Jésus, cause de division

Quand nous lisons les Évangiles, nous découvrons que l’appel de Jésus est profond, exigeant et incompatible avec une foi simplement superficielle. Christ appelle ceux qui Le suivent à une vie nouvelle, marquée par l’obéissance, la fidélité et un cœur entièrement consacré à Dieu. Cette réalité nous rappelle l’importance d’être fervents d’esprit au service du Seigneur, même lorsque suivre Jésus devient difficile.

Le message du Christ n’était pas conçu pour flatter les attentes humaines. Jésus ne présentait pas la vie chrétienne comme une route où toutes les difficultés disparaîtraient immédiatement. Il parlait de renoncement, de croix, de persécution, de fidélité, de sacrifice et d’espérance éternelle. Ses paroles étaient pleines de grâce, mais elles étaient également remplies de vérité. Suivre Jésus signifie reconnaître qu’Il possède une autorité absolue sur notre existence.

Cette réalité explique pourquoi le ministère de Jésus provoquait des réactions si différentes. Certaines personnes L’écoutaient avec joie, d’autres se scandalisaient, et certaines cherchaient même à Le faire mourir. La lumière révèle ce qui se trouve dans les ténèbres, et la vérité dévoile ce que l’homme préférerait parfois cacher. Jésus dénonçait le péché, mais Il dénonçait également l’hypocrisie religieuse, l’orgueil et toute apparence extérieure de piété qui n’était pas accompagnée d’un cœur véritablement soumis à Dieu.

Jésus ne nous appelle pas à une foi superficielle

Il est possible de porter le nom de chrétien, de fréquenter une assemblée, de connaître beaucoup de versets bibliques et même de parler régulièrement de Dieu sans que Christ occupe réellement la première place dans notre cœur. Voilà précisément l’un des dangers contre lesquels l’enseignement de Jésus nous met en garde. La foi chrétienne ne consiste pas simplement à adopter certaines habitudes religieuses. Elle implique une transformation de notre manière de penser, d’aimer, de choisir et de vivre.

Jésus ne cherchait pas simplement des admirateurs. Beaucoup admiraient Ses miracles, écoutaient Ses enseignements ou se réjouissaient des pains qu’Il multipliait. Pourtant, lorsqu’Il parlait du véritable prix du discipulat, tous ne restaient pas. Il existe une grande différence entre être impressionné par Jésus et devenir Son disciple. Le disciple accepte que la volonté du Maître passe avant ses propres désirs et comprend que son existence appartient désormais à Celui qui l’a appelé.

Cela ne signifie pas que le croyant devient parfait dès le premier jour. Nous continuons à lutter contre le péché, nous connaissons des faiblesses et nous avons constamment besoin de la grâce du Seigneur. Cependant, il existe désormais une nouvelle direction. Le chrétien ne peut plus faire la paix avec ce que Dieu condamne. Lorsqu’il tombe, il se repent ; lorsqu’il s’égare, il revient ; lorsqu’il découvre dans son cœur quelque chose qui déplaît à Dieu, il ne cherche pas à le justifier, mais demande au Seigneur de le transformer.

Christ doit occuper la première place

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

Matthieu 10:37-39

Ces paroles sont parmi les plus fortes que Jésus ait prononcées concernant le discipulat. Elles ne constituent pas un appel à mépriser notre famille. Les Écritures enseignent ailleurs l’amour, l’honneur, la responsabilité et le soin envers nos proches. Jésus établit plutôt une comparaison de priorité : personne ne peut occuper dans notre cœur la place qui appartient exclusivement au Seigneur.

Nos parents sont précieux, nos enfants sont précieux, notre conjoint est précieux, mais Christ doit être au-dessus de tous. Il ne doit pas être simplement une partie de notre vie placée à côté du travail, de la famille, des loisirs et de nos projets personnels. Il est le Seigneur de toutes ces choses. Notre famille doit être soumise à Christ, nos projets doivent être soumis à Christ, nos ambitions doivent être soumises à Christ et notre avenir doit être placé entre Ses mains.

Cette vérité devient particulièrement importante lorsque l’obéissance à Dieu entre en conflit avec les attentes de ceux qui nous entourent. Certaines personnes peuvent accepter notre foi tant qu’elle reste privée et ne change rien à notre manière de vivre. Mais lorsque la fidélité à Christ influence nos décisions, nos valeurs, nos conversations et nos priorités, l’opposition peut apparaître. Dans ce moment, le disciple doit se souvenir de Celui à qui il appartient.

Prendre sa croix et suivre Jésus

Lorsque Jésus parle de prendre sa croix, Il décrit une disposition de renoncement à soi-même. La croix n’est pas simplement une difficulté ordinaire de la vie. Nous connaissons tous des problèmes, croyants ou non. Prendre sa croix signifie accepter le coût de l’obéissance à Christ et préférer Sa volonté à notre propre volonté, même lorsqu’elle exige un sacrifice.

Notre époque valorise énormément l’accomplissement personnel. On nous encourage constamment à rechercher ce qui nous rend heureux, à défendre nos désirs et à construire une existence entièrement centrée sur nous-mêmes. Jésus renverse cette logique. Il nous apprend que celui qui veut préserver sa vie en faisant de lui-même le centre finit par perdre ce qui compte véritablement, tandis que celui qui abandonne sa vie entre les mains de Christ découvre la vie véritable.

Le renoncement chrétien n’est donc pas une destruction de notre existence, mais sa réorientation vers Dieu. Nous ne cessons pas d’avoir une personnalité, des dons, des responsabilités ou des aspirations. Cependant, toutes ces choses passent désormais sous l’autorité de Christ. Nous demandons non seulement : « Qu’est-ce que je veux ? », mais surtout : « Qu’est-ce qui plaît au Seigneur ? »

Cette manière de vivre demande de la persévérance. Il existe des saisons où l’obéissance semble porter rapidement du fruit et d’autres où nous ne voyons presque aucun résultat. Nous pouvons servir, prier, pardonner, aider et continuer à faire ce qui est juste sans recevoir de reconnaissance. Dans ces moments, l’Écriture nous encourage à ne pas nous lasser de faire le bien, parce que notre fidélité n’est jamais invisible devant Dieu.

Pourquoi l’Évangile provoque parfois des divisions

Le message de Jésus produit nécessairement une réaction parce qu’il confronte l’être humain à des vérités fondamentales. L’Évangile nous annonce la grâce de Dieu, mais cette bonne nouvelle commence également par reconnaître notre besoin de salut. Si l’homme était spirituellement sain par lui-même, il n’aurait pas besoin d’un Sauveur. La croix nous rappelle donc à la fois l’immensité de l’amour divin et la gravité du péché.

Voilà pourquoi une proclamation fidèle de l’Évangile ne sera jamais entièrement conforme aux valeurs d’un monde qui veut décider lui-même ce qui est bien et ce qui est mal. Il arrivera que certaines vérités bibliques soient considérées comme difficiles, anciennes ou impopulaires. Le chrétien doit cependant résister à la tentation de modifier le message afin de recevoir davantage d’approbation.

Cela ne nous autorise pas à devenir agressifs, arrogants ou inutilement offensants. Il existe une différence entre souffrir pour la vérité et provoquer des conflits par un mauvais caractère. Nous sommes appelés à maintenir ensemble la vérité et l’amour. Jésus pouvait dénoncer fermement l’hypocrisie tout en accueillant avec compassion ceux qui reconnaissaient leur besoin de grâce. Notre témoignage doit refléter le même équilibre.

Par conséquent, lorsque l’Évangile crée une opposition, examinons d’abord notre propre conduite. Si nous sommes rejetés parce que nous avons manqué de respect, parce que nous avons parlé avec orgueil ou parce que nous avons cherché une confrontation inutile, nous ne devons pas appeler cela de la persécution. Mais si nous avons parlé avec grâce, fidélité et sincérité et que la vérité biblique est malgré tout rejetée, nous ne devons pas en avoir honte.

Le chrétien appartient à un autre Royaume

Le disciple de Jésus vit dans ce monde, travaille dans ce monde et remplit ses responsabilités dans la société, mais sa citoyenneté ultime et son espérance sont ailleurs. Cela transforme profondément sa vision de la réussite. Sa valeur ne dépend plus uniquement de ses possessions, de sa popularité, de sa position sociale ou de l’approbation des autres. Son identité se trouve en Christ.

Cette différence se manifeste dans les petites décisions du quotidien. Le chrétien pardonne lorsqu’il aurait humainement envie de se venger. Il recherche la vérité lorsque le mensonge pourrait lui apporter un avantage. Il refuse certaines pratiques même lorsqu’elles sont populaires. Il apprend à donner plutôt qu’à seulement accumuler. Il cherche à servir plutôt qu’à toujours être servi. Le Royaume de Dieu produit une nouvelle manière de vivre.

Cependant, nous devons veiller à ce que cette distinction ne se transforme jamais en sentiment de supériorité. Si nous avons reçu la grâce de Dieu, nous n’avons aucune raison de mépriser ceux qui ne partagent pas notre foi. Au contraire, nous devons nous souvenir de notre propre besoin de miséricorde. La grâce qui nous sauve doit également produire en nous compassion, patience et humilité.

Le rejet des hommes ne signifie pas l’abandon de Dieu

Suivre Christ peut parfois avoir un coût relationnel. Certains croyants connaissent les moqueries, l’incompréhension ou même le rejet à cause de leurs convictions. Cela peut être particulièrement douloureux lorsque l’opposition vient de personnes proches. Pourtant, l’approbation humaine ne peut pas devenir la mesure ultime de notre fidélité.

Le Seigneur Jésus Lui-même a connu le rejet. Cette vérité nous aide à comprendre que les difficultés ne signifient pas nécessairement que Dieu nous a abandonnés. Nous pouvons être incompris par les hommes tout en étant parfaitement connus du Seigneur. Nous pouvons perdre certaines formes d’approbation terrestre tout en demeurant entourés de l’amour de Dieu. Méditer sur l’amour indescriptible de Dieu nous aide précisément à ne pas construire notre identité sur l’opinion changeante des autres.

Cette assurance ne rend pas le rejet agréable, mais elle nous donne un fondement solide. Le chrétien n’a pas besoin de gagner toutes les discussions ni de convaincre chaque personne qui l’entoure. Son devoir est d’être fidèle. Nous annonçons Christ, nous témoignons avec respect, nous répondons lorsqu’une occasion se présente et nous remettons les résultats à Dieu.

Persévérer lorsque suivre Jésus devient difficile

L’enthousiasme du commencement est précieux, mais la véritable maturité chrétienne se manifeste particulièrement dans la durée. Il est relativement facile de parler de fidélité lorsque tout va bien. La profondeur de notre foi apparaît lorsque nous continuons à marcher avec Dieu malgré la fatigue, les questions, les pertes ou les périodes où nous ne voyons pas encore la réponse à nos prières.

C’est pourquoi la Bible parle si souvent de persévérance. La vie chrétienne ressemble davantage à une longue course qu’à un moment d’émotion intense. Nous avons besoin de la Parole, de la prière, de la communion avec l’Église et de l’encouragement mutuel. Aucun disciple ne devrait volontairement chercher à parcourir seul le chemin que Dieu a destiné à Son peuple à parcourir ensemble.

Dans certaines saisons, nous pouvons nous sentir faibles spirituellement. Nous prions avec difficulté, nous lisons la Bible sans ressentir la même ferveur qu’autrefois et les épreuves semblent s’accumuler. Ce sont précisément les moments où nous devons refuser d’abandonner. Des passages bibliques qui nous encouragent à demeurer fermes peuvent nous aider à ne pas nous évanouir dans notre marche avec Dieu et à garder les yeux fixés sur Ses promesses.

La fidélité ne consiste pas à ne jamais ressentir de fatigue ; elle consiste à continuer à regarder à Christ au milieu de cette fatigue. Pierre a connu l’échec, les disciples ont connu la peur et de nombreux serviteurs de Dieu dans les Écritures ont traversé des saisons difficiles. Pourtant, la grâce du Seigneur demeure suffisante pour soutenir ceux qui viennent à Lui.

Une vie entièrement consacrée à Christ

La grande question n’est donc pas simplement de savoir si nous nous appelons chrétiens, mais si notre manière de vivre témoigne réellement que Jésus est notre Seigneur. Cette question touche notre temps, nos paroles, nos relations, notre argent, nos ambitions, nos habitudes secrètes et les décisions que personne d’autre ne voit. Dieu ne demande pas seulement une apparence de consécration publique ; Il regarde au cœur.

Une vie consacrée n’est pas une vie sans joie. Au contraire, lorsque Christ devient notre plus grand trésor, nous découvrons que l’obéissance possède une joie que le monde ne peut pas donner. Nous pouvons perdre certaines choses, renoncer à certaines possibilités et être incompris par certaines personnes, mais nous recevons quelque chose de beaucoup plus précieux : connaître Christ, marcher avec Lui et vivre avec l’espérance de Son Royaume éternel.

Nous devons donc régulièrement examiner nos priorités. Y a-t-il quelque chose que nous aimons davantage que Christ ? Existe-t-il une ambition que nous refuserions de Lui abandonner ? Une relation dont l’approbation est devenue plus importante que celle de Dieu ? Un péché que nous cherchons secrètement à préserver ? Les paroles de Matthieu 10 nous obligent à prendre ces questions au sérieux.

Cependant, cet examen ne doit pas nous conduire au désespoir, mais à la repentance et à la grâce. Lorsque Dieu nous révèle un domaine qui doit changer, nous pouvons venir à Lui avec confiance. Le même Christ qui exige notre fidélité est Celui qui pardonne le pécheur repentant, restaure celui qui revient et donne la force nécessaire pour marcher dans une nouvelle obéissance.

Gardons les yeux fixés sur Jésus

Nous ne devons donc pas être surpris si suivre Jésus nous distingue parfois du monde. Christ ne nous a jamais appelés à construire notre vie autour de l’approbation générale. Il nous appelle à Lui appartenir. Certaines personnes comprendront notre foi, d’autres la respecteront sans la partager, et d’autres pourront la rejeter. Notre responsabilité reste la même : aimer Dieu, aimer notre prochain et demeurer fidèles à la vérité.

Lorsque l’opposition arrive, ne répondons pas par la haine. Lorsque nous sommes critiqués, ne cherchons pas immédiatement à rendre le mal pour le mal. Lorsque notre fidélité nous coûte quelque chose, souvenons-nous que notre trésor ultime n’est pas ici-bas. Nous suivons Celui qui a porté Sa croix avant de nous demander de prendre la nôtre, et notre espérance repose sur Sa victoire, non sur notre propre force.

Le message de Jésus demeure donc aussi radical aujourd’hui qu’au premier siècle. Il ne nous invite pas à une religion confortable placée dans un coin de notre existence, mais à une vie dans laquelle tout Lui appartient. Christ doit être au centre. Que nos paroles, nos décisions, notre service, notre amour et notre persévérance témoignent que nous avons compris cet appel. Et lorsque le chemin devient difficile, continuons à avancer avec foi, sachant que perdre quelque chose pour Christ n’est jamais une perte lorsque notre véritable richesse se trouve dans Son Royaume éternel.

Soyez des faiseurs de la Parole
Ne renie pas Jésus

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