Dieu a de meilleurs plans que les tiens

Les plans de Dieu sont parfaits, même lorsque nous ne comprenons pas immédiatement la direction qu’Il prend. Nous pouvons préparer notre avenir, mais nous devons toujours soumettre nos désirs à Sa sagesse, comme nous le rappelle cette réflexion sur la nécessité de soumettre nos souhaits à la volonté de Dieu. Lui seul connaît parfaitement ce qui nous convient.

Nous pouvons faire des projets, mais Dieu demeure souverain

Faire des projets n’est pas mauvais. La Bible ne nous demande pas de vivre sans organisation, sans objectifs ou sans préparation. Il est normal de penser à notre avenir, à notre famille, à notre travail, à nos études, à notre ministère ou aux responsabilités que Dieu nous a confiées. La prudence elle-même nous pousse parfois à prévoir certaines choses avant d’agir.

Le problème commence lorsque nos projets prennent une place qui n’appartient qu’à Dieu. Nous pouvons progressivement penser que notre intelligence, nos ressources et notre capacité à organiser les choses nous garantissent le résultat que nous désirons. À ce moment-là, le projet n’est plus simplement une responsabilité que nous remettons au Seigneur : il devient quelque chose que nous voulons contrôler indépendamment de Lui.

La sagesse chrétienne consiste donc à planifier tout en demeurant soumis à Dieu. Nous faisons ce qui est de notre responsabilité, mais nous reconnaissons que nous ne possédons jamais le dernier mot sur l’avenir. Nous préparons notre chemin, tandis que l’Éternel dirige nos pas.

Le cœur de l’homme médite sa voie

Le coeur de l’homme médite sa voie, Mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas.

Proverbes 16:9

Ce verset établit un équilibre magnifique entre la responsabilité humaine et la souveraineté divine. L’homme médite sa voie. Il réfléchit, prend des décisions et prépare certains projets. Pourtant, derrière cette activité humaine se trouve une réalité supérieure : c’est l’Éternel qui dirige les pas.

Nous ne connaissons jamais toutes les conséquences de nos décisions. Nous pouvons étudier une situation avec beaucoup d’attention et oublier malgré tout un élément essentiel. Nous pouvons prévoir ce qui arrivera demain et découvrir en quelques heures que les circonstances ont complètement changé. Dieu, en revanche, n’est jamais surpris.

Il connaît déjà les portes qui s’ouvriront et celles qui se fermeront. Il sait quelles rencontres auront une influence sur notre vie, quels dangers sont cachés dans certaines possibilités et quelles bénédictions peuvent se trouver derrière une direction que nous n’aurions jamais choisie par nous-mêmes.

Notre connaissance est limitée

L’une des grandes différences entre Dieu et nous se trouve dans notre connaissance. Nous examinons le présent à partir d’informations limitées. Même lorsque nous faisons preuve de beaucoup de prudence, il existe toujours des éléments que nous ignorons. Nous ne connaissons pas parfaitement le cœur des autres, l’avenir ou même toutes nos propres motivations.

Dieu connaît toutes choses parfaitement. Il n’a besoin d’aucune nouvelle information pour modifier Son jugement. Il n’apprend jamais quelque chose qui aurait échappé à Son attention. Voilà pourquoi Sa direction est infiniment plus sûre que la nôtre.

Reconnaître cette différence ne doit pas produire de l’insécurité, mais de la paix. Nous pouvons remettre nos décisions entre les mains de Celui dont la sagesse n’est jamais limitée par notre ignorance. Lorsque nous ne savons pas ce que demain apportera, Dieu le sait déjà.

L’orgueil nous fait croire que nous pouvons tout contrôler

Il existe des personnes qui vivent comme si elles n’avaient besoin de personne, pas même de Dieu. Elles considèrent leurs capacités, leurs ressources financières ou leur intelligence comme suffisantes pour construire l’avenir qu’elles désirent. Lorsque les choses fonctionnent pendant un certain temps, cette impression d’autosuffisance peut devenir encore plus forte.

Mais la vie possède une manière remarquable de nous rappeler nos limites. Un événement inattendu peut modifier en quelques minutes ce que nous avions préparé pendant plusieurs années. Une maladie, une crise économique, une décision prise par quelqu’un d’autre ou une circonstance totalement indépendante de notre volonté peut bouleverser tous nos plans.

Cela ne signifie pas que chaque projet qui échoue était nécessairement mauvais. Mais chaque échec peut nous rappeler une vérité que notre orgueil oublie facilement : nous ne sommes pas souverains. Nous sommes des créatures dépendantes de Dieu pour chaque respiration.

L’humilité reconnaît notre besoin de Dieu

L’humilité biblique ne consiste pas à penser que nous sommes incapables de toute chose ou à refuser d’utiliser les dons que Dieu nous a donnés. Elle consiste à reconnaître correctement notre position devant Lui. Nous pouvons être intelligents sans croire que notre intelligence est indépendante de Dieu. Nous pouvons travailler avec diligence sans imaginer que notre travail contrôle toutes les circonstances.

L’homme humble peut avoir de grands projets et pourtant dire : « Seigneur, si cela n’est pas bon, ferme cette porte ». Cette prière demande du courage, car nous avons parfois déjà commencé à aimer notre projet au point de ne plus vouloir entendre une autre réponse.

Nous devons apprendre à désirer la volonté de Dieu davantage que l’accomplissement de notre propre programme. C’est précisément ce que nous retrouvons dans cette prière : « Apprends-moi à faire Ta volonté ». Une telle disposition reconnaît que les plans du Seigneur sont meilleurs que nos propres désirs.

Dieu peut modifier nos projets sans commettre une erreur

Une porte fermée nous déçoit souvent parce que nous avions déjà imaginé tout ce qui se trouvait derrière elle. Nous avions peut-être préparé nos attentes, calculé les bénéfices et même commencé à nous réjouir d’une possibilité qui semblait certaine. Puis les circonstances changent.

Notre première réaction peut être la frustration : « Pourquoi Dieu a-t-Il permis cela ? » Pourtant, nous devons laisser ouverte une autre possibilité : Dieu sait peut-être quelque chose que nous ignorons. Cette porte que nous voulions tellement franchir pouvait contenir une difficulté que nous n’étions pas capables de voir.

Avec le temps, certains croyants peuvent regarder en arrière et remercier le Seigneur pour des choses qu’ils avaient autrefois considérées comme des déceptions. Un refus, un retard ou un changement de direction s’est finalement révélé être une protection.

Une porte fermée peut être une manifestation de la bonté de Dieu

Nous associons facilement la bonté divine aux portes qui s’ouvrent. Nous recevons une opportunité et nous disons : « Dieu est bon ». C’est vrai. Mais avons-nous appris à reconnaître que Dieu peut également être bon lorsqu’Il ferme une porte ?

Un père sage ne donne pas automatiquement à son enfant tout ce qu’il demande. Certaines demandes semblent excellentes à l’enfant précisément parce qu’il ne connaît pas toutes leurs conséquences. Le refus du père peut donc être une manifestation d’amour et non une preuve d’indifférence.

Nous devons apprendre la même chose dans notre relation avec Dieu. Un « non » de Dieu peut contenir autant de grâce qu’un « oui ». Notre problème est que nous comprenons généralement plus facilement la grâce lorsqu’elle prend la forme que nous désirons.

Dieu peut aussi nous demander d’attendre

Toutes les portes fermées ne signifient pas nécessairement que le projet ne se réalisera jamais. Il existe également des moments où la réponse du Seigneur semble simplement être : « Pas maintenant ». Cette réponse peut être particulièrement difficile parce qu’elle exige de la patience.

Nous vivons dans une époque où beaucoup de choses sont obtenues rapidement. Nous pouvons communiquer instantanément, acheter rapidement et recevoir de nombreuses informations en quelques secondes. Cette habitude peut rendre l’attente spirituelle encore plus difficile.

Pourtant, la Bible est remplie d’hommes qui ont dû attendre. Abraham reçut une promesse mais ne vit pas immédiatement son accomplissement. Joseph connut des années difficiles avant d’être élevé en Égypte. David fut oint comme roi mais ne monta pas immédiatement sur le trône.

Attendre Dieu n’est donc pas perdre du temps. L’attente elle-même peut devenir un processus par lequel le Seigneur transforme notre caractère, comme le rappelle cet enseignement sur la foi et la patience de celui qui attend dans le Seigneur.

Le Seigneur peut préparer notre caractère avant d’accomplir le projet

Nous demandons souvent à Dieu d’ouvrir une porte, tandis qu’Il travaille d’abord sur la personne qui devra franchir cette porte. Nous nous concentrons sur l’opportunité, alors que Dieu s’intéresse également à notre caractère.

Une bénédiction reçue trop tôt peut parfois devenir un fardeau. Une responsabilité donnée à une personne qui n’est pas préparée peut exposer des faiblesses qui auraient dû être traitées auparavant. Dieu connaît notre capacité réelle bien mieux que nous-mêmes.

Il peut donc utiliser l’attente pour nous enseigner l’humilité, la patience, la discipline et la fidélité dans les petites choses. Nous voulons parfois immédiatement une grande responsabilité, mais Dieu nous demande d’être d’abord fidèles dans ce que nous considérons comme insignifiant.

Nous devons apprendre à distinguer ambition et appel

Tous nos désirs ne viennent pas automatiquement de Dieu. Nous pouvons vouloir quelque chose pour de mauvaises raisons. L’orgueil peut se cacher derrière un projet qui semble extérieurment très respectable. Nous pouvons rechercher une position parce que nous voulons être admirés ou poursuivre une réussite principalement pour prouver quelque chose aux autres.

Voilà pourquoi il est important de demander au Seigneur d’examiner également nos motivations. Avant de demander seulement : « Dieu, fais réussir mon projet », nous pouvons demander : « Seigneur, pourquoi est-ce que je veux réellement cela ? »

Il existe une grande différence entre demander à Dieu de bénir nos ambitions et Lui demander de purifier nos ambitions. Dieu ne veut pas seulement diriger nos pas ; Il veut aussi transformer notre cœur.

Le roi lui-même doit être soumis à la justice

Des oracles sont sur les lèvres du roi: Sa bouche ne doit pas être infidèle quand il juge.

Proverbes 16:10

Le chapitre 16 des Proverbes passe ensuite de la direction divine à la responsabilité du roi. Même celui qui possède une grande autorité humaine demeure responsable devant Dieu. Le pouvoir ne donne jamais à une personne le droit de remplacer la justice par ses propres intérêts.

Cela constitue une leçon importante pour tous ceux qui possèdent une responsabilité. Qu’il s’agisse d’un dirigeant, d’un chef de famille, d’un responsable d’Église ou d’une personne occupant une position professionnelle importante, l’autorité doit être exercée avec justice.

Nos projets ne devraient donc jamais être séparés de notre caractère. À quoi servirait-il de réussir extérieurement si nous devons abandonner l’intégrité pour y parvenir ? Il existe des victoires qui sont en réalité des défaites spirituelles.

La réussite ne justifie jamais l’injustice

Notre époque valorise fortement les résultats. Une personne qui réussit peut recevoir beaucoup d’admiration, même lorsque les méthodes utilisées pour parvenir à ce résultat sont discutables. La Bible possède cependant un critère différent.

Dieu s’intéresse à ce que nous accomplissons, mais également à la manière dont nous l’accomplissons. Nous ne pouvons pas justifier le mensonge parce qu’il favorise un projet. Nous ne pouvons pas traiter injustement quelqu’un simplement parce que cela accélère notre progression.

Il vaut mieux avancer plus lentement avec une conscience droite devant Dieu que parvenir rapidement à un objectif en compromettant ce que Sa Parole nous demande.

Dieu possède la balance juste

Le poids et la balance justes sont à l’Éternel; Tous les poids du sac sont son ouvrage.

Proverbes 16:11

Dans le monde ancien, les balances étaient essentielles au commerce. Une personne malhonnête pouvait utiliser des poids falsifiés pour tromper son prochain. Proverbes 16 rappelle que Dieu s’intéresse même à ces transactions apparemment ordinaires.

La leçon dépasse évidemment l’utilisation physique d’une balance. Dieu aime la justice dans tous les domaines de notre vie. Nos affaires, notre travail, nos engagements et nos projets doivent être caractérisés par l’intégrité.

Nous ne pouvons pas demander au Seigneur de bénir ce qui est construit sur la tromperie. Une personne peut cacher certaines pratiques aux hommes, mais rien n’est caché devant Dieu. Celui qui dirige réellement nos pas connaît aussi les motivations derrière nos décisions.

Nos projets doivent être compatibles avec la Parole de Dieu

Il est possible de prier pour quelque chose que Dieu a déjà clairement interdit dans l’Écriture. Dans ce cas, nous n’avons pas besoin d’attendre un signe supplémentaire pour comprendre Sa volonté. Dieu ne se contredit pas.

La première manière de discerner si un projet peut être présenté au Seigneur consiste donc à examiner s’il est compatible avec Sa Parole. Si un objectif exige de désobéir à un commandement clair, nous connaissons déjà la réponse.

Cette réalité nous protège de l’erreur consistant à appeler « direction de Dieu » simplement ce que nous voulons profondément. Nos désirs peuvent être puissants sans être nécessairement sages. La Bible devient alors la lumière objective qui nous empêche de confondre nos émotions avec la volonté divine.

La puissance de Dieu dépasse toutes nos capacités

Lorsque nous remettons nos projets à Dieu, nous ne les remettons pas entre les mains d’un être limité. Nous nous adressons au Créateur des cieux et de la terre. Sa puissance ne peut être comparée à la nôtre.

Cette réalité devrait nous empêcher de désespérer lorsque Dieu nous conduit vers quelque chose qui semble supérieur à nos propres capacités. Si le projet vient réellement de Lui, notre faiblesse n’annule pas Sa puissance. Moïse pouvait voir ses limites, mais Dieu connaissait déjà ce qu’Il accomplirait à travers lui.

Nous devons néanmoins faire attention à ne pas utiliser la puissance divine pour justifier chaque rêve personnel. Dire « Dieu peut tout » est vrai, mais cela ne signifie pas automatiquement « Dieu fera tout ce que j’ai décidé ». Cette distinction est essentielle. Une méditation sur l’immensité de la puissance de Dieu nous aide précisément à remettre notre propre petitesse en perspective devant Sa grandeur.

La foi n’est pas une formule pour obliger Dieu à réaliser nos rêves

Il existe une mauvaise manière de parler de la foi dans laquelle l’homme reste finalement au centre. Nous décidons ce que nous voulons, puis nous utilisons la prière et la foi comme des outils destinés à forcer la réalisation de notre programme.

Mais la foi biblique ne fonctionne pas ainsi. La foi fait confiance à Dieu, et faire confiance à Dieu implique nécessairement accepter qu’Il possède le droit de dire non. Si notre confiance disparaît dès que Dieu refuse notre demande, nous ne faisions peut-être pas réellement confiance à Dieu ; nous faisions confiance à notre projet.

Jésus nous donne le modèle suprême lorsqu’Il prie : « Que Ta volonté soit faite ». Cette soumission n’était pas une faiblesse de foi. Elle représentait une confiance parfaite envers le Père.

Soumettre nos plans n’empêche pas de travailler avec diligence

Remettre nos projets à Dieu ne signifie pas attendre passivement qu’Il fasse à notre place ce qui relève de notre responsabilité. La Bible valorise le travail diligent, la prudence et la bonne administration.

Si nous demandons au Seigneur de nous aider dans nos études, nous devons également étudier. Si nous prions pour une amélioration professionnelle, nous devons travailler avec intégrité. Si nous demandons à Dieu de bénir un projet, nous devons faire notre part avec sagesse.

La différence se trouve dans notre attitude intérieure. Nous travaillons sérieusement, mais nous savons que le résultat final n’est jamais entièrement entre nos mains. Nous pouvons semer et arroser, tandis que Dieu demeure Celui qui donne la croissance.

Dieu peut utiliser un échec pour nous rediriger

Tout échec n’est pas une catastrophe définitive. Une expérience qui ne fonctionne pas peut nous enseigner quelque chose d’essentiel. Elle peut révéler une faiblesse, corriger une mauvaise motivation ou nous montrer que nous devions emprunter une autre direction.

Nous devons donc faire attention à ne pas définir toute notre vie par un projet qui n’a pas réussi. Notre identité n’est pas notre entreprise, notre carrière, notre ministère ou notre réussite financière. Notre identité la plus profonde se trouve en Christ.

Lorsque cette vérité est solide dans notre cœur, nous pouvons traverser certaines déceptions sans penser que notre existence entière a perdu son sens. Un projet peut mourir sans que le dessein de Dieu pour notre vie soit détruit.

Nous voyons parfois la sagesse de Dieu seulement après plusieurs années

Certaines providences deviennent compréhensibles avec le temps. Sur le moment, nous ne voyons qu’une perte. Plusieurs années plus tard, nous découvrons que cette perte nous a conduits vers une situation que nous n’aurions jamais envisagée autrement.

Joseph constitue encore un exemple puissant. Lorsqu’il fut vendu par ses frères, rien dans cette situation ne ressemblait à une progression. Lorsque plus tard il se retrouva injustement en prison, les circonstances semblaient même empirer. Pourtant, Dieu n’avait jamais cessé de diriger son histoire.

Nous ne devons pas conclure que chaque détail de notre propre vie nous sera expliqué de cette manière. Certaines questions resteront peut-être sans réponse ici-bas. Mais les histoires bibliques nous enseignent que notre incapacité à comprendre ne signifie pas l’absence d’un dessein divin.

La volonté de Dieu concerne aussi la personne que nous devenons

Lorsque nous parlons de la volonté de Dieu, nous pensons rapidement à de grandes décisions : avec qui vais-je me marier ? Quel travail dois-je choisir ? Dois-je déménager ? Quel projet dois-je commencer ? Ces questions sont importantes, mais elles ne représentent pas toute la volonté divine.

Dieu s’intéresse aussi à la personne que nous devenons pendant que nous prenons ces décisions. Nous pouvons être tellement préoccupés par la destination que nous négligeons notre caractère pendant le voyage.

Peut-être demandons-nous au Seigneur de nous donner davantage de responsabilités tandis qu’Il veut d’abord nous rendre plus humbles. Peut-être voulons-nous davantage de ressources tandis qu’Il veut nous apprendre à administrer fidèlement ce que nous possédons déjà.

Ne comparons pas constamment notre chemin à celui des autres

La comparaison constitue l’un des grands ennemis de la confiance dans le plan de Dieu. Nous regardons une personne qui semble progresser plus rapidement et nous commençons à nous demander pourquoi notre propre vie n’avance pas de la même manière.

Mais Dieu ne conduit pas tous Ses enfants selon le même calendrier. Une bénédiction reçue par quelqu’un d’autre aujourd’hui ne signifie pas que Dieu nous a oubliés. Nos histoires, responsabilités et processus peuvent être très différents.

La comparaison produit facilement soit l’orgueil, soit le découragement. Si nous pensons être devant les autres, nous devenons orgueilleux. Si nous pensons être derrière eux, nous nous décourageons. Dans les deux cas, nos yeux ne sont plus correctement fixés sur Dieu.

La paix vient lorsque nous cessons de vouloir tout contrôler

Une grande partie de notre anxiété vient du désir de connaître et de contrôler des choses qui dépassent notre responsabilité. Nous voulons savoir exactement ce qui arrivera dans six mois, comment une situation se terminera ou quelle décision une autre personne prendra.

Mais Dieu ne nous demande pas de porter le poids de l’omniscience. Il nous demande de Lui faire confiance. Il existe une liberté profonde dans le fait de dire : « Seigneur, je vais faire ce qui est juste aujourd’hui et je Te remets demain ».

Cela ne supprime pas toutes nos préoccupations, mais cela les replace dans un ordre sain. Nous faisons notre part et nous refusons d’essayer de prendre la place de Dieu.

Nos projets doivent finalement rechercher la gloire de Dieu

Il existe une question capable de purifier beaucoup de nos projets : « Si cela réussit, qui recevra la gloire ? » Nous pouvons extérieurement présenter un objectif comme quelque chose destiné au Seigneur alors que notre cœur recherche principalement la reconnaissance personnelle.

Nous devons donc demander à Dieu de purifier nos motivations. Si un projet devient une idole, nous commencerons à sacrifier notre paix, notre intégrité et parfois nos relations afin de le préserver.

Mais lorsqu’un projet demeure véritablement entre les mains de Dieu, nous pouvons même accepter qu’Il le retire. Cela ne sera peut-être pas facile, mais nous reconnaîtrons que la gloire de Dieu possède davantage de valeur que l’accomplissement de notre ambition.

Remettre nos projets à Dieu est une attitude quotidienne

Nous pouvons remettre un projet au Seigneur aujourd’hui et essayer de le reprendre demain. Voilà pourquoi la soumission n’est pas uniquement une prière prononcée une fois. Elle doit devenir une posture quotidienne.

Chaque matin, nous pouvons demander : « Seigneur, dirige mes décisions aujourd’hui. Ferme les chemins qui m’éloigneraient de Ta volonté. Donne-moi la sagesse nécessaire pour reconnaître les portes que Tu ouvres et l’humilité nécessaire pour accepter celles que Tu fermes ».

Cette manière de vivre développe progressivement une profonde dépendance. Nous cessons de considérer Dieu uniquement comme Celui que nous appelons lorsque notre propre plan échoue. Nous L’invitons au contraire au centre de notre réflexion dès le commencement.

Si Dieu change notre direction, suivons-Le

L’un des signes de maturité est la capacité d’accepter une nouvelle direction lorsque nous comprenons que Dieu nous conduit ailleurs. Nous pouvons parfois nous attacher davantage au plan qu’à Celui à qui nous avions prétendu remettre le plan.

Il faut de l’humilité pour reconnaître : « J’avais imaginé autre chose, mais Dieu semble me conduire différemment ». Notre orgueil aime avoir raison. Il est parfois difficile d’abandonner un projet parce que nous avons déjà parlé de lui aux autres et que changer peut nous donner l’impression d’avoir échoué.

Mais il vaut infiniment mieux modifier nos projets que continuer dans une direction simplement pour protéger notre image. L’objectif n’est pas de prouver que nous avions toujours raison. L’objectif est de marcher avec Dieu.

Faisons confiance au Dieu qui connaît la fin depuis le commencement

Nous n’avons pas besoin de connaître tous les détails de demain pour avancer aujourd’hui. Il suffit de connaître Celui qui dirige nos pas. Notre Père céleste ne manque ni de sagesse, ni de puissance, ni de connaissance.

Lorsque certaines choses fonctionnent selon nos attentes, remercions-Le. Lorsqu’une porte se ferme, demandons-Lui la sagesse avant de tomber dans le désespoir. Lorsqu’Il nous fait attendre, cherchons à comprendre ce qu’Il veut produire dans notre caractère pendant cette saison.

Et lorsque notre projet réussit, ne commençons pas à penser que notre propre intelligence a tout accompli. Souvenons-nous que nous n’aurions même pas la force de travailler si Dieu ne soutenait pas notre vie.

Le Seigneur dirige nos pas

Proverbes 16:9 doit donc devenir un principe permanent dans notre manière de vivre : « Le cœur de l’homme médite sa voie, mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas ». Nous pouvons réfléchir, préparer et travailler, mais tout doit rester soumis au Seigneur.

Cette vérité nous protège de deux extrêmes. Elle nous empêche d’être irresponsables en prétendant que nous n’avons rien à préparer, mais elle nous empêche également de devenir orgueilleux en imaginant que notre préparation garantit le résultat.

Planifions donc avec sagesse, travaillons avec diligence et marchons avec intégrité. Mais gardons toujours les mains ouvertes devant Dieu. Ce que nous plaçons dans Ses mains ne doit pas devenir quelque chose que nous refusons ensuite de Lui laisser diriger.

Si le Seigneur ouvre une porte, avançons avec reconnaissance. S’Il la ferme, demandons-Lui la grâce de Lui faire confiance. S’Il nous demande d’attendre, attendons sans croire que le temps est perdu. Et si Ses plans sont différents des nôtres, souvenons-nous que Sa sagesse est infiniment supérieure à notre vision limitée.

Nous sommes vivants aujourd’hui parce que Dieu nous soutient. Nos capacités, notre intelligence, notre temps et toutes les possibilités que nous possédons sont déjà des dons de Sa grâce. Nous n’avons donc aucune raison de marcher dans l’arrogance comme si nous étions maîtres absolus de notre avenir.

Remettons plutôt chaque projet entre Ses mains avec humilité. Demandons-Lui de purifier nos motivations, de corriger nos mauvaises directions et de nous donner la force nécessaire pour accomplir ce qu’Il place réellement devant nous. Les plans de Dieu sont parfaits, même lorsqu’ils ne ressemblent pas aux nôtres. Et lorsque nous comprenons cela, nous pouvons avancer avec paix, sachant que Celui qui dirige nos pas connaît parfaitement le chemin jusqu’à la fin.

Réponds-moi bientôt, oh Seigneur
Vous avez déjà reçu votre miracle

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