Que donnez-vous à Jésus?

Donner à Dieu avec amour révèle un cœur transformé par Sa grâce. Celui qui comprend la valeur de Christ apprend aussi à vivre dans la persévérance à faire le bien, non pour être vu, mais pour honorer le Seigneur.

Les êtres humains sont souvent plus disposés à recevoir qu’à donner. Cela appartient à notre nature déchue, et c’est précisément pour cette raison que nous devons lutter contre cette inclination. Nous aimons recevoir des bénédictions, des réponses, des opportunités, des miracles et des faveurs. Mais la Parole de Dieu nous enseigne une vérité qui va à contre-courant de la mentalité humaine: il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

Cette vérité n’est pas seulement une belle phrase morale. Elle révèle quelque chose de profond sur le caractère du royaume de Dieu. Le monde nous enseigne souvent à accumuler, à protéger nos intérêts, à chercher notre avantage personnel et à mesurer notre réussite par ce que nous possédons. Mais le Seigneur nous appelle à une autre manière de vivre: une vie d’amour, de service, de générosité, d’adoration et de consécration.

Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

Actes 20:35

Le bonheur spirituel de donner

Lorsque Jésus dit qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, Il ne parle pas seulement d’argent ou de biens matériels. Il parle d’une disposition du cœur. Donner peut inclure nos ressources, mais aussi notre temps, notre attention, notre pardon, notre service, notre hospitalité, notre patience, notre prière et notre amour. Celui qui donne selon Dieu ne donne pas pour se montrer supérieur aux autres, mais parce qu’il a compris que tout ce qu’il possède vient du Seigneur.

Le chrétien ne doit pas voir la générosité comme une perte, mais comme un fruit de la grâce. Lorsque Dieu sauve une personne, Il ne transforme pas seulement ses paroles ou ses habitudes extérieures; Il transforme aussi ses priorités. Le cœur qui était fermé devient plus sensible aux besoins des autres. Les mains qui cherchaient seulement à recevoir deviennent capables de servir. Les biens qui étaient autrefois utilisés uniquement pour soi deviennent des instruments pour bénir.

Cependant, il faut reconnaître que cette transformation n’est pas automatique dans toutes ses expressions. Nous devons lutter contre l’égoïsme, contre l’indifférence, contre l’amour excessif du confort et contre cette tendance à vouloir toujours recevoir sans jamais nous offrir nous-mêmes. La générosité chrétienne doit être cultivée, nourrie par la Parole, par la prière et par la contemplation de l’amour de Christ.

En vérité, personne n’a donné plus que Dieu. Le Père a donné Son Fils bien-aimé. Le Fils s’est donné Lui-même pour nos péchés. Le Saint-Esprit applique cette œuvre de salut dans nos cœurs. Si notre foi repose sur un Dieu qui donne avec une telle abondance, comment pourrions-nous vivre avec un cœur fermé? La générosité du croyant est une réponse humble à la générosité infinie de Dieu.

La prière n’est pas seulement demander

Nous aimons recevoir la faveur divine, et c’est pourquoi bien souvent nos prières sont remplies de demandes. Nous demandons protection, provision, guérison, direction, paix, bénédiction pour notre famille, ouverture de portes et délivrance de nos difficultés. Il n’est pas mauvais de présenter nos besoins devant Dieu. La Bible nous invite à venir à Lui avec confiance. Mais la prière ne doit pas être réduite à une simple liste de requêtes.

La prière est aussi un lieu d’adoration. Elle est un espace où l’âme se tient devant la majesté de Dieu, non seulement pour recevoir, mais pour contempler. Il y a des moments où nous devons simplement nous incliner devant le Seigneur et reconnaître Sa sainteté, Sa bonté, Sa fidélité et Sa souveraineté. Adorer Dieu, c’est reconnaître qu’Il est digne même avant de recevoir ce que nous demandons.

Trop souvent, nous venons à Dieu seulement lorsque nous avons besoin d’une réponse urgente. Nous Le cherchons quand nous sommes pressés, affligés, malades, inquiets ou sans solution. Mais le Seigneur mérite plus qu’une relation fondée uniquement sur nos nécessités. Il mérite notre amour, notre louange et notre communion quotidienne. Il n’est pas un simple distributeur de bénédictions; Il est le Dieu vivant, saint et glorieux.

Arrêtons donc de voir Dieu comme quelqu’un à qui nous présentons seulement nos besoins. Regardons-Le avec un regard plus profond. Approchons-nous de Lui comme des enfants reconnaissants, comme des serviteurs humbles, comme des adorateurs émerveillés. Oui, nous pouvons demander; mais nous devons aussi offrir. Offrir notre cœur, notre louange, notre obéissance, notre temps et notre vie entière.

Marie offre le meilleur à Jésus

La Bible nous raconte une histoire très connue dans le chapitre 12 de l’Évangile selon Jean. Cette scène est profondément touchante parce qu’elle nous montre une femme qui ne vient pas devant Jésus pour Lui demander quelque chose, mais pour Lui offrir quelque chose de précieux. Elle ne vient pas avec une liste de besoins, mais avec un parfum de grand prix. Elle vient avec un cœur plein d’adoration.

1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.

2 Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.

3 Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

Jean 12:1-3

Jean nous dit qu’un souper fut préparé en l’honneur de Jésus à Béthanie. Lazare, que Jésus avait ressuscité des morts, était à table avec Lui. Marthe servait, fidèle à son caractère actif et serviable. Mais Marie accomplit un geste qui allait marquer les mémoires: elle prit une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix, et l’oignit sur les pieds de Jésus.

Ce parfum avait une valeur considérable. Le texte souligne qu’il était de grand prix, et cette précision n’est pas inutile. L’Écriture veut que nous comprenions que Marie n’a pas offert à Jésus quelque chose de négligeable, de secondaire ou de facile à perdre. Elle a offert quelque chose qui avait une grande valeur matérielle, mais surtout une grande signification spirituelle. Elle a donné ce qu’elle avait de précieux parce que Jésus était plus précieux encore.

Le geste de Marie nous enseigne que la véritable adoration coûte quelque chose. Elle coûte notre orgueil, notre confort, notre temps, nos ressources, nos ambitions et parfois même notre réputation devant les autres. Une adoration qui ne coûte jamais rien finit souvent par devenir superficielle. Mais lorsque le cœur comprend la grandeur de Christ, il ne demande plus: “Combien dois-je donner au minimum?” Il demande plutôt: “Comment puis-je honorer davantage mon Seigneur?”

Une adoration humble et sincère

Le grand acte de Marie ne s’est pas arrêté au fait de verser le parfum. Elle s’est aussi humiliée devant le Maître en essuyant Ses pieds avec ses cheveux. Ce détail est magnifique. Elle ne se contente pas d’offrir un parfum précieux; elle prend une position d’humilité profonde. Elle se place aux pieds de Jésus, là où tout véritable adorateur doit apprendre à se tenir.

Dans cette scène, Marie ne cherche pas à attirer l’attention sur elle-même. Elle ne prononce pas un grand discours. Elle ne demande pas une récompense. Elle ne cherche pas les applaudissements. Elle agit simplement par amour. Son adoration parle plus fort que ses paroles. La maison fut remplie de l’odeur du parfum, et d’une certaine manière, son acte continue encore aujourd’hui de répandre un parfum spirituel dans l’Église.

Voilà une question que nous devons nous poser avec sérieux: avons-nous pensé à donner le meilleur à Jésus? Non pas seulement ce qui nous reste, non pas seulement quelques minutes quand nous sommes fatigués, non pas seulement quelques paroles religieuses dans les moments difficiles, mais le meilleur de notre cœur. Christ mérite le meilleur de notre adoration, parce qu’Il nous a donné le meilleur de Son amour.

Nous devons aussi apprendre que l’adoration véritable ne se mesure pas seulement par l’apparence extérieure. On peut chanter avec les lèvres et avoir le cœur loin de Dieu. On peut donner une offrande visible et garder une âme remplie d’orgueil. On peut servir dans une église et pourtant chercher sa propre gloire. Mais Marie nous montre une adoration différente: humble, coûteuse, sincère et centrée sur Jésus.

Judas et le faux souci des pauvres

À ce moment-là, une personne trouva que ce parfum avait été gaspillé. Judas Iscariot, celui qui allait livrer Jésus, se présenta comme quelqu’un de préoccupé par les pauvres. Mais l’Écriture révèle la réalité de son cœur. Il ne parlait pas ainsi parce qu’il aimait véritablement les pauvres, mais parce qu’il était voleur et qu’il prenait ce qui était mis dans la bourse.

4 Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit:

5 Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres?

6 Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait.

Jean 12:4-6

Ce passage nous avertit contre une attitude très dangereuse: utiliser un langage spirituel ou charitable pour cacher un cœur mauvais. Judas parlait des pauvres, mais il ne les aimait pas réellement. Il semblait défendre une bonne cause, mais son intention était corrompue. Il voulait donner l’apparence de la sagesse, mais son cœur était attaché à l’argent.

Il existe encore aujourd’hui des personnes qui critiquent l’adoration des autres, non parce qu’elles aiment réellement Dieu ou les nécessiteux, mais parce qu’elles ne comprennent pas la valeur de Christ. Elles trouvent toujours qu’on en fait trop pour le Seigneur, que trop de temps est consacré à la prière, que trop d’énergie est donnée au service, que trop de ressources sont investies dans l’œuvre de Dieu. Mais pour un cœur qui aime Jésus, rien n’est trop grand pour Lui.

Cela ne signifie pas que nous devons négliger les pauvres. Au contraire, la Bible nous appelle clairement à soutenir les faibles, à faire le bien, à pratiquer la miséricorde et à aider ceux qui sont dans le besoin. Mais il ne faut jamais opposer l’adoration de Christ à l’amour du prochain. L’un nourrit l’autre. Celui qui adore vraiment Jésus apprendra aussi à aimer et servir les autres avec un cœur droit.

Le problème de Judas n’était donc pas qu’il voulait aider les pauvres. Le problème était qu’il ne voulait pas que Jésus soit honoré avec une telle offrande. Son cœur ne voyait pas la beauté du Sauveur. Il ne comprenait pas que devant lui se trouvait Celui qui allait bientôt donner Sa vie pour des pécheurs. Quand le cœur ne voit pas la valeur de Christ, il considère l’adoration comme un gaspillage.

Rien n’est trop précieux pour le Seigneur

Il n’y a rien de trop cher pour notre Seigneur. Il n’y a rien de “trop” pour Lui. Si nous réunissions toutes les constellations, toute la beauté de la terre, le soleil, la lune, les étoiles, la mer, les montagnes, les fleurs, les pierres précieuses et tout ce qui brille dans la création, et si nous offrions tout cela à Jésus, ce ne serait toujours pas suffisant pour égaler Sa gloire.

Le Seigneur mérite le meilleur, non seulement parce qu’Il est notre Créateur, mais aussi parce qu’Il est notre Rédempteur. Il nous a aimés lorsque nous étions perdus. Il nous a cherchés lorsque nous étions loin. Il a porté nos péchés, Il a souffert la honte, Il a donné Sa vie sur la croix et Il est ressuscité avec puissance. Devant un tel Sauveur, comment pourrions-nous offrir seulement les restes de notre temps, de nos forces et de notre affection?

Il est bon de réfléchir à ce que nous donnons réellement à Dieu. Lui donnons-nous nos meilleures heures ou seulement les moments où nous n’avons plus rien à faire? Lui donnons-nous une attention sincère dans la prière ou seulement des paroles rapides et distraites? Lui donnons-nous notre obéissance ou seulement nos intentions? Lui donnons-nous notre cœur entier ou seulement une partie de notre vie?

Le croyant doit se rappeler que Dieu ne regarde pas seulement la quantité visible de ce qui est donné. Il regarde le cœur. Une petite offrande donnée avec amour peut être plus précieuse devant Dieu qu’une grande offrande donnée avec orgueil. Un service humble accompli dans le secret peut être plus agréable au Seigneur qu’une grande œuvre faite pour être admirée. Ce qui importe, c’est que notre don vienne d’un cœur sincère et reconnaissant.

Jésus connaît le cœur de chacun

Jésus connaissait le cœur de Judas, comme Il connaît aussi le cœur de chaque homme. Rien ne Lui est caché. Nous pouvons parfois tromper les autres avec nos paroles, nos apparences, nos excuses ou notre réputation, mais nous ne pouvons jamais tromper Dieu. Il voit les intentions, les motivations, les désirs cachés et la vérité profonde de notre âme.

Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

Jean 12:8

Ces paroles de Jésus ne sont pas un mépris envers les pauvres. Le Seigneur a toujours montré compassion envers les faibles, les malades, les affligés et les rejetés. Mais ici, Il défend l’acte de Marie parce que cet acte avait une signification particulière. Elle avait préparé, d’une certaine manière, le corps de Jésus pour Sa sépulture. Son geste était lié au moment unique que le Seigneur allait bientôt traverser.

Jésus nous enseigne aussi qu’il existe des occasions spirituelles qu’il ne faut pas négliger. Marie a saisi ce moment. Elle n’a pas reporté son adoration. Elle n’a pas attendu une autre occasion. Elle a compris, plus que beaucoup d’autres, que Jésus méritait d’être honoré maintenant. Il y a des moments où Dieu met devant nous une occasion de servir, de donner, de pardonner, de prier, d’encourager ou d’obéir, et nous ne devons pas toujours remettre cela à demain.

Combien de fois avons-nous manqué des occasions de donner à Dieu le meilleur? Nous avons remis la prière à plus tard, l’obéissance à plus tard, le service à plus tard, la repentance à plus tard, l’adoration à plus tard. Mais un cœur éveillé spirituellement comprend que le temps appartient au Seigneur. Aujourd’hui est le jour pour honorer Dieu, non seulement par nos paroles, mais aussi par notre vie.

Donner le meilleur dans notre vie quotidienne

Être comme Marie ne signifie pas nécessairement posséder un parfum coûteux à verser sur les pieds de Jésus. Cela signifie offrir au Seigneur ce que nous avons de meilleur dans notre situation actuelle. Pour certains, cela peut être un service fidèle dans l’église. Pour d’autres, cela peut être une vie de prière plus constante. Pour d’autres encore, cela peut être l’utilisation de leurs dons, de leur temps, de leurs ressources ou de leur influence pour la gloire de Dieu.

Le meilleur que nous pouvons donner à Jésus commence par notre propre cœur. Avant nos biens, Il veut notre amour. Avant nos activités, Il veut notre obéissance. Avant nos chants, Il veut une adoration sincère. Avant nos œuvres visibles, Il veut une vie consacrée. Lorsque le cœur appartient au Seigneur, alors tout le reste peut être offert avec joie.

Donner le meilleur à Dieu implique aussi de ne pas garder pour nous ce qui devrait Lui être consacré. Il est facile de donner au Seigneur ce qui ne nous coûte rien, ce qui ne change rien à notre confort, ce qui ne touche pas nos priorités. Mais l’amour véritable se manifeste souvent dans le sacrifice. Marie n’a pas donné une goutte de parfum; elle l’a répandu. Elle ne l’a pas mesuré avec froideur; elle l’a offert avec abandon.

Cette attitude devrait nous inspirer. Nous ne devons pas vivre une foi minimale, calculée, froide et sans profondeur. Nous devons demander à Dieu un cœur fervent, un cœur qui aime Sa présence, qui désire Sa gloire et qui se réjouit de Lui offrir le meilleur. Pour approfondir cette idée, une réflexion sur la ferveur biblique peut nous aider à comprendre que le service de Dieu demande un esprit animé par l’amour et non par la routine.

L’adoration qui remplit la maison

Jean nous dit que la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Ce détail est très beau, parce qu’il montre que l’acte d’adoration de Marie ne resta pas caché dans un coin. Son parfum se répandit dans toute la maison. De la même manière, une vie consacrée à Dieu répand un parfum spirituel autour d’elle. Elle influence, encourage, édifie et témoigne silencieusement de la beauté de Christ.

Lorsque quelqu’un adore Dieu avec sincérité, cela se remarque. Non pas nécessairement par du bruit, mais par le fruit de sa vie. Une personne qui vit près de Jésus porte un parfum différent: plus d’humilité, plus de patience, plus d’amour, plus de douceur, plus de vérité, plus de compassion. Sa présence peut devenir une bénédiction pour sa famille, son église et ceux qui l’entourent.

À l’inverse, une vie centrée sur soi-même finit par dégager l’odeur de l’orgueil, de la plainte, de l’insatisfaction et de l’égoïsme. Voilà pourquoi nous devons demander au Seigneur de renouveler notre cœur. Nous ne voulons pas seulement parler d’adoration; nous voulons devenir des adorateurs en esprit et en vérité. Nous voulons que notre vie entière soit comme un parfum agréable devant Dieu.

Cela ne signifie pas que nous serons parfaits. Marie elle-même était une femme ordinaire, dépendante de la grâce de Dieu. Mais elle nous montre une orientation du cœur: se tenir aux pieds de Jésus, Le reconnaître comme digne, Lui offrir ce qui est précieux et ne pas craindre le regard des autres. Une telle adoration est précieuse aux yeux du Seigneur.

Recevoir de Dieu pour mieux donner

Il ne faut pas opposer recevoir et donner comme si recevoir de Dieu était mauvais. Nous avons tous besoin de recevoir Sa grâce, Son pardon, Sa sagesse, Sa force, Sa paix et Sa direction. Le problème n’est pas de recevoir; le problème est de vouloir seulement recevoir sans jamais devenir des instruments de bénédiction. Dieu nous bénit aussi pour que nous puissions bénir les autres.

Celui qui reçoit la miséricorde doit apprendre à exercer la miséricorde. Celui qui reçoit le pardon doit apprendre à pardonner. Celui qui reçoit la consolation doit apprendre à consoler. Celui qui reçoit la Parole doit apprendre à la partager. Celui qui reçoit des biens doit apprendre à les utiliser avec sagesse pour la gloire de Dieu. La vie chrétienne n’est pas un réservoir fermé; elle est comme une source qui reçoit et qui répand.

C’est pourquoi Actes 20:35 demeure si important. Il nous rappelle que le bonheur chrétien ne se trouve pas dans l’accumulation égoïste, mais dans une vie donnée au service de Dieu et du prochain. Paul parle de soutenir les faibles, et cela nous montre que la générosité biblique a un visage concret. Elle touche les personnes réelles, les besoins réels, les souffrances réelles.

Mais pour donner ainsi, nous devons rester attachés à Christ. Si nous cherchons à donner par nos propres forces, nous nous épuiserons vite ou nous chercherons la reconnaissance des hommes. Mais si nous donnons en regardant à Jésus, nous comprendrons que tout vient de Lui, tout est pour Lui, et tout doit Lui rendre gloire.

Une foi qui adore et qui sert

Nous devons être comme Marie: apporter le meilleur devant Jésus, nous préparer à aller devant Lui et verser nos meilleures louanges, notre meilleure adoration et notre plus sincère reconnaissance. Cela fera de nous des chrétiens plus équilibrés, parce que nous n’irons pas seulement devant Dieu pour recevoir Ses dons, mais aussi pour Lui offrir notre culte.

La foi véritable adore et sert. Elle contemple la grandeur de Christ et descend ensuite vers les besoins du prochain. Elle prie dans le secret et agit avec amour dans le monde. Elle chante la gloire de Dieu et ouvre aussi les mains pour aider. Une foi qui adore sans jamais servir devient incomplète dans son expression. Une foi qui sert sans adorer risque de perdre sa source. Mais une foi qui adore et qui sert manifeste quelque chose du cœur de Christ.

Nous devons donc demander au Seigneur de purifier nos motivations. Que notre générosité ne soit pas un moyen d’être admirés. Que notre service ne soit pas une recherche de prestige. Que notre adoration ne soit pas une simple habitude religieuse. Que tout ce que nous faisons soit pour la gloire de Dieu, avec un cœur sincère, humble et reconnaissant.

Lorsque nous comprenons ce que Christ a fait pour nous, donner n’est plus une charge insupportable. Servir n’est plus une obligation froide. Adorer n’est plus une routine vide. Tout devient une réponse d’amour. Nous donnons parce qu’Il nous a donné. Nous aimons parce qu’Il nous a aimés. Nous servons parce qu’Il nous a servis le premier. Nous nous offrons parce qu’Il s’est offert pour nous.

Offrir notre vie comme un parfum agréable

L’histoire de Marie nous invite à regarder notre propre vie comme un parfum qui peut être répandu devant le Seigneur. Chaque journée, chaque décision, chaque parole, chaque acte de service, chaque renoncement et chaque moment de communion avec Dieu peut devenir une offrande agréable lorsque tout est fait avec foi et amour. Le Seigneur ne méprise pas ce qui est offert avec sincérité.

Ne pensons donc pas que seuls les grands actes visibles comptent devant Dieu. Une mère qui sert sa famille avec patience, un croyant qui prie fidèlement dans le secret, un frère qui soutient un faible, une sœur qui encourage une âme découragée, un jeune qui résiste au péché par amour pour Christ, un travailleur qui agit avec intégrité: tout cela peut devenir un parfum agréable devant Dieu.

Il est aussi nécessaire de se rappeler que notre offrande suprême n’est pas simplement ce que nous faisons, mais ce que nous sommes devant Dieu. Le Seigneur veut notre vie entière. Il ne veut pas seulement un moment religieux le dimanche, ni quelques paroles de prière au milieu de la semaine. Il veut notre cœur, nos pensées, nos projets, nos désirs, nos relations, notre temps et notre avenir.

Cette consécration ne doit pas nous effrayer, car Dieu n’est pas un maître cruel. Il est un Père bon, un Sauveur fidèle, un Seigneur digne de confiance. Celui qui se donne à Christ ne perd pas sa vie; il la trouve. Celui qui offre son cœur au Seigneur découvre que rien n’est plus précieux que d’appartenir à Jésus.

Conclusion: il y a plus de bonheur à donner

Le monde nous dira toujours que le bonheur se trouve dans le fait de recevoir davantage. Plus d’argent, plus de confort, plus d’attention, plus d’avantages, plus de plaisirs. Mais Jésus nous enseigne une voie plus profonde: il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Ce bonheur n’est pas superficiel. Il naît d’un cœur qui a été touché par la grâce et qui trouve sa joie dans la gloire de Dieu.

Marie, à Béthanie, nous montre ce que signifie donner le meilleur à Jésus. Elle ne calcula pas froidement. Elle ne craignit pas le jugement des autres. Elle ne considéra pas son parfum comme trop précieux pour le Seigneur. Elle comprit que Jésus méritait tout. Que Dieu nous donne un cœur semblable: humble, reconnaissant, fervent et prêt à offrir ce que nous avons de meilleur.

Puissions-nous cesser de venir devant Dieu seulement pour demander. Approchons-nous aussi pour adorer, remercier, nous offrir et servir. Présentons-Lui notre vie comme un parfum agréable. Donnons avec joie, servons avec amour, prions avec sincérité et vivons avec la conviction que rien n’est trop précieux pour Celui qui a donné Sa vie pour nous. Pour continuer cette méditation, vous pouvez lire aussi sur la prière pour les offrandes et sur la manière de commencer un culte chrétien, deux sujets qui nous rappellent que tout service rendu à Dieu doit venir d’un cœur disposé à L’honorer.

Dieu, le Roi de toute la terre
Large est la porte qui mène à la perdition

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