Nous rendons gloire à Dieu pour la grâce qu’Il nous a accordée et pour le salut qu’Il nous a donné sans que nous le méritions. Lorsque nous considérons que le salut est un don de Dieu, nous devons nous reposer dans l’assurance que le Seigneur n’abandonne jamais Son peuple au milieu de l’affliction.
Tout croyant doit comprendre que le salut n’est pas une récompense obtenue par l’effort humain, mais un don immérité de la miséricorde divine. Dieu nous a sauvés, non parce qu’Il aurait vu en nous suffisamment de mérites, mais parce qu’Il a voulu manifester la richesse de Sa grâce en Jésus-Christ. Si aujourd’hui nous pouvons être appelés enfants de Dieu, si nous possédons une espérance éternelle et si nous pouvons nous approcher du Père avec confiance, c’est parce que Christ est mort et ressuscité pour nous.
Cette vérité doit remplir notre cœur de reconnaissance. Nous avons été délivrés de l’enfer, sauvés de la condamnation, pardonnés de nos péchés et réconciliés avec Dieu par pure grâce. Il n’y a aucune place pour l’orgueil. Aucun croyant ne peut dire : « Je me suis sauvé moi-même. » Le salut appartient au Seigneur du commencement jusqu’à la fin. Il nous a choisis, appelés, justifiés et Il nous gardera jusqu’au dernier jour.
C’est pourquoi, lorsque Paul demande : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? », il ne prononce pas une simple phrase motivante. Il fait une déclaration théologique profonde fondée sur l’œuvre éternelle de Dieu en faveur de Son peuple. L’apôtre ne dit pas que nous n’aurons jamais d’ennemis, d’épreuves, de maladies, de pertes ou d’afflictions. Il affirme qu’aucune de ces choses ne peut détruire le croyant qui est en Christ.
La grâce de Dieu est le fondement de notre sécurité
Avant de parler de victoire, de sécurité ou de confiance, nous devons parler de grâce. La sécurité du chrétien ne repose ni sur sa force émotionnelle, ni sur sa discipline personnelle, ni sur ses bonnes intentions, ni sur sa capacité à se maintenir lui-même. Elle repose sur la grâce souveraine de Dieu. Si le Seigneur n’avait pas eu compassion de nous, nous serions encore morts dans nos fautes et dans nos péchés.
La grâce nous rappelle que nous ne méritions pas le salut. Nous méritions le jugement. Nous n’étions pas des personnes neutres ayant simplement besoin d’une petite aide religieuse ; nous étions des pécheurs ayant besoin de rédemption. Mais Dieu, riche en miséricorde, a envoyé Son Fils pour sauver ceux qui ne pouvaient pas se sauver eux-mêmes. Cette vérité doit produire en nous humilité, adoration et confiance.
C’est pourquoi il est si important de nous rappeler que le salut ne fut ni acheté par nos œuvres ni garanti par nos mérites. Il nous a été donné par grâce, au moyen de la foi, afin que personne ne puisse se glorifier. L’Évangile détruit toute autosuffisance et nous conduit à regarder uniquement à Christ.
Lorsque le croyant comprend cela, sa confiance cesse de dépendre des circonstances. Si Dieu nous a donné Son Fils alors que nous étions encore pécheurs, comment ne prendrait-Il pas soin de nous maintenant que nous sommes réconciliés avec Lui ? S’Il nous a sauvés lorsque nous étions perdus, nous abandonnera-t-Il maintenant que nous Lui appartenons ? La grâce reçue dans le passé devient le fondement de notre confiance présente.
Croyons-nous réellement que Dieu est avec nous ?
Il est très courant de prononcer cette phrase : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Nous l’avons entendue dans des prédications, des chants, des conversations et dans des moments difficiles. Mais la question sérieuse est la suivante : croyons-nous réellement que Dieu est avec nous ? Il ne suffit pas de répéter le verset ; nous devons l’accueillir avec foi lorsque les épreuves arrivent.
Parfois, nous vivons comme si Dieu était encore en chemin, comme s’Il n’était pas déjà présent au milieu de notre détresse. Nous pensons que nous Le trouverons au bout du tunnel, lorsque tout sera passé, lorsque la tempête sera terminée ou lorsque nous pourrons enfin respirer tranquillement. Mais la réalité biblique est bien plus glorieuse : Dieu n’est pas seulement à la fin du processus ; Il est au commencement, au milieu et à la fin.
Le Seigneur n’accompagne pas Son peuple de loin. Il ne regarde pas nos larmes avec indifférence. Il n’attend pas que nous sortions seuls de la vallée pour ensuite nous accueillir de l’autre côté. Il marche avec nous au milieu de l’épreuve. Sa présence ne supprime pas toujours immédiatement la douleur, mais elle soutient l’âme afin qu’elle ne soit pas détruite par celle-ci.
Cette vérité doit corriger notre manière d’interpréter les difficultés. Nous ne sortons pas victorieux d’une épreuve parce que nous aurions été plus forts que les autres. Nous ne demeurons pas fermes parce que notre volonté serait invincible. Si nous avons résisté, si nous avons continué à croire, si nous prions encore et si nous espérons toujours en Dieu, c’est parce qu’Il nous a soutenus. La victoire du croyant est le fruit de la fidélité de Dieu.
Dieu ne nous abandonne pas dans l’affliction
Dans les moments difficiles, le cœur humain peut être tenté de penser que Dieu s’est éloigné. L’affliction peut obscurcir notre perception. La douleur peut nous faire sentir seuls. L’attente peut produire de la fatigue. Même des croyants mûrs ont connu des moments où ils ont crié au Seigneur avec des larmes, se demandant pourquoi Il semblait garder le silence.
Cependant, nous devons apprendre à distinguer entre ce que nous ressentons et ce que Dieu a promis. Nos sentiments peuvent changer d’un jour à l’autre, mais la Parole du Seigneur demeure ferme. Nous pouvons nous sentir seuls, mais Dieu a promis d’être avec Son peuple. Nous pouvons nous sentir faibles, mais Sa grâce suffit. Nous pouvons être confus, mais Il continue de nous conduire avec sagesse.
La présence de Dieu ne se manifeste pas toujours par une émotion intense. Parfois, elle se manifeste dans la force de nous lever un jour de plus, dans une paix que nous ne comprenons pas, dans une parole biblique qui touche notre cœur, dans une prière simple, dans le réconfort d’un frère ou dans une persévérance que nous ne pouvons expliquer humainement.
C’est pourquoi nous devons prendre garde à ne pas accuser Dieu au milieu de la douleur. Lorsque nous affirmons qu’Il nous a abandonnés, nous parlons à partir de notre détresse et non à partir de toute la vérité. Le Seigneur a promis de ne jamais délaisser ni abandonner les Siens. Il peut permettre les épreuves, mais Il ne cesse pas d’être Père. Il peut garder le silence pendant un temps, mais Il ne cesse pas d’être présent. Il peut nous conduire dans des vallées obscures, mais Il ne cesse jamais d’être notre Berger.
Romains 8:31 et le contexte d’une espérance ferme
L’apôtre Paul a écrit Romains 8, l’un des chapitres les plus consolateurs de toute la Bible. Il y parle de la vie dans l’Esprit, de l’espérance future, de l’intercession du Saint-Esprit, du dessein éternel de Dieu et de la sécurité de l’amour divin en Christ. Romains 8:31 n’apparaît pas isolément ; ce verset découle d’une chaîne de vérités glorieuses.
Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Romains 8:31
Paul vient de parler de ceux que Dieu a connus d’avance, prédestinés, appelés, justifiés et glorifiés. Cette chaîne montre que le salut du croyant est soutenu par le dessein éternel de Dieu. Le même Dieu qui a commencé l’œuvre est Celui qui la mènera jusqu’à son accomplissement. Voilà pourquoi Paul peut demander avec une telle assurance : si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Cette question ne signifie pas que personne ne se dressera contre le croyant. La Bible montre clairement que les enfants de Dieu rencontrent de l’opposition. Il existe des épreuves, des persécutions, des tentations, des accusations et des souffrances. Ce que Paul veut dire, c’est qu’aucun ennemi ne peut finalement triompher de ceux que Dieu a décidé de sauver et de garder en Christ.
Voilà une espérance ferme. Elle ne dépend pas du fait que tout se déroule comme nous le souhaitons, mais du fait que Dieu est en faveur de Son peuple en Christ. Si le Juge suprême nous a justifiés, aucune accusation ne peut nous condamner. Si Christ est mort et ressuscité pour nous, aucune puissance créée ne peut nous séparer de Son amour. Si le Père a livré Son Fils, rien de ce qui est nécessaire à notre salut final ne nous sera refusé.
Dieu est au commencement, au milieu et à la fin
Nous pensons souvent à l’aide de Dieu comme à quelque chose qui apparaît après que nous avons suffisamment souffert. Nous disons : « Dieu viendra à la fin », comme si nous étions seuls pendant tout le processus. Mais l’Écriture nous montre que Dieu est présent dès le commencement. Il n’entre pas en retard dans notre histoire. Il gouverne chaque étape, même celles que nous ne comprenons pas.
Dieu est au commencement parce que rien n’arrive dans notre vie en dehors de Sa connaissance. Il connaît nos épreuves avant même que nous les affrontions. Il connaît nos larmes avant qu’elles ne coulent. Il connaît nos besoins avant que nous les exprimions. Aucune affliction ne surprend le Seigneur.
Dieu est au milieu parce qu’Il nous soutient pendant que nous avançons. Parfois, Il ne change pas immédiatement les circonstances, mais Il change notre manière d’y demeurer. Il nous donne patience, foi, consolation, direction et force. Il nous rappelle Ses promesses et nous enseigne à dépendre moins de nous-mêmes et davantage de Lui.
Dieu sera à la fin parce qu’aucune épreuve n’aura le dernier mot sur Ses enfants. La fin du croyant n’est pas la défaite, mais la gloire. Même si le chemin est difficile, Christ nous conduira jusqu’à la présence du Père. Là, nous comprendrons beaucoup de choses que nous ne comprenons pas aujourd’hui et nous adorerons le Seigneur pour Sa fidélité parfaite.
Ne confondons pas l’épreuve avec l’abandon
L’un des mensonges les plus destructeurs au milieu de la souffrance consiste à penser que, puisque nous traversons des épreuves, Dieu nous a abandonnés. Mais la Bible n’enseigne jamais cela. Au contraire, plusieurs des serviteurs les plus fidèles de Dieu ont connu de grandes afflictions. Joseph fut vendu par ses frères. David fut persécuté. Jérémie fut rejeté. Paul fut emprisonné. Christ Lui-même fut un homme de douleur.
L’épreuve n’est pas toujours un signe de châtiment. Elle est souvent un instrument de formation spirituelle. Dieu utilise les difficultés pour purifier notre foi, corriger nos priorités, nous enseigner la dépendance, arracher les idoles de notre cœur et nous rendre davantage semblables à Christ. Le feu fait souffrir, mais il purifie également.
Nous devons donc apprendre à interpréter nos épreuves à la lumière de l’Évangile. Si Christ a été livré pour nous, alors Dieu ne nous traite pas comme des ennemis. Si nous sommes Ses enfants, même Sa discipline procède de Son amour paternel. Si nous sommes en Christ, aucune affliction ne peut être interprétée comme une condamnation, puisqu’il n’y a désormais aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.
Cela n’élimine pas la douleur, mais lui donne un cadre d’espérance. Nous pouvons pleurer sans désespérer. Nous pouvons souffrir sans conclure que Dieu nous déteste. Nous pouvons attendre sans penser que nous avons été oubliés. La foi ne nie pas la réalité de l’épreuve ; elle l’affronte en sachant que Dieu est avec nous.
Christ est la plus grande preuve que Dieu est pour nous
Paul ne fonde pas notre sécurité sur nos sentiments, nos circonstances ou nos expériences visibles. Il la fonde sur l’œuvre de Christ. La plus grande preuve que Dieu est pour nous est qu’Il n’a pas épargné Son propre Fils, mais L’a livré pour nous tous. Si Dieu a donné ce qu’Il avait de plus précieux pour notre salut, nous ne devons pas douter de Son amour paternel.
La croix est la réponse définitive au doute du croyant. Lorsque notre cœur demande : « Dieu m’aime-t-Il ? », nous devons regarder au Calvaire. Lorsque l’épreuve nous pousse à penser que Dieu est loin, nous devons nous rappeler que le Fils de Dieu est venu jusqu’à notre misère pour nous racheter. Lorsque l’ennemi nous accuse, nous devons regarder à Christ crucifié et ressuscité.
En Christ, nous voyons que Dieu ne s’est pas contenté de parler d’amour ; Il l’a démontré. Il ne nous a pas sauvés de loin. Le Fils éternel a pris une nature humaine, a vécu dans une obéissance parfaite, a porté nos péchés, est mort à notre place et est ressuscité victorieux. La croix proclame de la manière la plus profonde que Dieu est en faveur de Son peuple.
C’est pourquoi la sécurité chrétienne n’est pas de la présomption. Nous ne disons pas : « Dieu est pour nous » parce que nous nous croyons supérieurs, mais parce que nous sommes en Christ. En dehors de Christ, l’être humain demeure sous la culpabilité et a besoin de réconciliation. Mais en Christ, le croyant peut se reposer dans la certitude que le Père l’accueille, l’aime, le corrige, le garde et le conduira jusqu’au bout.
Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu
Paul poursuit dans Romains 8 en montrant qu’aucune réalité créée ne peut séparer le croyant de l’amour de Dieu en Jésus-Christ. C’est l’une des promesses les plus consolantes pour l’âme. Il ne dit pas que rien ne nous fera pleurer, que rien ne nous fera souffrir ou que rien ne nous éprouvera. Il affirme quelque chose de beaucoup plus profond : rien ne nous séparera de l’amour de Dieu.
La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le péril ou l’épée peuvent atteindre le croyant. Mais aucune de ces choses ne peut l’arracher à Christ. La sécurité du chrétien ne consiste pas à vivre sans problèmes, mais à appartenir au Sauveur qui a vaincu le péché, la mort et le jugement.
C’est pourquoi il est si nécessaire de se rappeler que rien ne nous séparera de l’amour de Christ. Cette vérité ne doit pas être répétée uniquement dans les moments agréables, mais surtout lorsque notre cœur est fatigué. Dans la maladie, la perte, la solitude, l’angoisse et l’incertitude, l’amour de Dieu en Christ demeure ferme.
L’ennemi peut essayer de nous accuser, les circonstances peuvent tenter de nous décourager et notre propre faiblesse peut nous faire trembler, mais l’amour de Dieu ne dépend pas de notre stabilité émotionnelle. Il dépend de Christ. Et Christ ne change pas. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement.
Faire confiance à Dieu en tout temps
Si Dieu est pour nous, alors nous sommes appelés à Lui faire confiance. Non seulement dans les bons jours, lorsque tout semble être en ordre, mais aussi dans les jours difficiles, lorsque nous ne comprenons pas ce qui arrive. La confiance biblique ne consiste pas à prétendre qu’il n’y a aucune douleur, mais à affirmer que Dieu demeure fidèle au milieu de la douleur.
Faire confiance à Dieu signifie apporter nos fardeaux devant Lui. Cela signifie prier lorsque notre âme est troublée. Cela signifie soumettre nos projets à Sa volonté. Cela signifie obéir même lorsque le chemin semble étroit. Cela signifie nous souvenir que le Seigneur sait mieux que nous et que Ses voies, bien qu’elles soient parfois mystérieuses, sont toujours sages.
Il convient donc de méditer sur la promesse selon laquelle Dieu gardera dans une paix parfaite ceux qui se confient en Lui. Cette paix n’est pas l’absence de problèmes, mais le repos de l’âme sous les soins de Dieu. Le monde cherche la paix lorsque tout est réglé ; le croyant peut avoir la paix parce que Dieu règne même avant que tout soit réglé.
La confiance s’apprend aussi en se souvenant. Nous devons nous rappeler les fois où Dieu nous a soutenus. Combien d’épreuves pensais-tu ne jamais pouvoir supporter, et pourtant le Seigneur t’a soutenu ? Combien de portes semblaient fermées, et Dieu a ouvert un chemin ? Combien de larmes as-tu versées, tandis que Sa grâce continuait de te maintenir debout ? Faire mémoire de la fidélité de Dieu fortifie la foi.
La victoire ne vient pas de notre propre force
Le texte initial pose une question très nécessaire : crois-tu que tu sors victorieux de l’épreuve parce que tu as été fort ? La réponse biblique est non. Si nous sortons d’une épreuve avec la foi, l’espérance et le désir de continuer à suivre Christ, c’est parce que Dieu était avec nous. Notre force est limitée, mais Sa grâce suffit.
L’orgueil spirituel peut nous faire croire que nous avons triomphé grâce à notre discipline, notre intelligence ou notre caractère. Mais le croyant mûr reconnaît que toute persévérance vient de Dieu. Si nous ne sommes pas complètement tombés, c’est parce qu’Il nous a gardés. Si nous continuons à croire, c’est parce qu’Il a soutenu notre foi. Si nous avons pu nous relever, c’est parce que Sa main nous a secourus.
Cela n’élimine pas notre responsabilité. Nous devons prier, obéir, résister à la tentation, chercher conseil, lire la Parole et marcher dans la sainteté. Mais même ces réponses sont soutenues par la grâce. Dieu produit en nous le vouloir et le faire selon Son bon plaisir. C’est pourquoi toute victoire doit aboutir à la reconnaissance.
Lorsque nous comprenons cela, nous cessons de regarder avec supériorité ceux qui luttent. Au lieu de nous vanter, nous apprenons à exercer la miséricorde. Nous savons que nous sommes soutenus par la grâce et que, sans le Seigneur, nous tomberions nous aussi. La victoire chrétienne ne nous rend pas orgueilleux ; elle nous rend reconnaissants.
Dieu est avec nous même lorsque nous ne Le ressentons pas
Il existe des périodes pendant lesquelles le croyant ne ressent pas clairement la proximité de Dieu. Il peut prier et se sentir spirituellement sec. Il peut lire la Bible et ressentir peu de choses. Il peut se réunir avec l’Église et néanmoins lutter contre la tristesse. Ces expériences ne doivent ni être niées ni traitées avec légèreté. Beaucoup d’enfants de Dieu ont traversé de sombres nuits de l’âme.
Mais notre sécurité ne repose pas sur le fait de ressentir constamment et intensément la présence de Dieu. Elle repose sur Ses promesses. Un père ne cesse pas d’être père parce que son enfant, au milieu de la douleur, ne perçoit pas ses soins. De la même manière, Dieu ne cesse pas d’être avec Son peuple lorsque nos émotions sont faibles. Il demeure fidèle même lorsque nous sommes dans la confusion.
Dans ces moments, nous devons nous accrocher à la vérité. Nous devons dire à notre âme ce que déclare l’Écriture. Dieu est avec moi. Christ intercède pour moi. Le Saint-Esprit m’aide dans ma faiblesse. Le Père ne m’abandonnera pas. Son amour ne dépend pas de mes sensations du moment, mais de Son alliance de grâce en Christ.
Nous devons également éviter l’isolement. Lorsque notre âme est fatiguée, nous avons besoin de la Parole, de la prière et de la communion avec des frères mûrs. Dieu utilise souvent Son peuple pour nous rappeler des vérités que notre cœur a oubliées. Personne ne devrait traverser l’affliction spirituelle comme s’il était seul.
La sécurité du croyant n’élimine pas le combat
Dire que Dieu est pour nous ne signifie pas que la vie sera facile. Romains 8 ne promet pas le confort terrestre, mais la sécurité éternelle. Paul lui-même a souffert des persécutions, des emprisonnements, des dangers, de la faim, de la fatigue et de l’opposition. Pourtant, il pouvait parler avec confiance parce qu’il savait que ses souffrances ne pouvaient être comparées à la gloire à venir.
Le croyant doit avoir des attentes bibliques. Nous vivons encore dans un monde déchu. Nous rencontrons encore la maladie, les injustices, les pertes et les tentations. Nous luttons encore contre le péché qui demeure en nous. Nous soupirons encore en attendant la rédemption finale. Mais nous ne soupirons pas sans espérance. Nous soupirons comme des enfants qui attendent l’accomplissement de la gloire promise.
La sécurité chrétienne n’est pas la promesse d’une absence de conflit, mais celle de la victoire finale en Christ. Nous pouvons perdre des choses dans cette vie, mais nous ne perdrons pas Christ. Nous pouvons être affligés, mais non abandonnés. Nous pouvons être persécutés, mais non détruits. Nous pouvons mourir, mais même la mort nous conduira dans la présence du Seigneur.
Cette perspective nous permet de vivre avec courage. Non parce que nous serions invincibles en nous-mêmes, mais parce que nous appartenons à un Sauveur invincible. Si Dieu est pour nous, aucun ennemi ne pourra faire échouer Son dessein éternel. Le dernier mot sur notre vie n’appartient pas à la souffrance, mais à Christ.
Vivre reconnaissants pour la miséricorde reçue
L’assurance que Dieu est avec nous doit produire de la reconnaissance. Nous ne méritions ni Sa présence, ni Son pardon, ni Son salut. Si le Seigneur regardait rigoureusement nos fautes sans miséricorde, personne ne pourrait subsister. Mais Il nous a traités avec grâce en Christ. Il nous a donné bien davantage que ce que nous méritions.
La reconnaissance change notre manière de vivre. Un croyant reconnaissant n’utilise pas la grâce comme une excuse pour pécher, mais comme une raison d’obéir. Il ne se vante pas de ses accomplissements spirituels, mais reconnaît la bonté de Dieu. Il ne vit pas en se plaignant continuellement, mais apprend à voir la fidélité du Seigneur même au milieu des difficultés.
La reconnaissance fortifie également l’adoration. Lorsque nous nous souvenons d’où Dieu nous a retirés, de tout ce qu’Il nous a pardonné et de l’espérance qu’Il nous a donnée, notre cœur s’incline dans la louange. Nous n’adorons pas parce que tout serait parfait dans nos circonstances, mais parce que Dieu a été infiniment bon envers nous en Jésus-Christ.
C’est pourquoi nous devons nous prêcher l’Évangile chaque jour. Nous rappeler la grâce reçue nous protège du désespoir et de l’orgueil. Si nous sommes tombés, elle nous rappelle qu’il existe un pardon en Christ. Si nous demeurons fermes, elle nous rappelle que c’est uniquement par miséricorde. Dans les deux cas, Dieu reçoit toute la gloire.
Si Dieu est pour nous, personne ne peut finalement nous détruire
La phrase « qui sera contre nous ? » ne nie pas que certaines choses soient contre nous. Le péché cherche à nous tromper. Le monde cherche à nous distraire. Satan cherche à nous accuser. La mort semble nous menacer. Les épreuves cherchent à nous affaiblir. Mais aucune de ces choses ne peut finalement détruire le croyant qui est en Christ.
Le fondement de cette assurance est que Dieu Lui-même est en faveur de Son peuple. Non comme un complice de nos caprices, mais comme le Père rédempteur qui accomplit Son dessein saint. S’Il nous a justifiés, personne ne peut nous condamner. Si Christ intercède pour nous, aucune accusation définitive ne pourra prospérer. Si l’Esprit demeure en nous, nous ne sommes pas seuls.
Voilà ce qui doit nous donner du repos. Nous n’avons pas besoin de vivre dominés par la peur de l’avenir. Nous n’avons pas besoin de croire qu’une épreuve peut annuler les promesses de Dieu. Nous n’avons pas besoin de considérer nos larmes comme un signe d’abandon. Dieu est avec nous et Sa présence est plus puissante que toute opposition.
Ainsi, plaçons en Lui toute notre confiance. Dans les bons jours, rendons grâce. Dans les mauvais jours, continuons à croire. Dans les jours de clarté, adorons. Dans les jours de confusion, attendons avec patience. En tout temps, souvenons-nous que le Dieu qui a livré Son Fils pour nous n’abandonnera pas l’œuvre de Ses mains.
Conclusion
Nous rendons gloire à Dieu pour la grâce qu’Il nous a accordée. Il nous a sauvés alors que nous ne le méritions pas, Il nous a soutenus lorsque nous n’avions plus de force, Il nous a accompagnés au milieu des épreuves et Il nous a promis que rien ne pourra nous séparer de Son amour en Jésus-Christ. Cette vérité doit remplir notre cœur de foi, de reconnaissance et d’espérance.
Ne vivons pas comme si Dieu était loin. Ne pensons pas qu’Il apparaîtra seulement au bout du tunnel. Il est au commencement, au milieu et à la fin. Il marche avec Son peuple, soutient Ses enfants, entend nos prières et règne même sur ce que nous ne comprenons pas. Si nous sommes sortis d’une épreuve, ce n’est pas grâce à notre force, mais parce que le Seigneur nous a accompagnés tout au long du chemin.
Ainsi, frères, faisons confiance à Dieu en tout temps. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’existe aucun ennemi, aucune épreuve, aucune accusation, aucune maladie, aucune angoisse ni même aucune mort qui puisse nous séparer de l’amour de Dieu en Christ. Pour cette raison, notre confiance en Dieu au milieu de l’épreuve doit demeurer ferme. Notre sécurité n’est pas en nous-mêmes, mais dans le Sauveur qui est mort, ressuscité et qui intercède pour Son peuple.
Reposons-nous dans cette vérité, adorons le Seigneur pour Sa miséricorde et marchons chaque jour avec la certitude que nous sommes gardés par Sa grâce. À Lui soit la gloire aux siècles des siècles. Amen.