Dieu nous appelle à grandir jusqu’à la maturité spirituelle et à ressembler toujours davantage à Jésus-Christ. Cette transformation commence lorsque nous découvrons que rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ, puis que nous renonçons au péché pour marcher dans la lumière de sa Parole.
Appelés à atteindre la maturité en Christ
Nous sommes appelés par Dieu à atteindre la stature de l’homme parfait. Cette expression ne signifie pas que nous deviendrons immédiatement incapables de commettre une erreur ou de tomber dans le péché. Elle décrit plutôt le but de l’œuvre de Dieu dans la vie de ses enfants : les rendre spirituellement mûrs, fermes dans la foi et de plus en plus semblables à Jésus-Christ.
La vie chrétienne n’est donc pas une existence immobile. Celui qui a véritablement rencontré le Seigneur ne peut pas rester toute sa vie dans le même état spirituel. Il est appelé à grandir dans la connaissance de Dieu, dans l’obéissance, dans l’amour, dans la patience et dans la maîtrise de soi. Dieu ne nous sauve pas seulement de la condamnation du péché, il commence également à nous libérer de sa domination.
Cette croissance ne dépend pas uniquement de la volonté humaine. Nous avons besoin de la grâce de Dieu, de l’action du Saint-Esprit et de l’enseignement des Écritures. Cependant, le croyant n’est pas passif. Il prie, médite la Parole, résiste à la tentation, confesse ses fautes et cherche à mettre en pratique les commandements du Seigneur.
La maturité chrétienne ne se mesure pas seulement au nombre d’années passées dans une assemblée, à la quantité de versets mémorisés ou à la connaissance de certains termes théologiques. Elle se voit dans le caractère. Une personne mûre apprend à pardonner, à maîtriser ses paroles, à supporter les autres, à servir sans rechercher les applaudissements et à rester fidèle même lorsque les circonstances deviennent difficiles.
Renoncer au monde et à ses mauvais désirs
Comment pouvons-nous avancer vers cette maturité ? La Parole de Dieu nous enseigne notamment à renoncer au monde et à ses mauvais désirs. Le mot « monde », dans ce contexte, ne désigne pas la création de Dieu ni les personnes que nous devons aimer. Il représente le système de pensées, de valeurs et de comportements qui s’oppose au règne de Dieu.
Le monde encourage l’orgueil, l’égoïsme, l’impureté, la cupidité et la recherche de la gloire personnelle. Il affirme souvent que l’homme doit vivre selon ses propres désirs, sans rendre de comptes à son Créateur. Le disciple de Jésus est appelé à résister à cette mentalité et à soumettre ses pensées à la vérité biblique.
Renoncer au monde ne signifie pas s’isoler complètement de la société. Jésus a prié pour que ses disciples soient gardés du mal tout en demeurant dans le monde. Nous devons travailler, étudier, prendre soin de nos familles, participer à la vie de la communauté et témoigner de l’Évangile. Toutefois, nous ne devons pas laisser les valeurs rebelles de notre époque déterminer notre manière de vivre.
Le chrétien doit régulièrement examiner son cœur. Quelles sont les choses qui occupent principalement ses pensées ? Qu’est-ce qui dirige ses décisions ? Recherche-t-il avant tout l’approbation des hommes ou celle de Dieu ? Est-il prêt à désobéir au Seigneur pour conserver une relation, une position, un plaisir ou un avantage matériel ? Ces questions nous aident à reconnaître les idoles qui cherchent parfois à prendre la place de Dieu.
La sanctification est une transformation réelle
La sanctification n’est pas simplement une idée abstraite réservée aux discussions théologiques. Elle est un appel réel à vivre différemment. Être sanctifié signifie être mis à part pour Dieu et transformé progressivement par lui. Cette œuvre touche nos pensées, nos affections, nos paroles, nos choix et nos relations.
Avant de connaître Christ, nous pouvions pratiquer certains péchés sans ressentir de véritable tristesse devant Dieu. Après la nouvelle naissance, une lutte commence. Le croyant peut encore tomber, mais il ne peut plus considérer le péché comme un compagnon acceptable. Le Saint-Esprit produit en lui une conviction, l’amène à la repentance et lui donne le désir de marcher dans la justice.
Il existe donc une différence importante entre tomber dans un péché et pratiquer volontairement le péché comme un style de vie. Un enfant de Dieu peut connaître des moments de faiblesse, mais il ne s’installe pas paisiblement dans la désobéissance. Il revient au Seigneur, confesse sa faute et demande la force nécessaire pour changer.
La grâce de Dieu ne nous donne jamais la permission de vivre dans le péché. Elle nous apprend au contraire à renoncer à l’impiété et à vivre avec sagesse, justice et piété. Celui qui utilise le pardon comme une excuse pour continuer volontairement dans le mal montre qu’il n’a pas compris la nature de la grâce.
Cela ne signifie pas que le chrétien authentique doit vivre dans une peur continuelle de perdre l’amour de Dieu chaque fois qu’il trébuche. Notre sécurité repose sur l’œuvre parfaite de Jésus-Christ. Toutefois, l’assurance du salut produit normalement la gratitude, l’obéissance et la recherche de la sainteté. Nous ne servons pas Dieu afin d’acheter son amour ; nous le servons parce qu’il nous a aimés le premier.
Le privilège d’être appelés enfants de Dieu
Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.
1 Jean 3:1
L’apôtre Jean commence cette déclaration par une invitation à contempler : « Voyez quel amour ». Il désire que les croyants s’arrêtent pour considérer la grandeur de l’amour du Père. Nous étions coupables, séparés de Dieu et incapables de nous sauver nous-mêmes. Pourtant, par Jésus-Christ, Dieu nous pardonne, nous reçoit et nous donne le privilège extraordinaire d’être appelés ses enfants.
L’adoption spirituelle est beaucoup plus qu’un changement de titre. Elle signifie que nous appartenons désormais à la famille de Dieu. Nous pouvons nous approcher de lui comme de notre Père, recevoir sa correction, profiter de ses promesses et attendre l’héritage qu’il a réservé à ses enfants.
Nous ne sommes pas devenus enfants de Dieu parce que nous étions meilleurs, plus sages ou plus religieux que les autres. Tout vient de la grâce. Cette vérité doit détruire l’orgueil spirituel. Celui qui comprend ce qu’il était sans Christ ne regarde pas les autres avec mépris. Il prie plutôt pour eux et leur annonce avec humilité la même grâce qu’il a reçue.
L’amour du Père est également la source de notre persévérance. Lorsque nous traversons une épreuve, nous pouvons être tentés de penser que Dieu nous a abandonnés. Pourtant, son amour ne change pas au rythme de nos circonstances. Même au milieu de la correction ou de la souffrance, il demeure notre Père fidèle.
Pourquoi le monde ne comprend pas les enfants de Dieu
Jean explique que le monde ne nous connaît pas parce qu’il n’a pas connu Dieu. Celui qui n’a jamais expérimenté l’amour du Père ne peut pas comprendre pleinement la transformation produite dans ceux qui lui appartiennent. L’homme naturel juge souvent la foi chrétienne selon des critères purement terrestres.
Il peut trouver étrange qu’un croyant refuse de participer à certaines pratiques, pardonne à une personne qui lui a fait du mal, demeure honnête lorsqu’il pourrait facilement tromper ou continue à espérer au milieu d’une grande affliction. La fidélité au Seigneur ne sera pas toujours comprise ni applaudie.
Nous ne devons donc pas mesurer notre marche chrétienne selon l’opinion changeante de la société. Les valeurs populaires aujourd’hui peuvent être rejetées demain. La Parole de Dieu, en revanche, demeure éternellement. Notre devoir n’est pas d’adapter constamment la vérité aux désirs du monde, mais de soumettre notre vie à la volonté immuable du Seigneur.
Cela ne nous autorise pas à devenir agressifs, méprisants ou insensibles envers ceux qui ne partagent pas notre foi. Jésus était rempli de grâce et de vérité. De la même manière, nous devons défendre la vérité avec conviction tout en traitant les autres avec respect, patience et compassion.
L’amour de Dieu doit transformer notre conduite
Quiconque est véritablement enfant de Dieu est appelé à refléter son amour, car Dieu est amour. Cet amour n’est pas une émotion superficielle ni une simple parole religieuse. Il transforme nos actions, nos pensées et nos attitudes. Il nous apprend à chercher le bien des autres, même lorsque cela exige un sacrifice personnel.
L’amour biblique se manifeste dans la patience, le pardon, la vérité et le service. Il ne se réjouit pas de l’injustice et ne ferme pas les yeux sur le péché. Aimer une personne ne signifie pas approuver tout ce qu’elle fait. L’amour véritable cherche son bien éternel et ose parfois lui parler avec sincérité.
Le chrétien doit donc apprendre à unir la vérité et la compassion. Certaines personnes parlent de doctrine avec dureté et blessent inutilement les autres. D’autres parlent d’amour, mais refusent de reconnaître l’existence du péché. Jésus nous montre un chemin plus excellent : proclamer fidèlement la vérité tout en manifestant une compassion authentique.
Comme le rappelle l’enseignement sur la permanence de l’amour, de la foi et de l’espérance, l’amour doit devenir l’une des marques les plus visibles de notre relation avec Dieu. Nos connaissances et nos dons peuvent impressionner pendant un moment, mais sans amour, ils perdent leur véritable valeur spirituelle.
Notre état final n’est pas encore manifesté
Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.
1 Jean 3:2
Cette déclaration est l’une des plus glorieuses de toute l’Écriture. Jean affirme que nous sommes déjà enfants de Dieu, mais que notre état final n’a pas encore été pleinement révélé. Le salut possède donc une réalité présente et une dimension future.
Aujourd’hui, nous avons reçu le pardon, l’adoption et la présence du Saint-Esprit. Pourtant, nous luttons encore contre la chair, contre les tentations et contre un monde opposé à Dieu. Nous connaissons encore la maladie, la fatigue, les larmes et la mort. L’œuvre de Dieu a commencé en nous, mais sa manifestation finale est encore à venir.
Cette distinction nous protège de deux erreurs. La première serait de croire que le chrétien peut atteindre une perfection absolue dans la vie présente. La seconde serait de penser que, puisque nous ne sommes pas encore parfaits, nous pouvons abandonner toute recherche de sainteté. La Bible enseigne à la fois une croissance réelle maintenant et une perfection complète lors de la glorification.
Nous sommes déjà enfants de Dieu, mais nous ne sommes pas encore tout ce que nous serons. Cette vérité nous donne de l’humilité lorsque nous voyons nos faiblesses et de l’espérance lorsque nous considérons l’œuvre que Dieu accomplira.
Nous serons semblables à Jésus-Christ
Jean déclare que lorsque Christ sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Il ne veut pas dire que nous deviendrons divins ou égaux au Créateur. Dieu demeure Dieu, et nous demeurerons ses créatures. Cependant, nous serons parfaitement conformes à l’image morale et glorieuse du Fils.
Tout ce que le péché a déformé sera restauré. Nous aimerons Dieu sans distraction, nous lui obéirons sans résistance et nous servirons sans orgueil. Il n’y aura plus de pensées impures, de jalousie, de colère injuste, de convoitise ou de mensonge. Notre communion avec le Seigneur ne sera plus interrompue par nos faiblesses.
Nos corps seront également transformés. Ils ne seront plus soumis à la maladie, au vieillissement, à la corruption et à la mort. Le corps humilié deviendra un corps glorifié, adapté à la vie éternelle dans la présence de Dieu. Cette espérance est particulièrement précieuse pour ceux qui souffrent physiquement.
Nous ne devons pas imaginer cette transformation comme une simple amélioration humaine. Elle sera l’œuvre puissante de Jésus-Christ. Celui qui a créé toutes choses et qui est ressuscité d’entre les morts possède le pouvoir de ressusciter son peuple et de lui donner un corps incorruptible.
Une espérance qui nous soutient dans l’épreuve
La promesse de la glorification nourrit notre persévérance dans les moments difficiles. Lorsque la souffrance se prolonge, nous pouvons avoir l’impression que notre condition actuelle ne changera jamais. Pourtant, la Parole nous rappelle qu’un jour toute faiblesse disparaîtra.
Le croyant n’est pas obligé de nier sa douleur pour démontrer sa foi. Il peut pleurer, demander de l’aide et exprimer honnêtement sa détresse devant Dieu. Les Psaumes nous montrent constamment des serviteurs fidèles qui présentent leurs plaintes au Seigneur tout en continuant à espérer en lui.
L’article consacré aux afflictions des justes rappelle que la souffrance ne signifie pas nécessairement que Dieu a abandonné ses enfants. Il peut utiliser l’épreuve pour fortifier la foi, purifier les motivations et nous apprendre à dépendre davantage de sa grâce.
Notre souffrance est temporaire, mais la gloire promise est éternelle. Même une longue période d’affliction devient courte lorsqu’elle est comparée à l’éternité. Cette perspective ne rend pas la douleur insignifiante, mais elle nous empêche de croire qu’elle aura le dernier mot.
L’espérance chrétienne produit la purification
Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.
1 Jean 3:3
L’espérance chrétienne n’est jamais passive. Celui qui attend réellement le retour de Christ se purifie. Il ne se contente pas de parler du ciel ou de calculer les événements futurs. La certitude de rencontrer Jésus influence sa manière de vivre aujourd’hui.
Se purifier signifie rejeter ce qui souille notre communion avec Dieu. Cela inclut les péchés visibles, mais aussi les attitudes cachées : l’amertume, l’envie, l’orgueil, les mauvaises intentions et les pensées impures. Dieu ne regarde pas seulement nos actions extérieures ; il connaît parfaitement notre cœur.
Cette purification ne repose pas sur nos propres forces. Nous devons demander continuellement l’aide du Saint-Esprit. Lui seul peut produire en nous des désirs nouveaux et nous donner la puissance nécessaire pour résister au mal. Cependant, nous devons utiliser les moyens que Dieu nous accorde : la prière, la lecture biblique, la communion avec l’Église et la confession sincère de nos fautes.
Nous devons également éviter les situations qui nourrissent constamment la tentation. Il serait incohérent de demander à Dieu de nous délivrer d’un péché tout en recherchant volontairement les occasions de le pratiquer. La sagesse biblique nous appelle parfois à fuir, à couper certains accès et à établir des limites claires.
La sainteté ne consiste pas à paraître religieux
Il est possible de présenter une apparence religieuse tout en gardant un cœur éloigné de Dieu. Certaines personnes savent utiliser le langage chrétien, assister aux réunions et parler de doctrine, mais elles refusent de se repentir de leurs péchés secrets. Jésus a souvent dénoncé cette hypocrisie.
La véritable sainteté commence dans le cœur et se manifeste ensuite dans la conduite. Elle ne cherche pas seulement à protéger une réputation devant les hommes. Elle désire plaire à Dieu, même lorsque personne ne regarde. Celui qui vit dans la crainte du Seigneur comprend que rien ne peut être caché à ses yeux.
Nous devons donc demander au Seigneur de sonder nos motivations. Pourquoi servons-nous ? Pourquoi donnons-nous ? Pourquoi parlons-nous de certaines vérités ? Est-ce pour glorifier Christ ou pour recevoir l’admiration des autres ? Même une bonne action peut être contaminée par l’orgueil lorsqu’elle est accomplie pour notre propre gloire.
La maturité spirituelle se reconnaît souvent dans les décisions prises en secret. Le croyant fidèle choisit l’intégrité même lorsqu’il pourrait tromper sans être découvert. Il refuse l’impureté même lorsqu’aucun regard humain ne le surveille. Il pardonne parce qu’il sait avoir lui-même reçu le pardon.
Manifester l’amour par des œuvres concrètes
Puisque Dieu nous a donné son amour, nous devons également manifester cet amour par de bonnes œuvres envers ceux qui nous entourent. Le monde a besoin de voir des croyants authentiques qui reflètent la lumière de Christ dans leurs paroles, leurs comportements et leurs relations.
Nos œuvres ne nous sauvent pas, mais elles témoignent de la réalité de notre foi. Un arbre vivant produit naturellement du fruit. De la même manière, une personne transformée par la grâce commence à montrer de la compassion, de la générosité, de la patience et un désir sincère de servir.
Cet amour doit d’abord être visible dans nos relations les plus proches. Il est facile de paraître aimable devant des inconnus et d’être dur avec sa propre famille. Pourtant, la foi chrétienne doit transformer notre manière de parler à notre conjoint, à nos enfants, à nos parents et aux membres de notre assemblée.
Nous devons aussi aimer ceux qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ. Cela signifie prier pour eux, leur présenter l’Évangile avec respect et leur faire du bien lorsque nous en avons l’occasion. Notre témoignage perd de sa force lorsque nos paroles parlent de l’amour de Dieu, mais que notre conduite est remplie de mépris.
Marcher dans la foi sans céder à la peur
La poursuite de la sainteté peut parfois sembler difficile. Nous regardons notre faiblesse, les tentations nombreuses et l’opposition du monde, puis nous nous demandons comment nous pourrons persévérer. La réponse ne se trouve pas dans une confiance exagérée en nous-mêmes, mais dans la fidélité du Seigneur.
Nous devons apprendre à dire avec le psalmiste : J’ai confiance en Dieu, je ne craindrai pas. La peur nous pousse souvent à faire des compromis, à cacher notre foi ou à abandonner une décision juste. La confiance en Dieu nous donne le courage de continuer à lui obéir.
Cela ne signifie pas que nous ne ressentirons jamais d’inquiétude. Même les serviteurs fidèles connaissent parfois la peur. Toutefois, ils ne la laissent pas gouverner définitivement leurs décisions. Ils présentent leurs préoccupations au Seigneur et s’appuient sur ses promesses.
Celui qui a commencé en nous cette bonne œuvre est également capable de l’achever. Dieu ne nous abandonnera pas au milieu du chemin. Il nous corrige, nous relève, nous instruit et nous garde par sa puissance jusqu’au jour où nous verrons Jésus-Christ.
Vivre aujourd’hui à la lumière du retour de Christ
Celui qui croit véritablement à la promesse du retour de Jésus ne vit plus uniquement pour ce monde. Il travaille et assume ses responsabilités, mais il sait que les choses visibles sont temporaires. Ses décisions sont influencées par l’éternité.
Attendre Christ ne signifie pas abandonner nos obligations quotidiennes. Au contraire, cette espérance doit nous rendre plus fidèles. Nous devons travailler honnêtement, prendre soin de nos familles, servir l’Église et utiliser nos capacités pour la gloire de Dieu. Le Seigneur doit nous trouver actifs dans les responsabilités qu’il nous a confiées.
Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de son retour. Notre devoir n’est donc pas de nous perdre dans des spéculations inutiles, mais de vivre dans la vigilance. Chaque jour est une occasion de nous repentir, d’aimer, de servir et d’annoncer l’Évangile.
Les plaisirs passagers du péché ne peuvent être comparés à la joie qui attend les enfants de Dieu. Pourquoi échanger un héritage éternel contre quelques instants de satisfaction ? Pourquoi rechercher l’approbation d’un monde qui passe au prix de notre communion avec Christ ?
Notre transformation finale est certaine
Nous ne serons jamais parfaits dans cette vie, mais nous sommes appelés à poursuivre la sainteté avec sérieux, humilité et dépendance envers le Saint-Esprit. Chaque progrès véritable est un témoignage de la grâce de Dieu à l’œuvre en nous.
Il y aura encore des combats, des chutes et des moments de découragement. Cependant, le croyant ne doit pas rester à terre. Il revient à la croix, reçoit le pardon et reprend sa marche. La repentance n’est pas seulement la porte d’entrée de la vie chrétienne ; elle accompagne le disciple tout au long de son pèlerinage.
Un jour, cette lutte prendra fin. Lorsque Jésus-Christ apparaîtra, nous le verrons tel qu’il est. Toute trace de péché disparaîtra, nos corps seront glorifiés et notre communion avec Dieu sera parfaite. Nous atteindrons alors pleinement cette maturité vers laquelle le Seigneur nous conduit aujourd’hui.
Notre perfection finale ne sera pas le résultat de notre puissance, mais le triomphe complet de la grâce de Dieu. Celui qui nous a appelés, justifiés et sanctifiés nous glorifiera également. Aucune partie de son plan ne restera inachevée.
Marchons dans l’amour, la pureté et l’espérance
Marchons donc dans l’amour, dans la pureté et dans la foi, sachant que notre espérance est certaine. Ne faisons pas la paix avec le péché, mais ne tombons pas non plus dans le désespoir lorsque nous découvrons nos faiblesses. Regardons à Jésus-Christ, notre justice, notre modèle et notre Sauveur.
Que l’amour du Père nous pousse à l’obéissance. Que la promesse de la glorification nous donne du courage dans la souffrance. Que l’espérance du retour de Christ nous conduise à purifier notre conduite et à utiliser sagement chaque journée.
Le monde peut ne pas comprendre notre foi, mais nous savons à qui nous appartenons. Nous sommes maintenant enfants de Dieu, même si ce que nous serons n’a pas encore été pleinement manifesté. Notre identité ne dépend pas de l’opinion des hommes, mais de la déclaration du Père.
Le Seigneur revient, et lorsque nous le verrons face à face, toute souffrance cessera, toute imperfection disparaîtra et nous serons semblables à lui. Jusqu’à ce jour, persévérons dans la prière, la vérité, l’amour et la sainteté, avec la certitude que Dieu achèvera parfaitement l’œuvre qu’il a commencée en chacun de ses enfants.