Souvenons-nous de l’époque où nous vivions loin de notre Créateur, sans véritable direction et sous la puissance de nos désirs. Mais Dieu a fait briller la lumière de l’Évangile dans nos cœurs. Pour mieux comprendre cette transformation, découvrons comment reconnaître un chrétien né de nouveau. En Jésus-Christ, notre ancienne identité a été remplacée par une vie nouvelle.
Se souvenir de ce que nous étions sans Christ
Il est parfois nécessaire de regarder notre passé, non pour vivre continuellement dans la culpabilité, mais pour mesurer la grandeur de la grâce de Dieu. Avant de connaître Jésus-Christ, nous étions séparés de notre Créateur. Nous pouvions avoir une famille, un travail, des projets et même une certaine moralité, mais nous ne possédions pas la vie spirituelle que seul Dieu peut donner.
Nous marchions selon nos propres pensées, guidés par les désirs de notre cœur et influencés par les valeurs d’un monde éloigné de Dieu. Nous pensions être libres, alors que nous étions esclaves du péché. L’homme naturel veut décider lui-même de ce qui est bien ou mal, sans se soumettre à l’autorité du Seigneur.
Cette ancienne vie pouvait prendre différentes formes. Certaines personnes vivaient dans des péchés visibles et destructeurs. D’autres paraissaient respectables, mais leur cœur était dominé par l’orgueil, l’égoïsme, l’envie ou la recherche de l’approbation humaine. Le péché ne se limite pas aux actions scandaleuses : il est avant tout une rébellion du cœur contre Dieu.
Se souvenir de notre ancienne condition doit nous rendre humbles. Nous n’avons pas été sauvés parce que nous étions meilleurs que les autres ni parce que nous avions naturellement choisi le bon chemin. C’est Dieu qui nous a cherchés, convaincus de péché et attirés vers son Fils.
La lumière de l’Évangile a brillé dans nos ténèbres
Lorsque la lumière de l’Évangile entre dans une vie, elle révèle à la fois la gravité du péché et la beauté de Jésus-Christ. Ce que nous considérions autrefois comme normal commence à nous attrister. Ce que nous rejetions auparavant comme une restriction devient une expression de la sagesse divine.
Cette transformation ressemble, dans une certaine mesure, à ce qui arriva à Saul de Tarse. Il avançait avec assurance dans une voie qu’il pensait juste. Il persécutait les disciples de Jésus et croyait servir Dieu. Pourtant, sur le chemin de Damas, le Christ ressuscité se révéla à lui.
La lumière qui brilla autour de Saul révéla son aveuglement spirituel. Cet homme religieux, instruit et zélé découvrit qu’il combattait en réalité contre le Seigneur. Sa rencontre avec Christ changea radicalement la direction de sa vie.
Celui qui persécutait l’Église devint un apôtre de l’Évangile. Celui qui cherchait à faire taire le nom de Jésus consacra ensuite sa vie à le proclamer. La conversion de Paul nous montre qu’aucun pécheur n’est trop éloigné pour être atteint par la grâce souveraine de Dieu.
Dieu ne répare pas simplement notre ancienne vie
Le salut ne consiste pas à ajouter quelques habitudes religieuses à une vie ancienne. Dieu ne vient pas seulement améliorer notre comportement extérieur ou nous aider à devenir une version plus disciplinée de nous-mêmes. Il accomplit une œuvre beaucoup plus profonde.
Par la nouvelle naissance, le Saint-Esprit donne une vie spirituelle à celui qui était mort dans ses fautes. Il ouvre son intelligence afin qu’il comprenne l’Évangile, transforme ses affections et lui donne un désir nouveau de connaître et d’honorer Dieu.
Le croyant conserve encore sa personnalité, son histoire et plusieurs de ses caractéristiques naturelles. Toutefois, son identité fondamentale change. Il n’est plus sous la condamnation, il n’appartient plus au royaume des ténèbres et le péché n’est plus son maître légitime.
Cela ne signifie pas qu’il devient immédiatement parfait. Une guerre commence entre les désirs de la chair et l’œuvre du Saint-Esprit. Cependant, la direction générale de sa vie n’est plus la même. Il ne peut plus pratiquer tranquillement le péché sans conviction, sans lutte et sans repentance.
Faites mourir ce qui appartient à l’ancienne vie
5 Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.
6 C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion,
7 parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés.
Colossiens 3:5-7
Paul utilise une expression très forte : « Faites donc mourir ». Il ne nous demande pas de négocier avec le péché, de le diminuer légèrement ou de lui réserver une petite place contrôlée. Il nous appelle à lutter sérieusement contre tout ce qui appartient à notre ancienne manière de vivre.
Cette mortification ne signifie pas maltraiter notre corps ni croire que la matière est mauvaise. Paul parle des désirs et des comportements pécheurs qui cherchent à utiliser les membres de notre corps comme des instruments de désobéissance.
La lutte contre le péché doit être active. Nous ne pouvons pas attendre passivement que toutes les tentations disparaissent. Nous devons identifier nos faiblesses, éviter les occasions de chute, renouveler nos pensées par les Écritures et demander continuellement la force du Saint-Esprit.
Cette réalité est approfondie dans la méditation Mort au péché. Être mort au péché ne veut pas dire que le croyant ne ressentira plus aucune tentation. Cela signifie que la domination ancienne a été brisée et qu’il est désormais appelé à combattre ce qu’il servait autrefois.
La sexualité doit être soumise à la volonté de Dieu
Paul mentionne d’abord l’impudicité, l’impureté, les passions et les mauvais désirs. Ces termes montrent que la sainteté chrétienne concerne non seulement les actes extérieurs, mais aussi les pensées, les intentions et les désirs entretenus dans le cœur.
Notre époque présente souvent toute restriction sexuelle comme une forme d’oppression. La Bible enseigne pourtant que Dieu est le Créateur du corps et de la sexualité. Il possède donc le droit de déterminer le cadre dans lequel ses dons doivent être utilisés.
Le croyant ne doit pas seulement éviter certains actes visibles. Il doit aussi garder ses yeux, ses pensées et les contenus qu’il consomme. Une personne peut conserver une apparence religieuse tout en nourrissant secrètement une vie intérieure remplie d’impureté.
La grâce de Dieu pardonne les péchés sexuels, mais elle nous appelle également à les abandonner. Personne ne doit croire que son passé l’empêche d’être restauré. En même temps, personne ne doit utiliser le pardon comme une permission de continuer volontairement dans le mal.
La cupidité est une forme d’idolâtrie
Paul ajoute la cupidité à cette liste et la définit comme une idolâtrie. Cette précision est importante, car la cupidité est parfois considérée comme un défaut moins grave que les péchés sexuels. Pourtant, elle révèle un cœur qui cherche dans les possessions la sécurité et la satisfaction qui appartiennent à Dieu.
Une personne cupide ne se contente jamais de ce qu’elle possède. Elle croit qu’une somme plus grande, une maison plus impressionnante ou une nouvelle réussite lui donnera enfin la paix. Chaque acquisition produit une satisfaction temporaire, puis un nouveau désir apparaît.
La cupidité peut aussi conduire à l’injustice. Lorsque l’argent devient un dieu, l’homme est prêt à mentir, à exploiter les autres, à négliger sa famille ou à compromettre sa foi pour en obtenir davantage.
Le remède biblique comprend la gratitude, le contentement et la générosité. Lorsque nous remercions Dieu pour ce que nous avons et que nous partageons avec ceux qui sont dans le besoin, nous déclarons que les richesses ne sont pas notre maître.
La colère de Dieu contre le péché est réelle
Colossiens 3 affirme que la colère de Dieu vient à cause de ces choses sur les fils de la rébellion. Ce langage peut sembler sévère à une génération qui préfère parler uniquement de l’amour divin. Pourtant, l’amour et la sainteté de Dieu ne sont pas contradictoires.
Un Dieu parfaitement bon ne peut regarder l’impureté, l’exploitation, la cupidité et la rébellion comme des choses insignifiantes. Sa colère n’est pas une réaction incontrôlée semblable aux explosions émotionnelles humaines. Elle est son opposition sainte et juste contre le mal.
Cette vérité rend l’Évangile encore plus précieux. À la croix, Jésus-Christ a porté le jugement mérité par ceux qui croient en lui. Le Fils de Dieu a satisfait la justice divine afin que des pécheurs coupables puissent être pardonnés.
La croix montre simultanément la gravité du péché et la grandeur de l’amour de Dieu. Si le péché était une chose légère, la mort du Christ n’aurait pas été nécessaire. Mais parce que notre culpabilité était réelle, notre Sauveur a payé un prix infiniment précieux.
Vous marchiez autrefois dans ces péchés
Paul rappelle aux Colossiens qu’ils marchaient autrefois dans ces choses. Il ne leur parle pas comme à des personnes naturellement supérieures au reste du monde. Ils avaient eux aussi vécu sous la domination des désirs pécheurs.
Le mot « autrefois » est rempli d’espérance. Il montre qu’une rupture s’est produite. Ces péchés appartenaient à leur ancienne existence et ne devaient plus caractériser leur vie présente.
Notre témoignage chrétien devrait également contenir un « autrefois » et un « maintenant ». Autrefois, nous vivions pour nous-mêmes ; maintenant, nous désirons vivre pour Christ. Autrefois, nous justifiions notre péché ; maintenant, nous le confessons et le combattons.
La transformation n’est pas identique chez tous les croyants et certains combats durent plus longtemps que d’autres. Cependant, il doit exister une différence réelle entre l’ancienne direction et la nouvelle. La grâce ne laisse pas définitivement une personne exactement comme elle l’a trouvée.
Nous sommes dans le monde sans lui appartenir
Le chrétien continue à vivre au milieu de la société. Il travaille, étudie, fonde une famille, entretient des relations et accomplit ses responsabilités. La nouvelle vie en Christ ne l’oblige pas à s’isoler complètement des personnes qui ne partagent pas sa foi.
Jésus a prié pour que ses disciples soient gardés du mal, non pour qu’ils soient immédiatement retirés du monde. Nous sommes appelés à devenir une lumière, à annoncer l’Évangile et à servir notre prochain avec compassion.
Cependant, vivre dans le monde ne signifie pas adopter son système de valeurs. Nous ne devons pas laisser une culture rebelle déterminer notre conception de la vérité, de la réussite, du mariage, de la sexualité ou de la justice.
Notre citoyenneté suprême se trouve dans les cieux. La méditation Notre citoyenneté est au paradis rappelle que nous appartenons à un royaume éternel. Nous sommes donc appelés à représenter dès maintenant le caractère de notre Roi.
Des pèlerins et des étrangers sur la terre
La Bible décrit les croyants comme des pèlerins et des étrangers. Un pèlerin traverse un territoire en sachant que sa destination définitive se trouve ailleurs. Il peut apprécier certaines bénédictions du voyage, mais il ne confond pas le chemin avec la patrie.
Cette perspective doit influencer notre relation avec les choses matérielles. Nous pouvons posséder une maison, des vêtements, un véhicule ou une entreprise sans faire de ces choses notre identité. Tout ce qui existe sur la terre est temporaire.
Le pèlerin chrétien utilise les ressources présentes pour la gloire de Dieu. Il prend soin de sa famille, pratique la générosité, soutient l’Évangile et aide ceux qui souffrent. Il ne vit pas uniquement pour accumuler ce qu’il devra un jour abandonner.
Celui qui sait où il va peut voyager avec des mains ouvertes. Il n’a pas besoin de s’attacher désespérément aux choses passagères, car un héritage incorruptible lui est réservé dans la présence de Dieu.
Une nouvelle créature en Jésus-Christ
Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
2 Corinthiens 5:17
Cette déclaration de Paul résume merveilleusement la transformation produite par l’union avec Jésus-Christ. Être « en Christ » signifie être uni à lui par la foi, couvert par sa justice et participant aux bénédictions de son œuvre.
Le croyant n’est plus considéré selon son ancienne condamnation. Ses péchés ont été placés sur Christ, et la justice du Sauveur lui est attribuée. Il est réconcilié avec Dieu et reçoit une identité nouvelle.
Les choses anciennes sont passées dans le sens où elles ne déterminent plus sa position devant Dieu ni la direction fondamentale de sa vie. Son passé peut encore produire certaines conséquences, mais il ne possède plus l’autorité de définir son avenir éternel.
Toutes choses deviennent nouvelles : une nouvelle relation avec Dieu, de nouveaux désirs, une nouvelle famille spirituelle, une nouvelle espérance et un nouveau but. Le croyant commence à voir toute son existence à la lumière de Jésus-Christ.
Notre passé ne doit plus gouverner notre identité
Certaines personnes restent prisonnières du souvenir de ce qu’elles ont fait avant leur conversion. Elles savent intellectuellement que Dieu pardonne, mais continuent à vivre comme si leur ancienne culpabilité possédait davantage d’autorité que la croix.
La repentance implique de reconnaître sérieusement le péché et, lorsque cela est possible, de réparer certaines conséquences. Toutefois, elle ne signifie pas refuser indéfiniment le pardon que Christ a acheté.
Si Dieu a justifié celui qui croit, aucune accusation ne peut annuler sa déclaration. L’ennemi peut rappeler l’ancienne vie pour produire le désespoir, mais le croyant peut répondre que Jésus a payé entièrement sa dette.
Nous ne devons ni glorifier notre passé ni rester enchaînés à lui. Nous en parlons avec humilité afin d’exalter la grâce, non pour rendre le péché fascinant ou pour croire que nous sommes encore condamnés.
La nouvelle naissance produit une nouvelle direction
Être une nouvelle créature ne signifie pas simplement adopter un vocabulaire chrétien ou participer à des activités religieuses. La transformation doit progressivement devenir visible dans notre conduite.
Celui qui mentait apprend à parler avec vérité. Celui qui était dominé par la colère recherche la douceur et la maîtrise de soi. Celui qui vivait uniquement pour son intérêt commence à servir et à pratiquer la générosité.
Cette croissance se produit par l’action du Saint-Esprit, mais elle implique notre responsabilité. Nous devons lire la Parole, prier, obéir, participer à la communion de l’Église et utiliser les moyens de grâce que Dieu nous offre.
Les changements ne seront pas toujours rapides. Certaines mauvaises habitudes ont été nourries pendant plusieurs années. Mais même lorsqu’une lutte est longue, une personne régénérée ne peut plus considérer son péché comme un ami innocent.
Mettre le péché à mort chaque jour
La mortification est une pratique quotidienne. Une victoire remportée hier ne garantit pas que la tentation ne reviendra pas aujourd’hui. Nous devons constamment veiller, car la chair cherche à reprendre ce que nous pensions avoir définitivement abandonné.
Mettre le péché à mort commence par le reconnaître honnêtement. Nous avons tendance à lui donner des noms moins graves : nous appelons l’orgueil « confiance », la cupidité « ambition », la médisance « information » et la colère incontrôlée « caractère fort ».
Nous devons ensuite confesser le péché devant Dieu sans chercher d’excuse. La confession véritable dit la même chose que Dieu au sujet de notre conduite. Elle reconnaît que le problème ne vient pas uniquement des circonstances ou du comportement des autres.
Enfin, nous devons prendre des mesures concrètes. Cela peut signifier éviter un contenu, mettre fin à une conversation, établir une limite, demander pardon ou rechercher l’aide d’un croyant mûr. Il est incohérent de demander la délivrance tout en protégeant les occasions de chute.
La sanctification dépend du Saint-Esprit
Nous ne pouvons pas vaincre le péché par la seule discipline humaine. Une personne peut modifier certains comportements extérieurs sans que son cœur soit véritablement transformé. La sanctification est l’œuvre du Saint-Esprit en ceux qui appartiennent à Christ.
L’Esprit nous convainc, éclaire notre intelligence, produit en nous des désirs nouveaux et nous donne la force de résister. Il ne travaille cependant pas en nous indépendamment de la Parole qu’il a inspirée.
Nous devons donc éviter deux erreurs. La première consiste à vivre passivement en attendant que Dieu fasse tout sans notre obéissance. La seconde consiste à croire que notre volonté suffit sans une dépendance continuelle de la grâce.
Paul résume cette relation en enseignant aux croyants à travailler à leur salut avec crainte et tremblement, car Dieu produit en eux le vouloir et le faire. Nous agissons parce que Dieu agit déjà en nous.
Ne pas retourner volontairement à l’ancienne vie
Lorsque nous considérons la grâce reçue, comment pourrions-nous désirer retourner à l’esclavage ancien ? Le péché peut présenter notre passé comme une période de liberté et de plaisir, mais il cache toujours les chaînes, la culpabilité et la destruction qu’il produisait.
Israël, dans le désert, idéalisait parfois sa vie en Égypte. Le peuple se souvenait de certains aliments, mais oubliait les coups, l’oppression et l’esclavage. De la même manière, la tentation sélectionne quelques souvenirs agréables et dissimule les conséquences du péché.
Nous devons rappeler à notre âme ce que Christ nous a donné : le pardon, la paix avec Dieu, la liberté spirituelle, une famille nouvelle et l’espérance de la vie éternelle. Rien de ce que nous avons abandonné pour lui ne peut égaler la valeur de sa présence.
Revenir au péché n’est pas revenir à la liberté, mais retourner vers un ancien maître cruel. La véritable liberté consiste à pouvoir aimer Dieu, marcher dans la vérité et ne plus être obligé d’obéir aux passions qui nous dominaient.
Vivre et respirer pour le Seigneur
Puisque nous avons été rachetés, notre vie ne nous appartient plus. Nous vivons pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous. Nos décisions, nos capacités, notre temps et nos ressources doivent être placés sous son autorité.
Cette consécration ne concerne pas seulement les activités de l’Église. Nous glorifions Dieu dans notre manière de travailler, de traiter notre famille, d’utiliser l’argent et de répondre aux personnes qui nous offensent.
Une vie nouvelle transforme même les tâches ordinaires. Le croyant peut accomplir un travail simple avec intégrité parce qu’il le fait devant le Seigneur. Il peut servir sans recevoir d’applaudissements, sachant que son Père voit ce qui est accompli dans le secret.
L’article Faites tout pour la gloire de Dieu rappelle que l’objectif final de notre existence n’est pas de construire notre propre réputation, mais d’exalter Celui qui nous a sauvés.
La grâce produit l’humilité envers les autres
Se souvenir de notre ancienne vie doit nous empêcher de regarder les personnes non converties avec mépris. Nous pouvons dénoncer clairement le péché sans oublier que nous étions nous aussi perdus et que seule la grâce a fait la différence.
Le chrétien ne dit pas : « Je suis meilleur que vous. » Il témoigne plutôt : « J’étais coupable et sans espérance, mais Jésus-Christ m’a fait miséricorde. La même grâce est annoncée à tous ceux qui se repentent et croient. »
Cette humilité doit aussi apparaître dans l’Église. Certains croyants possèdent davantage de maturité ou ont été délivrés de certaines habitudes, mais ils ne doivent pas traiter durement ceux qui sont encore faibles.
Nous devons reprendre avec vérité, mais aussi restaurer avec douceur. Celui qui aide un frère tombé doit veiller sur lui-même, sachant qu’il demeure également dépendant de la grâce.
Une nouvelle vie visible dans nos relations
Après avoir parlé des péchés à faire mourir, Paul exhorte les Colossiens à se revêtir de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. La vie chrétienne ne consiste donc pas seulement à retirer le mal, mais à revêtir activement le caractère de Christ.
Nous ne pouvons pas affirmer que nous sommes de nouvelles créatures tout en restant constamment cruels, orgueilleux ou incapables de pardonner. La transformation doit être particulièrement visible dans nos relations les plus proches.
Il est parfois plus facile de paraître spirituel devant des inconnus que de marcher avec patience dans notre maison. Pourtant, la grâce doit influencer la manière dont nous parlons à notre conjoint, à nos enfants, à nos parents et aux membres de notre assemblée.
Le fruit du Saint-Esprit se manifeste souvent dans les réactions quotidiennes que personne ne considère comme extraordinaires. Une réponse douce, un pardon sincère et un service discret peuvent témoigner puissamment de la nouvelle vie.
Vivre en Christ est un gain incomparable
Le monde peut présenter la vie chrétienne comme une succession de renoncements. Il voit principalement ce que le croyant refuse : certaines pratiques, certaines ambitions ou certains plaisirs. Mais il ne comprend pas toujours le trésor que nous avons trouvé en Jésus-Christ.
Nous avons reçu la réconciliation avec Dieu, le pardon complet, la présence du Saint-Esprit et une espérance que la mort elle-même ne peut détruire. Nous n’avons pas seulement abandonné une ancienne vie ; nous avons reçu une vie infiniment meilleure.
Paul pouvait dire que vivre, c’était Christ, et que mourir représentait un gain. Jésus était devenu le centre de son identité, de son service et de son espérance. Aucune persécution ne pouvait lui enlever ce trésor.
Le croyant ne regrette donc pas d’avoir quitté l’esclavage du péché. Les combats sont réels et le chemin peut être difficile, mais rien dans ce monde ne possède davantage de valeur que la communion avec notre Seigneur.
Restons fermes dans notre nouvelle identité
Nous devons rappeler quotidiennement à notre âme qui nous sommes en Jésus-Christ. Les accusations, les tentations et les anciennes habitudes chercheront à nous ramener vers notre identité passée. La Parole nous rappelle que nous avons été rachetés, pardonnés et mis à part pour Dieu.
Restons donc attachés à Christ par la prière, la méditation biblique et la communion avec son peuple. Aucun croyant n’est appelé à mener seul le combat de la sanctification. Dieu utilise l’Église pour nous encourager, nous reprendre et nous soutenir.
Lorsque nous tombons, ne restons pas à terre et ne prétendons pas que le péché est sans importance. Confessons-le, recevons le pardon et reprenons le chemin de l’obéissance. Notre espérance ne repose pas sur notre perfection, mais sur la fidélité de Jésus-Christ.
Nous ne sommes plus ce que nous étions, même si nous ne sommes pas encore tout ce que nous serons. Dieu poursuit son œuvre et nous rend progressivement semblables à son Fils.
Que toute notre vie glorifie Jésus-Christ
Souvenons-nous donc de l’endroit d’où Dieu nous a retirés, non pour vivre dans la honte, mais pour lui rendre grâce. Nous marchions dans les ténèbres, mais la lumière de Christ a brillé. Nous étions esclaves du péché, mais le Fils nous a libérés.
Faisons mourir chaque jour ce qui appartient à l’ancienne nature. Rejetons l’impureté, les mauvais désirs, la cupidité, le mensonge, la colère et tout ce qui déshonore le Seigneur. Revêtons-nous de compassion, d’humilité, de patience et d’amour.
Vivons comme des pèlerins dont la citoyenneté se trouve dans les cieux. Utilisons les choses de ce monde avec sagesse sans leur permettre de posséder notre cœur. Que nos projets, nos relations et nos ressources soient placés au service du Royaume.
Nous sommes en Christ et nous sommes de nouvelles créatures. Les choses anciennes sont passées, et une vie nouvelle a commencé par la puissance de Dieu. Nous lutterons encore, mais nous ne luttons pas seuls. Le Saint-Esprit demeure en nous et la grâce du Seigneur nous soutient.
Que Jésus-Christ nous aide à rester fermes chaque jour, à ne jamais idéaliser notre ancien esclavage et à vivre entièrement pour sa gloire. Celui qui a commencé cette bonne œuvre en nous est fidèle pour la poursuivre jusqu’au jour où nous serons parfaitement semblables à notre Sauveur.
1 comment on “La vie ancienne et la nouvelle”