La Bible est la Parole de Dieu, fidèle, véritable et suffisante pour nous guider dans tout ce qui concerne la foi et la vie chrétienne. C’est pourquoi nous devons nous en approcher avec humilité, révérence et le désir d’obéir, en nous rappelant que la Parole de Dieu est notre nourriture spirituelle et non un message que nous pouvons traiter à la légère.
Nous ne parlons pas d’un livre ordinaire, issu uniquement de la réflexion ou de la sagesse des hommes, mais de la révélation que Dieu a voulu transmettre à Son peuple. Bien qu’elle ait été rédigée par différents auteurs humains, à des époques et dans des circonstances diverses, toute l’Écriture a été inspirée par Dieu. Le Saint-Esprit a conduit ces hommes afin qu’ils écrivent ce que le Seigneur désirait communiquer, sans pour autant effacer leur personnalité, leur style ni leurs expériences particulières.
C’est pourquoi le croyant doit lire la Bible avec un cœur disposé à apprendre. Nous ne devons pas nous en approcher uniquement pour confirmer nos propres idées, défendre nos préférences ou rechercher des paroles qui nous font plaisir. Nous devons permettre aux Écritures de confronter nos pensées, de révéler nos péchés, de corriger nos erreurs et de transformer notre manière de vivre. L’autorité de la Bible est supérieure à nos émotions, à nos opinions et à nos traditions.
Nous devons également faire preuve de prudence lorsque nous parlons de Dieu et des choses saintes. De nos jours, il est courant d’entendre des personnes parler du Seigneur avec légèreté, plaisanter sur des questions spirituelles ou porter des jugements précipités sur l’œuvre du Saint-Esprit. Pourtant, nos paroles ne sont pas insignifiantes devant Dieu. Jésus a enseigné que les hommes rendront compte de toute parole vaine au jour du jugement.
Nous devons veiller à ce que nous disons au sujet de Dieu
La langue peut être utilisée pour bénir, édifier, enseigner et annoncer l’Évangile, mais elle peut aussi devenir un instrument de mensonge, d’irrévérence et de destruction. Jacques compare la langue à un petit feu capable d’embraser une grande forêt. Bien qu’elle soit un petit membre du corps, elle peut provoquer des conséquences considérables lorsqu’elle n’est pas gouvernée par la sagesse de Dieu.
C’est pourquoi le croyant ne doit pas parler impulsivement de ce qu’il ne comprend pas. Lorsque nous ignorons certains aspects d’une situation, d’une doctrine ou d’une expérience spirituelle, la bonne attitude consiste à reconnaître nos limites, à tout examiner à la lumière des Écritures et à demander du discernement. Il vaut mieux garder le silence que de porter une accusation injuste contre une personne ou, pire encore, d’attribuer au diable une œuvre qui vient réellement de Dieu.
Cela ne signifie pas que nous devions accepter toutes les manifestations, tous les enseignements ou toutes les expériences que quelqu’un attribue au Saint-Esprit. La Bible elle-même nous ordonne d’éprouver les esprits, d’examiner toutes choses et de rejeter ce qui est mauvais. Le véritable discernement ne consiste ni à tout approuver ni à tout condamner précipitamment, mais à comparer chaque enseignement et chaque pratique avec la Parole de Dieu.
En même temps, nous devons nous rappeler que par nos paroles nous serons justifiés ou condamnés. Christ n’enseignait pas qu’une personne obtient le salut grâce à des paroles méritoires, mais que nos paroles révèlent l’état de notre cœur. Une bouche qui méprise continuellement Dieu manifeste l’existence d’un grave problème spirituel à l’intérieur de l’homme.
Qu’est-ce que le blasphème contre le Saint-Esprit ?
Parmi les avertissements les plus solennels prononcés par Jésus figure celui qui concerne le blasphème contre le Saint-Esprit. Le Seigneur a enseigné que tout péché et tout blasphème pourraient être pardonnés aux hommes, mais que le blasphème contre l’Esprit ne serait pas pardonné. Ces paroles ont suscité de l’inquiétude chez de nombreuses personnes qui craignent d’avoir commis accidentellement le péché impardonnable.
Pour bien comprendre cet enseignement, nous devons considérer le contexte dans lequel Jésus a parlé. Nous ne pouvons pas isoler une phrase et en tirer une conclusion sans observer ce qui se passait. Le récit apparaît après que le Seigneur a accompli une œuvre puissante devant de nombreuses personnes :
30 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.
31 C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné.
Matthieu 12:30-31
On amena devant Jésus un homme possédé d’un démon, aveugle et muet. Le Seigneur le délivra et le guérit, de sorte que cet homme put parler et voir. Le miracle était public, évident et merveilleux. Les foules furent stupéfaites et commencèrent à se demander si Jésus était véritablement le Fils de David, c’est-à-dire le Messie promis.
Cependant, les pharisiens ne réagirent ni avec humilité ni avec reconnaissance. Au lieu de reconnaître l’évidence, ils affirmèrent que Jésus chassait les démons par Béelzébul, le prince des démons. Conscients de l’œuvre qu’ils avaient sous les yeux, ils attribuèrent à la puissance de Satan ce qui avait été accompli par l’Esprit de Dieu.
Jésus répondit en démontrant l’absurdité de cette accusation. Si Satan chassait Satan, son royaume serait divisé et ne pourrait subsister. De plus, Christ expliqua que s’Il chassait les démons par l’Esprit de Dieu, alors le royaume de Dieu était parvenu jusqu’à eux. La délivrance de cet homme constituait un signe évident de la puissance et de l’autorité divines de Jésus.
Un rejet conscient et persistant
Le blasphème contre le Saint-Esprit ne doit pas être compris comme une parole imprudente prononcée dans un moment de confusion, de peur, de colère ou d’ignorance. Il ne s’agit pas non plus d’un doute passager qui pourrait traverser l’esprit d’une personne. Dans le contexte de ce passage, il s’agit d’un rejet conscient, délibéré et persistant de l’œuvre manifeste du Saint-Esprit.
Les pharisiens ne manquaient pas de connaissances religieuses. Ils étudiaient la Loi, connaissaient les prophéties et avaient été témoins de nombreuses œuvres de Christ. Malgré cela, ils rejetèrent la vérité parce qu’ils ne voulaient pas se soumettre à Jésus. Leur problème n’était pas un manque d’information, mais la dureté de leur cœur. Les preuves étaient devant eux, mais ils choisirent de les interpréter de la manière la plus perverse possible.
La gravité de ce péché consiste à qualifier de maléfique ce que l’on reconnaît comme une œuvre sainte de Dieu. C’est résister à ce point au témoignage de l’Esprit concernant Christ que la personne endurcit volontairement son cœur, rejette la vérité et se place dans une opposition permanente au seul Sauveur.
Le Saint-Esprit est Celui qui convainc le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. C’est également Lui qui éclaire l’intelligence, révèle la gloire de Christ et conduit le pécheur à la repentance. Lorsqu’une personne rejette définitivement et obstinément ce témoignage, elle se ferme à la seule voie par laquelle elle peut reconnaître son péché et venir à Christ.
Cela ne signifie pas que l’Esprit manque de puissance pour sauver, mais que le blasphémateur endurci ne désire pas se repentir. Il ne recherche pas le pardon parce qu’il a décidé d’appeler la vérité mensonge et la lumière ténèbres. L’absence de pardon est liée à son rejet permanent de Celui qui peut le conduire à la repentance et à la foi.
Un véritable croyant peut-il commettre ce péché ?
De nombreux croyants sincères ont été tourmentés par la possibilité d’avoir commis le blasphème contre le Saint-Esprit. Peut-être ont-ils prononcé des paroles irrévérencieuses avant leur conversion, traversé une période de doutes ou eu des pensées blasphématoires qu’ils ne souhaitaient pas avoir. Ensuite, en lisant les paroles de Jésus, ils ont commencé à se demander s’ils pouvaient encore recevoir Sa miséricorde.
Un élément important à considérer est qu’une personne véritablement préoccupée d’avoir offensé Dieu, qui désire se repentir et recherche le pardon de Christ, ne manifeste pas l’attitude endurcie des pharisiens. Le blasphémateur décrit dans Matthieu 12 n’était ni brisé par son péché, ni inquiet, ni en quête de miséricorde. Au contraire, il persistait dans son opposition consciente à la vérité.
La douleur causée par le péché, le désir d’être pardonné et la volonté de venir à Christ sont des signes que l’Esprit agit dans le cœur. Une personne complètement endurcie contre Lui ne désire pas se repentir et ne se préoccupe pas de se réconcilier avec Dieu. Son cœur demeure orgueilleux et hostile à la vérité.
Pierre renia Jésus trois fois, allant même jusqu’à faire des serments pour affirmer qu’il ne Le connaissait pas. Son péché était grave, mais Pierre pleura amèrement, fut restauré par Christ et devint un fidèle prédicateur de l’Évangile. Paul reconnut également avoir été autrefois un blasphémateur, un persécuteur et un homme violent. Pourtant, il obtint miséricorde parce qu’il avait agi par ignorance, dans l’incrédulité.
Ces exemples montrent que le sang de Christ peut purifier des péchés terribles. Aucun pécheur repentant ne doit penser que sa culpabilité est plus grande que la grâce du Sauveur. Celui qui vient à Christ avec foi ne sera pas rejeté. L’Évangile offre un pardon complet à tous ceux qui abandonnent leur rébellion et se reposent sur l’œuvre parfaite de Jésus.
Blasphémer contre l’Esprit, L’attrister et L’éteindre
Il est important de distinguer le blasphème contre le Saint-Esprit des autres avertissements bibliques qui Le concernent. Les Écritures parlent du fait d’attrister le Saint-Esprit, de L’éteindre, de Lui résister et de Lui mentir. Bien que tous ces péchés soient sérieux, ils ne sont pas exactement identiques au blasphème impardonnable décrit par Jésus.
Paul a demandé aux croyants d’Éphèse de ne pas attrister le Saint-Esprit de Dieu, par lequel ils avaient été scellés pour le jour de la rédemption. Dans ce contexte, il mentionne des péchés tels que le mensonge, la colère incontrôlée, les paroles mauvaises, l’amertume, l’emportement, la méchanceté et le manque de pardon. Lorsque le croyant pratique ces choses, il vit d’une manière contraire au caractère saint de l’Esprit qui habite en lui.
C’est pourquoi nous devons mieux comprendre ce que signifie ne pas attrister le Saint-Esprit de Dieu. L’attrister, c’est Lui causer de la tristesse par notre désobéissance, mais ce passage rappelle également que les croyants ont été scellés par Lui. Cette exhortation n’a pas pour but de nous conduire au désespoir, mais de nous appeler à la repentance et à une vie conforme à notre identité en Christ.
Il nous est également ordonné de ne pas éteindre l’Esprit. Cette expression peut être comparée au fait de chercher à éteindre un feu. Nous étouffons Son influence lorsque nous méprisons la Parole, rejetons la correction biblique, négligeons la prière, tolérons le péché ou refusons d’obéir à ce que Dieu nous a clairement montré.
Résister à l’Esprit consiste à s’opposer à Son témoignage. Étienne accusa certains hommes de toujours résister au Saint-Esprit, agissant de la même manière que leurs pères. Ils rejetaient le message de Dieu communiqué par Ses serviteurs. Cette résistance peut progressivement endurcir le cœur si la personne continue de rejeter la vérité.
Chacun de ces péchés doit être pris au sérieux, mais nous ne devons pas automatiquement les confondre avec le péché impardonnable. Un croyant peut attrister l’Esprit et ensuite se repentir. Il peut traverser une période de froideur spirituelle et être restauré par la discipline et la grâce de Dieu. La bonne réponse ne consiste pas à vivre dans une terreur permanente, mais à confesser son péché et à marcher de nouveau dans l’obéissance.
Le danger d’endurcir son cœur
Même si nous ne devons pas accabler d’une angoisse inutile ceux qui recherchent sincèrement le pardon, nous ne devons pas non plus minimiser l’avertissement de Jésus. Le cœur humain peut s’endurcir. Chaque fois qu’une personne entend la vérité et décide de la rejeter, elle devient davantage insensible à la voix de Dieu.
L’incrédulité ne demeure pas nécessairement au même niveau. Elle peut grandir, chercher à se justifier et se transformer en une hostilité ouverte. Au début, une personne peut ressentir de l’inquiétude à cause de son péché ; ensuite, elle commence à chercher des excuses ; plus tard, elle ridiculise le message et finit par qualifier de mauvais ce qu’elle savait auparavant être véritable.
C’est pourquoi la Bible déclare : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » L’appel de Dieu doit être entendu aujourd’hui. Personne ne doit supposer qu’il peut continuellement rejeter l’Évangile et se repentir au moment qui lui conviendra. La repentance est un don de Dieu et non une capacité que nous pouvons exercer à volonté après des années de résistance.
La bonne réponse lorsque nous sommes convaincus de péché consiste à venir immédiatement à Christ. Nous ne devons ni cacher notre culpabilité, ni justifier notre conduite, ni nous comparer aux autres. Nous devons reconnaître que nous avons péché contre un Dieu saint et croire que Jésus est mort et ressuscité pour sauver tous ceux qui mettent leur foi en Lui.
La révérence n’exclut pas le discernement
Certaines personnes pourraient utiliser cette doctrine pour empêcher l’examen des faux enseignants ou des mouvements trompeurs. Elles pourraient affirmer que remettre en question une prétendue manifestation spirituelle revient à blasphémer contre le Saint-Esprit. Cette conclusion est incorrecte et dangereuse.
La révérence envers le Saint-Esprit n’exige jamais que nous abandonnions le discernement biblique. Au contraire, parce que nous aimons et honorons l’Esprit, nous devons rejeter tout ce qui utilise faussement Son nom. Il est l’Esprit de vérité et n’inspire jamais des enseignements contraires aux Écritures qu’Il a Lui-même inspirées.
Lorsque quelqu’un attribue à l’Esprit une fausse prophétie, une pratique pécheresse, une manipulation émotionnelle ou une doctrine qui contredit l’Évangile, nous avons le devoir de l’examiner. Le discernement doit s’exercer avec humilité, connaissance biblique et crainte de Dieu, et non par des moqueries, des insultes ou des jugements précipités.
Nous devons éviter deux extrêmes. Le premier consiste à accepter tout ce qui porte l’étiquette de « spirituel ». Le second consiste à mépriser toute œuvre qui ne correspond pas à nos préférences personnelles. Nous devons connaître profondément la Bible afin de distinguer la vérité de l’erreur, une émotion humaine de l’œuvre authentique du Saint-Esprit.
La crainte de Dieu protège notre vie
L’enseignement de Jésus doit produire en nous une sainte crainte. La crainte de Dieu ne signifie pas vivre en fuyant Sa présence comme s’Il était un tyran imprévisible. Elle signifie reconnaître Sa majesté, Sa sainteté, Son autorité et Son droit absolu sur notre vie. Celui qui craint le Seigneur désire Lui plaire et s’éloigne du mal.
Cette crainte gouverne également notre manière de parler. Avant d’exprimer une opinion sur Dieu, nous devons nous demander si nos paroles sont conformes aux Écritures. Avant de juger une situation spirituelle, nous devons prier et rechercher la compréhension. Avant de répéter une accusation, nous devons nous assurer qu’elle est vraie.
Le croyant comprend que Dieu entend ses paroles et connaît même les pensées qu’il n’exprime jamais. Rien ne Lui est caché. Cette vérité doit nous conduire à vivre dans la sincérité, l’humilité et une dépendance constante envers Sa grâce.
Marcher dans la crainte de Dieu apporte des bénédictions parce que cela nous éloigne des décisions destructrices. Comme l’enseignent les Écritures, le regard de Dieu repose sur ceux qui Le craignent. Il ne s’agit pas d’une formule permettant d’obtenir des richesses matérielles, mais de la sécurité, de la direction et de la communion dont jouit celui qui ordonne sa vie selon la volonté divine.
Comment honorer le Saint-Esprit chaque jour
Nous honorons le Saint-Esprit lorsque nous reconnaissons Sa divinité et Son œuvre. Il n’est pas une force impersonnelle ni une simple influence. Il est une personne divine qui enseigne, guide, parle, convainc, sanctifie, console et distribue les dons selon Sa volonté. Avec le Père et le Fils, Il mérite notre adoration et notre obéissance.
Nous L’honorons également lorsque nous accordons de la valeur aux Écritures qu’Il a inspirées. Nous ne pouvons pas affirmer que nous aimons le Saint-Esprit tout en méprisant la Bible. Il ne nous conduira jamais dans une direction contraire à la Parole. Une vie remplie de l’Esprit sera une vie de plus en plus gouvernée par la vérité biblique.
Nous L’honorons par la sainteté. Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. Sa présence ne se manifeste pas uniquement par des paroles émouvantes ou des expériences extraordinaires, mais par un caractère qui ressemble progressivement à celui de Christ.
De même, nous honorons l’Esprit lorsque nous confessons nos péchés. Nous ne devons pas cacher ce qu’Il révèle à notre conscience. Lorsque nous reconnaissons notre méchanceté, venons à Christ et recherchons la restauration, nous montrons que nous accordons de la valeur à Son œuvre de sanctification.
La prière est également indispensable. Nous devons demander la sagesse pour comprendre la Parole, la force pour obéir, le discernement pour identifier l’erreur et la maîtrise de soi pour surveiller nos paroles. Nous ne pouvons pas vivre la vie chrétienne en nous appuyant uniquement sur notre intelligence ou notre volonté.
Il y a du pardon pour celui qui vient à Christ
Le message concernant le blasphème contre le Saint-Esprit constitue un avertissement sérieux contre la dureté du cœur, mais il ne doit pas être utilisé pour fermer la porte de l’espérance à ceux qui se repentent. Jésus n’est pas venu détruire les pécheurs au cœur brisé, mais chercher et sauver ce qui était perdu.
Celui qui reconnaît son péché, éprouve de la tristesse d’avoir offensé Dieu et désire trouver miséricorde doit regarder à Christ. Son sacrifice est suffisant. Sur la croix, Il a porté la culpabilité de Son peuple et subi le châtiment que nous méritions. Sa résurrection démontre que l’œuvre de la rédemption a été acceptée par le Père.
Nous ne devons pas placer notre confiance dans nos sentiments, car ils peuvent changer d’un jour à l’autre. Nous devons nous confier dans la promesse de l’Évangile : quiconque croit au Fils a la vie éternelle. Le fondement de notre assurance n’est pas l’intensité de nos émotions, mais la perfection de Christ et la fidélité de Sa Parole.
Vivons donc avec révérence, discernement et reconnaissance. Veillons sur nos paroles, examinons nos pensées et ne traitons pas les choses de Dieu à la légère. En même temps, reposons-nous sur la grâce de Christ, sachant qu’il existe un pardon abondant pour tout pécheur qui vient à Lui avec une repentance sincère et la foi.
Demandons chaque jour un cœur humble et sensible à la voix de Dieu. Puissions-nous ne jamais qualifier de mauvais ce qu’Il déclare bon, ni rejeter la vérité par orgueil, par intérêt personnel ou par crainte des hommes. Que le Saint-Esprit nous conduise dans toute la vérité, produise en nous le caractère de Christ et nous garde fermes dans la foi jusqu’au jour de la rédemption.