La louange doit occuper une place importante dans la vie du croyant, car Dieu seul est digne de toute gloire. Nous ne Le louons pas uniquement pour ce qu’Il nous donne, mais premièrement pour qui Il est, comme le rappelle également cette méditation sur la gloire qui appartient à Dieu seul. Même dans les jours difficiles, Son nom demeure digne d’être exalté.
La louange ne dépend pas uniquement de nos circonstances
Lorsque nous lisons les Psaumes, nous découvrons continuellement des hommes qui rendent gloire à Dieu au milieu de situations très différentes. Certains chants naissent dans la joie, d’autres au milieu de la peur, de la persécution, de la repentance ou de la douleur. Cela nous enseigne immédiatement que la louange biblique ne dépend pas seulement d’une circonstance favorable.
Il est naturellement plus facile de remercier Dieu lorsque nous recevons exactement ce que nous avions demandé. Lorsqu’une porte s’ouvre, lorsqu’une bonne nouvelle arrive ou lorsque nous voyons clairement une réponse à notre prière, les paroles de reconnaissance viennent facilement. Mais la maturité spirituelle nous apprend progressivement à louer Dieu également lorsque nous ne comprenons pas tout.
Nous Le louons parce que Sa fidélité n’a pas changé. Nous Le louons parce que Sa souveraineté ne dépend pas de notre compréhension. Nous Le louons parce que les mauvaises nouvelles ne peuvent modifier Son caractère. Voilà pourquoi la louange devient parfois l’une des expressions les plus profondes de la foi.
Le Psaume 146 dirige toute notre attention vers Dieu
Le Psaume 146 est un magnifique appel à placer notre confiance dans l’Éternel et à célébrer Ses œuvres. Le texte ne présente pas la grandeur humaine comme le fondement de notre espérance. Au contraire, il dirige continuellement les yeux du croyant vers le Créateur, Celui qui demeure fidèle éternellement.
Il a fait les cieux et la terre, La mer et tout ce qui s’y trouve. Il garde la fidélité à toujours.
Psaumes 146:6
Ce verset nous donne immédiatement plusieurs raisons de louer. Dieu est le Créateur des cieux, de la terre et de la mer. Tout ce que nous pouvons observer autour de nous trouve finalement son origine dans Sa volonté créatrice. Mais le verset ne s’arrête pas à Sa puissance : il ajoute qu’Il « garde la fidélité à toujours ».
Notre Dieu est donc non seulement puissant, mais également fidèle. Voilà une combinaison merveilleuse. Une personne peut avoir de bonnes intentions sans posséder la puissance nécessaire pour les accomplir. Une autre peut avoir du pouvoir sans être digne de confiance. En Dieu, la puissance parfaite et la fidélité parfaite sont réunies.
La création nous donne d’innombrables raisons de louer
Lorsque nous levons les yeux vers le ciel, lorsque nous contemplons la mer ou observons la diversité de la création, nous recevons un rappel visible de la grandeur de Dieu. Nous pouvons nous habituer tellement à ce qui nous entoure que nous cessons parfois de nous émerveiller.
Le soleil se lève, les saisons passent, la pluie tombe, les arbres produisent leurs fruits et les océans demeurent dans les limites que Dieu leur a assignées. Pour nous, ces choses deviennent ordinaires parce que nous les voyons fréquemment. Pourtant, leur caractère quotidien ne diminue pas leur grandeur.
La création devrait produire en nous de l’humilité. Nous n’avons pas fabriqué l’univers dans lequel nous vivons. Nous avons reçu la vie. Chaque respiration dépend de conditions que nous ne contrôlons pas entièrement. Lorsque nous comprenons cela, nous avons moins de raisons de nous glorifier nous-mêmes et davantage de raisons de dire : « Combien Tu es grand, Seigneur ! »
Dieu reste fidèle à travers les générations
Le Psaume ne dit pas seulement que Dieu a été fidèle dans le passé. Il affirme qu’Il garde la fidélité « à toujours ». Cette expression est particulièrement consolante, car tout ce qui appartient au monde humain est marqué par le changement.
Les hommes changent d’avis. Des promesses sincères peuvent ne pas être tenues. Les gouvernements changent, les économies changent, les relations humaines changent et même nos propres émotions peuvent changer plusieurs fois dans une seule journée. Dieu, cependant, ne possède pas cette instabilité.
Sa fidélité n’augmente pas lorsque nous nous sentons forts et ne diminue pas lorsque nous traversons une saison difficile. Elle appartient à Son caractère. C’est précisément pourquoi la Parole de notre Dieu demeure à jamais alors que tant de choses auxquelles les hommes accordent une grande importance finissent par disparaître.
Louer Dieu lorsque tout va bien
Les jours de bénédiction sont aussi des jours pendant lesquels notre cœur doit être vigilant. Lorsque tout va bien, nous pouvons facilement commencer à penser que notre stabilité est le résultat de notre propre sagesse. Une bénédiction reçue sans gratitude peut progressivement nourrir l’orgueil.
Voilà pourquoi nous devons apprendre à reconnaître la main de Dieu lorsque les choses sont favorables. Si nous avons la santé, remercions-Le. Si nous pouvons travailler, remercions-Le. Si nous avons de la nourriture, une famille, une Église ou simplement la possibilité d’ouvrir les Écritures, reconnaissons que toutes ces choses sont des dons.
La louange empêche la bénédiction de devenir une idole. Elle nous rappelle constamment que le don ne doit jamais prendre la place du Donateur. Nous profitons avec reconnaissance de ce que Dieu nous donne, mais notre joie ultime demeure en Lui.
Louer Dieu lorsque l’âme est abattue
Il existe cependant des périodes où la louange devient plus difficile. L’âme est fatiguée, une mauvaise nouvelle nous a frappés ou une situation demeure sans réponse. Dans ces moments, prononcer des paroles de louange peut demander un véritable acte de foi.
Cela ne signifie pas que nous devons nier notre douleur. Les Psaumes nous montrent exactement le contraire. Les auteurs bibliques parlent ouvertement de leurs larmes, de leurs peurs et de leur découragement. Mais ils refusent souvent de terminer leur prière uniquement dans la tristesse.
Ils se rappellent qui est Dieu. C’est également ce que nous voyons dans cette réflexion sur l’âme abattue qui décide pourtant de louer encore le Seigneur. La louange n’est donc pas une négation de la douleur, mais une déclaration selon laquelle notre douleur ne possède pas le dernier mot.
Dieu fait droit aux opprimés
Il fait droit aux opprimés; Il donne du pain aux affamés; L’Éternel délivre les captifs;
Psaumes 146:7
Le Psaume passe ensuite de la création à la compassion divine. Le Dieu qui a créé les cieux et la terre n’est pas trop grand pour regarder la souffrance humaine. Il voit les opprimés, connaît la faim et entend le cri de ceux qui souffrent.
Cela nous révèle quelque chose de merveilleux sur le caractère de Dieu. Sa grandeur ne Le rend pas distant. Le Créateur de l’univers s’intéresse à des êtres humains fragiles. Il connaît la personne que le monde ignore, voit l’injustice qui échappe aux tribunaux humains et entend les prières prononcées dans la solitude.
Nous pouvons donc Le louer non seulement pour Sa puissance, mais aussi pour Sa justice et Sa compassion. Le Dieu tout-puissant est également un Dieu qui se soucie de ceux qui souffrent.
Le Seigneur donne du pain aux affamés
Cette affirmation nous rappelle que Dieu est également Celui qui pourvoit. Toute nourriture que nous recevons dépend finalement de Sa providence. Nous travaillons, cultivons, achetons et préparons, mais la terre elle-même appartient à Dieu et toutes ses ressources existent parce qu’Il les a créées.
Jésus Lui-même nous apprend à demander au Père notre pain quotidien. Cette prière nous protège contre l’illusion de l’autosuffisance. Même lorsque nous avons suffisamment de ressources financières, nous devons comprendre que notre sécurité n’est jamais absolue.
La gratitude pour la nourriture peut sembler une chose simple, mais elle forme notre cœur. Chaque repas peut devenir une petite occasion de reconnaître : « Seigneur, Tu m’as encore soutenu aujourd’hui ». Une vie de louange est souvent construite par ces reconnaissances quotidiennes.
L’Éternel délivre les captifs
Le Psaume affirme également que Dieu délivre les captifs. Dans l’Écriture, Dieu se manifeste continuellement comme Celui qui possède le pouvoir de libérer. Israël a connu Sa délivrance hors d’Égypte, et de nombreux serviteurs du Seigneur ont expérimenté Son secours dans des situations humainement impossibles.
Pour le chrétien, cette image nous conduit aussi vers une délivrance beaucoup plus profonde : celle du péché. Jésus-Christ est venu libérer ceux qui étaient esclaves du péché et incapables de se sauver par leurs propres efforts.
Voilà une raison immense de louer. Même si nous ne recevions aucune autre bénédiction terrestre, le salut en Christ demeurerait déjà une cause éternelle d’adoration. Celui qui a été réconcilié avec Dieu possède une raison de louer que même la mort ne peut lui enlever.
La louange doit être centrée sur Dieu et non sur nos émotions
Nous faisons parfois dépendre notre louange de la manière dont nous nous sentons. Si nous sommes heureux, nous louons avec facilité. Si nous sommes découragés, nous pensons parfois que nous ne pouvons pas le faire sincèrement.
Mais la louange chrétienne repose premièrement sur une vérité objective : Dieu est digne. Il était digne hier, Il l’est aujourd’hui et Il le sera demain. Nos émotions peuvent nous aider à exprimer notre reconnaissance, mais elles ne déterminent pas la valeur de Dieu.
Cette distinction est importante. Nous n’attendons pas toujours de ressentir quelque chose d’intense avant d’obéir. Nous pouvons ouvrir notre bouche et proclamer la fidélité du Seigneur précisément lorsque notre âme a besoin de se rappeler cette vérité.
La louange ne manipule pas Dieu
Il est également nécessaire de corriger une idée parfois répétée : la louange n’est pas une formule magique permettant de contraindre Dieu à changer les circonstances. Nous ne louons pas pour manipuler le Seigneur ni pour obtenir automatiquement une réponse particulière.
Nous louons parce que Dieu est digne de louange. S’Il décide de modifier immédiatement la situation, nous Le glorifions. S’Il nous demande d’attendre, nous continuons à reconnaître Sa sagesse. S’Il répond d’une manière différente de celle que nous espérions, Son caractère demeure encore digne.
Cette compréhension rend notre adoration plus profonde. Nous cessons de traiter la louange comme une transaction et commençons à la considérer comme une réponse à la grandeur de Dieu.
L’Éternel ouvre les yeux des aveugles
L’Éternel ouvre les yeux des aveugles; L’Éternel redresse ceux qui sont courbés; L’Éternel aime les justes.
Psaumes 146:8
Le Psaume continue en décrivant un Dieu qui intervient dans la faiblesse humaine. Il ouvre les yeux des aveugles et redresse ceux qui sont courbés. Cette image nous parle d’un Seigneur qui relève, restaure et soutient.
Lorsque Jésus exerça Son ministère terrestre, les guérisons d’aveugles furent aussi des signes remarquables de Son autorité et de Sa compassion. Mais l’aveuglement physique n’est pas la seule forme de cécité dont l’homme a besoin d’être délivré. Sans la grâce de Dieu, nous avons également besoin que nos yeux spirituels soient ouverts à la vérité.
Une personne peut posséder une grande connaissance humaine et demeurer incapable de voir la gravité de son péché ou la beauté de Christ. Lorsque Dieu ouvre les yeux du cœur, ce qui semblait autrefois sans valeur devient précieux.
Dieu redresse ceux qui sont courbés
Il existe beaucoup de choses capables de courber une personne. Un deuil peut courber. Une longue maladie peut courber. Une dette, une trahison, la solitude ou le poids de certaines responsabilités peuvent devenir tellement lourds que l’âme semble ne plus avoir de forces.
Le Psaume nous rappelle que Dieu voit ces personnes. Il n’observe pas leur douleur avec indifférence. Il est capable de soutenir, de relever et de donner la grâce nécessaire pour continuer.
La délivrance n’arrive pas toujours immédiatement sous la forme que nous désirons. Dieu peut parfois supprimer l’épreuve, mais Il peut également nous fortifier au milieu d’elle. Cette assurance est développée dans cette méditation sur la présence de Dieu dans l’épreuve la plus difficile. Même lorsque la souffrance demeure, le Seigneur n’a pas détourné Son regard.
Nous pouvons louer avant de voir la délivrance
L’une des expressions les plus puissantes de la foi consiste à louer Dieu avant que la situation soit résolue. Il est facile de raconter une délivrance après qu’elle est arrivée. Mais que faisons-nous lorsque nous sommes encore au milieu de l’histoire ?
Nous pouvons déjà louer Dieu pour ce que nous savons de Lui. Nous savons qu’Il est fidèle. Nous savons qu’Il est sage. Nous savons qu’Il ne perd jamais le contrôle. Nous savons que Sa grâce demeure suffisante.
Cette louange n’est pas basée sur la présomption que Dieu accomplira nécessairement notre scénario particulier. Elle est basée sur la certitude que, quelle que soit Sa réponse, Il demeurera digne de notre confiance.
La louange nous aide à regarder au-delà du problème
Les difficultés possèdent une capacité extraordinaire à occuper tout notre champ de vision. Un seul problème peut devenir la première chose à laquelle nous pensons le matin et la dernière avant de dormir. Peu à peu, il semble plus grand que tout le reste.
La louange nous aide à remettre le problème dans une perspective plus juste. Elle ne nie pas sa réalité, mais elle nous rappelle une réalité encore plus grande : Dieu règne.
Lorsque nous disons que Dieu a créé les cieux et la terre, nous rappelons à notre âme que notre problème n’est pas entre les mains d’un Dieu faible. Lorsque nous déclarons qu’Il demeure fidèle, nous combattons le mensonge selon lequel nous avons été complètement oubliés.
La création proclame silencieusement Sa grandeur
Nous pouvons également nourrir notre louange en apprenant à observer. Le monde moderne nous pousse souvent à avancer rapidement sans contempler. Nous passons devant un ciel magnifique sans lever les yeux, entendons la pluie sans penser à Celui qui soutient la création et regardons la mer sans considérer sa grandeur.
Prendre quelques instants pour contempler peut devenir une discipline spirituelle simple. Nous ne vénérons évidemment pas la création ; nous permettons plutôt à la création de diriger notre pensée vers le Créateur.
Le ciel n’est pas Dieu, la mer n’est pas Dieu et les étoiles ne sont pas Dieu. Mais leur existence nous rappelle la grandeur de Celui qui les a faits. La beauté du créé devrait conduire notre adoration vers le Créateur et non remplacer le Créateur.
La véritable louange produit de l’humilité
Nous ne pouvons pas véritablement contempler la grandeur de Dieu et continuer à penser que nous sommes le centre de toutes choses. La louange remet l’homme à sa place. Elle reconnaît la grandeur du Seigneur et notre dépendance absolue envers Lui.
Cette humilité est saine. Elle ne signifie pas mépriser notre valeur comme créatures faites par Dieu. Elle signifie simplement reconnaître que nous sommes des créatures et qu’Il est le Créateur.
Lorsque cette perspective disparaît, nous commençons facilement à nous attribuer la gloire pour nos capacités, nos réussites et même notre ministère. Mais tout ce que nous possédons a été reçu d’une manière ou d’une autre. La louange nous conduit donc à dire : « Seigneur, à Toi revient la gloire ».
La louange doit également apparaître dans notre conduite
Louer Dieu ne consiste pas uniquement à chanter ou à prononcer certaines paroles. Nos lèvres peuvent exalter le Seigneur tandis que nos actions Le déshonorent. La véritable adoration doit progressivement toucher toute notre manière de vivre.
Nous louons Dieu lorsque nous chantons Sa grandeur, mais nous L’honorons également lorsque nous choisissons l’intégrité, lorsque nous pardonnons, lorsque nous faisons preuve de compassion ou lorsque nous refusons de participer à ce qui contredit Sa volonté.
Une vie transformée devient ainsi une forme de témoignage. Les hommes peuvent entendre ce que nous disons de Dieu et observer ensuite si notre conduite correspond à nos paroles.
Dieu aime la justice
Le Psaume 146 présente continuellement le Seigneur comme Celui qui agit avec justice. Il fait droit aux opprimés et aime les justes. Nous ne devons donc jamais séparer notre louange de notre désir de vivre d’une manière qui Lui plaît.
Nous ne devenons pas justes devant Dieu simplement par nos bonnes œuvres. Notre espérance de salut demeure en Christ. Mais celui qui appartient au Seigneur désire progressivement marcher dans l’obéissance et refléter Son caractère.
Il serait contradictoire de chanter la justice de Dieu le dimanche et de pratiquer volontairement l’injustice le reste de la semaine. Si nous adorons réellement le Dieu juste, nous devons aussi aimer ce qui est droit.
Souvenons-nous des anciennes délivrances
Une manière importante de nourrir notre louange est de nous rappeler ce que Dieu a déjà fait. Notre mémoire spirituelle est souvent faible. Une nouvelle difficulté peut nous faire oublier rapidement plusieurs anciennes réponses.
Prenons parfois le temps de regarder en arrière. Il existe probablement des situations qui nous semblaient autrefois impossibles et que Dieu nous a permis de traverser. Il existe des prières auxquelles Il a répondu, des portes qu’Il a ouvertes ou des erreurs dont Il nous a relevés.
Ces souvenirs ne garantissent pas que Dieu agira exactement de la même manière la prochaine fois, mais ils nous rappellent Son caractère. Le Dieu qui était fidèle hier n’a pas cessé d’être fidèle aujourd’hui.
Enseignons aussi à notre famille à louer Dieu
La gratitude envers Dieu peut être cultivée dans nos foyers. Nous pouvons parler de Ses bienfaits, prier ensemble et rappeler à nos enfants que ce que nous possédons ne doit pas être considéré comme un droit absolu.
Lorsque Dieu répond à une prière familiale, parlons-en. Lorsque nous recevons une provision inattendue, remercions-Le ensemble. Lorsque nous traversons une difficulté, montrons aussi que la confiance en Dieu n’est pas réservée aux jours faciles.
De cette manière, la prochaine génération apprend que la foi n’est pas seulement un discours entendu dans une Église. Elle voit concrètement des hommes et des femmes revenir continuellement vers Dieu.
L’Église doit être un peuple de louange
La louange possède aussi une dimension communautaire. Lorsque l’Église se rassemble, des personnes arrivent avec des histoires très différentes. Certains ont vécu une excellente semaine tandis que d’autres portent un lourd fardeau.
Lorsque le peuple de Dieu chante ensemble, celui qui est faible peut être fortifié par la confession de ses frères et sœurs. Une personne qui peine à prononcer certaines paroles à cause de sa douleur entend toute l’assemblée proclamer la fidélité du Seigneur.
Voilà pourquoi nos chants doivent être riches en vérité. Ils ne devraient pas seulement produire une émotion momentanée, mais remplir notre intelligence de vérités que nous pourrons emporter avec nous lorsque l’épreuve arrivera.
La louange nous rappelle que nous ne sommes pas le centre
Notre époque encourage souvent l’être humain à placer son bonheur, ses ambitions et ses désirs au centre de tout. Cette mentalité peut facilement entrer aussi dans notre manière de penser la foi.
Nous pouvons commencer à évaluer Dieu principalement selon ce qu’Il fait pour nos projets. S’Il nous donne ce que nous voulons, nous sommes satisfaits. S’Il conduit notre vie différemment, nous devenons frustrés.
La louange biblique corrige ce problème. Elle nous apprend que Dieu est digne indépendamment de notre programme. Nous existons pour Sa gloire ; Il n’existe pas pour servir nos ambitions.
Notre plus grande raison de louer se trouve en Jésus-Christ
Toutes les bénédictions temporelles sont précieuses, mais le croyant possède une raison encore plus grande de louer : Jésus-Christ. Dieu n’a pas seulement créé le monde et pourvu à nos besoins terrestres ; Il a accompli une œuvre de rédemption pour des pécheurs qui ne pouvaient se sauver eux-mêmes.
À la croix, nous contemplons d’une manière extraordinaire la justice et la miséricorde de Dieu. Le péché n’est pas ignoré, mais Christ donne Sa vie afin que ceux qui croient en Lui puissent recevoir le pardon.
Cela signifie que même dans une saison où plusieurs bénédictions terrestres nous sont retirées, nous possédons encore l’Évangile. Nous pouvons encore louer Celui qui nous a réconciliés avec Lui par Son Fils.
Une vie entière peut devenir une louange
Notre objectif ne devrait donc pas être de louer Dieu seulement pendant quelques minutes. Toute notre existence peut progressivement devenir une réponse de reconnaissance. Notre manière de travailler peut glorifier Dieu. Notre générosité peut Le glorifier. Notre fidélité dans une épreuve peut devenir une proclamation silencieuse de notre confiance en Lui.
Même notre manière de recevoir les bénédictions révèle quelque chose. Si nous devenons immédiatement orgueilleux lorsque Dieu nous donne davantage, nous avons oublié la source. Mais si une bénédiction nous conduit à davantage de gratitude et de service, elle remplit une fonction beaucoup plus belle.
Nous pouvons donc commencer chaque journée avec cette question : « Seigneur, comment puis-je Te glorifier aujourd’hui ? » Cette simple prière change progressivement notre perspective.
Louons-Le aujourd’hui pour qui Il est
Nous avons toujours une raison de louer le Seigneur. Si aujourd’hui est un jour de joie, remercions-Le. Si aujourd’hui est une journée de combat, rappelons à notre âme Sa fidélité. Si nous sommes dans l’attente, adorons-Le en reconnaissant que Son calendrier est meilleur que le nôtre.
Contemplons les cieux et souvenons-nous du Créateur. Regardons les besoins auxquels Il a déjà pourvu et remercions-Le. Souvenons-nous des moments où nous étions courbés et où Sa grâce nous a donné la force de continuer.
Ne permettons pas que la familiarité avec les bénédictions nous vole l’émerveillement. Nous sommes encore vivants, nous pouvons encore chercher Dieu, et nous possédons encore Sa Parole. Sa fidélité demeure de génération en génération.
Le Psaume 146 nous invite ainsi à détourner nos yeux de la fragilité humaine pour regarder vers Celui qui a fait les cieux, la terre et la mer. Il nourrit l’affamé, fait droit à l’opprimé, délivre le captif, ouvre les yeux des aveugles et redresse ceux qui sont courbés.
Que notre louange ne soit donc pas uniquement une réaction aux bons jours. Qu’elle devienne une conviction profonde de notre cœur. Lorsque nous voyons clairement Sa main, louons-Le. Lorsque nous ne comprenons pas encore ce qu’Il fait, continuons à proclamer Sa fidélité.
Dieu seul mérite la gloire aujourd’hui et pour l’éternité. Que nos lèvres racontent Ses merveilles, que notre conduite reflète notre reconnaissance et que notre cœur n’oublie jamais Celui qui nous a créés, soutenus, relevés et sauvés. Aussi longtemps que nous vivrons, nous aurons une raison de dire : loué soit l’Éternel !
2 comments on “Réponds-moi bientôt, oh Seigneur”
J’ai vraiment aimé le message sur la louange. J’aimerais en savoir plus et beaucoup plus. Merci !
Merci beaucoup mon Dieu