Il est vrai que nous sommes précieux aux yeux de Dieu, mais cette vérité ne doit jamais nourrir notre orgueil. Plus nous contemplons l’immensité de la puissance de Dieu, plus nous comprenons combien nous dépendons entièrement de Sa grâce. Tout ce que nous sommes, tout ce que nous possédons et tout ce que nous pouvons accomplir vient finalement de Lui.
L’un des grands dangers de la vie chrétienne consiste à commencer par la grâce et à finir par penser que nous méritons quelque chose de Dieu. Nous pouvons oublier progressivement d’où nous venons, qui nous a sauvés, qui nous soutient et qui nous donne les capacités nécessaires pour Le servir. Lorsque cela arrive, l’orgueil commence à prendre une place qui appartient uniquement au Seigneur.
La Bible nous conduit constamment dans la direction opposée. Elle nous montre un Dieu infiniment grand, souverain, saint et puissant, et un être humain fragile qui dépend de Lui pour chaque respiration. Pourtant, ce Dieu majestueux choisit de s’intéresser à nous. Cette réalité ne devrait pas nous rendre arrogants ; elle devrait nous remplir d’émerveillement et d’humilité.
« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? »
Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui?
Psaumes 8:4
Le Psaume 8 place l’être humain devant l’immensité de la création. David contemple les cieux, la lune et les étoiles, puis il se demande comment le Créateur de choses aussi grandes peut prendre garde à l’homme.
Cette question ne cherche pas à dire que la vie humaine n’a aucune valeur. Au contraire, le reste du psaume montre que Dieu a accordé à l’être humain une dignité particulière dans Sa création. Mais David comprend que cette dignité est reçue, et non produite par nous-mêmes.
Notre valeur vient du fait que Dieu nous a créés et qu’Il a choisi de prendre garde à nous. Elle ne signifie pas que nous devenons le centre de l’univers ou que Dieu existe pour satisfaire nos désirs.
Le christianisme biblique nous protège donc contre deux erreurs opposées. La première consiste à penser que l’homme n’a aucune valeur. La seconde consiste à exalter l’homme au point de lui donner une place qui appartient à Dieu seul.
La grandeur de Dieu devrait produire l’humilité
Plus notre vision de Dieu devient grande, plus notre vision de nous-mêmes devient réaliste. Lorsque nous réduisons Dieu à une sorte d’assistant céleste dont la mission principale serait de résoudre nos problèmes, nous développons facilement une conception très élevée de notre propre importance.
Mais lorsque nous contemplons le Dieu de la Bible, nous découvrons Celui qui existait avant toute création, Celui qui n’a besoin de personne pour accomplir Ses desseins et Celui qui soutient toutes choses par Sa puissance.
Dieu ne devient pas plus grand parce que nous Le louons. Il ne devient pas plus puissant parce que nous Le servons. Il ne serait pas incomplet si nous n’existions pas. C’est nous qui avons besoin de Lui.
Cette vérité peut heurter l’orgueil humain, mais elle est profondément libératrice. Nous n’avons pas besoin de vivre comme si l’avenir du royaume de Dieu dépendait entièrement de nos capacités. Dieu nous donne le privilège de participer à Son œuvre, mais Il reste Celui qui accomplit souverainement Ses desseins.
Tout ce que nous avons est un don de grâce
Il est facile d’utiliser le mot « grâce » lorsqu’on parle du salut, puis de vivre comme si le reste de notre vie était le résultat exclusif de notre mérite. Pourtant, la grâce de Dieu touche beaucoup plus largement notre existence.
Notre intelligence, nos capacités, les occasions que nous avons reçues, notre santé, les personnes qui nous ont aidés et même notre possibilité de travailler sont des réalités que nous n’avons pas créées à partir de rien.
Paul pose une question profondément humiliante aux Corinthiens : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » Et si nous l’avons reçu, pourquoi nous glorifier comme si nous ne l’avions pas reçu ?
Cette question détruit la racine de nombreux orgueils. Même lorsque nous avons travaillé dur pour atteindre quelque chose, nous devons reconnaître que la capacité de travailler elle-même vient de Dieu.
La grâce ne nous donne aucune raison de nous glorifier
Le salut chrétien exclut complètement la vantardise humaine. Nous n’avons pas été sauvés parce que Dieu aurait découvert en nous quelque qualité extraordinaire qui nous rendait supérieurs aux autres.
Nous étions pécheurs ayant besoin de grâce. Voilà pourquoi la croix nous place tous au même niveau. Personne ne vient devant Dieu en présentant ses propres mérites comme le fondement de son salut.
Cette réalité apparaît avec force dans l’enseignement biblique sur notre besoin d’un Sauveur. L’Écriture affirme que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Cela signifie que personne ne peut se présenter devant le Seigneur comme si le salut lui était dû.
Plus nous comprenons la grâce, moins nous devrions devenir arrogants envers ceux qui sont encore loin de Dieu. Nous pouvons proclamer la vérité clairement sans agir comme si nous nous étions sauvés nous-mêmes.
Dieu est infiniment plus grand que nous
Nous pouvons utiliser une illustration simple. Imaginez un immense éléphant à côté d’une fourmi. La différence de taille est tellement grande que la fourmi paraît presque insignifiante devant lui.
Même cette comparaison reste infiniment insuffisante lorsqu’il s’agit de Dieu et de l’être humain. Dieu n’est pas simplement un être beaucoup plus puissant que nous. Il est le Créateur, et nous sommes Ses créatures.
La distance entre le Créateur et la créature n’est pas seulement une différence de degré. Dieu possède l’existence en Lui-même. Nous dépendons continuellement de Lui.
Et pourtant, ce Dieu qui dépasse toute notre compréhension se souvient de nous. Il prend garde à Ses créatures et manifeste Sa bonté.
Voilà le véritable sujet d’émerveillement : non pas combien nous sommes impressionnants, mais combien Dieu est bon de regarder avec grâce vers des créatures aussi dépendantes.
Dieu n’est pas notre serviteur
Une mentalité dangereuse apparaît lorsque nous commençons à considérer Dieu comme quelqu’un qui doit répondre à toutes nos demandes parce que nous avons accompli certaines pratiques religieuses.
Nous prions, puis nous pensons que Dieu nous doit une réponse précise. Nous donnons, puis nous imaginons qu’Il est obligé de nous rendre davantage. Nous servons dans l’Église, puis nous nous attendons à ce que tout dans notre vie se déroule parfaitement.
Mais l’ordre biblique est exactement inverse : Dieu n’est pas notre serviteur ; nous sommes les Siens. Cette vérité est bien rappelée dans cette réflexion sur le fait que Dieu accomplit des choses qui dépassent notre compréhension et qu’Il agit selon Sa sagesse plutôt que selon nos exigences.
Nous pouvons demander avec confiance, mais nous devons demander avec humilité. Nous pouvons présenter nos désirs, mais nous devons finalement dire : « Que Ta volonté soit faite. »
Les paroles de Jésus sur les serviteurs inutiles
9 Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné?
10 Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire.
Luc 17:9-10
Ces paroles de Jésus peuvent sembler dures à notre époque, parce que nous sommes habitués à entendre constamment que nous devons nous sentir importants, exceptionnels et indispensables.
Mais Jésus veut corriger une attitude très précise : celle du serviteur qui commence à penser que son obéissance place le maître en dette envers lui.
Le serviteur a simplement accompli ce qui lui avait été confié. Il n’a donc aucune raison de se présenter ensuite en disant : « Maintenant, tu me dois quelque chose. »
Appliquée à notre vie avec Dieu, cette image détruit l’idée selon laquelle notre service nous permettrait d’exiger quelque chose du Seigneur.
Que signifie réellement « serviteur inutile » ?
L’expression ne signifie pas que le service chrétien n’a aucune valeur ou que Dieu méprise ceux qui Lui obéissent. Jésus enseigne ailleurs que Dieu récompense la fidélité de Ses serviteurs.
Le sens est plutôt que notre service ne place jamais Dieu dans une position de dépendance envers nous. Nous ne devenons pas indispensables à Dieu parce que nous avons évangélisé, prêché, donné, chanté ou servi pendant plusieurs années.
Nous faisons ce que nous devions faire parce que nous appartenons au Seigneur.
Même notre capacité à servir vient de Lui. Nous ne pouvons donc pas utiliser un don reçu de Dieu comme raison pour réclamer ensuite la gloire qui Lui appartient.
Servir ne fait pas de nous le personnage principal
Il existe une tentation particulière pour les personnes très engagées dans l’œuvre chrétienne. Plus elles servent, plus elles peuvent commencer à croire que tout dépend d’elles.
Un prédicateur peut commencer à penser que l’Église ne peut pas avancer sans lui. Un musicien peut croire que l’adoration dépend principalement de son talent. Un responsable peut se comporter comme si le ministère lui appartenait personnellement.
Mais l’œuvre appartient au Seigneur.
Nous devons servir avec sérieux et excellence tout en conservant une vérité dans notre cœur : nous sommes des instruments, pas la source de la puissance.
Cette attitude correspond à l’appel à être fervents d’esprit au service du Seigneur. La ferveur chrétienne ne signifie pas chercher notre propre gloire, mais servir avec énergie parce que nous avons été touchés par la grâce de Dieu.
Jean-Baptiste nous donne un magnifique exemple
Jean-Baptiste avait reçu un ministère extraordinaire. Les foules venaient l’écouter, et plusieurs se demandaient même s’il pouvait être le Christ.
Il aurait pu utiliser cette popularité pour construire sa propre réputation. Pourtant, lorsque Jésus commença Son ministère, Jean prononça une phrase qui résume magnifiquement l’humilité du serviteur : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue. »
Voilà le cœur d’un véritable ministère. Nous ne cherchons pas à ce que les gens sortent impressionnés par nous. Nous désirons qu’ils regardent davantage vers Christ.
La grandeur de Jean se manifesta précisément dans sa disposition à disparaître derrière Celui qu’il annonçait.
L’apôtre Paul refusait également de prendre la gloire
Paul possédait de nombreuses raisons humaines de se glorifier. Il avait une grande connaissance des Écritures, une formation remarquable et un ministère qui transforma de nombreuses communautés.
Pourtant, lorsqu’il parlait des résultats de son ministère, il ramenait constamment la gloire vers Dieu.
Aux Corinthiens, il expliqua qu’il avait planté et qu’Apollos avait arrosé, mais que Dieu avait fait croître.
Cette distinction doit toujours rester claire. Nous pouvons planter. Nous pouvons arroser. Nous pouvons prêcher, conseiller, servir et travailler. Mais nous ne pouvons pas produire nous-mêmes la vie spirituelle.
Le danger des applaudissements
La reconnaissance humaine n’est pas mauvaise en elle-même. Il est biblique d’encourager ceux qui servent fidèlement et de reconnaître leur travail.
Le problème commence lorsque nous devenons dépendants des applaudissements. Nous servons avec enthousiasme tant que les autres nous remarquent, puis nous perdons toute motivation lorsque personne ne nous félicite.
Cela révèle que notre service peut avoir progressivement changé de destinataire. Nous disons servir Dieu, mais nous avons peut-être commencé à servir notre réputation.
Jésus nous apprend à accomplir certaines œuvres dans le secret, précisément parce que notre Père voit ce que les hommes ne voient pas.
Nous devons pouvoir servir dans l’ombre
Une personne réellement convaincue que toute gloire appartient à Dieu peut servir même lorsque son nom n’apparaît nulle part.
Elle peut aider sans publier son action. Elle peut donner sans chercher à être reconnue. Elle peut nettoyer une salle, visiter un malade, prier pour quelqu’un ou accomplir une tâche simple avec la même sincérité que si des centaines de personnes observaient son travail.
C’est dans ce type de service que les motivations deviennent souvent plus visibles.
Lorsque personne ne nous applaudit, pourquoi continuons-nous ? Si la réponse est : « Parce que je veux honorer le Seigneur », alors notre service est placé dans la bonne direction.
Même nos bonnes œuvres ont besoin de la grâce
Une autre raison de rester humbles est que même nos meilleures œuvres sont accomplies par des personnes encore imparfaites.
Nous pouvons prêcher avec de bonnes intentions et pourtant ressentir de l’orgueil. Nous pouvons donner généreusement tout en étant tentés de chercher l’admiration. Nous pouvons servir sincèrement et malgré tout devenir impatients lorsque les résultats ne correspondent pas à nos attentes.
Nous avons donc besoin de la grâce non seulement avant de commencer à servir, mais pendant tout notre service.
Le chrétien mûr n’est pas celui qui pense avoir dépassé le besoin de grâce. C’est celui qui comprend de plus en plus profondément combien il en dépend.
Jésus Lui-même nous montre la perfection du service
Lorsque nous voulons comprendre ce que signifie servir sans rechercher sa propre gloire, nous devons regarder à Jésus-Christ.
Personne n’avait plus de droit à l’honneur que Lui. Pourtant, Il prit la forme d’un serviteur. Il lava les pieds de Ses disciples et marcha volontairement vers la croix.
Sa vie entière fut orientée vers la volonté du Père. Même au milieu de Son ministère, Jésus ne chercha jamais à construire une gloire indépendante de celle du Père.
Cette vie entièrement consacrée à la gloire de Dieu apparaît également lorsque nous méditons sur la vie et le pardon de Christ manifestés à la croix. Jésus servit jusqu’au bout avec une parfaite obéissance au Père.
La croix détruit notre prétention à la grandeur
Il devient difficile de contempler sérieusement la croix tout en maintenant une haute opinion de nos propres mérites.
Si Jésus a dû mourir pour notre péché, comment pourrions-nous ensuite nous présenter comme si nous étions naturellement extraordinaires devant Dieu ?
La croix nous rappelle que nous avions besoin d’être sauvés. Elle détruit toute prétention à l’autosuffisance.
Mais en même temps, elle nous montre combien la grâce est merveilleuse. Nous ne sommes pas sauvés parce que nous sommes grands. Nous sommes sauvés parce que Dieu est plein de grâce.
Tout ministère est un privilège avant d’être un accomplissement
Nous devons également changer notre manière de parler du service chrétien. Nous pouvons parfois agir comme si nous faisions une faveur à Dieu lorsque nous acceptons une responsabilité dans l’Église.
Mais quel privilège extraordinaire que le Dieu souverain permette à des personnes imparfaites de participer à Son œuvre !
Nous pouvons annoncer l’Évangile, enseigner Sa Parole, servir nos frères et utiliser nos capacités pour Son royaume. Tout cela est déjà une grâce.
Nous ne devrions donc pas dire intérieurement : « Dieu devrait être reconnaissant que je fasse tout cela. » Nous devrions plutôt dire : « Seigneur, merci de me permettre de Te servir malgré ma faiblesse. »
L’humilité ne signifie pas nier les dons que Dieu nous a donnés
Il faut également éviter une fausse définition de l’humilité. Être humble ne signifie pas prétendre que nous n’avons aucun talent ou aucune capacité.
Si Dieu nous a donné une capacité particulière, nous pouvons la reconnaître. Paul lui-même savait quel ministère lui avait été confié.
L’humilité consiste plutôt à reconnaître la source de ce don et son objectif.
Nous pouvons dire : « Dieu m’a donné cette capacité », au lieu de dire : « Regardez combien je suis extraordinaire. »
Nous utilisons le don pour servir, pas pour construire un trône personnel.
Le succès peut être plus dangereux que l’échec
L’échec nous rappelle facilement notre faiblesse. Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, nous cherchons Dieu et reconnaissons rapidement combien nous avons besoin de Lui.
Le succès possède parfois un danger plus subtil. Lorsque les résultats arrivent, les gens nous félicitent et notre travail devient visible, nous pouvons progressivement commencer à croire que nous en sommes la cause principale.
C’est pourquoi les périodes de succès exigent également beaucoup de vigilance spirituelle.
Nebucadnetsar regarda Babylone et attribua sa grandeur à sa propre puissance. Dieu dut lui rappeler sévèrement qui était réellement souverain.
Chaque réussite devrait donc devenir une occasion de dire : « À Dieu soit la gloire. »
L’humilité nous libère de la nécessité d’être indispensables
Certaines personnes s’épuisent parce qu’elles pensent que tout dépend d’elles. Elles n’osent jamais déléguer, se reposer ou laisser quelqu’un d’autre participer, parce qu’elles craignent que tout s’effondre en leur absence.
Comprendre que l’œuvre appartient à Dieu nous permet de servir avec sérieux sans nous prendre pour le Sauveur.
Nous sommes responsables d’être fidèles, mais nous ne sommes pas responsables d’être omnipotents.
Cette perspective protège également contre l’épuisement et l’orgueil. Nous travaillons, mais nous savons que les résultats appartiennent au Seigneur.
Lorsque personne ne reconnaît notre service
Il existe des moments où nous faisons beaucoup et où très peu de personnes le remarquent. Cela peut devenir frustrant, surtout lorsque d’autres reçoivent beaucoup de reconnaissance pour des tâches plus visibles.
Dans ces moments, Luc 17 peut corriger doucement notre cœur. Nous servons premièrement parce que c’est notre devoir envers Celui qui nous a sauvés.
Le bien accompli pour la gloire de Dieu ne dépend pas des applaudissements humains. Notre Père sait exactement ce que nous avons fait, même lorsque personne d’autre ne l’a vu.
La récompense ultime du serviteur fidèle ne vient pas de la réputation terrestre.
Nous sommes faibles, mais Dieu choisit d’utiliser les faibles
L’humilité chrétienne ne doit pas conduire au découragement. Le fait que nous soyons faibles ne signifie pas que Dieu ne peut pas nous utiliser.
Au contraire, toute la Bible montre souvent Dieu utilisant des personnes ordinaires afin que la gloire Lui revienne plus clairement.
Moïse se sentait incapable de parler. Gédéon appartenait à une famille peu importante. David était le jeune berger que personne ne semblait considérer comme le futur roi. Les apôtres eux-mêmes n’étaient pas choisis parce qu’ils représentaient l’élite intellectuelle ou politique du monde.
Dieu peut faire beaucoup avec peu, précisément parce que la puissance vient de Lui.
Nous pouvons servir avec joie parce que tout est grâce
L’expression « serviteurs inutiles » ne devrait donc pas produire une attitude triste ou résignée. Elle devrait plutôt nous libérer.
Nous n’avons pas besoin de construire notre identité sur notre ministère. Nous n’avons pas besoin de gagner l’amour de Dieu par nos performances. Nous n’avons pas besoin de nous comparer constamment aux autres serviteurs.
Nous pouvons simplement recevoir avec gratitude la tâche que Dieu nous confie et l’accomplir du mieux possible.
Si le Seigneur donne beaucoup de fruits, gloire à Dieu. Si notre travail reste discret, gloire à Dieu. Si une autre personne reçoit davantage de reconnaissance, gloire à Dieu.
Le but n’est pas que notre nom grandisse, mais que Christ soit glorifié.
Conclusion : à Dieu seul soit toute la gloire
Le Psaume 8 nous place devant une question qui devrait accompagner toute notre vie : « Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? »
Lorsque nous regardons à la grandeur de Dieu et à notre propre fragilité, nous découvrons que tout est grâce. Le Créateur nous donne la vie. Il nous soutient. Il nous sauve en Christ. Il nous donne des capacités et nous permet même de participer à Son œuvre.
Nous n’avons donc aucune raison de nous présenter devant Lui comme si nous avions accumulé une dette qu’Il devait maintenant nous rembourser.
Lorsque nous évangélisons, nous faisons ce que nous devions faire. Lorsque nous servons notre Église, nous faisons ce que nous devions faire. Lorsque nous donnons, prions, enseignons ou aidons quelqu’un, nous accomplissons simplement le privilège que Dieu nous a accordé.
Cela n’enlève rien à la beauté du service. Au contraire, cela le purifie de notre désir de gloire personnelle.
Que le Seigneur nous garde donc de l’orgueil religieux. Que nous ne transformions jamais nos dons, notre connaissance, notre ministère ou nos années de service en raison de nous considérer supérieurs aux autres.
Tout ce que nous avons reçu vient de Dieu. Toute capacité véritable vient de Dieu. Tout fruit spirituel dépend de Dieu. Et toute la gloire doit retourner à Dieu.
Servons donc avec ferveur, mais avec humilité. Travaillons avec sérieux, mais sans nous croire indispensables. Réjouissons-nous lorsque Dieu nous utilise, mais n’oublions jamais que nous ne sommes que des instruments entre Ses mains.
Et lorsque nous aurons accompli la tâche qui nous était confiée, au lieu de chercher les applaudissements, souvenons-nous des paroles de Jésus : « Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. »
Que toute scène appartienne au Seigneur. Que tout honneur revienne au Christ. Et que notre plus grande joie ne soit jamais que les hommes connaissent notre nom, mais que, par notre vie et notre service, le nom de Dieu soit élevé, honoré et glorifié pour toujours.
3 comments on “Serviteurs inutiles nous sommes”
Merci
Merci seigneur pour toutv
C’est très edifiant