La venue du seigneur

Le retour de Jésus-Christ n’est pas une vieille histoire, mais une promesse certaine qui nourrit l’espérance de l’Église. Même si plusieurs se moquent de cette annonce, nous devons continuer à veiller dans l’attente du Seigneur, car le Christ reviendra au moment fixé par Dieu.

Il est fréquent d’entendre certaines personnes dire: «J’ai écouté cette même histoire toute ma vie» ou encore: «On annonce depuis longtemps que Jésus revient, mais rien ne s’est produit». Nous ne devons pas répondre à ces paroles avec orgueil, colère ou mépris. Beaucoup parlent ainsi parce qu’ils ne connaissent pas réellement les Écritures, parce qu’ils ont entendu une version superficielle du message chrétien ou parce que leur cœur s’est habitué aux choses de ce monde. Notre responsabilité n’est pas de les condamner, mais de leur présenter avec patience, amour et fidélité ce que Dieu a révélé dans Sa Parole.

Pour l’homme naturel, les vérités éternelles peuvent sembler répétitives. Son attention est facilement attirée par la nouveauté, le divertissement, les événements spectaculaires et les promesses immédiates. Il veut entendre quelque chose qui satisfasse sa curiosité, mais il ne désire pas toujours recevoir une vérité qui l’appelle à la repentance. Pourtant, ce que le monde considère comme une histoire ancienne demeure pour l’Église une espérance fraîche, vivante et glorieuse. Jésus-Christ est mort, Il est ressuscité, Il règne et Il reviendra.

La promesse du retour du Christ est certaine

Le retour de Jésus ne dépend pas des opinions humaines, des circonstances politiques, des changements culturels ni des calculs de ceux qui essaient de fixer une date. Cette promesse repose sur la fidélité de Dieu. Le Seigneur ne ment pas, ne se trompe pas et n’oublie jamais ce qu’Il a annoncé. Les générations passent, les royaumes s’élèvent et disparaissent, mais la Parole de Dieu demeure éternellement.

Avant Sa crucifixion, Jésus consola Ses disciples en leur disant qu’Il allait leur préparer une place et qu’Il reviendrait pour les prendre avec Lui. Après Sa résurrection, lorsqu’Il monta au ciel devant eux, des anges leur annoncèrent que ce même Jésus reviendrait de la même manière qu’ils L’avaient vu partir. L’Église ne repose donc pas sur une supposition, mais sur une déclaration claire du Seigneur et sur le témoignage constant des Écritures.

L’apôtre Paul expliqua également avec précision l’espérance des croyants:

15 Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.
16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.
17 Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
1 Thessaloniciens 4:15-17

Ce passage est l’un des plus puissants et des plus consolants de toute la Bible. Paul ne présente pas une idée inventée pour réconforter des personnes tristes. Il affirme transmettre une révélation reçue selon la Parole du Seigneur. Il parle d’un événement réel: le Seigneur descendra du ciel, les morts en Christ ressusciteront et les croyants seront réunis avec Lui.

Le centre de cette promesse n’est pas seulement le changement de notre condition, mais la présence éternelle du Christ. Paul conclut en disant: «Ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.» Voilà la véritable espérance chrétienne. Nous ne désirons pas uniquement échapper à la souffrance, à la maladie ou à la mort. Nous désirons être avec Celui qui nous a aimés, rachetés et réconciliés avec Dieu.

Pourquoi certains se moquent-ils de cette annonce?

La Bible avait déjà annoncé que, dans les derniers temps, des moqueurs demanderaient où est la promesse de Son avènement. Ils observeraient que le monde continue apparemment de la même manière et utiliseraient cette apparente stabilité pour nier l’intervention future de Dieu. Cependant, ce raisonnement oublie que Dieu ne mesure pas le temps comme nous et que Sa patience ne signifie pas qu’Il a abandonné Son dessein.

Ce que certains appellent un retard est en réalité une manifestation de la patience divine. Dieu accorde encore du temps afin que des hommes et des femmes entendent l’Évangile, reconnaissent leur péché et se tournent vers Jésus-Christ. Chaque journée supplémentaire n’est pas une preuve de l’absence de Dieu, mais une occasion de recevoir Sa grâce. Toutefois, cette patience ne durera pas indéfiniment. Le jour déterminé par Dieu arrivera avec une certitude absolue.

Nous devons donc éviter deux erreurs. La première consiste à perdre l’espérance parce que le Christ n’est pas revenu selon notre calendrier. La seconde consiste à fixer des dates que la Bible ne nous a pas données. Jésus a clairement enseigné que personne ne connaît le jour ni l’heure. Le croyant fidèle ne cherche pas à découvrir ce que Dieu a choisi de cacher; il s’efforce d’obéir à ce que Dieu a clairement révélé.

La question la plus importante n’est donc pas: «Quand le Christ reviendra-t-Il exactement?», mais: «Suis-je prêt à Le rencontrer?» La prophétie biblique ne nous a pas été donnée pour satisfaire une curiosité malsaine, mais pour produire en nous la sainteté, la persévérance, la vigilance et le désir de servir Dieu.

L’Agneau reviendra comme Roi et Juge

Lors de Sa première venue, Jésus est apparu dans l’humilité. Il est né dans des conditions modestes, a vécu parmi les pécheurs, a servi les faibles et a finalement été conduit à la croix. Il n’a pas répondu aux insultes par la violence et n’a pas utilisé Sa puissance pour échapper à la souffrance. Comme un agneau conduit à la boucherie, Il s’est offert volontairement afin de porter les péchés de Son peuple.

Sur la croix, le monde vit un homme humilié, blessé et rejeté. Pourtant, ce qui semblait être une défaite était en réalité l’accomplissement du plan rédempteur de Dieu. Par Son sacrifice, Jésus satisfit la justice divine et obtint le salut de tous ceux qui croient en Lui. C’est pourquoi la contemplation des paroles victorieuses du Christ sur la croix nous rappelle que Sa mort ne fut jamais un accident ni un échec.

Cependant, Celui qui est venu comme Serviteur souffrant reviendra comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Il ne sera plus présenté devant un tribunal humain pour être injustement condamné. Ce sont les nations qui comparaîtront devant Lui. Ceux qui L’ont méprisé, rejeté ou utilisé comme objet de moquerie reconnaîtront Son autorité souveraine.

Son retour sera glorieux, puissant et impossible à ignorer. Les rois, les puissants, les riches, les pauvres, les savants et les ignorants seront tous placés devant la même réalité: Jésus-Christ est Seigneur. Les titres, les richesses, les positions sociales et la renommée ne pourront protéger personne contre la justice divine. Chaque bouche sera fermée, chaque conscience sera exposée et chaque être humain devra rendre compte à Dieu.

Cette vérité doit être annoncée avec sérieux, mais jamais avec une satisfaction cruelle. Le chrétien ne se réjouit pas de la condamnation des perdus. Il pleure sur leur état et les appelle à se réconcilier avec Dieu. Nous annonçons le jugement parce que nous aimons les âmes et parce que nous savons qu’il existe encore aujourd’hui une porte ouverte: Jésus-Christ reçoit tous ceux qui viennent à Lui avec foi et repentance.

Un jour terrible pour les uns, glorieux pour les autres

Le retour du Christ ne produira pas la même réaction chez tous. Pour ceux qui auront persisté dans l’incrédulité, l’orgueil et la rébellion, ce sera un jour terrible. Ils découvriront que le Dieu qu’ils avaient ignoré est réel, que Sa loi est sainte et que Son jugement est juste. Il ne sera alors plus possible de reporter la repentance ni de traiter légèrement les avertissements de l’Évangile.

Mais pour ceux qui sont en Christ, ce sera un jour de joie indescriptible. Les croyants ne rencontreront pas un étranger ni un tyran, mais leur Sauveur. Celui qui reviendra dans la gloire est le même qui a versé Son sang pour eux, qui intercède en leur faveur et qui les garde par Sa puissance. Le Juge de toute la terre est également leur Rédempteur.

Alors, toutes les souffrances de cette vie trouveront leur réponse définitive. Les larmes seront essuyées, la mort sera vaincue, le péché ne tourmentera plus les enfants de Dieu et les blessures les plus profondes seront guéries. Les croyants qui auront été persécutés, méprisés ou oubliés à cause de leur fidélité seront publiquement reconnus comme appartenant au Christ.

Les injustices qui n’ont jamais été corrigées dans ce monde seront jugées avec une sagesse parfaite. Aucun crime caché n’échappera au regard de Dieu. Aucun acte de fidélité accompli dans le secret ne sera oublié. Le Seigneur connaît les prières silencieuses, les larmes versées pendant la nuit, les sacrifices que personne n’a remarqués et les combats spirituels menés loin des regards humains.

Cette espérance nous aide à ne pas nous attacher excessivement au monde présent. Nous pouvons remercier Dieu pour les bénédictions terrestres, mais nous savons qu’elles sont temporaires. Notre véritable patrie est céleste. Notre héritage ne peut être détruit, volé ni corrompu. C’est cette certitude qui permet au croyant de conserver la foi, l’amour et l’espérance même au milieu des épreuves.

Attendre le Christ ne signifie pas rester inactif

Certaines personnes imaginent qu’attendre le retour de Jésus consiste seulement à parler de prophéties ou à observer les événements du monde. Pourtant, l’attente biblique est profondément active. Celui qui croit réellement que son Seigneur revient cherche à vivre d’une manière qui Lui soit agréable. Il examine sa conduite, combat le péché, pardonne à ceux qui l’ont offensé et sert fidèlement avec les dons reçus.

Jésus compara Ses disciples à des serviteurs qui attendent le retour de leur maître. Le bon serviteur ne connaît pas l’heure exacte de son arrivée, mais il accomplit sa responsabilité. Il ne gaspille pas son temps et n’abandonne pas son travail. De la même manière, le chrétien doit être trouvé fidèle dans sa famille, son Église, ses études, son travail et son témoignage.

Attendre le Seigneur signifie également cultiver une vie de prière. Nous avons besoin de demander à Dieu de garder notre cœur éveillé. Les préoccupations quotidiennes, la recherche des biens matériels et les distractions peuvent progressivement refroidir notre amour pour Christ. Sans vigilance, nous pouvons continuer à porter le nom de chrétiens tout en vivant comme si le Seigneur ne devait jamais revenir.

L’espérance du retour du Christ doit aussi influencer notre manière d’utiliser nos ressources. Si tout ce que nous possédons est temporaire, nous ne devons pas vivre uniquement pour accumuler. Nous pouvons employer notre temps, nos capacités et nos biens pour soutenir l’œuvre de Dieu, aider les nécessiteux, encourager les faibles et faire connaître l’Évangile.

Une Église qui attend réellement son Seigneur ne demeure pas endormie. Elle prie, enseigne la saine doctrine, prend soin de ses membres et proclame la bonne nouvelle. Elle sait que le temps est précieux et que chaque occasion de témoigner peut avoir une portée éternelle.

Proclamer le retour du Christ avec vérité et compassion

Nous devons continuer à dire aux hommes que Jésus revient, mais notre manière de le faire est importante. Le message chrétien ne doit pas être présenté comme une menace destinée à humilier les autres. Nous ne sommes pas meilleurs par nature que ceux qui ne croient pas. Si nous avons reçu le salut, c’est uniquement par la grâce de Dieu.

Nous devons parler avec humilité, sachant que nous étions nous aussi loin de Dieu. Nous devons parler avec clarté, sans cacher la réalité du péché et du jugement. Nous devons parler avec compassion, en montrant que le même Christ qui reviendra pour juger offre aujourd’hui le pardon à tous ceux qui viennent à Lui.

L’Évangile n’annonce pas seulement qu’un jugement approche. Il annonce qu’un Sauveur a déjà accompli l’œuvre nécessaire pour délivrer les pécheurs. Jésus a vécu dans une obéissance parfaite, est mort à la place des coupables et est ressuscité victorieusement. Ainsi, quiconque se repent et croit véritablement en Jésus-Christ recevra la vie.

Nous ne pouvons forcer personne à croire, mais nous pouvons annoncer fidèlement la vérité. Nous pouvons répondre aux questions, corriger les fausses idées, prier pour ceux qui résistent et démontrer par notre conduite que notre espérance est réelle. Une vie transformée donne du poids au message que nous proclamons.

Si nous annonçons que Jésus revient tout en vivant dans l’amour de l’argent, la haine, le mensonge ou l’immoralité, notre témoignage devient incohérent. Mais lorsqu’un croyant pardonne, sert, persévère et reste fidèle dans l’épreuve, il montre que sa citoyenneté appartient véritablement à un autre royaume.

Sommes-nous réellement prêts?

Il est possible de connaître les passages bibliques sur le retour du Christ sans être préparé à Le rencontrer. La connaissance doctrinale est importante, mais elle ne remplace pas la nouvelle naissance. Une personne peut discuter de l’ordre des événements prophétiques, défendre une interprétation particulière et pourtant demeurer sans communion réelle avec Jésus.

Être prêt ne signifie pas atteindre la perfection par nos propres forces. Cela signifie reconnaître notre péché, abandonner toute confiance en nos mérites et nous réfugier en Christ. Le croyant est accepté devant Dieu non parce qu’il n’a jamais failli, mais parce que la justice parfaite de Jésus lui est accordée par la foi.

Cette foi véritable produit cependant des fruits. Celui qui attend le Seigneur désire progressivement Lui ressembler. Il peut tomber, mais il ne fait pas la paix avec son péché. Il se repent, revient à Dieu et cherche la force du Saint-Esprit pour marcher dans l’obéissance.

Examinons donc notre cœur. Avons-nous seulement une religion extérieure ou connaissons-nous réellement Jésus-Christ? Notre espérance repose-t-elle sur nos bonnes œuvres, notre appartenance à une Église ou notre connaissance biblique? Aucune de ces choses ne peut remplacer l’œuvre parfaite du Sauveur.

Aujourd’hui est un jour de grâce. Tant que l’Évangile est proclamé, l’invitation demeure ouverte. Il n’est pas nécessaire d’attendre de devenir meilleur pour venir au Christ. Nous venons à Lui précisément parce que nous sommes incapables de nous sauver nous-mêmes. Il pardonne, transforme et garde tous ceux que le Père attire à Lui.

Maranatha: viens, Seigneur Jésus

Le monde traverse la confusion, la violence, le relativisme et une profonde perte de sens. Les hommes cherchent la paix dans la technologie, la politique, l’argent, le plaisir ou la reconnaissance, mais aucune de ces choses ne peut guérir le cœur humain. L’Église possède toutefois une espérance que les circonstances ne peuvent détruire: Jésus-Christ reviendra et établira pleinement Son règne.

Nous ne savons pas combien de jours, d’années ou de générations passeront avant Son retour. Mais nous savons que chaque jour nous rapproche du moment fixé. Cette certitude ne doit pas produire une peur paralysante chez le croyant, mais une fidélité joyeuse. Nous pouvons travailler, servir, prier et souffrir en sachant qu’aucun effort accompli pour le Seigneur n’est inutile.

Lorsque les difficultés deviennent lourdes, souvenons-nous que l’histoire ne se terminera pas par la victoire du mal. Satan ne régnera pas éternellement. La mort n’aura pas le dernier mot. Les puissances humaines ne pourront pas empêcher l’accomplissement du plan de Dieu. Le dernier chapitre appartient au Christ, et Son règne sera juste, saint et éternel.

Continuons donc à proclamer cette vérité, même lorsque certains disent qu’ils ont déjà entendu la même histoire. Répétons-la à nos enfants, à nos familles, à nos voisins et à nos communautés, car il ne s’agit pas d’une légende usée, mais de la promesse du Dieu vivant. Jésus est venu une première fois pour sauver les pécheurs; Il reviendra pour rassembler Son peuple, juger les nations et renouveler toutes choses.

Que cette espérance purifie notre conduite, fortifie notre foi et remplisse notre cœur de courage. Que nous soyons trouvés vigilants, fidèles et occupés à accomplir la volonté de Dieu. Et que notre prière demeure celle de l’Église à travers les siècles: «Maranatha! Viens, Seigneur Jésus.»

Bénis ceux qui n'ont pas vu et ont cru
Bénis tous ceux qui ont confiance en Lui

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