Enfants et héritiers de Dieu

Dire que nous sommes enfants de Dieu et cohéritiers avec Christ est l’une des vérités les plus glorieuses de l’Évangile. C’est pourquoi, en méditant sur Romains 8:15-17, nous nous souvenons que nous sommes enfants et héritiers de Dieu, non à cause de nos propres mérites, mais par la grâce imméritée que le Père nous a accordée en Jésus-Christ.

Cette vérité devrait remplir notre cœur d’émerveillement. Si une personne importante de ce monde décidait de s’approcher de nous, de nous traiter avec affection et de nous ouvrir les portes de sa maison, nous serions probablement surpris et nous nous demanderions même : « Pourquoi moi ? » Mais la réalité de l’Évangile est infiniment plus grande. Il ne s’agit pas d’un gouvernant, d’un président, d’une célébrité ou d’une personne détenant un pouvoir terrestre. Il s’agit du Dieu éternel, saint et tout-puissant, qui, par Sa grâce, a voulu appeler Ses enfants ceux qui autrefois étaient loin de Lui.

Être enfants de Dieu n’est pas simplement une belle expression destinée à remonter le moral, mais une profonde réalité spirituelle. Le croyant n’a pas seulement été pardonné, il a également été reçu dans la famille de Dieu. Il n’a pas seulement été délivré de la condamnation, il a été adopté par le Père. Il n’a pas seulement été libéré de l’esclavage du péché, il a été introduit dans une nouvelle relation d’amour, de sécurité et d’espérance.

Cette adoption transforme notre identité. Nous ne vivons plus comme des orphelins spirituels, sans direction, sans refuge et sans espérance. Désormais, nous appartenons au Seigneur. Nous avons un Père céleste qui nous aime, nous corrige, nous guide, nous écoute et nous garde. Cette vérité devrait transformer notre manière de prier, de souffrir, d’obéir et d’affronter chaque étape de notre vie.

Nous n’avons pas reçu un esprit de servitude

Dans Romains 8, l’apôtre Paul écrit l’une des déclarations les plus consolantes pour le croyant. Il nous rappelle que nous n’avons pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte. Cela est important parce qu’avant de venir à Christ, l’être humain est spirituellement esclave : esclave du péché, de la peur, de la condamnation et d’une vie séparée de Dieu.

L’Évangile ne nous apporte pas une nouvelle servitude religieuse, mais la liberté en Christ. Nous ne sommes pas appelés à vivre terrifiés devant Dieu comme s’Il était un maître cruel, mais à nous approcher de Lui comme des enfants aimés, respectueux et reconnaissants. La grâce ne produit pas l’indifférence, mais elle ne produit pas non plus une terreur servile. Elle produit une sainte confiance envers le Père qui nous a reçus par Son Fils.

15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

Romains 8:15-17

Ces paroles sont puissantes. Paul ne parle pas d’une émotion passagère, mais d’une œuvre réelle du Saint-Esprit dans le croyant. L’Esprit rend témoignage que nous sommes enfants de Dieu. Cela signifie que notre assurance ne repose ni sur des apparences extérieures ni sur quelques actes religieux isolés, mais sur l’œuvre intérieure de Dieu chez ceux qui ont été unis à Christ par la foi.

L’Esprit d’adoption nous permet de crier : Abba, Père

L’expression « Abba, Père » est profondément tendre. Elle ne présente pas Dieu comme un être lointain, froid ou indifférent, mais comme un Père proche de Ses enfants. Cela n’élimine pas la révérence, car Dieu demeure saint, majestueux et souverain. Mais cela nous montre qu’en Christ, nous avons un accès assuré à Sa présence.

Le croyant peut prier en sachant que Dieu l’écoute. Il peut pleurer devant le Père en sachant qu’il n’est pas méprisé. Il peut confesser son péché en sachant qu’il y a pardon en Christ. Il peut demander une direction en sachant que sa vie n’est pas abandonnée. Il peut traverser les épreuves en sachant qu’il ne marche pas seul.

Cette relation filiale devrait guérir de nombreuses conceptions erronées concernant Dieu. Certains ne pensent à Lui que comme Juge, et il est certain que Dieu juge avec justice. D’autres Le voient comme distant, comme s’Il ne s’intéressait pas aux détails de notre vie. Mais l’Évangile nous montre que, par Christ, Dieu s’est approché de nous comme Père. Il ne nous reçoit pas parce que nous sommes dignes, mais parce que Christ a ouvert le chemin.

C’est pourquoi le croyant ne doit pas vivre comme esclave de la peur. Nous devons certainement avoir une crainte révérencieuse de Dieu, mais non une peur de la condamnation comme si Christ n’avait pas payé pour nos péchés. Celui qui est en Christ peut s’approcher du Père avec confiance, non à cause de sa propre justice, mais à cause de la justice parfaite du Fils.

L’Esprit rend témoignage que nous sommes enfants de Dieu

Paul affirme que l’Esprit Lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. C’est une vérité très importante. Ce n’est pas simplement le fait d’assister à l’église qui prouve que nous sommes enfants de Dieu. Ce n’est pas non plus seulement le fait de donner des offrandes, de participer à des activités, de servir dans des missions ou de posséder des connaissances bibliques. Toutes ces choses peuvent être bonnes et nécessaires à leur place, mais la véritable filiation spirituelle est une œuvre de Dieu.

Le Saint-Esprit agit dans le croyant en produisant la foi, la repentance, l’amour pour Christ, le désir d’obéir, la conviction du péché et la persévérance. Il nous conduit dans la vérité, nous console dans l’affliction et nous amène à crier vers le Père. Là où l’Esprit habite, une vie nouvelle commence à se manifester.

Cela ne signifie pas que le croyant n’aura jamais de doutes ou de luttes intérieures. Beaucoup d’enfants de Dieu traversent des périodes de faiblesse, de sécheresse spirituelle ou de questions difficiles. Mais même durant ces saisons, l’Esprit soutient, corrige et ramène le cœur vers Christ. L’assurance chrétienne ne repose pas sur le fait de nous sentir forts en permanence, mais sur la fidélité de Dieu et sur l’œuvre de Son Esprit.

C’est pourquoi nous devons examiner notre vie, non dans le désespoir, mais dans l’humilité. Y a-t-il de l’amour pour Christ ? Y a-t-il de la tristesse à cause du péché ? Y a-t-il un désir d’obéir à la Parole ? Y a-t-il une véritable lutte contre ce qui déplaît à Dieu ? Y a-t-il une dépendance envers le Seigneur ? Ces évidences ne nous sauvent pas, mais elles manifestent l’œuvre de Dieu chez ceux qui ont été adoptés par grâce.

Être enfants de Dieu transforme notre identité

Lorsqu’une personne croit véritablement en Christ, son identité change. Elle n’est plus définie par son passé, ses échecs, l’opinion des hommes, ses blessures ou ses accomplissements. Désormais, son identité la plus profonde se trouve en Christ. Elle est enfant de Dieu, pardonnée, aimée, accueillie et appelée à vivre pour la gloire du Père.

Cette identité nous libère de la recherche désespérée de l’approbation du monde. Beaucoup de personnes vivent en essayant constamment de prouver qu’elles ont de la valeur, qu’elles sont importantes et qu’elles méritent d’être acceptées. Mais le croyant repose sur une acceptation bien plus élevée : Dieu l’a reçu en Christ. Cela ne produit pas l’orgueil, mais la gratitude. Cela ne nous rend pas supérieurs aux autres, mais plus humbles, car nous savons que tout est par grâce.

Cela nous aide également à affronter le rejet. Si le monde nous méprise parce que nous suivons Christ, nous ne nous retrouvons pas sans famille. Si nous perdons la reconnaissance humaine, nous avons toujours le Père. Si nous sommes incompris, Dieu connaît notre cœur. Être enfants de Dieu nous donne une sécurité qu’aucune circonstance ne peut détruire.

Cette identité doit se refléter dans notre conduite. Les enfants doivent ressembler à leur Père. Si Dieu est saint, nous sommes appelés à vivre dans la sainteté. Si Dieu est miséricordieux, nous devons manifester de la miséricorde. Si Dieu est fidèle, nous devons marcher dans la fidélité. Nous ne sommes pas devenus enfants pour continuer à vivre comme des esclaves du péché, mais pour refléter la grâce du Dieu qui nous a adoptés.

Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers

Paul poursuit en disant : « Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers. » C’est une conséquence merveilleuse de notre adoption. Dieu ne nous appelle pas seulement Ses enfants, Il nous promet également un héritage. Mais cet héritage n’est pas comparable aux héritages terrestres, qui peuvent être perdus, dépensés, corrompus ou volés. L’héritage du croyant est éternel, sûr et incorruptible.

Dans ce monde, beaucoup de personnes s’efforcent d’accumuler des biens, de sécuriser des propriétés, de remplir des comptes bancaires et de laisser quelque chose pour l’avenir. Il n’y a rien de mauvais à administrer avec sagesse ce que Dieu nous permet de posséder. Mais aucun héritage terrestre ne peut être comparé à ce que le Père a préparé pour Ses enfants. Tout ce qui est matériel est temporaire ; l’héritage en Christ est éternel.

C’est pourquoi il est précieux de méditer sur l’héritage que Dieu a choisi pour Son peuple. Cette promesse dirige nos regards vers une espérance glorieuse : Dieu sera notre Dieu, nous serons Son peuple et nous jouirons d’une communion éternelle avec Lui. Aucune richesse terrestre ne peut être comparée à cette réalité.

Cet héritage devrait transformer notre manière de vivre. Si notre avenir est assuré en Christ, nous n’avons pas besoin de vivre esclaves de l’anxiété de ce monde. Nous pouvons travailler avec responsabilité sans faire des richesses notre dieu. Nous pouvons affronter les pertes avec douleur, mais non comme ceux qui ont tout perdu. En Christ, nous possédons un héritage qui ne se flétrit pas.

Cohéritiers avec Christ

Paul ne dit pas seulement que nous sommes héritiers de Dieu, mais également cohéritiers avec Christ. Cette expression est impressionnante. Tout croyant uni à Christ participe, par grâce, à l’héritage qui appartient au Fils. Cela ne signifie pas que nous sommes égaux à Christ dans Sa divinité ou dans Sa gloire essentielle, mais que nous participons aux bénédictions qu’Il a acquises pour Son peuple.

Christ est le Fils éternel du Père. Nous sommes fils et filles par adoption. Christ possède un droit naturel à l’héritage. Nous le recevons par grâce. Christ a parfaitement obéi, Il est mort pour nos péchés et Il est ressuscité victorieux. Nous recevons les bénéfices de Son œuvre non parce que nous les avons mérités, mais parce que nous sommes unis à Lui par la foi.

Être cohéritiers avec Christ signifie également que notre espérance est liée à Sa victoire. Il a vaincu la mort, et nous ressusciterons également. Il a été glorifié, et nous serons glorifiés avec Lui. Il est dans la présence du Père, et nous serons avec Lui pour toujours. L’héritage chrétien n’est pas une illusion ; il est assuré par l’œuvre accomplie du Sauveur.

Cette vérité devrait produire l’adoration. Le croyant ne marche pas vers un avenir incertain. Sa destinée finale n’est pas entre les mains du hasard, des hommes ou de ses propres forces. Elle est en Christ. Et si nous sommes en Christ, notre héritage est assuré, parce qu’Il vit éternellement.

L’héritage chrétien surpasse tout héritage terrestre

Les héritages terrestres peuvent apporter une joie temporaire, mais ils peuvent aussi provoquer des conflits, des divisions et des inquiétudes. Beaucoup de familles se sont divisées à cause de biens matériels. Beaucoup de richesses ont disparu à cause de mauvaises décisions, de crises économiques ou de circonstances imprévues. Tout ce qui appartient à ce monde est fragile.

L’héritage que Dieu promet à Ses enfants est différent. Il ne dépend ni des marchés, ni des gouvernements, ni de documents juridiques, ni de la sécurité humaine. Il est réservé par Dieu. C’est un héritage céleste, incorruptible et éternel. Sa valeur ne peut être mesurée avec de l’argent, car il consiste dans la plénitude de la vie avec Dieu.

Cette espérance nous aide à vivre les yeux fixés sur l’éternité. Nous pouvons profiter avec reconnaissance des bénédictions temporaires, mais sans nous y accrocher comme si elles constituaient notre trésor ultime. Notre plus grand bien ne se trouve ni dans une propriété, ni dans un titre, ni dans un compte bancaire, ni dans une position sociale. Notre plus grand bien est Dieu Lui-même.

Lorsque le cœur comprend cela, il apprend à abandonner ses idoles. Il n’a plus besoin de vivre dans une course désespérée pour accumuler. Il ne s’effondre plus lorsqu’il perd quelque chose de matériel. Il ne mesure plus la faveur de Dieu uniquement à travers la prospérité terrestre. Il sait que sa plus grande richesse se trouve en Christ et que rien ne peut lui arracher l’héritage éternel préparé par le Père.

L’espérance vivante du croyant

L’héritage futur n’est pas une idée vague, mais une espérance vivante. Le croyant n’espère pas en un rêve humain, mais en une promesse garantie par la résurrection de Jésus-Christ. Si Christ est ressuscité, alors notre espérance est vivante. Si Christ a vaincu la mort, alors notre avenir ne se termine pas dans la tombe.

Cette espérance soutient le croyant au milieu des épreuves. La vie chrétienne n’est pas exempte de souffrances. Nous pouvons être confrontés à la maladie, aux pertes, aux persécutions, aux tentations, aux déceptions et aux moments difficiles. Mais l’espérance vivante nous rappelle qu’aucune de ces choses n’aura le dernier mot. La gloire à venir sera plus grande que toute souffrance présente.

C’est pourquoi il est si important de comprendre l’espérance vivante et l’héritage réservés au peuple de Dieu. Nous ne parlons pas d’un optimisme humain, mais d’une certitude spirituelle fondée sur Christ ressuscité. Le monde offre des espérances fragiles, mais l’Évangile nous donne une espérance qui demeure même lorsque tout tremble.

Cette espérance ne nous déconnecte pas de la vie présente. Au contraire, elle nous aide à vivre avec davantage de fidélité. Parce que nous savons que notre héritage est éternel, nous pouvons servir sans rechercher la gloire humaine, souffrir sans désespérer, obéir même lorsque cela coûte et aimer même lorsque notre amour n’est pas toujours réciproque. L’espérance future fortifie l’obéissance présente.

Enfants de Dieu au milieu de la tempête

Le texte initial rappelait la scène des disciples dans la barque alors que la mer était agitée. Ils avaient peur, mais Jésus était avec eux. Cette image nous aide à comprendre de nombreuses étapes de la vie chrétienne. Nous pouvons nous trouver au milieu d’une tempête tout en étant accompagnés par le Seigneur. La présence de Christ ne signifie pas toujours l’absence de tempête, mais elle signifie la sécurité au milieu de celle-ci.

En tant qu’enfants de Dieu, nous ne sommes pas exemptés des difficultés. L’adoption ne signifie pas que nous ne pleurerons jamais, que nous ne souffrirons jamais ou que nous n’aurons jamais de questions. Elle signifie que nous ne souffrons pas comme des orphelins. Nous avons un Père qui sait, qui écoute, qui prend soin de nous et qui gouverne même les vents qui nous effraient.

Lorsque le croyant se souvient qu’il est enfant de Dieu, il peut affronter la tempête avec une confiance différente. Non parce qu’il est fort en lui-même, mais parce qu’il appartient au Seigneur. La peur perd son emprise lorsque nous nous souvenons que notre Père est avec nous. L’anxiété s’affaiblit lorsque nous nous reposons dans la certitude qu’Il soutient notre vie.

Cela ne signifie pas que la foi élimine toute émotion humaine. Les enfants de Dieu ressentent eux aussi la peur, la tristesse et la fatigue. Mais ces émotions ne constituent pas notre fondement. Notre fondement est la vérité : Dieu est notre Père par Jésus-Christ, et rien ne peut nous séparer de Son amour.

Être enfants implique aussi de souffrir avec Christ

Romains 8:17 contient une phrase que nous ne devons pas ignorer : « si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui ». Paul ne sépare pas l’héritage de la réalité de la souffrance chrétienne. Être enfants de Dieu ne signifie pas éviter toute souffrance, mais suivre Christ même lorsque le chemin comporte des épreuves.

La souffrance du croyant n’est pas inutile. Dieu l’utilise pour produire la patience, la sainteté, l’humilité et la dépendance. Elle nous identifie également à Christ dans un monde qui rejette souvent la vérité. Si notre Seigneur a été méprisé, nous ne devons pas être surpris si nous rencontrons également le rejet à cause de Son nom.

Mais Paul ne termine pas avec la souffrance. Il termine avec la gloire. Nous souffrons avec Christ afin d’être glorifiés avec Lui. Cela signifie que la douleur présente ne peut être comparée à la gloire future. L’affliction possède une limite ; l’héritage est éternel. Les larmes ont une date d’expiration ; la communion avec Dieu n’aura jamais de fin.

Cette vérité nous donne la force de persévérer. Nous ne marchons pas vers le néant. Nous ne souffrons pas sans but. Nous n’obéissons pas en vain. Tout ce que nous affrontons en Christ se trouve sous les soins du Père et sera finalement transformé en gloire.

Le salut se trouve uniquement en Christ

Pour être enfants de Dieu et cohéritiers avec Christ, nous devons être unis à Christ par la foi. Tous les êtres humains ne sont pas enfants de Dieu au sens rédempteur du terme. Tous sont des créatures de Dieu, mais l’adoption en tant qu’enfants vient par Jésus-Christ. C’est uniquement en Lui que nous recevons le pardon, la réconciliation et l’accès au Père.

C’est pourquoi la Bible insiste sur le fait qu’il n’y a de salut en aucun autre. Nous ne sommes pas adoptés à cause de nos œuvres, de notre religion, de notre tradition familiale, de nos bonnes intentions ou de nos efforts moraux. Nous sommes reçus par Dieu uniquement grâce à l’œuvre de Christ. Il est mort pour les pécheurs, Il est ressuscité victorieux et Il a ouvert le chemin vers le Père.

Voilà pourquoi nous devons affirmer avec clarté que Jésus-Christ est le seul chemin du salut. Christ est l’unique Sauveur, l’unique Médiateur et l’unique chemin vers le Père. Sans Lui, il n’existe ni adoption spirituelle ni héritage éternel. En Lui, le pécheur repentant est reçu comme un enfant.

Cette vérité devrait nous conduire à la gratitude, mais aussi à l’évangélisation. Si nous avons reçu la grâce d’être enfants de Dieu, nous ne devons pas garder le silence. D’autres ont besoin d’entendre qu’il y a le pardon en Christ, qu’il y a la vie éternelle et que le Père reçoit tous ceux qui viennent à Lui par Son Fils.

Vivre comme des enfants et non comme des esclaves de la peur

Nous rappeler que nous sommes enfants et héritiers doit transformer notre manière de vivre. Nous ne marchons pas comme des esclaves de la peur, mais comme des personnes libres en Christ. La peur peut frapper à notre porte, mais elle ne doit pas gouverner notre cœur. L’anxiété peut apparaître, mais elle ne doit pas définir notre identité. L’épreuve peut faire souffrir, mais elle ne peut pas annuler notre adoption.

Un enfant de Dieu doit apprendre à vivre en faisant confiance au Père. Cela signifie Lui apporter nos fardeaux, rechercher Sa volonté, obéir à Sa Parole et nous reposer dans Ses soins. Nous ne comprendrons pas toujours ce qu’Il permet, mais nous pouvons toujours faire confiance à ce qu’Il est. Notre Père est sage, bon, saint, juste et fidèle.

Nous devons également vivre dans la reconnaissance. Nous ne méritions pas d’être appelés enfants, mais Dieu nous a reçus. Nous ne méritions pas d’héritage, mais Dieu l’a préparé. Nous ne méritions pas l’accès à Sa présence, mais Christ a ouvert le chemin. Chaque jour de la vie chrétienne devrait être une réponse d’adoration face à cette grâce imméritée.

Enfin, nous devons vivre avec espérance. Les épreuves présentes ne constituent pas la fin de notre histoire. L’héritage du croyant est assuré en Christ. Même si le monde change, même si notre corps s’affaiblit, même si les circonstances deviennent difficiles, le Père garde Ses enfants et accomplira Sa promesse.

Conclusion

Dire que nous sommes enfants de Dieu et cohéritiers avec Christ est bien plus qu’une belle expression. C’est une vérité puissante qui devrait marquer chaque domaine de notre vie. En Christ, nous avons reçu l’Esprit d’adoption, et par cet Esprit nous crions : « Abba, Père ». Nous ne vivons plus sous l’esclavage pour être encore dans la crainte, mais sous la grâce du Dieu qui nous a fait entrer dans Sa famille.

Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers. Et si nous sommes cohéritiers avec Christ, alors notre espérance ne repose pas sur les choses passagères de ce monde, mais sur l’héritage éternel préparé par Dieu. Nous pouvons souffrir pendant un temps, mais nous serons également glorifiés avec Christ. Nous pouvons traverser des tempêtes, mais nous ne serons pas seuls. Nous pouvons ressentir notre faiblesse, mais le Père nous soutient.

Vivons donc avec l’assurance que nous appartenons à la famille de Dieu. Marchons dans l’obéissance, faisons confiance à l’œuvre de Christ, reposons-nous dans le témoignage de l’Esprit et fixons nos regards sur l’héritage éternel. Puissions-nous proclamer chaque jour avec humilité et reconnaissance : je suis enfant de Dieu, héritier par grâce et gardé en Christ pour une gloire qui ne se flétrira jamais.

À Dieu soit toute la gloire pour nous avoir adoptés en Son Fils bien-aimé. Amen.

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