Celui qui fait le bien vient de Dieu

Dans un monde où la méchanceté semble progresser, le chrétien est appelé à imiter ce qui est bon et à refléter le caractère de Dieu. C’est pourquoi nous ne devons jamais nous lasser de faire le bien, même lorsque notre fidélité paraît ignorée ou incomprise.

Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu; celui qui fait le mal n’a point vu Dieu.
3 Jean 1:11

Ne pas imiter le mal, mais choisir le bien

Dans ce passage, l’apôtre Jean présente deux chemins entièrement opposés. D’un côté se trouve le chemin du bien, de la vérité, de l’amour et de la justice. De l’autre se trouve celui du mal, du mensonge, de l’égoïsme et de la rébellion contre Dieu. Il n’existe pas de véritable neutralité spirituelle entre ces deux voies. Chaque être humain manifeste progressivement, par ses décisions et son comportement, ce qui gouverne son cœur.

Jean ne dit pas seulement au croyant de reconnaître le mal ou de le condamner verbalement. Il lui ordonne de ne pas l’imiter. Cette précision est importante, car nous pouvons dénoncer certaines mauvaises conduites tout en reproduisant secrètement les mêmes attitudes. Nous pouvons critiquer la colère des autres tout en nourrissant de l’amertume, condamner le mensonge tout en cachant la vérité ou parler contre l’égoïsme tout en refusant d’aider notre prochain.

Le chrétien doit examiner sa propre conduite à la lumière de la Parole de Dieu. Il ne suffit pas de comparer notre vie avec celle de personnes qui font des choses plus graves que nous. Notre modèle suprême n’est pas la société, notre entourage ou notre culture, mais Jésus-Christ. C’est en contemplant sa sainteté, son amour, sa patience et son obéissance que nous découvrons les domaines dans lesquels notre caractère doit encore être transformé.

Imiter le bien signifie choisir volontairement ce qui plaît à Dieu. Cela implique parfois de refuser une occasion avantageuse lorsqu’elle exige le mensonge, de pardonner lorsque notre cœur réclame la vengeance, de parler avec douceur lorsque nous sommes provoqués ou de défendre une personne injustement traitée. Le bien biblique n’est pas une idée abstraite. Il se manifeste par des décisions concrètes dans la vie quotidienne.

Pourquoi la méchanceté augmente-t-elle dans le monde?

La Bible nous avertit qu’à cause de la multiplication de l’iniquité, l’amour de beaucoup se refroidira. Lorsque les hommes rejettent l’autorité de Dieu, ils perdent progressivement les repères qui leur permettent de distinguer clairement le bien du mal. Ils finissent par appeler le mal bien et le bien mal, par justifier ce que Dieu condamne et par mépriser les vertus qu’Il approuve.

La racine du problème humain ne se trouve pas seulement dans les systèmes politiques, les difficultés économiques ou le manque d’éducation. Ces réalités peuvent influencer la société, mais la source la plus profonde du mal se trouve dans le cœur humain séparé de Dieu. Jésus enseigna que les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les vols, les faux témoignages et les calomnies viennent du cœur.

Un cœur qui refuse la lumière divine devient vulnérable à l’orgueil, à la jalousie, à la haine et à toutes sortes de passions destructrices. L’homme peut maintenir une apparence respectable pendant un certain temps, mais lorsqu’il n’est pas gouverné par la vérité, ses véritables motivations finissent souvent par apparaître. Voilà pourquoi nous avons tous besoin d’une transformation intérieure et non d’une simple amélioration extérieure.

L’absence d’amour ouvre la porte à la méchanceté. Une personne qui ne considère pas son prochain comme une créature faite à l’image de Dieu peut facilement l’utiliser, le tromper, l’humilier ou lui faire du mal. Lorsque l’intérêt personnel devient la règle suprême, les autres ne sont plus considérés comme des personnes à aimer, mais comme des instruments permettant d’atteindre un objectif.

Cependant, le croyant ne doit pas utiliser la corruption du monde comme excuse pour abandonner la justice. Plus les ténèbres deviennent profondes, plus la lumière chrétienne doit être visible. Nous ne pouvons pas contrôler toutes les décisions de la société, mais nous pouvons demander au Seigneur de gouverner nos paroles, nos pensées, nos relations et nos actions.

Faire le bien est le fruit d’une vie transformée

Jean déclare que « celui qui fait le bien est de Dieu ». Cette affirmation ne signifie pas que nous méritons le salut par nos œuvres. L’Évangile enseigne que le pécheur est sauvé par grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ. Nos bonnes actions ne peuvent ni effacer nos fautes ni acheter la faveur divine. Christ seul a parfaitement satisfait la justice de Dieu par sa vie, sa mort et sa résurrection.

Toutefois, la grâce qui sauve produit également une vie nouvelle. Celui qui a été réconcilié avec Dieu reçoit de nouveaux désirs. Il commence à détester ce qu’il aimait autrefois et à aimer ce qu’il méprisait. Il ne devient pas parfait immédiatement, mais une nouvelle direction apparaît dans son existence. Son obéissance devient le fruit visible de l’œuvre accomplie par le Saint-Esprit.

Les bonnes œuvres ne sont donc pas la racine de notre salut, mais elles en sont un fruit nécessaire. Un arbre vivant produit naturellement des fruits selon sa nature. De la même façon, une personne régénérée doit progressivement manifester la bonté, la patience, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. Lorsque ces vertus sont absentes pendant longtemps, il est nécessaire d’examiner sincèrement l’état de notre cœur.

Pour apprendre à pratiquer le bien, nous devons permettre à la Parole de notre Dieu de demeurer dans notre cœur. Les Écritures corrigent nos raisonnements, révèlent nos motivations et nous apprennent à discerner ce qui plaît réellement au Seigneur. Sans cette lumière, nous risquons de définir le bien selon nos préférences personnelles.

Certaines actions peuvent paraître généreuses tout en étant motivées par l’orgueil. Une personne peut donner pour être admirée, servir pour recevoir des compliments ou aider quelqu’un afin de créer une dette morale. Dieu ne regarde pas seulement le geste extérieur; Il examine aussi les intentions du cœur. Le véritable bien cherche la gloire de Dieu et l’intérêt du prochain, même lorsqu’aucune reconnaissance humaine n’est accordée.

Le témoignage remarquable de Démétrius

Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai.
3 Jean 1:12

Après avoir exhorté Gaïus à ne pas imiter le mal, Jean lui présente l’exemple de Démétrius. Cet homme bénéficiait d’un témoignage remarquable. Tous parlaient favorablement de lui, les apôtres confirmaient sa conduite et, selon l’expression de Jean, « la vérité elle-même » lui rendait témoignage. Sa vie était en accord avec le message qu’il professait.

Le texte ne nous donne pas une longue liste des réalisations de Démétrius. Pourtant, cette brève recommandation révèle l’essentiel: il était un homme fidèle, digne de confiance et attaché à la vérité. Sa réputation ne reposait pas sur des paroles séduisantes ou sur une position importante. Elle était le résultat d’une conduite constante observée par les autres croyants.

Un bon témoignage se construit avec le temps. Il ne dépend pas d’un geste spectaculaire accompli devant une foule, mais d’une fidélité quotidienne dans les petites choses. Il se construit lorsque nous respectons nos engagements, disons la vérité même lorsqu’elle nous coûte, traitons les autres avec dignité, reconnaissons nos erreurs et servons sans rechercher l’attention.

Nous devons cependant éviter de vivre uniquement pour préserver notre réputation. Il est possible de paraître juste devant les hommes tout en cachant une vie secrète désordonnée. Le témoignage de Démétrius était solide parce que sa conduite correspondait à la vérité. Il ne cherchait pas seulement à être approuvé par les hommes; il marchait devant Dieu.

Notre véritable caractère apparaît souvent lorsque personne ne nous observe, lorsque nous n’avons rien à gagner ou lorsque nous sommes placés sous pression. C’est dans ces moments que l’intégrité devient visible. Celui qui appartient au Seigneur cherche à faire ce qui est juste non seulement pour éviter les critiques, mais parce qu’il désire honorer Dieu.

Faire le bien dans les situations ordinaires

Beaucoup imaginent que les bonnes œuvres doivent toujours être grandes, extraordinaires ou visibles. Pourtant, la plupart des occasions de pratiquer le bien apparaissent dans la routine. Nous faisons le bien lorsque nous écoutons une personne découragée, partageons avec celui qui manque du nécessaire, rendons un travail honnête, visitons un malade ou prenons soin d’un membre vulnérable de notre famille.

Faire le bien signifie aussi maîtriser notre langue. Une parole peut encourager une personne, mais elle peut également détruire sa réputation. Les commérages, les accusations sans preuve et les paroles humiliantes sont incompatibles avec l’amour chrétien. Avant de parler, nous devrions nous demander si nos mots sont vrais, nécessaires, bienveillants et utiles à ceux qui les entendent.

Dans la famille, le bien se manifeste par la patience, le respect, la fidélité et le pardon. Il est incohérent de paraître spirituel devant l’Église tout en étant dur, indifférent ou violent dans son foyer. Les personnes qui vivent avec nous voient des aspects de notre caractère que les autres ne connaissent pas. C’est pourquoi notre maison constitue l’un des premiers lieux où notre foi doit porter du fruit.

Sur le lieu de travail, pratiquer le bien implique de refuser la fraude, la paresse, la corruption et la tromperie. Le chrétien doit être connu comme une personne honnête, responsable et digne de confiance. Même si son supérieur ne remarque pas tous ses efforts, il sait qu’il travaille sous le regard de Dieu.

Dans l’Église, faire le bien signifie servir avec humilité plutôt que chercher les premières places. Certains désirent les fonctions visibles, mais négligent les tâches simples qui ne produisent aucun applaudissement. Jésus nous a montré que la grandeur véritable se trouve dans le service. Celui qui veut ressembler à Christ doit apprendre à se mettre au service des autres.

Continuer à faire le bien malgré l’opposition

Faire ce qui est juste n’apporte pas toujours une récompense immédiate. Il arrive que la personne honnête soit désavantagée, que celui qui pardonne soit considéré comme faible ou que le croyant fidèle soit critiqué. Dans certaines situations, les bonnes intentions sont même mal interprétées. Ces expériences peuvent produire du découragement.

La Bible ne promet pas que tous applaudiront celui qui marche dans la justice. Au contraire, elle montre que les justes peuvent traverser de nombreuses afflictions. Le monde n’aime pas toujours ceux qui refusent ses compromis, car une vie droite expose indirectement les œuvres des ténèbres.

Nous ne devons pourtant pas répondre au mal par le mal. Si une personne nous trompe, cela ne nous autorise pas à devenir trompeurs. Si quelqu’un nous calomnie, nous ne devons pas inventer des accusations contre lui. Si notre bonté est méprisée, nous ne devons pas abandonner l’obéissance. Notre conduite dépend de notre relation avec Dieu et non du comportement des autres.

La persévérance dans le bien exige la foi. Nous devons croire que Dieu voit ce que les hommes ignorent, qu’Il connaît chaque sacrifice accompli avec sincérité et qu’aucun acte d’obéissance n’est inutile. Le résultat de notre fidélité n’apparaîtra pas toujours immédiatement, mais le Seigneur n’oublie pas ceux qui L’honorent.

Il faut aussi reconnaître que nous ne pouvons pas persévérer par notre seule force. Notre patience s’épuise, nos émotions changent et notre cœur naturel cherche son propre intérêt. Nous avons besoin de la grâce quotidienne de Dieu. La prière, la méditation des Écritures et la communion avec des croyants fidèles nous fortifient afin que nous ne cédions pas au découragement.

Répondre au mal par l’amour et la vérité

Faire le bien ne signifie pas approuver toutes les conduites ou rester silencieux devant l’injustice. L’amour véritable ne se réjouit pas du mal; il se réjouit de la vérité. Il est parfois nécessaire de corriger, d’avertir, de dénoncer une injustice ou d’établir des limites. Cependant, même dans ces situations, notre attitude doit être gouvernée par la sagesse et non par la vengeance.

Jésus est notre exemple parfait. Il dénonça l’hypocrisie, chassa les vendeurs du temple et prononça des avertissements sévères. Pourtant, Il ne fut jamais animé par une haine pécheresse. Ses paroles étaient parfaitement justes, ses motivations parfaitement pures et son zèle entièrement consacré à la gloire du Père.

Nous devons donc demander à Dieu de purifier nos motivations lorsque nous confrontons le mal. Cherchons-nous réellement la restauration de la personne ou voulons-nous simplement l’humilier? Défendons-nous la vérité ou essayons-nous de gagner une dispute? Notre ton, notre moment et notre manière de parler peuvent révéler ce qui se trouve réellement dans notre cœur.

Répondre au mal par le bien peut parfois signifier prier pour celui qui nous a offensés, lui accorder un pardon sincère ou lui offrir une aide dans un moment de besoin. Cela ne supprime pas nécessairement les conséquences de ses actes et n’exige pas de maintenir une relation dangereuse. Le pardon chrétien n’est pas une invitation à tolérer les abus, mais un refus de laisser la haine gouverner notre âme.

L’amour de Christ nous rend capables de faire le bien

La source de toute véritable bonté chrétienne se trouve dans l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Nous aimons parce qu’Il nous a aimés le premier. Lorsque nous nous souvenons de la patience que Dieu a exercée envers nous, nous devenons plus disposés à être patients envers les autres. Lorsque nous contemplons le pardon reçu en Christ, nous trouvons la force de pardonner.

Nous ne faisons donc pas le bien pour convaincre Dieu de nous aimer. Nous le faisons parce que nous avons déjà reçu en Christ un amour que nous ne méritions pas. Cette assurance délivre le croyant de la recherche constante de l’approbation humaine. Même lorsque ses bonnes actions ne sont pas reconnues, il sait que son identité repose sur la grâce divine.

Dans les moments de faiblesse, nous devons nous rappeler que rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ. Cette certitude ne nous pousse pas à la négligence, mais à une obéissance reconnaissante. Celui qui sait qu’il est aimé par le Seigneur peut servir sans rechercher constamment une récompense terrestre.

L’amour de Christ nous apprend aussi à voir les autres différemment. La personne pauvre, étrangère, malade, âgée ou oubliée possède une dignité que le monde ne reconnaît pas toujours. Le croyant ne mesure pas la valeur d’une personne selon son influence, sa richesse ou son utilité. Il se souvient que chaque être humain est une créature de Dieu et qu’il doit être traité avec respect.

Examinons le témoignage de notre propre vie

Le témoignage de Démétrius nous invite à nous poser des questions sérieuses. Que disent nos actions lorsque nos paroles se taisent? Les personnes qui nous connaissent le mieux voient-elles en nous l’humilité, la vérité et la bonté? Notre comportement confirme-t-il la foi que nous professons ou la contredit-il?

Cet examen ne doit pas nous conduire au désespoir, mais à la repentance. Tous les croyants ont encore des faiblesses et des domaines dans lesquels ils doivent grandir. Lorsque Dieu nous montre une faute, nous ne devons ni la justifier ni la cacher. Nous devons la confesser, recevoir son pardon et demander la force nécessaire pour changer.

Il peut être utile de considérer nos relations les plus proches. Avons-nous besoin de demander pardon à quelqu’un? Existe-t-il une promesse que nous n’avons pas tenue? Sommes-nous indifférents devant une personne qui souffre? Utilisons-nous nos paroles pour édifier ou pour détruire? La croissance spirituelle commence souvent lorsque nous répondons honnêtement à ces questions.

Le monde a besoin de croyants dont la vie rend témoignage à la vérité. Il a besoin d’hommes et de femmes qui demeurent honnêtes lorsqu’il serait plus facile de mentir, qui restent purs lorsque le péché est normalisé, qui aiment lorsque la haine domine et qui servent lorsque l’égoïsme est célébré.

Conclusion: imitons ce qui est bon

L’exhortation de Jean demeure pleinement actuelle: « N’imite pas le mal, mais le bien ». Chaque jour, nous rencontrons des exemples que nous pouvons suivre ou rejeter. La popularité d’une conduite ne la rend pas juste, et son acceptation par la société ne signifie pas qu’elle plaît à Dieu. Notre responsabilité est de soumettre toutes choses à l’autorité de sa Parole.

Démétrius nous rappelle qu’une vie fidèle peut devenir un puissant témoignage. Nous ne connaissons pas tous les détails de son ministère, mais son caractère était suffisamment clair pour que les croyants, les apôtres et la vérité elle-même parlent favorablement de lui. Que notre conduite puisse également confirmer ce que nous proclamons.

Demandons au Seigneur de nous donner un cœur sensible, des mains disposées à servir et le courage de pratiquer la justice. Même si le mal semble se multiplier, Dieu demeure souverain. Sa lumière n’est jamais vaincue par les ténèbres, et sa grâce est suffisante pour soutenir tous ceux qui désirent marcher dans ses voies.

Que nos paroles, nos décisions et nos relations montrent que nous appartenons à Jésus-Christ. Ne répondons pas à la haine par la haine, au mensonge par le mensonge ou à l’injustice par l’injustice. Imitons le bien, persévérons dans l’amour et rendons un témoignage fidèle à la vérité, sachant que notre Père céleste voit tout ce qui est accompli pour sa gloire.

Par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné
La miséricorde de Dieu envers un roi juste

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