriers ou à calculer une date secrète. Elle nous appelle à vivre dans l’attente. L’Église n’a jamais reçu pour mission de découvrir le moment exact du retour du Seigneur, mais de rester fidèle jusqu’à ce qu’Il vienne. Chaque génération de croyants doit donc vivre avec la conviction que l’histoire avance vers l’accomplissement du dessein de Dieu.

Pour l’être humain, quelques décennies peuvent sembler très longues. Notre vie terrestre est courte, nos forces diminuent et les générations se succèdent rapidement. Dieu, cependant, n’est pas limité par notre perception du temps. Ce que nous considérons comme un retard n’est pas nécessairement un retard dans l’accomplissement de Son plan. L’apôtre Pierre rappelait déjà que certains se moqueraient de la promesse de Sa venue, précisément parce que le monde continuerait apparemment son cours habituel. Pourtant, la patience de Dieu ne signifie pas que Sa promesse a été oubliée.

Il est donc dangereux de laisser le passage du temps affaiblir notre confiance. Une promesse divine ne devient pas moins certaine parce que plusieurs siècles se sont écoulés. La fidélité de Dieu ne dépend pas de notre calendrier. Celui qui a annoncé la première venue du Messie et qui a accompli Sa parole accomplira également ce qu’Il a annoncé concernant Son retour. Le croyant regarde ainsi vers l’avenir non avec une curiosité anxieuse, mais avec une confiance enracinée dans le caractère de Dieu.

Le retour du Christ est au cœur de l’espérance chrétienne

La doctrine du retour de Jésus n’est pas un détail secondaire destiné seulement aux personnes qui aiment étudier les prophéties. Elle fait partie de l’espérance fondamentale du christianisme. Jésus est mort, Il est ressuscité, Il est monté au ciel et Il reviendra dans la gloire. L’histoire chrétienne ne se dirige pas vers un avenir inconnu ou vers une succession infinie de générations. Elle avance vers la consommation du plan de Dieu.

Cette attente transforme notre manière de voir le présent. Lorsque le croyant traverse la souffrance, il sait que la douleur n’aura pas le dernier mot. Lorsqu’il contemple l’injustice, il se souvient qu’un Juge parfaitement juste viendra. Lorsqu’il pleure la mort d’un frère ou d’une sœur dans la foi, il ne pleure pas comme quelqu’un qui ne possède aucune espérance. La résurrection du Christ garantit que la mort elle-même n’est pas la conclusion de l’histoire du peuple de Dieu.

C’est pourquoi la Bible unit fréquemment la foi, l’espérance et la persévérance. L’espérance chrétienne ne consiste pas à imaginer que toutes nos circonstances terrestres s’amélioreront immédiatement. Elle regarde plus loin. Même lorsqu’une épreuve dure plusieurs années, nous savons que notre avenir ultime appartient au Seigneur. Cette certitude nous rappelle également que la tristesse se transformera finalement en joie, parce que le Christ ressuscité règne et accomplira entièrement Ses promesses.

Pourquoi certains se moquent-ils encore de cette promesse ?

Le message du retour du Christ est proclamé depuis près de deux mille ans, et cette longue attente peut devenir un motif de moquerie pour ceux qui ne croient pas. Ils demandent parfois : « Si Jésus devait revenir, pourquoi n’est-Il pas encore revenu ? » Mais cette objection suppose que Dieu devrait agir selon les attentes humaines. Elle oublie également que l’Écriture elle-même annonçait que des moqueurs apparaîtraient et utiliseraient précisément le passage du temps comme argument contre la promesse divine.

Le chrétien ne devrait pas être troublé par cette réaction. Notre confiance ne repose pas sur l’approbation de la société. Au temps de Noé, l’avertissement divin pouvait sembler absurde à ceux qui continuaient leurs activités quotidiennes. Pourtant, l’incrédulité des hommes n’a jamais annulé la parole de Dieu. De la même manière, l’indifférence contemporaine ne change absolument rien à ce que Jésus a déclaré.

Il faut également éviter l’erreur opposée : transformer l’enseignement du retour du Christ en une source permanente de spéculations. Au cours de l’histoire, différentes personnes ont proposé des dates, des calculs et des prédictions qui ont ensuite échoué. Ces erreurs ne réfutent pas la doctrine biblique ; elles montrent plutôt le danger de vouloir savoir ce que Dieu n’a pas révélé. Nous connaissons la promesse, mais nous ne connaissons pas la date. Cela devrait être suffisant pour produire la vigilance.

« Ma rétribution est avec moi » : Christ revient aussi comme juge

Apocalypse 22:12 ne parle pas uniquement de la proximité du retour de Jésus. Le Seigneur ajoute : « Ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre. » Ces paroles donnent à Son retour une dimension solennelle. Le Christ qui revient est le Sauveur de Son peuple, mais Il est également le Juge juste devant lequel toute l’humanité devra comparaître.

Cela ne signifie pas que le salut est acheté par une accumulation de bonnes œuvres. Le Nouveau Testament enseigne clairement que le pécheur est sauvé par grâce, par la foi en Jésus-Christ. Toutefois, les œuvres manifestent la réalité d’une vie transformée. Une foi véritable n’est pas stérile. Là où Dieu sauve, Il commence aussi une œuvre de sanctification qui porte du fruit dans la vie du croyant.

La perspective du jugement devrait donc nous conduire à examiner sérieusement notre manière de vivre. Nos paroles, nos décisions, nos priorités et même les choses cachées aux yeux des autres sont connues de Dieu. Nous pouvons tromper les hommes, construire une réputation extérieure ou cacher pendant longtemps certaines intentions, mais rien n’est caché devant Celui qui sonde les cœurs. Cette vérité n’a pas pour objectif de plonger le croyant en Christ dans un désespoir permanent, mais de l’appeler à une vie sincère, humble et reconnaissante.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga

Après avoir annoncé Sa venue, Jésus déclare : « Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » Alpha et oméga sont la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. Cette expression souligne la grandeur et l’éternité de Celui qui parle. Jésus n’est pas simplement un personnage religieux du passé. Il est le Seigneur souverain qui se tient au commencement et à la fin de toutes choses.

Cette révélation donne un fondement puissant à notre espérance. Si notre avenir dépendait uniquement des promesses d’un homme, nous aurions de nombreuses raisons de craindre. Les hommes changent d’avis, oublient leurs paroles, perdent leur pouvoir et finissent par mourir. Mais le Seigneur demeure. Son règne n’est pas fragile et Ses plans ne peuvent être renversés par les événements politiques, les transformations culturelles ou l’opposition humaine.

Voilà pourquoi le croyant peut rester ferme dans des périodes d’incertitude. Il ne connaît pas tous les événements qui se produiront demain, mais il connaît Celui à qui appartient demain. Le caractère immuable du Seigneur devient un refuge pour notre foi. Comprendre que certaines réalités établies par Dieu sont irrévocables selon le dessein et la fidélité de Dieu nous aide à ne pas construire notre espérance sur les circonstances changeantes de ce monde.

Que signifie « laver ses robes » ?

Apocalypse 22:14 déclare : « Heureux ceux qui lavent leurs robes. » Cette image nous parle de purification et de la nécessité d’être trouvé pur devant Dieu. Toutefois, il faut comprendre cette expression à la lumière de l’ensemble de l’Évangile. Nous ne lavons pas nous-mêmes la culpabilité de nos péchés par notre propre mérite. La purification véritable est rendue possible par l’œuvre de Jésus-Christ, l’Agneau qui a donné Sa vie pour les pécheurs.

La vie de celui qui appartient au Christ est ensuite caractérisée par la repentance. Le chrétien ne devient pas une personne incapable de pécher à partir du jour de sa conversion. Il continue à combattre les désirs de la chair, à reconnaître ses fautes et à demander pardon. La différence est qu’il ne peut plus vivre confortablement sous la domination du péché comme si celui-ci n’avait aucune importance. Lorsque Dieu expose son péché, il est appelé à le confesser, à s’en détourner et à rechercher une vie qui honore son Seigneur.

La sanctification ne consiste donc pas à essayer de mériter l’entrée dans la cité céleste. Elle est le fruit de la grâce de Dieu dans la vie de ceux qu’Il a sauvés. Nous obéissons non pour acheter l’amour divin, mais parce que nous avons été aimés. Nous combattons le péché non pour devenir notre propre sauveur, mais parce que notre Sauveur nous a rachetés afin que nous Lui appartenions.

Attendre le Christ doit transformer notre vie présente

Une personne peut parler souvent du retour de Jésus sans que cette doctrine ait un véritable impact sur sa conduite. Pourtant, l’espérance biblique n’est jamais simplement intellectuelle. Si nous croyons réellement que le Seigneur reviendra, cette certitude devrait influencer notre manière d’utiliser notre temps, de traiter les autres, de gérer nos responsabilités et de lutter contre le péché.

Le croyant qui attend le Christ ne devrait pas penser : « Puisque Jésus revient, les responsabilités présentes n’ont aucune importance. » C’est exactement le contraire. Parce que le Seigneur revient, nous voulons être trouvés fidèles dans ce qu’Il nous a confié. Nous devons servir nos familles, travailler honnêtement, aimer l’Église, faire du bien à notre prochain et annoncer l’Évangile pendant que Dieu nous donne encore l’occasion de le faire.

L’attente chrétienne n’est donc pas une attente passive. Elle ressemble plutôt au serviteur qui sait que son maître reviendra et qui continue fidèlement son travail. Il ne connaît pas l’heure exacte du retour, mais il ne souhaite pas être surpris dans la négligence. C’est pourquoi l’Écriture nous encourage à demeurer fervents d’esprit au service du Seigneur, en persévérant dans l’espérance même lorsque les circonstances deviennent difficiles.

Garder nos lampes allumées

Jésus utilisa plusieurs images pour enseigner à Ses disciples la vigilance. Parmi les plus connues se trouve celle des vierges qui attendaient l’époux. Certaines étaient préparées tandis que d’autres ne l’étaient pas. L’enseignement principal est simple : lorsque le moment arrivera, il sera trop tard pour commencer à se préparer. La vigilance chrétienne consiste donc à vivre aujourd’hui dans la foi, et non à remettre la repentance et l’obéissance à un avenir incertain.

Garder notre lampe allumée signifie également protéger notre cœur contre l’endormissement spirituel. Il est facile de commencer la vie chrétienne avec enthousiasme puis, progressivement, de laisser les préoccupations du monde occuper toute notre attention. Les responsabilités, les ambitions, les distractions et même les inquiétudes peuvent devenir si importantes que l’éternité disparaît presque de notre pensée.

Nous avons alors besoin de revenir constamment à la Parole de Dieu. La prière, la communion avec l’Église, l’écoute fidèle de l’Écriture et l’obéissance quotidienne entretiennent notre conscience de la présence de Dieu. Il ne s’agit pas de vivre dans une peur nerveuse en pensant chaque matin que quelque chose de terrible va se produire. Il s’agit plutôt de vivre avec une sainte conscience de l’éternité et de se rappeler que notre vie appartient au Seigneur.

Le retour du Christ est une consolation pour ceux qui souffrent

Pour de nombreux croyants, parler du retour de Jésus produit une grande consolation. Certains traversent la maladie, le deuil, la persécution, la pauvreté ou d’autres épreuves qui semblent ne jamais finir. La promesse du Christ leur rappelle que leurs circonstances actuelles ne constituent pas le dernier chapitre de leur histoire. Un jour, tout ce qui appartient à ce monde déchu prendra fin.

Cette espérance ne minimise pas la douleur. La Bible ne demande pas au chrétien de prétendre que la souffrance ne fait pas mal. Jésus Lui-même pleura devant le tombeau de Lazare. Les apôtres connurent la persécution, la fatigue et la tristesse. Pourtant, ils pouvaient continuer parce qu’ils savaient que la souffrance présente n’était pas comparable à la gloire future que Dieu préparait pour Son peuple.

C’est l’une des différences profondes entre l’espérance chrétienne et un simple optimisme humain. L’optimisme dit que les choses pourraient s’améliorer. La foi chrétienne affirme quelque chose de plus solide : Dieu accomplira Son plan, Christ reviendra, les morts ressusciteront et le peuple racheté demeurera avec son Seigneur. Notre avenir est attaché à une personne : Jésus-Christ.

Ne permettons pas au monde d’éteindre notre attente

Nous vivons dans une époque où notre attention est constamment sollicitée. Les nouvelles changent chaque heure, les réseaux sociaux produisent un flux interminable d’informations et les préoccupations quotidiennes peuvent occuper presque toutes nos pensées. Dans ce contexte, il est possible pour un chrétien de croire doctrinalement au retour de Jésus tout en vivant pratiquement comme si cette vie était tout ce qui existait.

C’est précisément pourquoi nous devons nous rappeler volontairement les promesses de Dieu. Nos possessions resteront ici. Nos réussites humaines finiront par être oubliées. Même les projets les plus importants de cette vie sont temporaires. Cela ne signifie pas qu’ils soient inutiles, mais ils doivent être placés dans leur juste perspective. Ce qui est éternel mérite une priorité supérieure à ce qui disparaîtra.

Une Église qui garde le retour du Christ devant ses yeux apprend également à relativiser plusieurs conflits inutiles. Lorsque nous nous rappelons que nous verrons bientôt notre Seigneur, l’orgueil, les rivalités et les ambitions personnelles apparaissent pour ce qu’ils sont. Nous découvrons à nouveau l’urgence du pardon, de l’amour fraternel, de la sainteté et de la proclamation de l’Évangile.

Christ revient : vivons donc prêts à Le rencontrer

Le dernier chapitre de l’Apocalypse ne nous laisse pas avec une simple théorie concernant l’avenir. Il nous place devant une réalité : Jésus-Christ reviendra. Celui qui est l’Alpha et l’Oméga accomplira Sa parole. Il viendra avec justice, Il manifestera pleinement Son règne et Son peuple entrera dans la joie qu’Il a préparée.

Notre responsabilité n’est pas de connaître la date, mais d’être prêts. Être prêt signifie croire en Jésus-Christ, se reposer sur Son œuvre, marcher dans la repentance, poursuivre la sainteté et demeurer fidèle dans ce que Dieu nous a confié. Cela signifie aussi refuser de laisser les moqueries du monde ou la longueur de l’attente éteindre l’espérance qui nous a été donnée.

Frères et sœurs, gardons donc cette vérité profondément enracinée dans notre cœur : Christ revient. Peut-être Le verrons-nous venir pendant notre génération, ou peut-être quitterons-nous cette vie avant ce jour. Dans les deux cas, notre appel demeure le même : persévérer jusqu’à la fin. La promesse de notre Seigneur n’a pas vieilli et elle n’a rien perdu de sa puissance.

Vivons chaque journée avec nos lampes allumées, en faisant le bien, en confessant nos péchés, en aimant notre prochain et en gardant les yeux fixés sur Jésus. Lorsque la fatigue voudra affaiblir notre attente, souvenons-nous de Celui qui a fait la promesse. Il est fidèle, Il règne et Il viendra. L’Église peut donc continuer à prier avec confiance et avec joie : « Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »

Je sais que mon Rédempteur vit
Je ne peux pas la faire taire

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