Bien que nous vivions encore dans ce monde, notre véritable patrie se trouve auprès de Dieu. Celui qui croit en Jésus possède déjà la vie éternelle promise par le Seigneur, même s’il attend encore la résurrection de son corps et la pleine manifestation de la gloire à venir.
1 Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.
2 Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre.
3 Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.
4 Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.
Colossiens 3:1-4
Dans le monde, mais séparés de son esprit
Plusieurs passages des Écritures enseignent que les croyants vivent dans le monde sans appartenir spirituellement au système qui s’oppose à Dieu. Nous habitons les mêmes villes, exerçons des professions, fondons des familles, étudions et accomplissons les responsabilités ordinaires de la vie. Pourtant, notre identité la plus profonde ne vient plus de cette société passagère.
Lorsque la Bible parle du «monde» dans un sens négatif, elle ne désigne pas toujours la création matérielle. Dieu a créé les cieux et la terre, et tout ce qu’Il a fait était bon. Le terme peut désigner le système humain organisé dans l’indépendance, la rébellion et l’incrédulité envers le Créateur.
Ce monde encourage l’homme à vivre pour lui-même. Il célèbre l’orgueil, la recherche du plaisir sans limites, l’accumulation des richesses et la réussite visible. Il promet la liberté, mais il conduit souvent à l’esclavage du péché, de l’apparence et de l’approbation des autres.
Le chrétien n’est pas appelé à quitter physiquement la société, mais à refuser de penser et de vivre selon ses principes rebelles. Jésus n’a pas demandé au Père de retirer Ses disciples du monde, mais de les préserver du mal.
Nous devons donc participer à la vie terrestre avec fidélité tout en conservant une identité céleste. Nous travaillons honnêtement, aimons notre prochain, servons notre famille et recherchons le bien de la société, mais nous ne faisons pas des valeurs du monde notre règle suprême.
La vie éternelle commence-t-elle maintenant?
Il est juste d’affirmer que, pour le croyant, la vie éternelle commence dès sa nouvelle naissance. Jésus ne présente pas toujours la vie éternelle comme une réalité que nous recevrons uniquement après la mort. Il affirme que celui qui croit en Lui a la vie éternelle.
Cette vie n’est pas simplement une existence sans fin. Tous les êtres humains continueront d’exister après la mort, mais tous ne connaîtront pas la communion bienheureuse avec Dieu. La vie éternelle est une relation réconciliée avec le Père par Jésus-Christ.
Elle comprend le pardon des péchés, la justification, l’adoption, la présence du Saint-Esprit et l’union avec Christ. Celui qui était spirituellement mort reçoit une vie nouvelle. Ses affections commencent à changer, ses yeux s’ouvrent à la vérité et son cœur désire désormais connaître le Seigneur.
L’éternité n’est donc pas seulement une destination future; elle est une qualité de vie déjà communiquée par Christ. Toutefois, nous ne devons pas confondre le commencement de cette vie avec son accomplissement final.
Nous possédons déjà la vie éternelle, mais nous attendons encore la glorification. Nous sommes déjà enfants de Dieu, mais nous n’avons pas encore été délivrés de toute faiblesse corporelle. Nous sommes déjà unis à Christ, mais nous ne Le voyons pas encore face à face.
Le «déjà» et le «pas encore» de la vie chrétienne
La vie chrétienne se déroule entre deux grandes réalités. D’un côté, l’œuvre décisive du salut a déjà été accomplie. Jésus est mort, Il est ressuscité et Il règne. Celui qui croit a été pardonné, justifié et transféré du royaume des ténèbres dans le royaume du Fils.
D’un autre côté, toutes les conséquences du salut ne sont pas encore visibles. Le péché existe encore dans le monde. Les croyants combattent encore leur ancienne nature, souffrent, vieillissent et meurent. La création entière attend sa délivrance finale.
Cette tension explique pourquoi nous pouvons posséder une espérance certaine tout en traversant de véritables douleurs. Nous ne sommes pas encore arrivés au terme du voyage, mais notre destination est garantie par la résurrection de Jésus-Christ.
Le croyant ne doit donc ni vivre comme si rien n’avait changé, ni prétendre qu’il possède déjà toute la gloire future. Il a reçu les prémices de l’Esprit, mais il attend encore la rédemption de son corps.
Nous vivons déjà sous le règne de Christ, tout en priant encore pour que Son royaume soit pleinement manifesté. Cette perspective nous garde à la fois de l’indifférence et du triomphalisme.
La brièveté de notre vie terrestre
Les Écritures décrivent la vie humaine comme une vapeur, une ombre, une herbe qui fleurit le matin et se dessèche rapidement. Ces images ne cherchent pas à nous conduire au désespoir, mais à nous faire comprendre la valeur du temps.
Nous vivons souvent comme si nous disposions d’un nombre illimité d’années. Nous remettons à plus tard la repentance, le service, la réconciliation et l’obéissance. Pourtant, personne ne sait combien de jours lui restent.
La brièveté de la vie doit nous apprendre à compter nos jours afin d’acquérir un cœur sage. Ce que nous faisons aujourd’hui possède une importance réelle. Nos décisions forment notre caractère et révèlent ce que nous aimons véritablement.
Cela ne signifie pas que chaque moment doit être rempli d’activités religieuses. Le repos, le travail, les repas, la famille et les loisirs légitimes peuvent tous être reçus comme des dons de Dieu. Mais aucune de ces choses ne doit nous faire oublier notre destination éternelle.
La vie présente est courte, mais elle n’est pas insignifiante. Elle est le lieu où Dieu nous appelle à croire, à obéir, à aimer, à servir et à témoigner de l’Évangile.
Notre vie terrestre n’est pas simplement une répétition
Il est possible de comparer la vie actuelle à une préparation pour l’éternité, mais nous devons manier cette idée avec prudence. La vie terrestre n’est pas une simple répétition sans importance avant le véritable spectacle.
Nos actes présents ont une réelle valeur devant Dieu. Nous ne gagnons pas le salut par nos œuvres, mais la grâce transforme notre manière de vivre. Le Seigneur utilise aujourd’hui notre obéissance, nos souffrances et notre service pour nous conformer à l’image de Jésus-Christ.
Nous apprenons déjà à adorer, à pardonner, à aimer et à dépendre de Dieu. Cependant, l’éternité ne sera pas simplement une prolongation infinie de nos activités actuelles. Elle sera une création renouvelée, libérée de la malédiction, où le peuple de Dieu Le servira sans péché ni fatigue.
Nous ne connaissons pas tous les détails de la vie à venir, mais nous savons qu’elle ne sera ni vide ni monotone. Nous verrons Dieu, jouirons pleinement de Sa présence et participerons à la gloire du royaume de Christ.
Le ciel n’est pas une existence vague où les âmes flottent sans but; c’est la communion parfaite avec Dieu dans une création restaurée.
Ressuscités spirituellement avec Jésus-Christ
Paul commence son exhortation par ces mots: «Si donc vous êtes ressuscités avec Christ.» Il parle à des personnes qui sont encore physiquement vivantes sur la terre. Cette résurrection est donc d’abord spirituelle.
Avant notre conversion, nous étions morts dans nos offenses et nos péchés. Cela ne signifie pas que nous étions incapables de penser, de travailler ou d’accomplir certaines actions utiles. Cela signifie que nous étions séparés de la vie de Dieu et incapables de nous réconcilier avec Lui par nos propres forces.
Par la grâce, Dieu nous a rendus vivants avec Christ. Cette œuvre est appelée la régénération ou la nouvelle naissance. Le Saint-Esprit ouvre le cœur, donne la foi et produit une nouvelle disposition envers Dieu.
Cette résurrection spirituelle est inséparable de notre union avec Jésus. Le croyant ne reçoit pas seulement des avantages envoyés à distance. Il est uni au Sauveur par la foi. La mort de Christ devient la base de son pardon et la résurrection de Christ devient la source de sa vie nouvelle.
C’est pourquoi la vie chrétienne ne consiste pas simplement à améliorer notre ancienne personne. Dieu ne répare pas seulement nos habitudes; Il nous communique une vie nouvelle en Son Fils.
«Cherchez les choses d’en haut»
Parce que les croyants sont ressuscités avec Christ, Paul leur ordonne de chercher les choses d’en haut. Il ne présente pas cette recherche comme une activité facultative réservée à quelques chrétiens particulièrement consacrés.
Chercher implique une orientation volontaire et persévérante. Nous devons diriger nos pensées, nos efforts et nos désirs vers ce qui appartient au royaume de Dieu. Cela comprend la sainteté, la vérité, la justice, la communion avec Christ et l’accomplissement de Sa volonté.
Les choses d’en haut ne sont pas des réalités mystérieuses détachées de la vie quotidienne. Dans la suite de Colossiens 3, Paul parle de faire mourir le péché, de revêtir la compassion, la bonté, l’humilité, la douceur et la patience.
Chercher les choses célestes transforme donc nos relations terrestres. Une personne tournée vers le ciel devrait devenir plus fidèle dans son mariage, plus honnête dans son travail, plus patiente avec ses enfants et plus généreuse envers ceux qui souffrent.
Plus nous regardons à Christ, plus notre conduite quotidienne doit refléter Son caractère. Une spiritualité qui parle beaucoup du ciel tout en négligeant l’amour du prochain n’est pas biblique.
Christ est assis à la droite de Dieu
Paul précise que Christ est assis à la droite de Dieu. Cette image exprime Son autorité, Sa victoire et Son règne. Jésus n’est pas encore un Sauveur souffrant suspendu à la croix. Son sacrifice est accompli, Il est ressuscité et Il règne dans la gloire.
Cette vérité apporte une grande stabilité au croyant. Les gouvernements changent, les économies traversent des crises et les puissances humaines s’élèvent puis disparaissent. Le trône de Christ, lui, ne peut pas être renversé.
Jésus intercède également pour Son peuple. Notre espérance ne repose pas sur la force de notre propre fidélité, mais sur l’œuvre parfaite et l’intercession permanente du Fils de Dieu.
Même au milieu de la persécution, de la maladie ou de l’incertitude, le chrétien peut se rappeler que son Seigneur règne. Rien de ce qui lui arrive n’échappe à l’autorité du Roi.
Cette assurance est liée à la promesse que rien ne peut séparer les croyants de l’amour de Christ. Notre sécurité ultime ne dépend ni de la stabilité du monde ni de la perfection de nos émotions.
Affectionner les choses d’en haut
Paul répète son exhortation en parlant maintenant de nos affections: «Affectionnez-vous aux choses d’en haut.» Il ne suffit pas d’admettre intellectuellement que le ciel est important. Notre cœur doit apprendre à désirer ce que Dieu désire.
Les affections chrétiennes ne se transforment pas toujours immédiatement. Une personne convertie peut encore ressentir une forte attraction pour les choses du monde. Elle doit donc nourrir son âme de la vérité et combattre les désirs désordonnés.
Ce que nous regardons, écoutons et méditons influence notre cœur. Si notre esprit est continuellement rempli de comparaison, de consommation et de divertissements, il ne faut pas être surpris si notre amour pour les choses éternelles devient faible.
Affectionner les choses d’en haut demande une discipline spirituelle. Nous lisons la Parole, prions, adorons avec l’Église et méditons sur les promesses de Dieu. Ces moyens ne méritent pas le salut, mais ils nourrissent la foi que Dieu nous a donnée.
Nos affections suivent souvent l’endroit où nous plaçons volontairement notre attention. Celui qui contemple régulièrement la beauté de Christ apprendra progressivement à considérer les plaisirs du péché comme pauvres et trompeurs.
Ne pas aimer les choses terrestres de manière désordonnée
Lorsque Paul nous dit de ne pas nous affectionner aux choses de la terre, il ne condamne pas toute appréciation de la création. Nous pouvons aimer notre famille, apprécier la nourriture, remercier Dieu pour la nature et exercer notre profession avec joie.
Le problème apparaît lorsque les dons prennent la place du Donateur. Une bonne chose devient une idole lorsque nous attendons d’elle l’identité, la sécurité ou la satisfaction ultime que Dieu seul peut donner.
Nous pouvons transformer la carrière, le mariage, les enfants, la santé ou même le ministère en idoles. Ces choses sont légitimes, mais elles deviennent dangereuses lorsqu’elles contrôlent notre cœur.
Vivre comme citoyen du ciel signifie tenir les biens terrestres avec des mains ouvertes. Nous les recevons avec gratitude, mais nous reconnaissons qu’ils sont temporaires. Nous ne pouvons pas emporter nos possessions dans l’éternité.
Nous devons donc utiliser les choses du monde sans devenir esclaves de celles-ci. L’argent peut servir à soutenir une famille, aider les pauvres et faire avancer l’Évangile. Mais l’amour de l’argent détruit la paix et conduit à de nombreux péchés.
«Vous êtes morts»
Paul poursuit avec une déclaration étonnante: «Vous êtes morts.» Il ne parle évidemment pas de la mort physique de ses lecteurs. Il affirme que, par leur union avec Christ, ils sont morts à leur ancienne position sous le règne du péché.
La mort de Jésus est devenue leur mort. Leur ancienne identité, fondée sur la culpabilité et la rébellion, a été jugée à la croix. Ils ne sont plus obligés de servir le péché comme un maître absolu.
Cela ne signifie pas que le péché a disparu de leur expérience. Les exhortations qui suivent montrent qu’ils doivent encore le combattre. Mais ils le combattent à partir d’une nouvelle position: ils appartiennent désormais à Christ.
Le péché reste présent, mais il n’a plus le droit de régner sur celui qui est uni à Jésus. Le croyant peut tomber, mais il ne peut plus considérer la rébellion comme sa véritable maison.
Cette vérité nous empêche de définir notre identité uniquement par nos faiblesses passées. Le chrétien repentant n’est pas simplement l’esclave qu’il était autrefois. Il est une nouvelle créature appelée à marcher dans une vie nouvelle.
Une vie cachée avec Christ en Dieu
Paul affirme ensuite que notre vie est «cachée avec Christ en Dieu». Cette expression communique à la fois la sécurité et le caractère encore invisible de notre véritable identité.
Le monde ne comprend pas pleinement ce que signifie appartenir à Jésus. Il peut juger les croyants faibles, insignifiants ou privés de certains plaisirs. Il ne voit pas encore la gloire qui leur est réservée.
Notre vie est également cachée dans le sens où elle est gardée en Christ. Celui qui nous a sauvés est capable de nous préserver. Notre espérance ne repose pas sur notre capacité à nous protéger nous-mêmes, mais sur la fidélité de Dieu.
Cette sécurité n’encourage pas la négligence. Au contraire, elle produit la gratitude et l’obéissance. Parce que notre vie est gardée en Jésus, nous pouvons combattre le péché sans vivre dans la peur constante d’être abandonnés à chaque faiblesse.
La vie cachée avec Christ est aussi une vie nourrie par Lui, comme l’illustre la promesse de l’eau vive qui jaillit jusque dans la vie éternelle. Christ ne nous donne pas seulement un commencement spirituel; Il demeure la source quotidienne de notre force.
Christ est notre vie
Au verset 4, Paul ne dit pas seulement que Jésus nous donne la vie. Il écrit: «Christ, votre vie.» Le Sauveur n’est pas un élément ajouté à une existence déjà complète. Il devient le centre, la source et le but de la vie du croyant.
Sans Christ, nous pouvons respirer, travailler et accomplir de nombreuses activités, mais nous restons séparés de la véritable vie spirituelle. En Lui, nous recevons le pardon, une nouvelle identité et une espérance éternelle.
Dire que Christ est notre vie signifie que nous ne pouvons pas Le limiter à quelques heures religieuses. Il doit influencer nos choix, nos relations, notre utilisation de l’argent, notre manière de travailler et nos réactions face à la souffrance.
Cela signifie aussi que notre joie ultime ne dépend pas de circonstances parfaites. Nous pouvons perdre certaines choses sans perdre Jésus. Nous pouvons traverser une épreuve tout en possédant Celui qui est notre trésor éternel.
Celui qui possède Christ peut manquer de beaucoup de choses sans être spirituellement pauvre. Celui qui possède tout sans Christ demeure pourtant dans le besoin le plus profond.
Quand Christ paraîtra
La vie chrétienne regarde vers un événement futur: l’apparition glorieuse de Jésus-Christ. Celui qui est maintenant invisible reviendra d’une manière publique et majestueuse.
Le retour du Seigneur n’est pas un détail secondaire de la foi. Il est l’espérance bienheureuse de l’Église. Jésus reviendra pour juger, ressusciter les morts, délivrer pleinement Son peuple et établir la nouvelle création.
Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure. Toutes les tentatives visant à établir une date précise contredisent l’enseignement du Seigneur. Notre responsabilité n’est pas de spéculer, mais de vivre dans la vigilance.
L’appel biblique à veiller en attendant le retour de Christ doit produire la fidélité, la sainteté et le service. Celui qui attend son Maître ne doit pas abandonner ses responsabilités.
La véritable espérance du retour de Jésus ne nous pousse pas à fuir la vie présente, mais à l’utiliser pour Sa gloire.
Nous paraîtrons avec Lui dans la gloire
Lorsque Christ paraîtra, ceux qui Lui appartiennent paraîtront aussi avec Lui dans la gloire. Ce qui est actuellement caché sera alors manifesté.
Les croyants recevront des corps ressuscités, incorruptibles et libérés de la maladie, du vieillissement et de la mort. Leur sanctification sera complète. Ils ne lutteront plus contre le péché et ne connaîtront plus la honte ni la culpabilité.
Cette gloire ne signifie pas que les hommes deviendront des dieux. Ils resteront des créatures rachetées, mais ils refléteront parfaitement l’image de Jésus selon la mesure destinée à l’humanité glorifiée.
La présence de Dieu sera leur joie suprême. Ils Le serviront sans fatigue, L’adoreront sans distraction et jouiront d’une communion parfaite avec l’ensemble du peuple racheté.
Cette promesse donne du courage dans la souffrance. Nos douleurs présentes ne sont pas comparables à la gloire qui sera révélée. Même la mort ne peut pas détruire l’espérance de celui dont la vie est cachée en Christ.
Comment vivre comme citoyen du ciel?
Vivre comme citoyen du ciel commence par nourrir notre communion avec Dieu. Nous avons besoin de la Parole, de la prière et de la vie de l’Église pour maintenir notre regard tourné vers Christ.
Nous devons aussi examiner régulièrement nos priorités. Où vont notre temps, notre énergie et nos ressources? Ce que nous poursuivons révèle souvent ce que notre cœur considère comme son véritable trésor.
Un citoyen du ciel cherche la sainteté. Il ne traite pas le péché avec légèreté, mais il le confesse et le combat par la puissance de l’Esprit. Il comprend que sa conduite doit correspondre à sa nouvelle identité.
Il sert également son prochain. L’espérance céleste ne produit pas l’indifférence envers la souffrance terrestre. Jésus nous appelle à nourrir, accueillir, encourager et défendre ceux qui sont faibles.
Enfin, il témoigne de l’Évangile. Si nous croyons qu’il existe une vie éternelle en Christ et un jugement à venir, nous ne pouvons pas rester silencieux devant ceux qui vivent sans espérance.
Conclusion: vivre aujourd’hui à la lumière de l’éternité
Colossiens 3:1-4 nous rappelle que la vie chrétienne découle de notre union avec Jésus-Christ. Nous avons été ressuscités spirituellement avec Lui, notre ancienne identité a été jugée à la croix et notre vie est maintenant cachée avec Christ en Dieu.
Nous possédons déjà la vie éternelle, mais nous attendons encore sa pleine manifestation. Nous connaissons déjà le pardon et la communion avec Dieu, mais nous attendons la résurrection, la glorification et la nouvelle création.
Cette espérance doit transformer notre manière de vivre. Nous ne devons pas mépriser les responsabilités terrestres, mais les accomplir dans une perspective céleste. Nous travaillons, aimons, servons et souffrons en sachant que Christ règne.
Ne laissons donc pas le monde modeler nos affections. Ne faisons pas des richesses, des plaisirs ou de l’approbation humaine le centre de notre existence. Ces choses passeront, mais la Parole de Dieu et le royaume de Christ demeureront.
Cherchons les choses d’en haut. Méditons sur la beauté de Jésus, cultivons la sainteté, servons notre prochain et attendons avec vigilance le retour du Seigneur.
Nous ne marchons pas seulement vers la vie éternelle: en Christ, nous avons déjà commencé à la vivre. Toutefois, le meilleur reste à venir. Un jour, la foi fera place à la vue, la lutte fera place au repos et la souffrance fera place à la gloire.
Que notre prière soit donc celle-ci: «Seigneur, apprends-moi à vivre sur cette terre comme un citoyen du ciel. Détache mon cœur de ce qui passe, renouvelle mon intelligence par Ta Parole et remplis-moi du désir de connaître Christ. Aide-moi à accomplir fidèlement mes responsabilités présentes tout en attendant le jour où je paraîtrai avec mon Sauveur dans la gloire.»