Il existe une cité glorieuse où la douleur, la maladie et la mort ne pourront plus entrer. Cette espérance devient encore plus précieuse lorsque nous nous rappelons que rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ. Dieu a préparé pour ses enfants une demeure éternelle où sa présence remplira tout de lumière, de paix et de joie.
La cité éternelle préparée par Dieu
Il y a une ville paradisiaque où nous n’aurons plus besoin de la lumière du soleil pour éclairer nos journées. Il n’y aura plus de pleurs, plus de deuil, plus de douleur et plus de séparation. Nous ne connaîtrons plus l’angoisse causée par les maladies, les dettes, les injustices, les mauvaises nouvelles ou les incertitudes du lendemain. Tous les fardeaux qui pèsent aujourd’hui sur le cœur humain auront disparu pour toujours.
Cette description n’est ni une poésie destinée à nous faire oublier momentanément nos problèmes ni une histoire inventée pour réconforter les personnes faibles. Elle représente une vérité biblique certaine. Dieu a préparé pour son peuple une cité glorieuse, appelée dans les Écritures la nouvelle Jérusalem. Dans cette ville, la sainteté régnera parfaitement, la paix ne sera jamais interrompue et la communion avec Dieu ne connaîtra aucune fin.
Les villes les plus admirées de ce monde possèdent des monuments, des lumières, des richesses et des paysages magnifiques. Cependant, elles restent marquées par la criminalité, la corruption, la souffrance, les hôpitaux et les cimetières. La cité céleste sera différente de toutes les villes que l’humanité a construites. Elle ne devra pas sa beauté au talent des hommes, mais à la gloire même de Dieu.
Ce qui rendra cette demeure incomparable ne sera pas seulement l’absence de souffrance. Sa plus grande bénédiction sera la présence parfaite du Seigneur. Les rachetés contempleront sa gloire, l’adoreront sans distraction et vivront dans une communion qui ne pourra jamais être brisée. Aucun péché ne viendra troubler cette joie, aucune tentation ne viendra affaiblir notre amour et aucune peur ne viendra assombrir notre espérance.
Notre véritable citoyenneté est dans les cieux
Y a-t-il une meilleure récompense que celle-ci ? Certainement pas. Aucun trésor terrestre ne peut être comparé à la gloire qui attend ceux qui appartiennent à Jésus-Christ. L’argent peut faciliter certaines choses, mais il ne peut pas acheter la vie éternelle. La popularité peut attirer l’attention pendant quelques années, mais elle ne peut pas inscrire un nom dans le livre de vie. Le pouvoir peut ouvrir des portes sur la terre, mais il ne peut pas ouvrir les portes du royaume de Dieu.
C’est pourquoi nous ne devons pas perdre courage. Nous attendons avec persévérance la patrie que Christ a préparée pour nous. Même si nous marchons aujourd’hui dans un monde rempli de troubles, de haine, de confusion et de découragement, nous savons qu’une demeure éternelle nous attend. Cette conviction ne nous pousse pas à mépriser la vie présente, mais elle nous aide à la vivre avec une perspective correcte.
20 Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ,
21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.
Philippiens 3:20-21
L’apôtre Paul rappelle aux croyants que leur citoyenneté véritable se trouve dans les cieux. Cela signifie que notre identité ultime n’est pas déterminée par notre nationalité, notre statut social, notre profession ou les biens que nous possédons. Nous vivons sur la terre, nous travaillons, nous fondons des familles et nous assumons nos responsabilités, mais notre patrie définitive appartient au royaume de Dieu.
Un citoyen représente normalement le pays auquel il appartient. De la même manière, le chrétien est appelé à représenter le royaume de Dieu dans sa conduite quotidienne. Nos paroles, nos décisions, notre manière de traiter les autres et notre attitude face aux difficultés devraient montrer que nous appartenons à un autre royaume. Nous ne devons donc pas adopter aveuglément les valeurs d’un monde qui rejette l’autorité de Dieu.
Ne pas imiter un monde qui passe
Chaque jour, le monde semble devenir plus désireux du mal. Ce que la Bible appelle péché est souvent présenté comme une liberté. Ce que Dieu appelle saint est parfois ridiculisé, tandis que l’orgueil, l’impureté, la vengeance et l’égoïsme sont normalisés. Pourtant, les disciples de Jésus ne doivent pas devenir les imitateurs de cette génération.
Nous avons cru que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. Cette foi nous rend différents, non parce que nous serions naturellement meilleurs que les autres, mais parce que Dieu nous a fait grâce. Il nous a cherchés lorsque nous étions perdus, nous a pardonnés lorsque nous étions coupables et nous a donné une espérance lorsque nous étions sans Dieu dans le monde.
Cette grâce ne doit jamais produire en nous de l’orgueil spirituel. Au contraire, elle doit nous rendre humbles, reconnaissants et miséricordieux. Nous n’avons pas obtenu la citoyenneté céleste par notre intelligence, nos bonnes œuvres ou notre discipline religieuse. Nous avons été sauvés uniquement par la grâce de Dieu, au moyen de la foi en Jésus-Christ.
Lorsque les croyants comprennent cette vérité, ils cessent de vivre pour impressionner les autres. Ils ne cherchent plus leur valeur dans les applaudissements, les titres ou la reconnaissance humaine. Leur plus grande joie est de savoir qu’ils appartiennent au Seigneur. Comme le rappelle l’enseignement intitulé Réjouis-toi que ton nom soit inscrit au ciel, aucun succès terrestre ne peut égaler le privilège d’être connu et sauvé par Dieu.
Nous attendons un Sauveur véritable
Nous n’attendons pas un héros imaginaire semblable à ceux des contes, des bandes dessinées ou des productions cinématographiques. Ces personnages peuvent divertir pendant quelques instants, mais ils ne peuvent délivrer personne du péché, de la condamnation ou de la mort. Notre Sauveur est réel, puissant, saint et éternel. Son nom est Jésus-Christ.
Le Seigneur Jésus ne nous délivre pas seulement d’un problème temporaire. Il sauve parfaitement tous ceux qui s’approchent de Dieu par lui. Il a porté les péchés de son peuple sur la croix, il est mort à leur place et il est ressuscité victorieusement. Grâce à son œuvre accomplie, le croyant possède le pardon, la réconciliation avec Dieu et l’espérance de la résurrection.
Le salut offert par Christ n’est pas une récompense accordée aux personnes qui ont réussi à devenir suffisamment bonnes. Il est un don offert à des pécheurs qui reconnaissent leur besoin de grâce. Nous ne pourrons jamais nous présenter devant Dieu en affirmant que nous avons mérité le ciel. Même nos meilleures œuvres restent imparfaites. Notre seule confiance repose donc sur la justice parfaite de Jésus-Christ.
Le ciel n’est pas le salaire de notre mérite, mais l’héritage que Dieu donne à ceux qu’il unit à son Fils. Cette vérité enlève toute prétention humaine et remplit le cœur de gratitude. Si nous entrerons un jour dans la nouvelle Jérusalem, ce sera parce que l’Agneau a été immolé pour nous et qu’il nous a lavés de nos péchés.
Christ transformera notre corps humilié
Philippiens 3 ne parle pas uniquement d’un changement de lieu. Paul annonce également que Christ transformera le corps de notre humiliation pour le rendre semblable au corps de sa gloire. Notre espérance chrétienne comprend donc la résurrection du corps. Nous ne resterons pas éternellement dans l’état de faiblesse que nous connaissons aujourd’hui.
Nos corps actuels sont fragiles. Ils connaissent la fatigue, la douleur, les maladies, le vieillissement et finalement la mort. Même les personnes les plus fortes voient leurs capacités diminuer avec le temps. Aucun traitement, aucune alimentation et aucune technologie ne peuvent supprimer définitivement cette fragilité. Cependant, Jésus possède le pouvoir de soumettre toutes choses et de transformer notre condition mortelle.
Le corps ressuscité ne sera plus soumis à la corruption. Il ne connaîtra ni maladie, ni handicap, ni épuisement. Les douleurs qui ont accompagné certaines personnes pendant des années ne seront plus qu’un souvenir appartenant à l’ancien monde. Les enfants de Dieu serviront le Seigneur avec une force parfaite, dans un corps glorifié qui ne pourra plus mourir.
Cette promesse apporte une consolation particulière à ceux qui souffrent physiquement. La foi ne signifie pas que nous devons nier la douleur actuelle ou prétendre que tout va bien. Nous pouvons pleurer, demander de l’aide et chercher un traitement approprié. Toutefois, nous savons que la maladie n’aura pas le dernier mot. La résurrection de Jésus garantit la résurrection future de son peuple.
Une espérance au milieu des afflictions
L’attente du ciel ne supprime pas automatiquement les difficultés de la vie présente. Les chrétiens peuvent traverser la maladie, la pauvreté, le rejet, la persécution, le deuil et de nombreuses déceptions. Jésus n’a jamais promis à ses disciples une existence terrestre dépourvue d’épreuves. Il leur a plutôt assuré sa présence et leur a donné une espérance plus forte que leurs circonstances.
Dans les jours difficiles, nous pouvons être tentés de croire que Dieu nous a oubliés. Nous prions, mais la réponse semble tarder. Nous demandons la guérison, mais la faiblesse demeure. Nous cherchons une porte ouverte, mais les obstacles se multiplient. C’est alors que nous devons nous rappeler que notre histoire ne se termine pas dans la souffrance présente.
Les épreuves ont une durée limitée, mais la gloire à venir sera éternelle. Même une longue vie de souffrance devient courte lorsqu’elle est comparée à une éternité sans douleur. Cela ne rend pas les larmes insignifiantes, mais leur donne une perspective nouvelle. Dieu voit chaque larme, soutient chaque enfant affligé et conduira son œuvre jusqu’à son accomplissement.
L’article consacré aux afflictions des justes nous rappelle que notre espérance ne dépend pas d’une amélioration immédiate de nos circonstances. Elle repose sur Christ lui-même. En lui, nous possédons le pardon, la présence de Dieu et l’assurance que les souffrances présentes ne pourront pas détruire l’héritage qui nous est réservé.
Christ donne l’eau vive et le véritable repos
Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à Jésus-Christ. Le Seigneur offre l’eau vive qui jaillit jusque dans la vie éternelle. Les plaisirs du monde peuvent distraire momentanément, mais ils ne peuvent satisfaire durablement l’âme. Plus une personne cherche son bonheur uniquement dans les choses terrestres, plus elle découvre que son cœur réclame quelque chose de supérieur.
Si quelqu’un a faim spirituellement, Christ est le pain de vie descendu du ciel. Celui qui vient à lui ne sera jamais rejeté. Il nourrit son peuple par sa Parole, fortifie sa foi et lui donne tout ce qui est nécessaire pour persévérer. Nous pouvons posséder beaucoup de choses matériellement et rester intérieurement vides, mais celui qui possède Christ détient un trésor que personne ne peut lui enlever.
Si certains sont fatigués, découragés ou accablés par le poids de ce monde, qu’ils écoutent l’invitation du Sauveur. Jésus accueille ceux qui reconnaissent leur faiblesse. Il ne demande pas aux personnes épuisées de prétendre être fortes avant de venir à lui. Il leur demande simplement de déposer leurs fardeaux à ses pieds et de trouver du repos pour leurs âmes.
Ce repos ne signifie pas nécessairement que toutes les circonstances changeront immédiatement. Il s’agit d’une paix profonde fondée sur la souveraineté de Dieu. Le croyant peut pleurer tout en ayant de l’espérance. Il peut traverser une tempête tout en sachant que son Sauveur se trouve avec lui. Il peut être faible tout en recevant la force nécessaire pour continuer.
Parler à notre âme dans les jours de découragement
Il arrive que notre âme soit abattue. Certaines journées semblent plus lourdes que d’autres. Une mauvaise nouvelle, une perte, un conflit familial ou une longue attente peuvent diminuer notre courage. Dans ces moments, nous ne devons pas seulement écouter nos émotions. Nous devons aussi parler à notre âme et lui rappeler les promesses de Dieu.
Nos émotions sont réelles, mais elles ne sont pas toujours des guides fiables. Elles peuvent nous faire croire que nous sommes seuls alors que Dieu demeure présent. Elles peuvent nous faire penser que tout est terminé alors que le Seigneur continue son œuvre. Elles peuvent concentrer notre regard sur le problème immédiat et nous faire oublier la cité éternelle qui nous attend.
La méditation Pourquoi tu t’abats, ô mon âme ? montre que le croyant peut connaître la tristesse sans être dépourvu d’espérance. Notre Sauveur connaît les larmes et la souffrance. Pourtant, sa résurrection proclame que la douleur et la mort n’auront jamais le dernier mot.
Lorsque notre cœur tremble, nous devons lui rappeler que Jésus est vivant, que ses promesses sont certaines et que notre citoyenneté demeure dans les cieux. Nous pouvons ne pas comprendre tous les événements de notre vie, mais nous savons vers qui nous marchons. Notre destination finale ne dépend pas de la stabilité du monde, mais de la fidélité de Dieu.
La nouvelle Jérusalem sera un lieu de sainteté
Beaucoup désirent le ciel parce qu’ils veulent échapper aux problèmes, mais la nouvelle Jérusalem est avant tout une cité sainte. Rien d’impur n’y entrera. Ceux qui espèrent y habiter doivent donc désirer la présence de Dieu et non seulement une existence sans souffrance. Le ciel sera merveilleux parce que Dieu y sera adoré parfaitement.
Cette espérance doit produire dès maintenant un désir de sainteté. Nous ne pouvons pas affirmer que nous attendons un monde sans péché tout en aimant volontairement le péché dans le présent. Celui qui appartient à Christ lutte contre ce qui déplaît à Dieu. Il tombe parfois, mais il ne fait pas la paix avec sa désobéissance. Il se repent, cherche le pardon et poursuit la sanctification.
Nous ne devenons pas saints afin d’acheter notre entrée dans la cité céleste. Nous poursuivons la sainteté parce que Dieu nous a déjà séparés pour lui et parce que son Esprit travaille en nous. La grâce qui pardonne est aussi la grâce qui transforme. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et à vivre d’une manière digne de l’Évangile.
Notre attente doit donc influencer nos choix. Lorsque nous sommes tentés de mentir, de nourrir de la rancune, de céder à l’impureté ou de répondre au mal par le mal, rappelons-nous que nous sommes citoyens des cieux. Demandons-nous si notre comportement représente fidèlement le Roi auquel nous appartenons.
Vivre utilement en attendant le retour du Seigneur
Attendre la cité céleste ne signifie pas rester passifs. Au contraire, l’espérance du retour de Christ nous pousse à servir avec fidélité. Nous devons annoncer l’Évangile, soutenir ceux qui souffrent, prendre soin de nos familles, travailler honnêtement et utiliser nos dons pour la gloire de Dieu.
Tant que le Seigneur nous laisse sur la terre, notre vie possède un but. Des personnes autour de nous ont besoin d’entendre le message du salut. D’autres ont besoin d’un encouragement, d’une prière, d’un geste de compassion ou d’une parole de vérité. Nous ne pouvons pas emporter les richesses de ce monde dans l’éternité, mais nous pouvons investir notre temps dans des œuvres qui honorent Dieu.
La certitude du ciel ne doit pas nous rendre indifférents aux souffrances présentes. Jésus lui-même a montré de la compassion envers les malades, les pauvres et les personnes rejetées. En tant que citoyens de son royaume, nous devons refléter cette compassion. Nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes du monde, mais nous pouvons agir fidèlement dans les responsabilités que Dieu place devant nous.
Chaque journée est une occasion de montrer que notre espérance ne se trouve pas dans les choses passagères. Notre manière de vivre, de donner, de pardonner et de persévérer peut devenir un témoignage puissant. Les autres devraient pouvoir voir, à travers notre conduite, que nous attendons une patrie meilleure.
Fixons nos yeux sur la promesse éternelle
Alléluia ! Que la promesse de la citoyenneté céleste résonne constamment dans nos cœurs. Elle n’est pas un simple encouragement émotionnel, mais une réalité spirituelle qui soutient notre marche quotidienne. Elle est une espérance vivante, une ancre pour l’âme et une lumière au milieu des ténèbres.
Lorsque les nouvelles du monde produisent de la peur, souvenons-nous que Dieu règne. Lorsque notre corps devient faible, souvenons-nous de la résurrection. Lorsque nous perdons un croyant bien-aimé, souvenons-nous que la séparation ne sera pas éternelle. Lorsque les biens matériels disparaissent, souvenons-nous que notre héritage céleste ne peut ni se corrompre ni être volé.
Marchons donc avec assurance, non parce que le chemin sera toujours facile, mais parce que Celui qui nous conduit est fidèle. Rien dans ce monde ne peut être comparé à la gloire future. Un jour, la foi deviendra vue, l’attente prendra fin et les enfants de Dieu entreront dans la ville glorieuse préparée pour eux.
Là, nous ne connaîtrons plus les factures impayées, les diagnostics douloureux, les nuits d’insomnie, les conflits, les injustices ou les funérailles. Nous ne verrons plus de visages marqués par les larmes. Dieu essuiera toute larme des yeux de son peuple, et la mort ne sera plus.
Que cette vérité nous fortifie, nous sanctifie et nous encourage jusqu’au jour où notre Sauveur apparaîtra dans toute sa majesté. Restons fidèles, gardons la foi et ne vendons jamais notre héritage éternel pour les plaisirs momentanés du péché. Notre cité est dans les cieux, notre Sauveur est vivant et notre avenir est entre les mains du Dieu souverain.
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