La Sainte-Cène est une ordonnance sacrée instituée par Jésus-Christ afin que Son Église se souvienne continuellement de Sa mort rédemptrice. Par le pain et la coupe, les croyants contemplent le sacrifice parfait de Christ qui enlève le péché et proclament que leur salut repose entièrement sur Son œuvre accomplie à la croix.
Qu’est-ce que la Sainte-Cène ?
La Sainte-Cène, également appelée le repas du Seigneur, la communion ou le saint souper, est une ordonnance donnée directement par Jésus-Christ à Ses disciples. Elle ne trouve pas son origine dans une tradition humaine, dans une décision ecclésiastique ou dans une coutume développée plusieurs siècles après les apôtres. C’est le Seigneur Lui-même qui prit le pain et la coupe, les donna à Ses disciples et leur ordonna de renouveler ce repas en mémoire de Lui.
Cette origine divine donne à la Sainte-Cène une place particulièrement importante dans la vie de l’Église. Elle ne devrait pas être considérée comme une cérémonie facultative que l’on pourrait abandonner sans conséquence. Jésus a voulu que Son peuple se rassemble régulièrement pour se souvenir de Son œuvre, annoncer Sa mort et attendre Son retour.
Le repas du Seigneur est simple dans ses éléments visibles : du pain et le fruit de la vigne. Pourtant, ce qu’il représente est d’une profondeur immense. Le pain dirige nos pensées vers le corps de Christ livré pour nous, tandis que la coupe rappelle Son sang versé pour la rémission des péchés.
La Sainte-Cène place donc la croix au centre de l’adoration de l’Église. Elle nous empêche d’oublier que le christianisme ne repose pas premièrement sur nos efforts, notre moralité ou nos cérémonies, mais sur Jésus-Christ crucifié et ressuscité.
L’institution du repas du Seigneur
26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps.
27 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ;
28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.
29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.
30 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des Oliviers.
Matthieu 26:26-30
Jésus institua la Sainte-Cène au cours de Son dernier repas avec Ses disciples, peu avant Son arrestation et Sa crucifixion. Le Seigneur savait parfaitement ce qui allait Lui arriver. Sa mort ne fut ni un accident ni une défaite inattendue. Il avançait volontairement vers la croix afin d’accomplir le plan éternel de rédemption.
Au milieu du repas, Jésus prit du pain, rendit grâces, le rompit et le distribua. Il prit ensuite la coupe et invita tous Ses disciples à en boire. Par ces gestes, Il leur donna une image visible de ce qu’Il allait accomplir quelques heures plus tard.
Son corps serait livré, frappé et crucifié. Son sang serait versé. Toutefois, ces souffrances ne seraient pas inutiles. Elles auraient un but précis : obtenir le pardon et la réconciliation de tous ceux qui placent leur foi en Lui.
En instituant ce repas avant Sa mort, Jésus montrait aussi qu’Il possédait une parfaite maîtrise des événements. Il ne fut pas simplement victime des autorités romaines ou de la haine des responsables religieux. Il donna volontairement Sa vie pour Ses brebis.
Le pain représente le corps de Christ
Lorsque Jésus déclara : « Ceci est mon corps », Il dirigea l’attention de Ses disciples vers le sacrifice qu’Il allait offrir. Le pain rompu représentait Son corps livré pour eux.
Le corps de Christ fut réellement exposé à la souffrance. Jésus connut les coups, les crachats, la couronne d’épines, les blessures et la crucifixion. Le Fils éternel de Dieu avait pris une véritable nature humaine afin de pouvoir souffrir et mourir à la place des pécheurs.
Il ne s’agissait pas d’une apparence de souffrance. Jésus éprouva véritablement la douleur physique, la fatigue, la soif et l’humiliation. Pourtant, Il supporta tout cela sans pécher, sans maudire Ses ennemis et sans abandonner la mission reçue du Père.
Le pain nous rappelle ainsi que le salut a coûté un prix réel. Le pardon n’est pas une réalité légère ou gratuite au sens où personne n’aurait rien payé. Il est gratuit pour le croyant, mais il fut acquis au prix de la souffrance et de la mort du Sauveur.
Chaque fois que l’Église partage le pain, elle se souvient que Christ a porté nos péchés dans Son propre corps sur le bois. Cette vérité devrait remplir nos cœurs de gratitude et nous éloigner de toute attitude superficielle.
La coupe représente le sang de la nouvelle alliance
Jésus déclara au sujet de la coupe : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. » Ces paroles établissent un lien direct entre Son sacrifice et la nouvelle alliance annoncée par les prophètes.
Dans l’Ancien Testament, le sang des animaux était versé dans le cadre des sacrifices. Ces sacrifices montraient que le péché mérite la mort et qu’une expiation était nécessaire. Toutefois, ils ne pouvaient pas enlever définitivement la culpabilité.
Ils annonçaient un sacrifice supérieur : celui de Jésus-Christ. Lorsque le Sauveur versa Son sang, Il accomplit ce que les sacrifices anciens représentaient. Son offrande fut parfaite, définitive et suffisante.
La nouvelle alliance ne repose donc pas sur la fidélité parfaite de l’homme, mais sur l’obéissance parfaite de Christ. Elle est fondée sur de meilleures promesses et ratifiée par le sang du Médiateur. Cette vérité est aussi développée dans l’enseignement concernant l’alliance divine et le caractère irrévocable des desseins de Dieu.
Le sang de Jésus purifie réellement la conscience du croyant. Il ne couvre pas simplement le péché pour un moment ; il obtient une rédemption éternelle pour tous ceux qui appartiennent au Sauveur.
La mort de Christ fut substitutive
Lorsque Jésus dit que Son sang serait répandu « pour plusieurs », Il révéla le caractère substitutif de Sa mort. Christ ne mourut pas pour Ses propres fautes, car Il n’avait commis aucun péché. Il mourut à la place des coupables.
Le principe de substitution est au cœur de l’Évangile. Le pécheur mérite la condamnation, mais Jésus prend sa place. Le coupable mérite la colère divine, mais le Sauveur porte cette colère. Celui qui devait mourir reçoit la vie, parce que Celui qui possédait la vie en Lui-même accepte de mourir pour lui.
À la croix, la justice et la miséricorde de Dieu se rencontrent parfaitement. Dieu ne ferme pas simplement les yeux sur le mal. Le péché est jugé, mais il est jugé dans la personne du Substitut choisi par Dieu.
C’est pourquoi le croyant ne doit jamais penser que ses bonnes œuvres ajoutent quelque chose au sacrifice de Jésus. Nos prières, notre obéissance, notre service et notre générosité sont des fruits de la grâce, mais ils ne complètent pas l’expiation.
Christ a payé entièrement la dette de Son peuple. Celui qui croit en Lui peut s’approcher de Dieu avec confiance, non parce qu’il serait devenu parfait par lui-même, mais parce qu’il est revêtu de la justice du Sauveur.
Un mémorial vivant de la croix
Jésus ordonna à Ses disciples de prendre ce repas en mémoire de Lui. La Sainte-Cène est donc un mémorial. Elle nous aide à fixer de nouveau notre attention sur la personne et l’œuvre de Christ.
Le mot « mémorial » ne signifie pas que la célébration serait vide ou insignifiante. Dans les Écritures, se souvenir des œuvres de Dieu signifie les ramener volontairement au centre de notre pensée, les confesser et répondre par la foi et l’adoration.
L’être humain oublie facilement. Même les vérités les plus précieuses peuvent devenir familières au point de perdre leur influence sur notre cœur. Nous pouvons parler de la croix, chanter à son sujet et pourtant vivre comme si elle n’avait aucune conséquence pratique.
Le repas du Seigneur nous appelle à nous arrêter. Il nous invite à regarder de nouveau au Calvaire, à considérer le prix de notre salut et à nous demander si notre vie reflète la reconnaissance qui convient à une si grande grâce.
Le chrétien ne se souvient pas seulement de la douleur de Jésus. Il se souvient aussi de Son amour, de Son obéissance, de Sa victoire et de la certitude du pardon acquis par Son sang.
Une communion spirituelle avec Christ
La Sainte-Cène n’est pas un acte magique. Le pain ne possède pas en lui-même un pouvoir indépendant, et la coupe n’accorde pas automatiquement la grâce à toute personne qui y participe extérieurement.
Cependant, il ne faut pas non plus réduire le repas du Seigneur à un geste purement vide. Lorsqu’il est reçu avec foi, dans l’obéissance et selon la Parole, le croyant jouit d’une véritable communion spirituelle avec Jésus-Christ.
Cette communion ne signifie pas que le corps physique de Christ serait enfermé dans le pain. Jésus demeure corporellement glorifié auprès du Père. Mais par le Saint-Esprit, les croyants sont fortifiés dans leur union avec Lui et nourris par les bienfaits de Son sacrifice.
La foi regarde au-delà des éléments visibles vers la réalité qu’ils représentent. Le croyant ne place pas sa confiance dans le pain ou la coupe, mais dans le Christ crucifié, ressuscité et présent auprès de Son peuple par Son Esprit.
La valeur spirituelle de la Sainte-Cène ne vient donc pas de la beauté de la cérémonie, de l’édifice ou de la personne qui la dirige. Elle vient de la promesse de Christ reçue par la foi.
La Sainte-Cène est une célébration de l’Église
Le repas du Seigneur n’est pas présenté dans le Nouveau Testament comme une pratique privée accomplie de manière isolée. Il appartient à la vie collective de l’Église réunie.
Les croyants mangent un même pain et boivent une même coupe parce qu’ils confessent un même Sauveur. La Sainte-Cène rend visible l’unité spirituelle du corps de Christ.
Cette unité ne repose pas sur le fait que tous les membres auraient le même caractère, la même origine sociale ou les mêmes préférences. Elle vient de leur union commune avec Jésus-Christ.
À la table du Seigneur, le riche et le pauvre, la personne connue et celle qui demeure discrète, le nouveau croyant et le chrétien expérimenté se tiennent sur le même fondement : la grâce.
Personne ne peut venir en affirmant qu’il mérite davantage que les autres de recevoir les signes du sacrifice de Christ. Tous confessent qu’ils sont des pécheurs pardonnés et qu’ils dépendent du même sang rédempteur.
La célébration nous rappelle aussi l’importance de vivre dans la communion, l’amour et le soutien fraternels. Il serait contradictoire de partager le même pain tout en cultivant volontairement la haine, le mépris ou la division.
Les divisions à Corinthe
L’apôtre Paul dut corriger l’Église de Corinthe parce que sa manière de célébrer le repas du Seigneur contredisait sa signification. Les croyants se réunissaient, mais leurs divisions, leur égoïsme et leur manque d’amour déshonoraient Christ.
Certains mangeaient abondamment tandis que d’autres restaient dans le besoin. Les différences sociales étaient mises en évidence au lieu d’être dépassées par la communion chrétienne. Paul leur déclara que, dans de telles conditions, ce qu’ils pratiquaient ne pouvait pas véritablement être appelé le repas du Seigneur.
Cette correction nous enseigne que la forme extérieure ne suffit pas. Une Église peut avoir le pain, la coupe, les paroles appropriées et pourtant trahir la signification de la célébration par son comportement.
La Sainte-Cène proclame que Jésus a donné Sa vie pour former un peuple réconcilié. Participer tout en méprisant les autres membres revient à nier par nos actions ce que nous confessons avec nos lèvres.
La table du Seigneur nous appelle donc à l’unité, au pardon et à l’amour concret. Avant de participer, nous devons examiner l’état de nos relations et rechercher la réconciliation lorsque nous avons offensé quelqu’un.
Que chacun s’examine lui-même
Paul enseigne dans 1 Corinthiens 11 que chaque personne doit s’examiner avant de manger le pain et de boire la coupe. Cet examen personnel est une partie importante de la préparation à la Sainte-Cène.
S’examiner ne signifie pas rechercher en nous une perfection absolue. Si seuls les croyants sans aucun péché pouvaient participer, personne ne pourrait s’approcher de la table.
L’examen consiste plutôt à venir avec sincérité. Reconnaissons-nous notre péché ? Désirons-nous l’abandonner ? Plaçons-nous réellement notre confiance en Jésus-Christ ? Sommes-nous disposés à pardonner et à demander pardon ?
Celui qui lutte contre le péché, qui le confesse et qui cherche la grâce du Seigneur ne doit pas s’éloigner simplement parce qu’il se sent faible. La table rappelle précisément que notre espérance ne repose pas sur notre propre perfection.
En revanche, celui qui veut conserver volontairement une vie de rébellion sans repentance doit prendre au sérieux l’avertissement apostolique. Participer extérieurement tout en méprisant ouvertement Christ et Son commandement est une contradiction grave.
L’examen biblique doit nous conduire vers Christ, non vers le désespoir. Nous reconnaissons nos fautes, mais nous regardons aussi au sang qui purifie ceux qui viennent à Lui avec foi.
Que signifie participer indignement ?
Paul avertit celui qui mange le pain ou boit la coupe indignement. Il est important de comprendre que le texte ne dit pas que seuls ceux qui seraient personnellement dignes peuvent participer.
Aucun pécheur n’est digne par ses propres mérites du sacrifice de Jésus. Nous venons tous comme des bénéficiaires de la miséricorde. Le problème concerne la manière indigne de participer.
À Corinthe, certains participaient sans discerner le corps, sans considérer sérieusement la mort du Seigneur et sans respecter les autres membres de l’Église. Ils transformaient un acte sacré en occasion d’égoïsme.
Participer indignement peut donc signifier venir avec indifférence, incrédulité, hypocrisie, mépris, ivresse, division entretenue ou refus volontaire de se repentir.
La solution de Paul n’est pas : « Que personne ne mange. » Il dit : « Que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange. » Après l’examen, la confession et la foi renouvelée, le croyant est appelé à participer.
La Sainte-Cène ne répète pas le sacrifice de Jésus
Le sacrifice de Jésus-Christ fut offert une fois pour toutes. Il n’a pas besoin d’être répété, renouvelé ou complété chaque fois que l’Église célèbre le repas du Seigneur.
L’épître aux Hébreux insiste sur la perfection de l’offrande de Christ. Contrairement aux anciens prêtres, qui offraient continuellement des sacrifices incapables d’enlever définitivement le péché, Jésus s’est offert une seule fois.
La Sainte-Cène ne constitue donc pas une nouvelle immolation de Christ. Elle annonce et rappelle l’unique sacrifice déjà accompli au Calvaire.
Lorsque le ministre rompt le pain, Jésus n’est pas de nouveau crucifié. L’Église regarde par la foi vers un événement historique achevé dont les bienfaits demeurent éternellement efficaces.
La croix est suffisante. Aucun rite, aucune œuvre et aucune cérémonie ne peuvent ajouter quoi que ce soit à la déclaration du Sauveur : « Tout est accompli. »
Vous annoncez la mort du Seigneur
Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
1 Corinthiens 11:26
Paul affirme que chaque célébration annonce la mort du Seigneur. La Sainte-Cène est ainsi une forme visible de proclamation de l’Évangile.
Lorsque l’assemblée prend le pain et la coupe, elle confesse que Jésus est réellement mort. Elle proclame que Sa mort était nécessaire, que les hommes sont pécheurs et qu’aucune autre voie de réconciliation avec Dieu n’existe.
Elle proclame aussi que cette mort fut efficace. Jésus n’a pas simplement offert un exemple de courage ou d’amour. Il a obtenu le salut de Son peuple.
Cette prédication silencieuse s’adresse aux croyants, qui sont fortifiés dans la foi, mais aussi aux visiteurs qui observent la célébration. Elle leur montre que toute la vie de l’Église est construite autour du Christ crucifié.
La Sainte-Cène nous protège ainsi contre un christianisme centré sur l’homme. Elle nous rappelle que le message principal de l’Église n’est pas l’amélioration personnelle, le succès matériel ou le développement de l’estime de soi. Son message est Jésus-Christ mort pour les pécheurs.
Une célébration tournée vers le retour de Christ
Paul ajoute que nous annonçons la mort du Seigneur « jusqu’à ce qu’Il vienne ». La Sainte-Cène ne regarde donc pas uniquement vers le passé. Elle dirige aussi notre espérance vers l’avenir.
Le Christ qui fut crucifié est ressuscité. Il est monté au ciel et règne à la droite du Père. Un jour, Il reviendra visiblement et glorieusement pour rassembler Son peuple, juger le monde et établir pleinement Son règne.
Chaque célébration est une déclaration que l’histoire avance vers ce jour. L’Église ne se contente pas de se souvenir d’un Sauveur mort ; elle attend un Roi vivant.
Jésus Lui-même parla du jour où Il boirait de nouveau du fruit de la vigne avec Ses disciples dans le royaume de Son Père. La table présente anticipe donc le banquet futur du royaume.
Cette espérance doit nous pousser à veiller dans l’attente du retour de Jésus-Christ. Nous ne savons ni le jour ni l’heure, mais nous savons que Sa promesse est certaine.
Chaque fois que nous participons, nous confessons : le Roi revient. La souffrance, le péché et la mort n’auront pas le dernier mot.
La gratitude devant un si grand amour
Jésus rendit grâces avant de distribuer le pain et la coupe. Cette attitude nous enseigne que la Sainte-Cène doit être marquée par la reconnaissance.
Nous venons à la table non comme des personnes qui auraient acquis un droit par leur fidélité, mais comme des pécheurs sauvés gratuitement. Nous n’apportons rien qui puisse rembourser Christ pour ce qu’Il a fait.
Nous pouvons seulement recevoir avec foi, adorer et consacrer notre vie à Celui qui nous a aimés. La gratitude véritable ne reste pas limitée à une émotion ressentie durant le culte. Elle produit une existence transformée.
Celui qui comprend le prix du pardon désire abandonner le péché. Celui qui contemple l’humilité du Sauveur apprend à servir. Celui qui se souvient de la patience de Christ devient plus disposé à pardonner aux autres.
Notre manière de vivre après avoir participé devrait confirmer la confession faite à la table. Nous proclamons que Jésus est mort pour nous ; vivons donc pour Celui qui est mort et ressuscité.
À quelle fréquence faut-il célébrer la Sainte-Cène ?
Le Nouveau Testament ne donne pas une fréquence universelle formulée comme une loi précise pour toutes les assemblées. Certaines Églises célèbrent le repas du Seigneur chaque semaine, d’autres une ou deux fois par mois.
L’expression de Paul, « toutes les fois que vous mangez », montre néanmoins que la célébration devait être répétée régulièrement. Une Église ne devrait pas négliger pendant de longues périodes une ordonnance aussi clairement établie par Jésus.
La fréquence ne garantit pas automatiquement la fidélité. Une célébration hebdomadaire peut devenir mécanique si elle n’est pas accompagnée d’un enseignement clair et d’une participation consciente.
Inversement, une célébration très rare peut priver l’assemblée d’un moyen important par lequel Christ fortifie la foi de Son peuple. Chaque Église locale doit donc rechercher une pratique régulière, ordonnée, biblique et pleine de révérence.
L’essentiel est que le repas ne soit ni banalisé ni oublié. Les responsables doivent expliquer son sens et aider l’assemblée à s’y préparer correctement.
Qui devrait participer au repas du Seigneur ?
La Sainte-Cène appartient à ceux qui confessent véritablement Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. Elle est un signe de la nouvelle alliance et de la communion de ceux qui appartiennent à Son peuple.
Elle n’est pas un moyen d’évangélisation destiné à donner automatiquement le salut à l’incroyant. Une personne ne devient pas chrétienne simplement parce qu’elle mange le pain ou boit la coupe.
Celui qui ne croit pas encore en Christ est appelé premièrement à se repentir et à croire à l’Évangile. Il doit regarder à la réalité représentée par les éléments : le Sauveur crucifié et ressuscité.
Le croyant, quant à lui, doit participer avec foi, repentance et discernement. Les Églises peuvent avoir certaines différences concernant l’admission précise à la table, mais elles doivent toutes préserver le sérieux de l’ordonnance.
La participation ne doit être ni forcée ni traitée comme un geste social. Chacun doit comprendre ce qu’il confesse en mangeant et en buvant.
Une occasion de renouveler notre consécration
La Sainte-Cène n’est pas une nouvelle conversion ni une répétition du baptême. Cependant, elle constitue une occasion précieuse de renouveler notre reconnaissance et notre engagement envers le Seigneur.
Devant le pain et la coupe, nous pouvons nous demander : Vivons-nous pour la gloire de Celui qui nous a rachetés ? Avons-nous laissé certaines distractions refroidir notre amour ? Entretenons-nous un péché que nous devons confesser ?
Cet examen ne doit pas être séparé de la grâce. Nous ne regardons pas seulement à nos manquements ; nous regardons à la suffisance du sacrifice de Jésus.
La table nous rappelle que le même Christ qui nous a pardonnés continue à nous sanctifier. Nous pouvons Lui demander de renouveler notre zèle, de fortifier notre foi et de nous donner la grâce de marcher dans l’obéissance.
La meilleure réponse au sacrifice de Christ est une vie entièrement consacrée à Sa gloire.
Conclusion : faites ceci en mémoire de moi
La Sainte-Cène est un don précieux laissé par Jésus à Son Église. Par une cérémonie simple, le Seigneur place devant nos yeux le cœur même de l’Évangile : Son corps livré et Son sang versé pour la rémission des péchés.
Elle nous invite à regarder vers le passé, vers la croix où notre salut fut acquis. Elle nous appelle à examiner notre vie présente, à confesser nos fautes, à rechercher la réconciliation et à marcher dans la communion fraternelle.
Elle dirige également notre regard vers l’avenir, vers le retour glorieux de Jésus-Christ et le banquet éternel de Son royaume.
Participons donc avec révérence, mais aussi avec joie. Nous ne nous approchons pas seulement pour pleurer sur nos péchés. Nous venons célébrer le fait que la dette a été payée, que le tombeau est vide et que le Sauveur règne.
Que le pain nous rappelle le corps offert pour nous. Que la coupe nous rappelle le sang de l’alliance. Que l’unité de la table nous pousse à aimer nos frères et sœurs. Et que la promesse du retour de Christ remplisse notre cœur d’espérance.
Toutes les fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons cette coupe, nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne.
Que l’Église ne néglige jamais cette ordonnance solennelle. Qu’elle la célèbre selon les Écritures, avec foi, gratitude et discernement, pour la gloire de Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Rédempteur.
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