Réjouis-toi que ton nom soit inscrit au ciel

Vous souvenez-vous du jour où Dieu vous a sauvé? Aucun accomplissement humain ne peut être comparé au miracle d’avoir été délivré du péché et réconcilié avec notre Créateur. Comme l’explique cette méditation sur le don de Dieu offert aux hommes, le salut ne se gagne pas par nos mérites: il est reçu gratuitement par la foi en Jésus-Christ.

Lorsque nous réfléchissons à ce moment où le Seigneur a ouvert nos yeux spirituels, notre cœur devrait se remplir d’une profonde gratitude. Nous étions autrefois séparés de Dieu, incapables de nous libérer nous-mêmes de la puissance du péché. Pourtant, dans sa miséricorde, Dieu est intervenu. Il a illuminé notre intelligence, brisé nos chaînes et nous a fait passer des ténèbres à la lumière.

Le jour de notre salut est le commencement d’une vie entièrement nouvelle. Cela ne signifie pas que tous nos problèmes disparaissent immédiatement ni que nous atteignons une perfection instantanée. Cela signifie que notre position devant Dieu change, que nos péchés sont pardonnés et que nous recevons une nouvelle identité en Jésus-Christ.

Avant cette œuvre de grâce, nous pouvions pratiquer une religion, accomplir de bonnes actions ou connaître plusieurs vérités bibliques sans posséder une véritable communion avec Dieu. Le salut ne consiste pas simplement à améliorer notre ancienne vie. Il est une résurrection spirituelle, une transformation produite par le Saint-Esprit.

Le salut est une œuvre divine

Lorsque nous parlons du jour où nous avons été sauvés, nous ne célébrons pas principalement une décision dont nous pourrions nous glorifier. Nous célébrons la grâce d’un Dieu qui est venu chercher des pécheurs incapables de revenir vers Lui par leurs propres forces.

La Bible enseigne que l’homme naturel est mort dans ses fautes et dans ses péchés. Une personne morte ne peut se donner la vie. De la même manière, aucun effort religieux ne peut produire la nouvelle naissance. Dieu doit intervenir, ouvrir le cœur et donner une nouvelle disposition spirituelle.

Cette vérité détruit tout orgueil. Nous ne pouvons pas regarder les autres avec mépris comme si nous étions naturellement plus intelligents, plus spirituels ou plus dignes. Si nous avons compris l’Évangile, c’est parce que Dieu nous a fait miséricorde.

Le salut commence avec Dieu, est accompli par Dieu et conduit à la gloire de Dieu. Le Père a conçu le plan du salut, le Fils l’a accompli par sa mort et sa résurrection, et le Saint-Esprit applique cette œuvre dans le cœur du croyant.

Notre réponse est réelle: nous nous repentons et nous croyons. Mais même cette réponse est rendue possible par la grâce. Dieu ne croit pas à notre place, mais Il nous donne la vie spirituelle, nous convainc de notre péché et nous conduit à placer notre confiance en Jésus.

Nous ne sommes pas sauvés par nos ministères

Il existe des personnes qui possèdent des ministères impressionnants. Elles prêchent, chantent, enseignent, écrivent, dirigent des assemblées ou participent à de nombreuses œuvres sociales. Certaines peuvent toucher de grandes foules et recevoir l’admiration de milliers de personnes.

Ces activités peuvent être utiles lorsqu’elles sont accomplies fidèlement et pour la gloire de Dieu. Cependant, elles ne constituent jamais le fondement du salut. Une personne ne sera pas acceptée devant Dieu parce qu’elle a prêché de nombreux sermons, enregistré des chants ou construit une grande organisation.

Il est même possible d’accomplir extérieurement des activités chrétiennes sans avoir été véritablement transformé. Jésus avertit que certains Lui diront au dernier jour qu’ils ont prophétisé, chassé des démons et réalisé des miracles en son nom. Pourtant, Il leur déclarera qu’Il ne les a jamais connus.

Les dons spirituels visibles ne constituent pas une preuve infaillible de la nouvelle naissance. Une personne peut posséder du talent, du charisme, une grande connaissance ou une influence considérable tout en gardant un cœur éloigné du Seigneur.

Cela doit conduire chaque serviteur à s’examiner. Notre confiance repose-t-elle sur Christ ou sur notre ministère? Trouvons-nous notre identité dans l’amour de Dieu ou dans l’admiration du public? Pouvons-nous continuer à nous réjouir du salut lorsque les résultats visibles diminuent?

Nos bonnes œuvres ne peuvent pas effacer nos péchés

Beaucoup imaginent que Dieu placera un jour leurs bonnes et leurs mauvaises œuvres sur une balance. Ils espèrent que les bonnes seront suffisamment nombreuses pour compenser les mauvaises. Mais cette conception ne correspond pas à l’enseignement biblique.

Une bonne action ne peut pas effacer une transgression déjà commise. Dans un tribunal humain, un criminel ne peut pas exiger son acquittement en présentant la liste de ses bonnes actions. La justice doit encore répondre au crime.

De plus, même nos meilleures œuvres sont imparfaites. Elles sont souvent mélangées à de mauvaises motivations: le désir d’être admiré, la crainte des hommes, l’orgueil ou la recherche d’une récompense personnelle.

Nous avons donc besoin d’une justice qui ne vient pas de nous-mêmes. Nous avons besoin de l’obéissance parfaite de Jésus-Christ. Lui seul a aimé Dieu de tout son cœur, obéi sans faute et accompli entièrement la loi divine.

Lorsque nous croyons en Christ, sa justice nous est attribuée. Dieu nous déclare justes non parce que nous n’avons jamais péché, mais parce que Jésus a porté notre condamnation et que son obéissance parfaite est comptée comme la nôtre.

L’œuvre parfaite de Jésus sur la croix

La seule fondation solide de notre salut est l’œuvre accomplie par Jésus-Christ. Il ne vint pas simplement nous donner un bon exemple ou nous enseigner quelques principes moraux. Il vint offrir sa vie comme sacrifice pour les pécheurs.

Sur la croix, Jésus prit la place de ceux qu’Il était venu sauver. Il porta leur culpabilité et subit le jugement qu’ils méritaient. La justice de Dieu ne fut pas ignorée; elle fut satisfaite dans le sacrifice du Fils.

Cette vérité est également présentée dans l’article consacré à la déclaration que Christ est mort pour les méchants. Le Sauveur n’a pas donné sa vie pour des personnes qui avaient réussi à se rendre dignes de son amour. Il est mort pour des impies, des ennemis et des pécheurs incapables de se sauver.

La croix révèle simultanément la gravité du péché et l’immensité de l’amour divin. Si le péché pouvait être effacé par quelques efforts humains, la mort du Fils de Dieu aurait été inutile. Mais notre condition était si grave que seul son sacrifice pouvait nous réconcilier avec le Père.

La résurrection démontre que le sacrifice de Christ fut accepté. Jésus ne demeura pas dans le tombeau. Il vainquit la mort, apparut à ses disciples et règne maintenant à la droite du Père.

La grâce seule, par la foi seule

Le salut est offert par grâce. La grâce signifie que Dieu accorde aux pécheurs ce qu’ils ne peuvent ni acheter ni mériter. Elle exclut toute possibilité de se glorifier devant Lui.

La foi est la main vide qui reçoit le don. Elle n’est pas une œuvre suffisamment méritoire pour obliger Dieu à nous sauver. Elle consiste à abandonner toute confiance en nous-mêmes et à nous reposer entièrement sur Jésus-Christ.

Croire ne signifie pas simplement reconnaître mentalement que Jésus a existé. Les démons eux-mêmes possèdent une certaine connaissance de Dieu. La foi salvatrice comprend la vérité de l’Évangile, l’accepte comme vraie et place personnellement sa confiance dans le Sauveur.

Nous sommes sauvés par Christ seul. Ni une Église, ni un dirigeant religieux, ni un rite, ni une tradition ne peut prendre sa place. Les moyens de grâce sont importants, mais ils ne deviennent jamais des sauveurs.

Le baptême, la participation à la Sainte Cène, la prière et la communion de l’Église accompagnent normalement la vie chrétienne. Pourtant, aucune de ces pratiques ne peut remplacer la foi en l’œuvre parfaite du Fils de Dieu.

La joie des soixante-dix disciples

Jésus enseigna cette vérité d’une manière remarquable après avoir envoyé soixante-dix disciples en mission:

«Les soixante-dix revinrent avec joie, disant: Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom.

Jésus leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

Voici, Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire.

Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.»

Luc 10:17-20

Les disciples revinrent avec une grande joie. Ils avaient proclamé le Royaume, vu des personnes délivrées et découvert que les démons eux-mêmes leur étaient soumis au nom de Jésus.

Leur enthousiasme était compréhensible. Ils avaient été témoins de manifestations extraordinaires de la puissance de Dieu. Jésus ne nia pas ce qui s’était produit et ne déclara pas que leur mission était sans importance.

Il redirigea cependant leur joie vers une réalité plus profonde. Les résultats du ministère étaient précieux, mais ils ne devaient pas devenir la fondation de leur identité. Leur plus grand privilège n’était pas d’avoir autorité sur les démons, mais d’appartenir au Royaume de Dieu.

Ne fondez pas votre joie sur les résultats visibles

Les résultats du ministère peuvent changer rapidement. Une prédication peut toucher beaucoup de personnes un jour et sembler ne produire aucun effet le lendemain. Une Église peut connaître une période de croissance, puis traverser une saison de difficultés.

Celui qui fonde toute sa joie sur les résultats visibles deviendra facilement orgueilleux pendant le succès et profondément découragé pendant les périodes moins fructueuses.

Notre identité ne doit pas dépendre du nombre de personnes qui nous écoutent. Elle ne dépend pas des vues, des abonnés, des invitations, des compliments ou des revenus produits par une activité religieuse.

Le serviteur fidèle désire naturellement voir du fruit. Paul travaillait pour que des personnes soient sauvées et que les Églises grandissent. Pourtant, il savait que Dieu seul donne la croissance.

Notre responsabilité consiste à annoncer fidèlement la vérité, à servir avec amour et à obéir à ce que Dieu nous demande. Les résultats ultimes appartiennent au Seigneur. Cette vérité nous protège contre l’orgueil et contre le désespoir.

Le danger de transformer le ministère en idole

Une activité commencée pour servir Dieu peut progressivement prendre sa place dans notre cœur. Le ministère devient une idole lorsque nous y cherchons notre valeur, notre sécurité ou la reconnaissance dont nous croyons avoir besoin.

Une personne peut affirmer qu’elle travaille pour la gloire de Dieu tout en étant incapable d’accepter que quelqu’un d’autre soit davantage reconnu. Elle peut se réjouir moins du progrès de l’Évangile que de la croissance de son propre nom.

Le ministère devient également dangereux lorsqu’il nous pousse à négliger notre communion personnelle avec Dieu, notre famille ou notre caractère. Nous pouvons être tellement occupés à parler de Christ que nous cessons de marcher avec Christ.

Dieu s’intéresse davantage à la personne que nous devenons qu’à l’image spirituelle que nous projetons. Il ne désire pas seulement utiliser nos dons; Il veut sanctifier notre cœur.

Il est donc nécessaire de revenir régulièrement à l’Évangile. Avant d’être prédicateurs, chanteurs, responsables ou travailleurs, nous sommes des pécheurs sauvés par grâce. Notre premier besoin quotidien n’est pas d’impressionner les autres, mais de demeurer attachés à Jésus.

Réjouissez-vous que vos noms soient écrits dans les cieux

Lorsque Jésus dit que les noms de ses disciples sont écrits dans les cieux, Il parle de leur appartenance au peuple de Dieu et de l’assurance du salut. Leur véritable citoyenneté n’était pas seulement terrestre; ils appartenaient au Royaume éternel.

Cette image évoque le registre des citoyens. Avoir son nom écrit dans les cieux signifie être connu de Dieu, reçu dans son Royaume et destiné à participer à la vie éternelle.

La plus grande joie chrétienne n’est donc pas liée à ce que nous accomplissons, mais à ce que Dieu a fait pour nous. Nous étions condamnés, mais nous avons été pardonnés. Nous étions étrangers, mais nous sommes devenus membres de la famille de Dieu.

Être connu de Christ vaut davantage que d’être connu du monde entier. Une personne peut ne jamais devenir célèbre sur la terre et posséder pourtant un trésor éternel. Une autre peut recevoir l’admiration de millions de personnes et demeurer inconnue du Sauveur.

Demandons-nous donc honnêtement où se trouve notre plus grande joie. Sommes-nous plus heureux d’être sauvés que d’être applaudis? La grâce de Dieu nous suffit-elle lorsque notre travail n’est pas reconnu?

Le Livre de Vie et l’assurance chrétienne

La Bible utilise à plusieurs reprises l’image du Livre de Vie. Elle représente ceux qui appartiennent au Seigneur et qui participeront à son Royaume éternel.

Cette vérité ne doit pas produire une confiance orgueilleuse ou négligente. Elle doit conduire à l’humilité, à la gratitude et à une vie de persévérance. Celui qui a réellement reçu la grâce désire marcher dans la sainteté.

Notre assurance ne repose pas sur la mémoire exacte d’une date, d’une émotion ou d’une expérience particulière. Certaines personnes peuvent indiquer précisément le jour de leur conversion; d’autres ont grandi progressivement dans la compréhension de l’Évangile.

La véritable question est de savoir si nous plaçons aujourd’hui notre confiance en Jésus-Christ. Aimons-nous le Sauveur? Reconnaissons-nous notre péché? Existe-t-il dans notre vie un désir réel de Lui obéir?

Les fruits ne nous sauvent pas, mais ils accompagnent normalement le salut. Une foi vivante produit la repentance, l’amour, la persévérance et une transformation progressive.

La puissance de l’Évangile transforme le pécheur

Le salut n’est pas seulement une modification de notre destination future. Dieu commence dès maintenant à transformer notre manière de vivre. L’Évangile nous délivre de la condamnation et brise également progressivement la domination du péché.

Cette transformation démontre la puissance de l’Évangile. Aucune philosophie humaine ne peut produire la nouvelle naissance. Les méthodes d’amélioration personnelle peuvent modifier certains comportements, mais seul Dieu peut donner un cœur nouveau.

Celui qui mentait apprend à aimer la vérité. Celui qui vivait pour lui-même commence à servir les autres. Celui qui nourrissait la haine reçoit la grâce de pardonner. Cette transformation n’est pas instantanément parfaite, mais elle est réelle.

La grâce qui justifie est aussi une grâce qui sanctifie. Dieu ne pardonne pas au pécheur afin qu’il puisse demeurer tranquillement dans son ancienne rébellion. Il le libère afin qu’il marche en nouveauté de vie.

Nous devons donc éviter deux erreurs. La première consiste à penser que nos œuvres contribuent à mériter notre justification. La seconde consiste à imaginer qu’une personne peut être justifiée sans que sa vie soit progressivement transformée.

Le salut précède le service

Jésus ne nous appelle pas à servir pour devenir ses enfants. Il nous sauve et fait ensuite de nous ses serviteurs. L’ordre est essentiel: la grâce précède les œuvres.

Lorsque cet ordre est inversé, le service devient un fardeau écrasant. Nous essayons constamment de prouver notre valeur, de gagner l’approbation de Dieu ou de compenser nos échecs.

Mais lorsque nous comprenons l’Évangile, nous servons depuis une position d’acceptation. Nous ne travaillons pas pour obliger Dieu à nous aimer; nous travaillons parce qu’Il nous a déjà aimés en Christ.

Le service chrétien est une réponse de gratitude, non le prix du salut. Nous enseignons parce que Christ nous a enseignés. Nous pardonnons parce que nous avons été pardonnés. Nous donnons parce que Dieu nous a donné son propre Fils.

Cette motivation protège notre cœur de l’amertume. Lorsque les autres ne reconnaissent pas notre travail, nous nous souvenons que nous servons premièrement le Seigneur. Lorsque le service devient difficile, nous revenons à la croix pour renouveler notre force.

La grâce produit de bonnes œuvres

Affirmer que nous ne sommes pas sauvés par les œuvres ne signifie pas que les œuvres sont inutiles. Dieu sauve son peuple afin qu’il marche dans les bonnes œuvres qu’Il a préparées.

Les œuvres ne sont pas la racine du salut, mais elles en sont le fruit. Un arbre vivant produit progressivement des signes de vie. De la même manière, une personne régénérée développe de nouvelles affections et une nouvelle conduite.

Ces fruits peuvent être faibles au commencement. Le croyant doit encore lutter contre de nombreuses habitudes et apprendre à obéir. Pourtant, une nouvelle direction apparaît. Il ne peut plus vivre confortablement dans le péché sans ressentir la conviction et le besoin de revenir au Seigneur.

Les bonnes œuvres confirment la réalité de la foi, mais elles ne remplacent jamais le sang de Jésus. Même après plusieurs années de fidélité, notre seule espérance devant Dieu demeure l’œuvre parfaite du Sauveur.

Au dernier jour, nous ne présenterons pas nos réalisations comme si Dieu nous devait la vie éternelle. Nous confesserons que nous avons été sauvés par la grâce et que tout fruit produit dans notre vie fut lui-même l’œuvre de cette grâce.

Celui qui croit au Fils possède la vie éternelle

La promesse de l’Évangile est claire: celui qui croit au Fils a la vie éternelle. La vie éternelle n’est pas seulement une existence sans fin. Elle est une communion rétablie avec Dieu par Jésus-Christ.

Cette vie commence dès maintenant. Le croyant connaît Dieu, reçoit le Saint-Esprit et devient membre de son peuple. Cependant, il attend encore la pleine manifestation de cette vie lors de la résurrection.

Un jour, les enfants de Dieu seront entièrement libérés du péché, de la maladie et de la mort. Ils verront le Seigneur face à face et demeureront éternellement dans sa présence.

Aucun succès terrestre ne peut être comparé à cette espérance. Les ministères prennent fin, les plateformes disparaissent, les bâtiments vieillissent et les réalisations humaines sont oubliées. La vie éternelle en Christ demeure pour toujours.

Voilà pourquoi Jésus dirigea la joie de ses disciples vers le ciel. Il voulait qu’ils servent avec puissance sans oublier que leur plus grand trésor n’était pas leur autorité spirituelle, mais leur relation avec Dieu.

Retrouver la joie du salut

Avec le temps, un croyant peut perdre une partie de son émerveillement devant la grâce. Le salut devient une vérité familière, tandis que les préoccupations quotidiennes occupent toute son attention.

Il est donc bon de se rappeler régulièrement ce que nous étions sans Christ, non pour demeurer prisonniers de la culpabilité, mais pour mesurer la profondeur de la miséricorde reçue.

Nous pouvons méditer sur la croix, rendre grâce dans la prière et écouter de nouveau le message simple de l’Évangile. Les croyants mûrs n’ont jamais dépassé leur besoin de cette bonne nouvelle.

Nous ne devons jamais devenir trop avancés pour nous émerveiller du pardon. La doctrine du salut n’est pas seulement destinée aux nouveaux convertis. Elle est la nourriture quotidienne de toute la vie chrétienne.

Lorsque nous tombons dans le péché, nous revenons à l’Évangile. Lorsque nous devenons orgueilleux, l’Évangile nous rappelle que tout est grâce. Lorsque nous sommes découragés, il nous rappelle que notre acceptation repose sur Christ et non sur une performance parfaite.

Servir sans perdre de vue le Sauveur

Le passage de Luc 10 ne nous encourage pas à mépriser les œuvres puissantes de Dieu. Les disciples avaient de bonnes raisons de remercier le Seigneur pour la délivrance des personnes opprimées.

Mais Jésus leur enseigna à maintenir les priorités dans le bon ordre. Les victoires du ministère ne devaient jamais éclipser la grâce du salut.

Nous pouvons célébrer lorsqu’une personne croit, lorsqu’une Église grandit ou lorsqu’un projet porte du fruit. Nous pouvons remercier Dieu pour les dons qu’Il accorde et pour les portes qu’Il ouvre.

Cependant, nous devons rester capables de dire: «Même si tous les résultats visibles disparaissaient, Christ demeurerait mon plus grand trésor». Cette confession libère le serviteur de l’esclavage de la comparaison et de la recherche constante de reconnaissance.

Lorsque Christ est notre joie principale, nous pouvons applaudir le succès des autres sans jalousie. Nous savons que leur fruit ne diminue pas notre valeur, car notre identité est déjà assurée dans le Sauveur.

Réjouissons-nous de l’œuvre parfaite de Christ

Chers frères et sœurs, souvenons-nous du miracle du salut. Nous étions perdus, mais Jésus est venu nous chercher. Nous étions coupables, mais Il a porté notre condamnation. Nous étions morts spirituellement, mais Dieu nous a donné la vie.

Ne plaçons jamais notre assurance dans notre ministère, notre connaissance, notre réputation ou nos bonnes œuvres. Toutes ces choses peuvent changer et demeurent imparfaites. Notre assurance repose sur une œuvre achevée: la mort et la résurrection du Fils de Dieu.

Servons avec zèle, utilisons fidèlement nos dons et désirons voir le Royaume progresser. Mais ne permettons pas que les bénédictions du service prennent la place de Celui qui nous a sauvés.

Ce qui importe le plus n’est pas ce que nous avons accompli pour Dieu, mais ce que Christ a accompli pour nous. Même nos meilleures œuvres sont le fruit de sa grâce et doivent retourner à sa gloire.

Que le souvenir de notre salut renouvelle notre gratitude. Que la croix détruise notre orgueil. Que la résurrection fortifie notre espérance et que la promesse de la vie éternelle soutienne notre marche.

Si Dieu nous accorde un ministère fructueux, rendons-Lui toute la gloire. Si nous traversons une saison moins visible, continuons à nous réjouir. Notre nom n’a pas besoin d’être célèbre sur la terre lorsque, par la grâce de Jésus-Christ, il est écrit dans les cieux.

Réjouissons-nous donc, non premièrement de nos dons, de nos résultats ou de notre influence, mais de ce que nous appartenons à Jésus-Christ. C’est là notre plus grand privilège, notre sécurité la plus profonde et notre joie éternelle.

Le jour viendra où tous les ministères terrestres prendront fin, mais le salut demeurera. Nous verrons notre Sauveur, nous habiterons dans sa présence et nous célébrerons éternellement la grâce qui nous a arrachés aux ténèbres.

Jusqu’à ce jour, gardons les yeux fixés sur Jésus. Servons avec humilité, marchons dans la repentance et annonçons fidèlement l’Évangile. Que toute notre vie proclame que le salut appartient au Seigneur et que Jésus-Christ seul est digne de recevoir la gloire.

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