Sans crainte du mal

Chaque jour apporte ses défis, mais le croyant n’est pas appelé à vivre dominé par la peur. Même lorsque le danger apparaît, nous pouvons dire avec assurance : j’ai confiance en Dieu, je ne craindrai pas. Notre sécurité repose sur la fidélité du Seigneur et non sur l’absence de difficultés.

Marcher avec Dieu ne signifie pas que rien de douloureux ne pourra jamais nous arriver. La Bible ne promet pas une vie sans maladie, sans opposition ou sans épreuve. Elle nous enseigne quelque chose de plus profond : lorsque nous traversons ces réalités, nous ne sommes jamais abandonnés à nous-mêmes. Le Seigneur connaît notre chemin, soutient notre foi et nous donne la force nécessaire pour continuer à avancer lorsque nos propres ressources semblent insuffisantes.

La présence de Dieu est plus grande que nos craintes

La peur fait naturellement partie des émotions humaines. Même certains grands serviteurs de Dieu ont connu des moments d’angoisse. David a fui devant ses ennemis, Élie a connu le découragement et les disciples de Jésus ont tremblé lorsqu’une tempête menaçait leur embarcation. La différence n’est donc pas que les croyants ne ressentent jamais la peur, mais qu’ils possèdent un refuge vers lequel se tourner lorsque celle-ci apparaît.

Nous devons apprendre à distinguer entre ressentir la peur et être gouvernés par elle. Une personne peut reconnaître qu’une situation est dangereuse et prendre des précautions sans manquer de foi. Le problème commence lorsque la peur devient l’autorité principale de nos décisions, lorsque nous oublions la fidélité de Dieu et commençons à vivre comme si tout dépendait exclusivement de notre capacité à contrôler les circonstances.

Dieu ne nous demande pas d’ignorer les dangers, mais de les regarder en sachant qu’Il demeure souverain. Ce regard transforme notre manière de traverser les moments difficiles. Nous pouvons être prudents sans être paralysés et réalistes sans devenir désespérés.

Dieu ne promet pas l’absence de vallées

Le Psaume 23 nous présente l’une des images les plus réconfortantes de toute la Bible. David parle de Dieu comme de son Berger. Pourtant, après avoir mentionné les verts pâturages et les eaux paisibles, il parle également de la vallée de l’ombre de la mort. La présence du Berger n’empêche donc pas nécessairement la vallée d’exister.

Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi:
Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Psaume 23:4

Remarquons la raison pour laquelle David ne craint pas: « car tu es avec moi ». Il ne dit pas qu’il possède suffisamment de force pour vaincre tout seul. Il ne dit pas non plus que la vallée est imaginaire. Sa confiance repose sur la présence de Dieu.

Cette vérité doit rester profondément ancrée dans notre cœur. Lorsque nous traversons une vallée, nous pouvons facilement penser que Dieu nous a abandonnés. Pourtant, la difficulté elle-même ne constitue jamais une preuve de Son absence. Le Berger peut être avec nous au milieu même du chemin que nous aurions préféré éviter.

La foi ne consiste pas à nier la réalité

Il existe une conception dangereuse de la foi selon laquelle un croyant devrait toujours affirmer que tout ira exactement comme il le souhaite. Mais la Bible ne présente pas la confiance de cette manière. Les hommes de Dieu reconnaissaient les dangers devant eux tout en choisissant de s’appuyer sur le Seigneur.

Lorsque David affronta Goliath, il ne prétendit pas que le géant était petit ou sans danger. Goliath était réellement un guerrier redoutable. Mais David connaissait une réalité encore plus grande: le Dieu vivant était avec lui.

De même, nous n’avons pas besoin de minimiser nos difficultés pour avoir la foi. Un problème financier peut être sérieux. Une maladie peut être douloureuse. Une situation familiale peut demander beaucoup de sagesse. Une menace peut nécessiter de la prudence. La confiance en Dieu ne supprime pas les faits; elle empêche les faits de devenir plus grands que Dieu dans notre cœur.

La sagesse de Proverbes 1 nous place devant deux chemins

Proverbes 1 présente un contraste très important entre celui qui refuse la sagesse et celui qui l’écoute. La sagesse lance un appel, avertit et montre la bonne direction. Pourtant, certaines personnes préfèrent suivre leur propre voie et méprisent les avertissements qu’elles reçoivent.

Car la résistance des stupides les tue,
Et la sécurité des insensés les perd.

Proverbes 1:32

Ce verset parle d’une forme de sécurité extrêmement dangereuse. L’insensé se croit tranquille alors même qu’il marche vers sa propre ruine. Il ne voit aucune raison de changer parce que les conséquences ne sont pas encore arrivées. Il interprète l’absence immédiate de problème comme la preuve que sa direction est correcte.

Mais une route ne devient pas bonne simplement parce que nous n’avons pas encore atteint sa mauvaise destination. Il existe une différence immense entre la paix qui vient de Dieu et la fausse sécurité produite par l’ignorance.

La fausse sécurité de l’insensé

L’homme insensé pense souvent qu’il peut vivre selon ses propres règles sans avoir à répondre de ses décisions. Il connaît peut-être les avertissements de la Parole, mais il préfère ses propres désirs. Peu à peu, il devient moins sensible à la correction et plus confiant dans son indépendance.

Cette attitude apparaît dans toute l’histoire biblique. Plusieurs personnes furent averties avant que les conséquences de leur comportement arrivent. Pharaon reçut avertissement après avertissement, mais continua à endurcir son cœur. Le peuple d’Israël fut régulièrement appelé à revenir vers Dieu, mais choisit parfois de suivre d’autres voies.

Le même danger existe aujourd’hui. Nous pouvons entendre un enseignement biblique, reconnaître intérieurement qu’il est vrai et néanmoins décider de l’ignorer. Chaque refus de la correction rend le prochain refus plus facile.

C’est pourquoi l’histoire biblique de ceux qui choisissent leur propre voie au lieu de celle de Dieu constitue un avertissement sérieux. Notre cœur n’est jamais plus sage que Celui qui l’a créé.

Écouter Dieu nous protège de nombreux pièges

Mais celui qui m’écoute reposera avec assurance,
Il vivra tranquille et sans craindre aucun mal.

Proverbes 1:33

Le contraste avec le verset précédent est remarquable. D’un côté, l’insensé possède une fausse sécurité qui finit par le perdre. De l’autre, celui qui écoute la sagesse peut vivre avec une véritable assurance.

Écouter Dieu ne signifie pas simplement entendre des paroles bibliques. Dans les Écritures, écouter implique souvent une disposition à obéir. Nous pouvons connaître de nombreux versets et pourtant continuer volontairement dans une direction contraire à ce que Dieu enseigne.

La véritable écoute produit une réponse. Lorsque Dieu nous montre que quelque chose est mauvais, nous devons nous en détourner. Lorsqu’Il nous appelle à pardonner, nous devons combattre notre désir de vengeance. Lorsqu’Il nous demande de vivre dans l’intégrité, nous devons rester honnêtes même lorsque le mensonge semble momentanément plus avantageux.

La Parole de Dieu éclaire notre chemin

Si nous voulons écouter la voix certaine de Dieu, nous devons donner une place centrale aux Écritures. Beaucoup de personnes recherchent constamment une direction particulière tout en négligeant ce que le Seigneur a déjà clairement révélé dans Sa Parole.

Dieu nous a donné les Écritures afin que nous connaissions Son caractère, Sa volonté morale, le chemin du salut et les principes nécessaires pour marcher dans la sagesse. Le psalmiste pouvait déclarer que la Parole était une lampe à ses pieds et une lumière sur son sentier.

C’est pourquoi marcher selon la Parole du Seigneur est essentiel pour celui qui veut vivre avec sagesse. La Bible ne nous donne pas chaque détail particulier de notre avenir, mais elle nous donne une lumière suffisante pour distinguer le bien du mal et connaître les priorités de Dieu.

Écouter Dieu signifie parfois changer de direction

Nous aimons généralement les conseils de Dieu lorsqu’ils confirment ce que nous désirons déjà. La véritable épreuve arrive lorsque Sa Parole confronte nos projets.

Peut-être avions-nous déjà décidé d’une direction et découvrons-nous ensuite qu’elle exige une désobéissance. Nous pouvons alors chercher mille arguments pour justifier notre choix. Mais la sagesse consiste à accepter que Dieu possède le droit de corriger nos plans.

Changer de direction n’est pas toujours un échec. Parfois, c’est précisément la preuve que nous avons commencé à écouter. L’homme prudent voit le danger et agit avant qu’il soit trop tard.

L’humilité spirituelle consiste à pouvoir dire: « Je voulais cela, mais la Parole de Dieu me montre une autre direction; je vais donc obéir. »

La prudence n’est pas un manque de foi

Le fait de ne pas craindre le mal ne signifie pas que nous devons nous exposer inutilement au danger. Jésus Lui-même refusa de se jeter du haut du temple lorsque Satan Lui suggéra de le faire sous prétexte que Dieu enverrait Ses anges pour Le protéger.

Jésus répondit: « Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. » Ce principe reste très important. Faire confiance à la protection divine ne nous autorise pas à agir avec imprudence.

Si une situation est manifestement dangereuse et que nous pouvons raisonnablement l’éviter, la prudence peut être la réponse la plus sage. Nous pouvons prendre soin de notre santé tout en croyant que Dieu est souverain. Nous pouvons sécuriser notre maison tout en faisant confiance à Sa protection. Nous pouvons éviter une personne dangereuse sans considérer cela comme un manque de foi.

La foi utilise la sagesse que Dieu donne au lieu de provoquer inutilement les dangers.

Dieu est notre secours dans l’affliction

Il existe cependant des dangers que nous ne pouvons pas éviter. Certaines épreuves apparaissent indépendamment de notre volonté. Dans ces circonstances, nous apprenons d’une manière particulière combien nous avons besoin du Seigneur.

David connut cette réalité à plusieurs reprises. Il fut poursuivi, menacé et entouré d’ennemis. Pourtant, il savait qu’il n’existait finalement aucun véritable secours en dehors du Seigneur.

Cela ne signifie pas que Dieu n’utilise pas des personnes ou des moyens humains pour nous aider. Il peut nous secourir à travers un médecin, un ami, une autorité, une famille, une Église ou une occasion inattendue. Mais derrière tous ces moyens, nous reconnaissons finalement la providence de Dieu.

Notre confiance suprême ne doit donc pas être placée dans l’instrument, mais dans Celui qui peut utiliser cet instrument.

David apprit à parler à sa peur

Le Psaume 56 est particulièrement précieux parce que David y reconnaît ouvertement sa peur. Il ne prétend pas être invulnérable. Il dit plutôt qu’au jour où il craint, il se confie en Dieu.

Quand je suis dans la crainte,
En toi je me confie.

Je me glorifierai en Dieu, en sa parole;
Je me confie en Dieu, je ne crains rien:
Que peuvent me faire des hommes?

Psaume 56:4-5

Remarquons le mouvement du texte. David connaît la crainte, mais la peur le pousse vers Dieu plutôt que loin de Lui. Voilà une discipline que nous devons apprendre.

Lorsque l’inquiétude apparaît, nous pouvons simplement l’écouter pendant des heures jusqu’à ce qu’elle remplisse toute notre pensée. Ou nous pouvons faire comme David et rappeler à notre âme la fidélité du Seigneur.

La foi ne consiste pas toujours à empêcher la première pensée de peur d’apparaître, mais à refuser de lui donner le dernier mot.

Nous devons examiner ce qui nourrit notre peur

Notre esprit est influencé par ce que nous lui donnons continuellement. Si nous passons des heures à imaginer tous les scénarios négatifs possibles, notre inquiétude grandira naturellement.

Cela ne signifie pas que nous devons vivre sans information ou ignorer les problèmes réels. Mais nous devons veiller à ne pas nourrir notre peur beaucoup plus que notre foi.

La lecture régulière des Écritures nous aide à replacer nos problèmes dans une perspective correcte. Nous commençons à voir que le Dieu qui nous accompagne aujourd’hui est le même Dieu qui a soutenu Son peuple à travers les générations.

La prière accomplit également cette œuvre. En déposant régulièrement nos inquiétudes devant le Seigneur, nous reconnaissons que nous ne sommes pas capables de tout contrôler et que nous n’avons pas besoin de porter seuls le poids de demain.

La paix de Dieu ne dépend pas d’un monde parfaitement stable

Si nous attendons que tout soit parfaitement sous contrôle avant d’avoir la paix, nous risquons d’attendre toute notre vie. Il y aura toujours une situation que nous ne pouvons pas maîtriser complètement.

La paix chrétienne possède donc une source différente. Paul parle d’une paix de Dieu qui surpasse toute intelligence et qui peut garder nos cœurs et nos pensées en Jésus-Christ.

Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.

Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.

Philippiens 4:6-7

Paul ne promet pas que toutes les circonstances changeront immédiatement après notre prière. Dieu peut nous donner la paix avant même que la situation extérieure soit résolue.

Notre sécurité ultime se trouve en Christ

Il est important de comprendre jusqu’où va la sécurité promise au croyant. Si nous interprétons les textes bibliques comme une garantie qu’aucun mal physique ne pourra jamais nous atteindre, nous finirons par entrer en contradiction avec toute l’histoire chrétienne.

Les apôtres furent persécutés. Étienne fut lapidé. Paul fut battu et emprisonné. Beaucoup de croyants fidèles ont souffert au cours des siècles. Jésus Lui-même avait annoncé à Ses disciples qu’ils auraient des tribulations dans le monde.

Pourtant, aucune de ces souffrances ne pouvait leur enlever leur salut en Jésus-Christ. Voilà la sécurité la plus profonde du croyant. Même lorsque notre corps est menacé, notre destinée éternelle demeure entre les mains du Seigneur.

Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu

Romains 8 présente cette assurance d’une manière particulièrement puissante. Paul mentionne la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le péril et l’épée. Il ne nie donc absolument pas que les chrétiens puissent connaître des circonstances terribles.

Mais après avoir mentionné ces réalités, il déclare que rien dans toute la création ne pourra séparer les croyants de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

Voilà pourquoi nous pouvons traverser l’épreuve sans perdre notre espérance. La difficulté peut toucher beaucoup de choses dans notre vie, mais elle ne possède pas le pouvoir d’annuler l’œuvre du Christ.

Le courage chrétien n’est pas de l’arrogance

Nous devons également distinguer le courage biblique d’une attitude présomptueuse. Dire « Dieu est avec moi » ne signifie pas croire que chacune de nos décisions recevra automatiquement Son approbation.

Avant de demander à Dieu de bénir notre chemin, nous devons nous demander si ce chemin correspond à Sa Parole. Une personne qui marche volontairement dans la désobéissance ne doit pas utiliser les promesses de protection comme excuse.

Le courage biblique est humble. Il dit: « Seigneur, je veux marcher dans Ta volonté. Donne-moi la sagesse nécessaire, protège-moi selon Ton dessein et donne-moi le courage d’obéir même lorsque cela est difficile. »

La foi ne place pas Dieu au service de nos plans; elle place nos plans sous l’autorité de Dieu.

Dieu peut nous protéger en fermant certaines portes

Nous pensons souvent à la protection de Dieu uniquement sous la forme d’une délivrance spectaculaire. Pourtant, Sa protection peut aussi apparaître d’une manière beaucoup plus discrète.

Une occasion qui échoue peut parfois nous éloigner d’un problème dont nous ignorions l’existence. Une relation qui ne progresse pas peut nous préserver d’une profonde douleur. Un changement de plan peut nous conduire vers une direction que nous n’aurions jamais envisagée.

Nous ne devons évidemment pas prétendre connaître la raison divine derrière chaque événement. Certaines portes se ferment simplement parce que nous vivons dans un monde imparfait. Mais nous pouvons néanmoins croire que Dieu reste souverain au milieu de ces circonstances.

Dieu peut également nous protéger en nous donnant la sagesse

Nous attendons parfois une intervention miraculeuse alors que Dieu nous a déjà donné un avertissement clair dans Sa Parole. Une partie importante de Sa protection consiste précisément dans la sagesse biblique.

Les Proverbes nous avertissent contre les mauvaises compagnies, l’adultère, les dettes imprudentes, la colère incontrôlée, le mensonge, la paresse et l’orgueil. Celui qui écoute ces avertissements évite naturellement plusieurs douleurs.

Nous ne devons donc pas demander au Seigneur de nous préserver des conséquences d’un chemin tout en choisissant volontairement de rester sur ce chemin. Écouter la sagesse constitue elle-même une forme de protection.

La vraie assurance produit l’obéissance

Proverbes 1:33 associe l’assurance à l’écoute. Celui qui écoute peut vivre tranquille. Cela signifie que la confiance biblique n’est jamais complètement séparée de notre manière de vivre.

Nous ne sommes pas sauvés par notre obéissance; le salut est par grâce. Mais celui qui appartient à Dieu désire progressivement marcher selon Sa volonté.

L’obéissance elle-même apporte souvent une paix que la désobéissance ne peut offrir. Une conscience constamment troublée par un péché volontaire rend difficile une vie véritablement tranquille.

Lorsque nous tombons, nous avons donc besoin de repentance plutôt que de chercher simplement à étouffer notre conscience. Dieu est miséricordieux envers celui qui revient sincèrement vers Lui.

Dieu peut utiliser les difficultés pour fortifier notre foi

Certaines épreuves que nous voudrions éviter deviennent précisément les circonstances dans lesquelles nous apprenons le plus à faire confiance au Seigneur. Une foi qui n’a jamais été éprouvée reste largement théorique.

Pierre compare l’épreuve de la foi à l’or éprouvé par le feu. Le feu ne crée pas l’or, mais il révèle et purifie ce qui existe déjà. De même, les difficultés peuvent révéler où repose réellement notre confiance.

Lorsque tout va bien, il est facile de dire que Dieu suffit. Lorsque plusieurs appuis disparaissent, cette confession prend une profondeur nouvelle.

Dieu peut donc nous délivrer d’une épreuve, mais Il peut aussi nous fortifier au milieu d’elle. Dans les deux cas, nous dépendons de Sa grâce.

La peur de demain ne doit pas voler la grâce d’aujourd’hui

Une grande partie de notre inquiétude concerne des événements qui ne se sont pas encore produits. Nous imaginons ce qui pourrait arriver demain, puis nous ressentons aujourd’hui le poids émotionnel d’une situation qui n’existe peut-être même pas.

Jésus nous appelle à ne pas nous inquiéter du lendemain, car chaque jour possède suffisamment de difficultés. Il ne nous interdit pas de planifier avec sagesse. Il nous interdit de vivre écrasés par une anticipation anxieuse de l’avenir.

Nous pouvons préparer demain tout en faisant confiance à Dieu. Nous travaillons avec prudence, prenons des décisions responsables et laissons finalement l’avenir entre Ses mains.

Nous ne marchons jamais seuls

Voici l’une des vérités les plus précieuses pour le croyant: quelle que soit la route que Dieu permet que nous traversions, nous ne sommes pas abandonnés. Sa présence ne dépend pas de notre capacité à la ressentir constamment.

Joseph était avec Dieu dans la maison de Potiphar et Dieu était encore avec lui lorsqu’il fut envoyé en prison. Daniel appartenait au Seigneur avant d’entrer dans la fosse aux lions et il Lui appartenait encore lorsqu’il se trouvait entouré des animaux.

Paul et Silas étaient serviteurs de Christ lorsqu’ils prêchaient librement, mais également lorsqu’ils étaient enfermés dans une prison à Philippes.

Les circonstances changent; l’appartenance au Seigneur demeure.

Écoutons Dieu plutôt que notre peur

Proverbes 1:32-33 nous place finalement devant un choix. Nous pouvons suivre notre propre sagesse et construire une fausse sécurité, ou écouter Dieu et apprendre à vivre avec une confiance fondée sur Sa vérité.

La voix de la peur nous dit que nous devons tout contrôler. La Parole nous rappelle que Dieu demeure souverain. La peur dit qu’une difficulté signifie que tout est perdu. La foi répond que Dieu peut encore agir même lorsque nous ne voyons pas la solution.

La peur dit parfois: « Tu es seul. » La promesse divine répond: « Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. »

Marchons avec confiance et sagesse

Nous n’avons donc pas besoin de choisir entre la confiance en Dieu et la prudence. Les deux peuvent marcher ensemble. Nous pouvons être vigilants face aux dangers tout en refusant de vivre dans une peur permanente.

Lorsque nous rencontrons un obstacle, demandons au Seigneur la sagesse nécessaire pour savoir s’il faut attendre, changer de direction ou continuer. Toutes les difficultés ne sont pas nécessairement des barrières que nous devons « briser ». Parfois, Dieu nous appelle à persévérer; parfois, Il nous montre qu’une autre route est plus sage.

Voilà pourquoi nous avons besoin de Sa Parole, de la prière et d’un cœur humble. Le croyant courageux n’est pas celui qui fonce aveuglément devant chaque danger, mais celui qui marche fidèlement dans la direction que Dieu lui donne.

Celui qui écoute reposera avec assurance

Gardons donc dans notre cœur la promesse de Proverbes 1:33. Celui qui écoute la sagesse peut vivre dans une véritable tranquillité. Cela ne signifie pas qu’il connaîtra une vie sans problème, mais qu’il n’a pas besoin d’être gouverné par la terreur du mal.

Notre confiance ne repose ni sur nos possessions, ni sur notre intelligence, ni sur notre capacité à prévoir toutes les situations. Ces choses sont limitées. Notre confiance repose finalement sur Dieu.

Lorsque nous avons peur, tournons-nous vers Lui. Lorsque nous devons prendre une décision, cherchons Sa sagesse. Lorsque Sa Parole nous corrige, acceptons de changer de direction. Lorsque l’épreuve arrive malgré notre fidélité, souvenons-nous que la présence de Dieu n’a pas disparu.

Nous ne sommes pas invulnérables, mais nous sommes entre les mains d’un Dieu souverain. Voilà pourquoi le chrétien peut affronter l’avenir avec une espérance que les circonstances ne peuvent pas entièrement détruire.

Marchons donc chaque jour avec confiance, mais aussi avec sagesse. Ne cherchons pas une fausse sécurité en suivant notre propre cœur. Écoutons la voix certaine de Dieu dans Sa Parole, suivons Ses commandements et remettons entre Ses mains ce que nous ne pouvons pas contrôler.

Et lorsque la peur voudra dominer notre pensée, rappelons-nous ces paroles: « Celui qui m’écoute reposera avec assurance, il vivra tranquille et sans craindre aucun mal. » Notre chemin peut comporter des vallées, des dangers et des épreuves, mais Celui qui nous accompagne demeure plus grand que tout ce que nous rencontrons. En Lui se trouvent notre sagesse, notre secours et notre véritable sécurité.

Prière pour la miséricorde en temps d’épreuve
Criez vers Lui et Il répondra

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