Vous serez béni et vous serez en sécurité

Les promesses du Seigneur demeurent fermes parce que Dieu ne ment pas et ne change pas. Celui qui contemple l’immensité de la puissance de Dieu peut avancer avec assurance, sachant que rien ne peut empêcher le Seigneur d’accomplir parfaitement ce qu’Il a déterminé.

Nous vivons dans un monde où les paroles humaines sont souvent fragiles. Des promesses sont faites puis oubliées, des engagements sont pris puis abandonnés, et même les personnes les plus sincères peuvent se trouver incapables d’accomplir ce qu’elles avaient annoncé. Mais Dieu n’est pas comme l’homme. Sa Parole ne dépend ni de circonstances imprévues ni d’un manque de puissance. Lorsque Dieu parle, Sa fidélité garantit la vérité de ce qu’Il déclare.

Cette certitude doit fortifier notre foi lorsque nous traversons des périodes d’attente. Nous pouvons ne pas comprendre immédiatement les voies du Seigneur, mais nous savons qui Il est. Dieu reste fidèle, sage, saint et souverain. Ce qu’Il accomplit n’est jamais désordonné, et Son calendrier n’est jamais soumis à notre impatience.

Les promesses de Dieu reposent sur Son caractère

La raison principale pour laquelle nous pouvons croire aux promesses bibliques n’est pas simplement que certaines personnes ont vu de grandes choses se produire. La véritable base de notre confiance se trouve dans le caractère même de Dieu. Il est impossible que Dieu soit trompeur. Il n’a aucune faiblesse morale, aucun manque de connaissance et aucune incapacité qui pourrait rendre Sa Parole incertaine.

Lorsque Dieu promet quelque chose, Il possède à la fois la volonté, la sagesse et la puissance nécessaires pour l’accomplir. Aucun obstacle ne peut apparaître soudainement et surprendre le Créateur. Aucun adversaire n’est capable de renverser Ses desseins. Aucun événement futur n’est inconnu devant Lui.

Nos promesses dépendent de nos capacités; les promesses de Dieu dépendent de Sa perfection. Voilà pourquoi notre confiance doit être placée en Lui plutôt qu’en notre propre compréhension des circonstances.

Cela ne veut pas dire que nous pouvons prendre n’importe quel désir personnel et l’appeler « promesse de Dieu ». Nous devons apprendre à distinguer entre ce que Dieu a réellement déclaré dans les Écritures et ce que nous aimerions simplement qu’Il fasse. La foi biblique ne consiste pas à obliger Dieu à accomplir nos projets, mais à nous appuyer avec assurance sur ce qu’Il a véritablement révélé.

La bénédiction sacerdotale donnée à Israël

Dans le livre des Nombres, nous trouvons l’une des bénédictions les plus connues de toute l’Écriture. Dieu parle à Moïse et lui ordonne de transmettre à Aaron et à ses fils la manière dont ils devaient bénir les enfants d’Israël.

Que l’Éternel te bénisse, et qu’il te garde!

Nombres 6:24

Ces quelques mots sont extrêmement riches. La bénédiction ne provient pas d’Aaron comme si le sacrificateur possédait en lui-même le pouvoir de bénir. Aaron prononçait ce que Dieu avait ordonné. La source véritable de toute bénédiction était l’Éternel.

Cela nous enseigne à regarder au-delà des instruments humains. Dieu peut utiliser des personnes pour nous aider, nous enseigner, nous conseiller ou nous encourager, mais toute bonne chose vient finalement de Lui. Nous devons remercier les instruments sans oublier la main souveraine qui les utilise.

Que signifie réellement être béni par Dieu ?

Notre culture réduit parfois la bénédiction à la prospérité matérielle. Lorsqu’une personne possède beaucoup d’argent, une grande maison ou une situation professionnelle favorable, nous disons rapidement qu’elle est bénie. Ces choses peuvent effectivement être des dons de Dieu, mais la notion biblique de bénédiction est beaucoup plus profonde.

Une personne peut posséder beaucoup de biens et pourtant vivre sans paix, sans communion avec Dieu et sans espérance éternelle. À l’inverse, un croyant peut traverser une saison de manque tout en expérimentant la grâce, la présence, la sagesse et la consolation du Seigneur.

La plus grande bénédiction n’est pas de recevoir davantage de choses, mais de connaître Dieu et d’être réconcilié avec Lui. Tout le reste est temporaire. Les richesses disparaissent, la santé peut changer et les possessions restent derrière nous à la mort. Mais le salut en Jésus-Christ possède une valeur éternelle.

C’est pourquoi nous devons éviter une conception superficielle de la bénédiction. Dieu peut nous bénir en donnant, mais Il peut également nous bénir en nous enseignant le contentement. Il peut ouvrir une porte, mais Il peut aussi nous protéger en la fermant. Il peut changer immédiatement une circonstance, ou Il peut utiliser cette circonstance pour transformer notre caractère.

« Et qu’Il te garde »

La bénédiction continue avec cette demande magnifique : « qu’Il te garde ». Israël avait besoin de la protection de Dieu. Le peuple traversait un environnement difficile, devait affronter des ennemis et dépendait continuellement de l’intervention divine.

Mais être gardé par Dieu dépasse la simple protection physique. La Bible parle aussi d’une garde spirituelle. Nous avons besoin que le Seigneur protège notre cœur contre l’endurcissement, notre esprit contre l’erreur et notre vie contre les nombreux pièges qui cherchent à nous détourner de Lui.

Il existe des dangers visibles dont nous sommes conscients et d’autres que nous ne percevons même pas. Nous ne savons pas combien de fois Dieu nous a protégés sans que nous nous en rendions compte. La providence divine agit parfois d’une manière silencieuse que nous ne comprendrons peut-être pleinement que dans l’éternité.

Cette vérité produit de la gratitude. Chaque journée n’est pas simplement le résultat de notre prudence ou de nos capacités. Notre vie demeure entre les mains de Celui qui nous a créés.

Israël avait vu la fidélité du Seigneur

Les enfants d’Israël avaient de nombreuses raisons de croire Dieu. Ils avaient vu la mer Rouge s’ouvrir devant eux. Ils avaient reçu la manne dans le désert. Ils avaient vu l’eau sortir du rocher. Ils avaient expérimenté la protection divine face à des dangers qui semblaient impossibles à surmonter.

Et pourtant, malgré tous ces témoignages, le peuple tombait régulièrement dans le doute et les murmures. Cette réalité nous montre quelque chose d’important concernant le cœur humain : voir un miracle aujourd’hui ne garantit pas que nous ne douterons jamais demain.

Nous avons besoin d’une foi continuellement nourrie par la Parole. Les expériences passées peuvent nous encourager, mais notre confiance doit être attachée au caractère de Dieu. Israël devait apprendre à attendre dans le Seigneur, même lorsque l’accomplissement de certaines promesses demandait du temps.

Attendre Dieu ne signifie pas qu’Il nous a oubliés. Le désert n’annulait pas la promesse de la terre promise. Il faisait partie du chemin par lequel Dieu conduisait Son peuple.

Dieu agit selon Son temps parfait

Nous avons naturellement tendance à vouloir des réponses rapides. Lorsque nous prions, nous aimerions souvent voir immédiatement le résultat. Lorsque Dieu promet quelque chose dans Sa Parole, nous pouvons devenir impatients si les circonstances semblent aller dans une direction opposée.

Pourtant, toute la Bible nous apprend que Dieu travaille souvent à travers des périodes d’attente. Abraham reçut une promesse concernant un fils, mais il dut attendre. Joseph reçut des rêves concernant son avenir, mais passa d’abord par l’esclavage et la prison. David fut oint pour devenir roi, mais connut ensuite de longues années de persécution.

Le délai apparent n’était pas un échec de Dieu. Dans chacun de ces cas, le Seigneur préparait les circonstances et formait également la personne qui recevrait l’accomplissement.

Dieu ne travaille pas seulement sur ce qu’Il va nous donner; Il travaille aussi sur ce que nous devenons pendant que nous attendons. La patience, la dépendance, l’humilité et la persévérance se développent souvent précisément dans les saisons où nous devons continuer à croire sans encore voir.

Que l’Éternel fasse luire Sa face sur toi

Que l’Éternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce!

Nombres 6:25

Cette deuxième partie de la bénédiction utilise une image magnifique. Faire luire Sa face sur quelqu’un évoque la faveur et la bienveillance. C’est l’opposé de l’idée d’un Dieu détournant Sa face dans le jugement.

Le peuple avait besoin de la faveur du Seigneur bien plus que de toute autre chose. Sans la présence de Dieu, même les meilleures circonstances extérieures auraient été insuffisantes. Moïse lui-même comprenait cela lorsqu’il insistait sur le fait que la présence divine devait accompagner Israël.

Nous devons retrouver cette priorité. Il est possible de rechercher les dons de Dieu tout en négligeant Dieu Lui-même. Nous pouvons désirer la santé, la protection, la réussite et les réponses aux prières sans cultiver un véritable désir de connaître Celui qui donne toutes choses.

La face de Dieu vaut davantage que ce que Sa main peut déposer dans la nôtre. La véritable vie chrétienne ne consiste pas simplement à chercher des bénédictions; elle consiste à chercher le Seigneur.

« Et qu’Il t’accorde Sa grâce »

La grâce apparaît au cœur de cette bénédiction. Elle nous rappelle que nous ne pouvons jamais nous approcher de Dieu comme si nous méritions naturellement tous Ses bienfaits. Israël lui-même avait souvent désobéi. Ses murmures, son incrédulité et sa rébellion démontraient continuellement son besoin de miséricorde.

Et nous ne sommes pas différents. Si Dieu nous traitait uniquement selon nos mérites, aucun de nous ne pourrait se présenter avec assurance devant Lui. Nous avons péché en pensée, en parole et en action. Notre espérance repose donc sur la grâce.

Cette grâce trouve son expression suprême dans Jésus-Christ. Dieu ne s’est pas contenté de donner des biens terrestres aux hommes; Il a donné Son Fils pour sauver des pécheurs. Voilà pourquoi contempler l’amour indescriptible de Dieu nous conduit inévitablement à la croix.

À la croix, nous voyons simultanément la gravité du péché et la grandeur de la grâce. Le péché est si sérieux que le salut exigeait le sacrifice du Fils de Dieu. Et l’amour divin est si profond que Christ a volontairement donné Sa vie pour ceux qui ne pouvaient pas se sauver eux-mêmes.

La bénédiction suprême est en Jésus-Christ

Lorsque nous lisons la bénédiction de Nombres 6 comme chrétiens, nous ne devons pas la séparer de toute l’histoire de la rédemption. Le Nouveau Testament nous montre que les plus grandes bénédictions de Dieu sont reçues en Jésus-Christ.

En Lui, nous avons le pardon des péchés. En Lui, nous sommes réconciliés avec Dieu. En Lui, nous recevons une espérance éternelle. En Lui, nous avons accès au Père. Toutes les richesses matérielles du monde seraient insignifiantes si nous étions encore séparés de Dieu.

Le salut est donc infiniment supérieur à toute bénédiction temporaire. Nous pouvons remercier Dieu pour le pain quotidien, la famille, le travail et la santé, mais notre gratitude la plus profonde doit être dirigée vers l’œuvre de Jésus-Christ.

Cette perspective nous protège également contre la déception spirituelle. Si nous pensons que la bénédiction de Dieu signifie nécessairement que nous ne connaîtrons plus jamais la souffrance, nous finirons par douter lorsqu’une épreuve arrivera. Mais si nous comprenons que notre plus grande bénédiction est d’appartenir à Christ, nous pouvons rester reconnaissants même dans une saison difficile.

Que l’Éternel tourne Sa face vers toi

Que l’Éternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix!

Nombres 6:26

La bénédiction atteint ici son point culminant. Dieu tourne Sa face vers Son peuple et lui donne la paix. Cette paix n’est pas simplement l’absence temporaire d’une guerre ou d’un problème. Le concept biblique de paix est plus riche. Il comporte l’idée de bien-être, de sécurité et de restauration.

Nous vivons souvent à la recherche de cette paix dans les mauvaises choses. Certaines personnes pensent qu’elles seront enfin tranquilles lorsqu’elles auront suffisamment d’argent. D’autres cherchent la paix dans la reconnaissance sociale, les relations ou le divertissement.

Mais toutes ces choses sont instables. Une situation économique peut changer en quelques jours. Une relation peut se briser. La popularité peut disparaître. La santé peut se détériorer. Une paix fondée exclusivement sur des circonstances favorables disparaît avec les circonstances.

La paix de Dieu au milieu des difficultés

La paix que Dieu donne est différente. Cela ne signifie pas que le croyant ne connaîtra jamais l’anxiété, la douleur ou le combat. La Bible présente de nombreux serviteurs de Dieu profondément troublés par certaines situations.

Mais au milieu de ces circonstances, nous pouvons apprendre à remettre nos inquiétudes entre les mains du Seigneur. La paix chrétienne naît de la certitude que Dieu règne toujours, même lorsque nous ne contrôlons plus rien.

Paul pouvait connaître la prison et néanmoins parler de paix. David pouvait être poursuivi par ses ennemis et pourtant trouver refuge en Dieu. Les circonstances extérieures n’étaient pas nécessairement paisibles, mais leur cœur avait un refuge plus profond.

C’est pourquoi les Écritures nous donnent de nombreux encouragements pour les moments où nous nous sentons faibles. Certaines méditations bibliques, comme ces versets qui nous aident à ne pas nous évanouir, nous rappellent que la paix de Dieu peut garder le cœur même lorsque les difficultés n’ont pas encore disparu.

La paix avec Dieu précède la paix intérieure

Il existe cependant une distinction importante. Avant de parler de paix intérieure, nous devons parler de paix avec Dieu. Le problème fondamental de l’être humain n’est pas simplement qu’il se sent stressé. Son problème le plus profond est le péché qui le sépare de son Créateur.

Jésus-Christ est venu précisément afin de réconcilier les pécheurs avec Dieu. Par Sa mort et Sa résurrection, Il a accompli ce que nous étions incapables d’accomplir. Celui qui place sa foi en Christ est justifié et possède la paix avec Dieu.

Cette paix objective devient alors le fondement de notre paix quotidienne. Nous savons que notre relation avec Dieu ne repose pas sur une performance parfaite de notre part, mais sur l’œuvre parfaite de Christ.

Le cœur peut se reposer parce que le salut ne dépend pas de notre capacité à nous sauver nous-mêmes. Jésus a accompli ce que nous ne pouvions accomplir.

Dieu avait protégé Israël dans le désert

Lorsque les Israélites entendaient cette bénédiction, ils pouvaient regarder leur propre histoire et voir de nombreux exemples de la protection divine. Dieu leur avait donné de la nourriture là où aucune agriculture normale n’était possible. Il les avait conduits et protégés pendant leur marche.

Ils avaient pourtant murmuré à plusieurs reprises. Leur mémoire spirituelle était souvent courte. Une nouvelle difficulté suffisait parfois pour leur faire oublier les délivrances précédentes.

Nous pouvons commettre exactement la même erreur. Une nouvelle crise arrive, et nous oublions tout ce que Dieu nous a déjà enseigné. Voilà pourquoi il est bon de nous souvenir volontairement de Sa fidélité.

Cela ne signifie pas vivre uniquement dans le passé, mais utiliser les œuvres passées de Dieu comme encouragement pour continuer à faire confiance à Son caractère aujourd’hui.

La fidélité de Dieu ne justifie pas notre désobéissance

Une autre erreur serait de penser que puisque Dieu est fidèle, notre manière de vivre n’a aucune importance. Israël reçut de magnifiques promesses, mais fut également appelé à marcher dans l’obéissance.

La grâce n’est jamais une autorisation de vivre volontairement dans le péché. Celui qui comprend réellement la bonté de Dieu devrait désirer Lui obéir davantage, non pour acheter Sa faveur, mais par reconnaissance envers Celui qui lui a montré tant de miséricorde.

Nous n’obéissons pas afin de transformer Dieu en débiteur; nous obéissons parce que nous L’aimons et reconnaissons Son autorité. La foi véritable porte progressivement le fruit d’une vie transformée.

Il est donc possible de parler des promesses de Dieu d’une manière déséquilibrée si nous supprimons les appels bibliques à la repentance, à la sainteté et à la persévérance. La même Bible qui proclame la fidélité du Seigneur nous appelle à prendre au sérieux Ses commandements.

Les promesses de Dieu sont-elles toutes pour nous ?

Nous devons également lire les promesses bibliques avec discernement. Certaines furent données directement à Israël dans un contexte particulier. D’autres furent données à des personnes précises. Nous ne devons pas automatiquement prendre chaque déclaration et l’appliquer mot pour mot à toutes nos circonstances.

Cela ne diminue absolument pas la valeur des Écritures. Au contraire, cela nous aide à les respecter. Nous cherchons d’abord à comprendre ce que Dieu disait dans le contexte original, puis nous discernons les principes qui demeurent vrais pour nous aujourd’hui.

Dans Nombres 6, cette bénédiction appartient au contexte de l’alliance avec Israël. Pourtant, elle révèle des vérités éternelles concernant le caractère de Dieu : Il est la source de toute bénédiction, Il garde Son peuple, Il manifeste Sa grâce et Il donne la véritable paix.

Et pour le chrétien, toutes ces réalités atteignent leur plénitude en Jésus-Christ.

Apprendre à attendre sans perdre la foi

L’un des plus grands défis de notre vie spirituelle est de continuer à croire lorsque nous ne voyons pas encore ce que nous attendons. Nous pouvons avoir prié longtemps pour une situation familiale, pour une direction ou pour une difficulté qui semble ne pas changer.

L’attente peut alors devenir un terrain où apparaissent le doute, l’impatience et même la comparaison. Nous regardons les autres et nous demandons pourquoi certaines choses semblent arriver rapidement chez eux tandis que notre propre situation demeure inchangée.

Mais Dieu ne nous appelle pas à comparer nos calendriers. Il nous appelle à Lui faire confiance. Notre connaissance est limitée; la Sienne est parfaite. Nous voyons quelques années de notre existence; Il voit l’ensemble de Son dessein éternel.

Attendre Dieu avec foi signifie croire que Sa sagesse est meilleure que notre précipitation. Parfois, la réponse viendra de la manière que nous espérions. D’autres fois, Dieu nous conduira différemment. Mais dans les deux cas, nous pouvons nous soumettre à Sa volonté.

La bénédiction doit produire la gratitude

Si Dieu est Celui qui bénit, garde, manifeste Sa grâce et donne la paix, notre réponse devrait être une profonde gratitude. Il est facile de nous habituer aux dons du Seigneur jusqu’à ne plus les remarquer.

Nous demandons souvent la prochaine chose avant même d’avoir remercié Dieu pour ce qu’Il nous a déjà accordé. La prière peut alors devenir uniquement une liste de besoins. Mais la communion chrétienne comprend également l’adoration et la reconnaissance.

Nous pouvons remercier Dieu pour des choses ordinaires : une journée supplémentaire, la nourriture, une personne qui nous encourage, la possibilité de lire les Écritures et la communion de l’Église. Et surtout, nous devons rendre grâce pour Jésus-Christ.

La gratitude protège également notre cœur contre l’envie. Lorsque nous reconnaissons les nombreuses expressions de la grâce de Dieu dans notre propre vie, nous sommes moins tentés de passer notre temps à mesurer ce que les autres possèdent.

La bénédiction de Dieu nous conduit à bénir les autres

La bénédiction sacerdotale n’était pas destinée à produire un peuple entièrement centré sur lui-même. Dans toute l’histoire biblique, Dieu bénit afin que Sa gloire soit connue et que Son peuple devienne également un instrument de bien autour de lui.

Si nous avons reçu la grâce, nous devons faire preuve de grâce. Si Dieu nous pardonne, nous devons apprendre à pardonner. Si le Seigneur nous donne des ressources, nous pouvons les utiliser avec sagesse pour servir. Si nous avons reçu une parole de consolation, nous pouvons encourager quelqu’un qui traverse une épreuve.

La bénédiction véritable ne termine pas sa course en nous; elle produit des fruits qui touchent également notre prochain.

Voilà pourquoi une Église remplie de personnes conscientes de la grâce de Dieu devrait être caractérisée par la gratitude, le service, la compassion et la générosité plutôt que par la rivalité.

Que l’Éternel te bénisse et qu’Il te garde

Ces paroles prononcées il y a tant de siècles continuent de diriger notre attention vers Celui qui est la source de toute grâce. Elles nous rappellent que notre sécurité ultime ne réside pas dans les circonstances, mais dans Dieu.

Lorsque nous avons peur, souvenons-nous qu’Il garde Son peuple. Lorsque nous nous sentons indignes, souvenons-nous de Sa grâce. Lorsque l’agitation remplit notre cœur, recherchons la paix qui se trouve en Lui. Et lorsque nous attendons l’accomplissement de ce qu’Il a véritablement promis, rappelons-nous que Dieu n’est jamais en retard et ne manque jamais à Sa Parole.

Nous pouvons ne pas connaître le chemin de demain, mais nous connaissons Celui qui règne sur demain. Nous pouvons ne pas savoir comment certaines difficultés seront résolues, mais nous savons qu’aucune circonstance n’échappe à Sa souveraineté.

Ne faisons donc pas dépendre notre foi de ce que nos yeux voient aujourd’hui. Regardons à Christ, méditons les Écritures et souvenons-nous de la fidélité du Seigneur. Les promesses humaines peuvent tomber, mais la Parole de Dieu demeure.

Que cette bénédiction remplisse ainsi notre cœur de reconnaissance et d’espérance : que l’Éternel nous bénisse et nous garde, qu’Il fasse luire Sa face sur nous et nous accorde Sa grâce, qu’Il tourne Sa face vers nous et nous donne Sa paix. Et par-dessus tout, que notre confiance repose en Jésus-Christ, en qui nous avons reçu la bénédiction la plus précieuse de toutes : la réconciliation avec Dieu et l’espérance de la vie éternelle.

Nés par la parole de vérité
Mon Dieu sera avec toi

6 comments on “Vous serez béni et vous serez en sécurité”

  1. Amen
    Ceci vient toujours àu moment important, j’apprécie beaucoup .Que nous aide a toujours rester sur ce bon chemin, Amen

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