Ne nous lassons pas de faire le bien
« Faire le bien », comment pouvons-nous faire cela au milieu d’une société entourée de mal? Cela est en quelque sorte devenu compliqué, à cause de la façon dont beaucoup de gens se montrent, à cause des intentions qu’ils cachent parfois derrière leurs paroles et de la manière dont certains cherchent à profiter des autres. Pourtant, en tant que chrétiens, nous ne pouvons pas laisser le comportement du monde déterminer notre manière de vivre. La question n’est pas simplement de savoir si les autres méritent notre bonté, mais si nous sommes prêts à obéir à Dieu dans un monde qui s’éloigne de plus en plus de Sa volonté. Faire le bien n’est pas seulement un choix moral, c’est une expression concrète de l’obéissance chrétienne.
Dans une époque marquée par la méfiance, l’égoïsme et l’indifférence, il devient difficile de garder un cœur tendre. Beaucoup ont été blessés, trompés ou déçus, et à cause de cela ils se ferment. Ils pensent qu’il vaut mieux se protéger, s’éloigner, ou répondre au mal par la froideur. Mais le croyant est appelé à vivre autrement. Il est appelé à refléter la lumière du Christ dans un environnement obscurci par la méchanceté et par la perte des valeurs essentielles. Faire le bien n’est pas un simple acte de politesse, mais un témoignage vivant de la grâce de Dieu à l’œuvre dans notre vie.
Cela ne signifie pas que cette tâche soit facile. Au contraire, c’est souvent un combat intérieur. Lorsque nous voyons l’injustice, l’hypocrisie, l’ingratitude ou même le mauvais comportement de certains frères dans la foi, la tentation est grande de se décourager. On peut se demander: pourquoi continuer à faire le bien si tant d’autres agissent avec dureté, orgueil ou indifférence? Pourquoi persévérer dans la bonté si notre bienveillance semble parfois méprisée ou ignorée? Pourtant, c’est précisément dans ces contextes-là que la fidélité chrétienne se manifeste avec le plus de force. La bonté chrétienne brille davantage lorsqu’elle se manifeste au milieu des ténèbres.
Faire le bien dans un monde marqué par l’égoïsme
Dans un monde marqué par l’égoïsme, la rivalité et la perte des valeurs essentielles, il est de plus en plus difficile de préserver un cœur généreux et bienveillant. Beaucoup agissent en fonction de leur intérêt personnel. Ils donnent lorsqu’ils savent qu’ils recevront quelque chose en retour. Ils aident lorsqu’ils peuvent en tirer un avantage. Ils parlent de compassion, mais dans les faits, ils restent centrés sur eux-mêmes. Cette réalité finit par influencer même certains croyants, qui commencent à agir avec calcul au lieu d’agir par amour.
Pourtant, le croyant est appelé à vivre selon une autre logique. Il ne suit pas la mentalité du monde, mais celle du royaume de Dieu. Il comprend que faire le bien est une manière de ressembler à Christ. Jésus n’a pas aimé ceux qui l’aimaient seulement. Il a montré Sa grâce à ceux qui ne la méritaient pas. Il a fait du bien à des personnes qui ne l’ont pas toujours reconnu, et Il a continué à manifester Sa bonté même envers des cœurs durs. Si nous disons Le suivre, nous devons aussi apprendre à marcher dans cette même disposition.
Il est important de comprendre que la bonté biblique n’est pas naïve. Faire le bien ne signifie pas ignorer le péché, nier la réalité du mal ou permettre à tout le monde d’abuser de nous. Cela signifie garder un cœur conforme à Dieu, même lorsque le monde autour de nous agit autrement. Cela signifie refuser que le péché des autres dicte notre conduite. Le mal des autres ne doit pas nous transformer en personnes dures. Si nous laissons l’amertume envahir notre cœur, alors le mal aura déjà commencé à produire son effet en nous.
La communauté chrétienne doit être un lieu de restauration
L’apôtre Paul écrit à l’église de Galatie et, au chapitre six de sa lettre, il leur parle pratiquement de la manière dont nous devons être bienveillants envers nos frères dans la foi, de la manière dont nous devons tendre la main à ceux qui tombent, en nous considérant nous-mêmes, puisque nous sommes nous aussi dans la même condition humaine. Paul cherche à corriger une tendance naturelle: juger les autres sans tenir compte de nos propres fragilités.
Il rappelle que la communauté chrétienne doit être un espace de restauration, de soutien et d’encouragement. L’église n’est pas appelée à être un lieu où les plus forts écrasent les plus faibles, ni un endroit où l’on expose les fautes des autres avec dureté. Elle doit être un lieu où la vérité est dite, mais avec amour; où les fautes sont prises au sérieux, mais où la grâce est aussi présente; où les croyants portent les fardeaux les uns des autres. La solidarité spirituelle n’est pas une option, mais une responsabilité pour tous ceux qui appartiennent au Christ.
Chaque croyant doit reconnaître que, tout comme lui, les autres ont besoin de patience, de compréhension et parfois même de correction, mais toujours enveloppée d’humilité. Trop souvent, nous sommes sévères avec les erreurs des autres alors que nous demandons de l’indulgence pour les nôtres. Nous oublions que nous avons besoin, nous aussi, de la grâce de Dieu chaque jour. Lorsque cette vérité pénètre réellement notre cœur, elle nous rend plus doux, plus patients et plus prêts à aider. La conscience de notre propre faiblesse devrait nous rendre plus compatissants.
Reconnaître notre fragilité pour mieux aimer les autres
Si nous comprenons pleinement notre part humaine, nous n’aurions pas tant de difficultés à faire du bien aux autres, puisque nous avons tous tendance à faire des erreurs. Nous sommes humains, et cela nous rend vulnérables à commettre des choses inappropriées. Il n’existe aucun croyant qui soit au-dessus du besoin de miséricorde. Tous, à un moment ou à un autre, avons besoin de pardon, de patience, d’aide ou de relèvement.
Reconnaître notre imperfection n’est pas une excuse pour rester passifs ou pour accepter le péché comme quelque chose de normal. Au contraire, c’est une motivation à dépendre davantage de Dieu. C’est lorsque nous sommes conscients de nos limites que nous pouvons mieux comprendre celles des autres. L’empathie devient alors un pont qui nous aide à traiter les autres avec la même compassion que nous aimerions recevoir. Faire le bien ne demande pas la perfection, mais un cœur disposé à agir malgré les imperfections humaines.
Souvent, ce qui nous empêche de faire le bien, ce n’est pas un manque de capacité, mais un manque d’humilité. Nous nous croyons plus justes que les autres, plus sages, plus stables, et cela nous pousse à regarder avec froideur ceux qui tombent. Mais la Bible nous rappelle que nous sommes tous dépendants de la grâce. Si Dieu nous a supportés, corrigés, relevés et restaurés, comment pourrions-nous refuser d’agir avec bonté envers les autres? Celui qui connaît la grâce devient plus disposé à la répandre.
Ne nous lassons pas de faire le bien
Paul a dit aux Galates:
Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Galates 6:9
Ce verset devrait rester profondément gravé dans notre cœur. “Ne nous lassons pas de faire le bien.” Cela signifie que la lassitude est possible. Oui, il est possible de se fatiguer de servir, de donner, d’encourager, de soutenir, d’être patient, de pardonner ou de persévérer dans la bonté. Il est possible que les déceptions répétées, l’ingratitude ou les blessures nous donnent envie d’arrêter. Mais Paul nous appelle à résister à cette fatigue spirituelle. La persévérance dans le bien fait partie de la maturité chrétienne.
Au milieu de tout ce que nous voyons au quotidien, au milieu de toutes les faiblesses humaines, au milieu même des difficultés que nous trouvons parfois parmi les croyants, nous devons fortement considérer ce que l’apôtre Paul a dit. Faire le bien ne consiste pas à bien agir seulement envers ceux qui nous traitent bien. Il ne s’agit pas d’avoir du favoritisme avec les personnes que nous trouvons plus agréables ou plus méritantes. Faire le bien est une grâce que nous devons exercer envers tous, dans les limites de la sagesse et avec un cœur sincère.
Beaucoup de personnes font le bien uniquement lorsqu’elles sentent que cela sera reconnu. Elles aiment aider lorsque cela met en valeur leur image. Mais la bonté chrétienne n’a pas besoin d’applaudissements. Elle ne dépend pas du regard des hommes, mais du regard de Dieu. Nous faisons le bien parce que Dieu le demande, parce que Son caractère est bon, et parce que nous voulons Lui ressembler. Le bien accompli pour la gloire de Dieu ne dépend pas de la reconnaissance humaine.
Faire le bien sans favoritisme ni calcul
L’un des grands dangers dans la vie chrétienne est de devenir sélectif dans la bonté. Nous pouvons être généreux avec certaines personnes et indifférents envers d’autres. Nous pouvons traiter avec douceur ceux qui nous plaisent, tout en gardant de la distance ou de la dureté envers ceux qui nous dérangent. Mais l’amour de Dieu ne fonctionne pas selon ce calcul humain. Bien sûr, nous ne pouvons pas nous investir de la même manière auprès de tout le monde, mais notre cœur ne doit pas devenir partial.
Faire le bien, ce n’est pas seulement aider matériellement. C’est aussi écouter, encourager, consoler, supporter avec patience, reprendre avec douceur, prier pour les autres, parler avec grâce, pardonner, visiter, soutenir, partager, donner de son temps et de son attention. La bonté chrétienne prend plusieurs formes. Elle se manifeste dans les grandes choses, mais aussi dans les petites. Parfois, un mot juste prononcé au bon moment peut faire énormément de bien.
Il faut également comprendre que faire le bien peut coûter. Cela coûte du temps, de l’énergie, du confort, parfois même une part de notre tranquillité. C’est pourquoi beaucoup se découragent. Ils trouvent plus facile de rester en retrait, de ne pas s’impliquer, de ne pas porter les fardeaux des autres. Pourtant, la vie chrétienne ne nous appelle pas à l’indifférence. Elle nous appelle à aimer concrètement. Le bien véritable demande souvent un renoncement à soi.
La récompense vient au temps de Dieu
Une autre chose qui devrait nous encourager à faire le bien est qu’au temps de Dieu, nous récolterons ce que nous avons planté. Paul dit que nous moissonnerons “au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas”. Cela signifie que le fruit n’est pas toujours immédiat. Parfois, on sème longtemps avant de voir quoi que ce soit. On aime, on sert, on prie, on supporte, on donne, et rien ne semble changer tout de suite. Mais Dieu voit chaque acte accompli dans la foi.
Le monde pense souvent uniquement en termes de résultats visibles et rapides. Mais dans le royaume de Dieu, beaucoup de choses précieuses grandissent en silence. Une parole de bonté peut porter du fruit des années plus tard. Une aide donnée au bon moment peut être utilisée par Dieu pour relever un cœur brisé. Une attitude fidèle peut devenir un témoignage puissant. Rien de ce qui est fait pour Dieu n’est perdu.
Il est important de remarquer que la récompense vient “au temps convenable”. Cela nous rappelle que c’est Dieu qui fixe le temps de la moisson. Nous aimerions souvent voir tout de suite les résultats de nos actes, mais le Seigneur nous appelle à Lui faire confiance. Ce n’est pas à nous de déterminer quand et comment viendra le fruit. Notre responsabilité est de semer fidèlement. La fidélité dans le présent prépare souvent une moisson future que nous ne pouvons pas encore voir.
Cette perspective nous protège du découragement. Si nous attendons toujours une récompense immédiate, nous finirons vite fatigués. Mais si nous comprenons que Dieu est fidèle et qu’Il honore tout ce qui est fait en Son nom, alors nous pourrons continuer avec persévérance. La bonté chrétienne n’est pas inutile, même lorsqu’elle semble peu remarquée. Dieu n’oublie jamais ce qui est semé avec amour et vérité.
Regarder au caractère de Dieu et non au comportement des hommes
Je dis comme Paul: « Ne vous lassez pas de faire le bien », ne regardez pas les mauvaises choses des autres, regardez simplement le merveilleux caractère de Dieu, qui nous aime sans que nous l’ayons aimé. Voilà un point essentiel. Si nous fixons constamment nos yeux sur les défauts des autres, nous deviendrons vite amers. Nous trouverons toujours des raisons de nous fermer. Il y aura toujours des gens ingrats, hypocrites, égoïstes ou inconséquents. Mais notre modèle n’est pas eux. Notre modèle est Dieu Lui-même.
Dieu nous a aimés alors que nous ne L’aimions pas. Il nous a cherchés alors que nous étions perdus. Il nous a fait miséricorde alors que nous n’avions rien à Lui offrir. Si nous contemplons vraiment cette grâce, notre cœur devrait être transformé. Nous comprendrons que la bonté ne commence pas dans la valeur des autres, mais dans le caractère de Dieu. Nous faisons le bien parce que Dieu est bon. Nous aimons parce qu’Il nous a aimés le premier.
Cela ne veut pas dire que nous ne voyons plus le mal. Cela veut dire que nous refusons de laisser le mal définir notre réponse. Le croyant qui regarde à Dieu apprend à agir non selon ses blessures, mais selon la vérité. Il peut souffrir, être déçu, être incompris, mais il continue à chercher ce qui honore le Seigneur. Un cœur centré sur Dieu reste capable de bonté même dans l’épreuve.
Faire du bien surtout à nos frères dans la foi
Faisons du bien avec toutes les personnes que nous pouvons et surtout avec nos frères dans la foi, car un jour nous en recevrons une récompense. L’Écriture met en avant une attention particulière envers la famille de la foi. Cela ne signifie pas exclure les autres, mais reconnaître que l’église doit être un lieu où la bonté se manifeste de manière concrète et visible. Les croyants sont appelés à prendre soin les uns des autres, à s’encourager et à se soutenir dans les combats de la vie chrétienne.
Il est triste de voir que parfois, là où l’amour devrait être le plus visible, on trouve au contraire la froideur, la critique ou la rivalité. Mais cela ne doit pas nous conduire à l’indifférence. Au contraire, cela devrait nous pousser à être de meilleurs témoins de la grâce de Dieu. Si d’autres manquent d’amour, soyons de ceux qui aiment. Si d’autres blessent, soyons de ceux qui restaurent. Si d’autres ferment leur cœur, soyons de ceux qui gardent un esprit de service. La faiblesse des autres ne doit pas éteindre notre fidélité.
Aimer les frères dans la foi signifie aussi porter leurs fardeaux, être présents dans leurs épreuves, se réjouir avec eux, pleurer avec eux, et chercher leur bien spirituel. Cela demande parfois de sortir de notre confort, de prendre du temps, d’écouter, de prier, de conseiller avec douceur. Mais c’est ainsi que l’Église reflète le Christ. Une communauté où l’on fait réellement le bien devient un puissant témoignage de l’Évangile.
Conclusion : persévérons dans la bonté malgré le mal
En conclusion, faire le bien reste un appel divin au-delà des circonstances, des déceptions ou des injustices que nous pouvons rencontrer. Ce n’est pas la société qui doit définir notre manière d’agir, mais Dieu Lui-même. Même lorsque le mal semble dominer, chaque geste de bonté semé avec sincérité porte un fruit éternel. Ne cessons jamais de faire le bien, car Dieu, dans Sa fidélité, honore chaque acte accompli en Son nom.
Le chrétien n’est pas appelé à refléter l’esprit du monde, mais le caractère du Christ. Il doit persévérer dans la bonté, même quand cela coûte, même quand cela fatigue, même quand cela n’est pas reconnu. Pourquoi? Parce que Dieu est bon, parce que Sa grâce nous a transformés, et parce qu’un jour nous moissonnerons si nous ne nous relâchons pas. Voilà pourquoi il ne faut pas abandonner. La bonté fidèle est une semence précieuse devant Dieu.
Alors, au milieu d’une société entourée de mal, choisissons d’obéir au Seigneur. Au milieu des déceptions, choisissons de garder un cœur droit. Au milieu des fautes des autres, souvenons-nous de notre propre besoin de grâce. Au milieu de l’égoïsme, choisissons l’amour. Et au milieu des ténèbres, continuons à faire briller la lumière de Christ par des actes simples, sincères et constants. Car faire le bien n’est jamais une perte lorsque cela est fait pour la gloire de Dieu.
1 comment on “Ne nous lassons pas de faire le bien”